Basket : Matthew Strazel, le talisman de Monaco
Damien Burnier
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Matthew Strazel, le jeune prodige de l'équipe de basket de Monaco.
Reuters
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Matthew Strazel, le jeune prodige de l'équipe de basket de Monaco.
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C'est l'histoire du garçon à qui l'on ne promettait rien et qui rafle tout. Matthew Strazel n'a que 22 ans mais sa carrière de meneur de jeu pourrait s'arrêter maintenant qu'elle serait sacrément enviable. Les quatre derniers titres de champion, et en parallèle deux Coupes de France, ont déjà été mis au coffre, tout cela réparti équitablement entre l'Asvel et Monaco. Dans sa résidence de la Turbie, où la collection de sneakers Louis Vuitton prend aussi de la place, deux pans de mur affichent ce palmarès accéléré. La pièce de choix ? Un maillot signé de ses onze partenaires de l'équipe de France en finale des Jeux olympiques de Paris - et bien sûr la médaille qui va avec.
C'était un rendez-vous avec l'Histoire, un peu aussi avec Kevin Durant, dont le poster a longtemps orné la chambre adolescente, pas si loin de là, du côté de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Un temps où les rêves étaient grands et les échecs retentissants. Venu du rugby comme le paternel, le môme Strazel a vite montré qu'il n'avait pas peur de grand monde sur un parquet, même s'il y croisait rarement aussi petit que lui - il mesure désormais 1,82 mètre. Intrépide, accrocheur, harangueur. Parfois à l'excès : outre sa taille et un côté soliste, on lui a reproché de la ramener un peu trop.
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C'est ce qui revient en substance quand les portes du pôle Île-de-France se referment sous son nez à deux reprises. « Pour lui, c'était à la fois injuste et dramatique, se rappelle Mathias Ona Embo, formateur emblématique du club de Marne-la-Vallée. À l'époque, quand il faisait une bonne passe à un équipier et que l'action était gâchée, c'est vrai qu'il était du genre à lui faire comprendre. Mais son attitude était prise pour de l'arrogance alors qu'elle relevait d'abord de l'exigence, celle qu'il s'imposait aussi. On lui a dit qu'il fallait entendre cette critique, être accepté par ses coéquipiers, surtout à son poste de meneur. »
Damien Burnier