Il y a eu les critiques des têtes d'affiche, le nageur Léon Marchand ou encore le judoka Teddy Riner, puis la tribune signée par plus de 400 athlètes, qui a poussé Emmanuel Macron à leur donner « raison » dans L'Équipe. Le mouvement sportif est uni et mobilisé face à la coupe budgétaire prévue par le gouvernement : 100 millions d'euros, en plus du retrait des crédits exceptionnels liés à Paris 2024, qui feraient passer le budget de 900 à 600 millions d'euros. Ministre des Sports en 2011 et 2012, l'ex-poids lourd des tatamis David Douillet ajoute sa voix à la consternation générale.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Comment qualifiez-vous la forte diminution envisagée du budget du ministère des Sports ?
DAVID DOUILLET — Injuste. Ces dernières années, le budget consacré au sport était un peu remonté, et c'était un juste retour à ce qu'il devait être. Une dégringolade de l'envergure annoncée est un grave coup porté aux gamines et aux gamins qui ont eu des étoiles dans les yeux pendant les Jeux olympiques et pour tous ceux qui voulaient démarrer une activité sportive. C'est également injuste pour Marie Barsacq, la nouvelle ministre des Sports, qui a beaucoup de qualités mais qui ne pourra pas mettre en œuvre ses belles idées sur l'insertion, les équipements, le passe Sport... Une baisse de 300 millions d'euros serait un coup de frein brutal porté à un budget déjà à l'os. Pour que chacun comprenne, ça revient à amputer un tiers de votre salaire.