Boxe : Oleksandr Ysyk, à poings nommés pour l’Ukraine
Damien Burnier
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Oleksandr Usyk victorieux, le 27 août 2023, à Wroclaw (Pologne).
© LTD / PAWEL ANDRACHIEWICZ/PRESSFOCUS/NEWSPIX.PL/ICON SPORT
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Oleksandr Usyk victorieux, le 27 août 2023, à Wroclaw (Pologne).
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Un champion du monde des poids lourds ne devrait pas faire ça : déambuler en gardant au bras un bourriquet en peluche. Pas très raccord avec le statut de dur des durs. Peu importe, Oleksandr Usyk croit moins aux postures du boxing business qu'à la force d'un porte-bonheur aux grandes oreilles. Surtout s'il lui a été confié par sa fille Yelizaveta, à l'amorce de longues semaines d'éloignement. La séquence date de l'été 2022, avec en toile de fond le match revanche face à Anthony Joshua. Chacun en sortira convaincu : le nouveau venu dans la catégorie, sacré quelques mois plus tôt à son troisième combat, n'a pas rallié le toit par effraction.
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Depuis, rien n'a changé. Usyk est toujours lesté d'un brelan de ceintures (WBA, IBF, WBO) et l'Ukraine est toujours en guerre. Un conflit qui irrigue les attitudes du natif de Simferopol, dans cette Crimée désormais annexée. Plus un mot de russe prononcé et une gravité prégnante lors de ses apparitions publiques, lui qui avait la badinerie facile. « Après Joshua, je suis rentré et parti au front, racontait-il l'an passé au Daily Mail. Je vivais avec les troupes, j'étais là pour les soldats. À 900 mètres, avec des jumelles, j'ai vu mes ennemis courir, les chars exploser, les maisons détruites. J'ai vu des gens sans bras ni jambes. Ceux qui pouvaient encore marcher ressemblaient à des morts-vivants. »
Damien Burnier