Cooper Flagg, l’avenir du basket américain
Damien Burnier
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Cooper Flagg, le 5 avril 2025 à San Antonio, Texas.
LTD/Jamie Squire/Getty Images/AFP
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Adam Silver qui ouvre la draft en roulant tant bien que mal des r à la française, on s'y était presque habitué. Mais après avoir entendu les noms de Nanterre en 2023 pour Victor Wembanyama et de Bourg-en-Bresse l'an passé pour Zaccharie Risacher, retour à l'appellation d'origine contrôlée. Le numéro un de la cuvée 2025, qui sera célébrée mercredi, vient de Duke, bastion universitaire de Caroline du Nord, comme trois autres congénères depuis 2011. Le conditionnel devrait être de rigueur mais Cooper Flagg l'a fait exploser en vol. Oui, ce sera bien lui que choisiront les Dallas Mavericks, sacrément vernis d'avoir décroché le pompon avec 1,8 % de chances au tirage.
À seulement 18 ans, Flagg ne s'avance pas tel un premier choix « standard » mais en talent générationnel. Le genre qu'on voit venir de loin, en s'arrêtant par exemple sur le Mondial U17 raflé en 2022, même si ce n'est pas sa bouille de poupon qui le démarque des autres.
L'été dernier, en mijotant leur conquête olympique, les Avengers du Team USA ont pu attester que la hype entourant ce gamin alors tout juste sorti du lycée n'était pas d'argile. Intégré à l'escouade de sparring-partners, Flagg a récolté ces mots de Kevin Durant : « C'est déjà un sacré joueur. Il ne laisse transparaître aucune émotion et joue comme un ancien. »
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Car il y a aussi une question de style. Old school. Issu d'une famille de basketteurs du Maine, cet ailier de 2,05 mètres n'a pas oublié d'être spectaculaire, mais encore moins les fondamentaux techniques et les préceptes collectifs. Dominant autant que dévoué, des deux côtés du terrain. S'il a été à bonne école à Duke, réputé pour son académie de jeu, Cooper Flagg a aussi été biberonné aux vidéos de Larry Bird, légende des Boston Celtics (1979-1992) au toucher sans égal. Il en est probablement resté quelque chose.
Damien Burnier