Bataille juridique autour du snow bike
Damien Burnier
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Discipline en plein essor, le snow bike est au coeur d'une bataille politique.
LTD/Richard Bord
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Discipline en plein essor, le snow bike est au coeur d'une bataille politique.
LTD/Richard Bord
Par crainte de « perdre son sangfroid », Éric Barone ne s'est pas rendu à Châtel (Haute-Savoie), hier. S'y tenait la deuxième édition des Mondiaux de snow bike, un rendez-vous qui aurait dû le combler, lui le créateur de cette discipline apparentée à la descente en VTT d'un tracé de ski alpin.
Au lieu de quoi, il y a dépêché un commissaire de justice. Et cela après avoir tenté de faire annuler l'événement, au moyen d'une procédure en référé. Pourquoi ? Parce qu'il estime s'être « fait blouser » par l'Union cycliste internationale (UCI), qui régirait désormais le snow bike en s'accaparant un concept qu'il a lui-même développé et dont il a déposé le nom.
De fait, Éric Barone en veut surtout à celui qui dirige l'instance, David Lappartient, également à la tête du mouvement olympique français (CNOSF) et candidat à la succession de Thomas Bach à la présidence du Comité international olympique (CIO). « Une personne déloyale, carriériste, qui écrase tout sur son passage mais qui, moi, ne m'écrasera pas », assène celui que l'on surnommait le « Baron Rouge », du temps où il avait la tête dans le guidon, record du monde de vitesse sur neige à la clé (227,72 km/h).
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Entamés en 2018, les échanges entre les deux hommes, au siège de l'UCI à Aigle (Suisse) puis par courriel, ont longtemps été courtois et positifs. Au dynamisme d'Éric Barone, qui s'investit tant dans le développement technique, comme le cloutage des pneus, que dans l'échafaudage des premières épreuves, David Lappartient répond par des encouragements soutenus, mettant sa garde rapprochée dans la boucle.
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