Handball : les chercheuses d'or
Mickaël Caron
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La capitaine française, Estelle Nze Minko, lors de la demi-finale face à la Suède, vendredi à Herning (Danemark).
© Sandra Ruhaut/Icon Sport
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La capitaine française, Estelle Nze Minko, lors de la demi-finale face à la Suède, vendredi à Herning (Danemark).
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Un grand classique. À 19 heures à Herning (Danemark), la France et la Norvège se retrouvent en finale du Mondial pour la cinquième fois depuis 1999. En ajoutant l'Euro 2020, c'est même la sixième opposition à cette altitude entre les deux pays. Pour un seul succès tricolore, celui du deuxième titre planétaire en 2017. Mais cette année, peut-être pour la première fois, les joueuses d'Olivier Krumbholz seront favorites. « Plein de petites choses se sont alignées dans ce tournoi, observe la capitaine, Estelle Nze Minko. La victoire au tour principal contre la Norvège [24-23], un quart de finale abordable contre les Tchèques, puis deux jours de repos avant notre demie [37-28 contre la Suède]. Tous les voyants étaient au vert. »
Les quelques grains de sable n'ont pas enrayé la belle mécanique. La blessure au premier tour de Laura Flippes, seule arrière droite, déjà peu utilisée par son club (CSM Bucarest), a été surmontée. Tout comme l'absence interminable pour commotion cérébrale de la gardienne numéro un, Cléopatre Darleux, suppléée avec autorité par Laura Glauser et Hatadou Sako. « On pouvait s'inquiéter un peu plus », admet Philippe Bana, le président de la Fédération. Huit matchs et autant de victoires plus tard, le dirigeant l'assure : « On est plutôt sur une pente olympique ascendante. » Car, dans cette saison à deux compétitions majeures, c'est évidemment la seconde qui compte le plus. Les éléments de langage martelant le contraire ne sont qu'une diversion.
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Ça ne signifie pas qu'un troisième sacre mondial serait déprécié, surtout par les nombreuses joueuses qui n'étaient pas du précédent il y a six ans. Mais cet or-là serait d'abord une étape vers la destination finale : le 10 août 2024 à Lille. À huit mois du rendez-vous rêvé, les temps de passage sont rassurants, d'après Estelle Nze Minko : « L'engagement des filles est total, notre défense toujours solide et le retour de Méline Nocandy, une magicienne comme en ont peu d'équipes, fait avancer notre jeu offensif. » La demi-centre de 25 ans avait manqué le dernier Euro, grièvement blessée à un genou. Ces quinze derniers jours, en Norvège puis au Danemark, elle a rayonné.
Mickaël Caron
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