Qui ne rêve pas d'un tel scénario ? Le dernier match de Kylian Mbappé sous le maillot du PSG, en finale de la Ligue des champions, le 1er juin au stade de Wembley, à Londres, face à son futur club, le Real Madrid. Entre le fantasme et la réalité : deux clubs allemands. Le tirage au sort a encore épargné le champion de France en titre, qui sera opposé au Borussia Dortmund les1er et 7 mai après avoir hérité de la Real Sociedad en huitième de finale. Dans l'autre demi-finale, le Bayern Munich, qui en 2020 avait privé la France d'une deuxième C1, retrouve l'ogre madrilène.
Qui l'eût cru ? Luis Enrique n'est pas facile à aimer, surtout pas de Mbappé, mais un peu plus depuis que son équipe a rabattu le caquet au FC Barcelone. Ousmane Dembélé a loué le « gros travail » réalisé avec le coach, tandis que le milieu portugais Vitinha a simplement remarqué que son équipe « jou[ait] mieux ». S'il avait une dette depuis la remontada en 2017, le technicien asturien l'a en partie remboursée, avec la complicité du défenseur blaugrana Ronald Araujo, expulsé pour une faute grossière alors que son équipe menait 1-0. Ce qui fait de lui l'Uruguayen le plus décisif pour le PSG depuis Edinson Cavani.
Grand Chelem hexagonal
À part Mauricio Pochettino, tous les coachs qui se sont assis sur le banc parisien depuis le rachat en 2011 et entraînent toujours sur le Vieux Continent sont qualifiés pour le dernier carré européen : Carlo Ancelotti (Real) et Thomas Tuchel (Bayern) en Ligue des champions, Unai Emery (Aston Villa) en Ligue Europa. C'est pourtant Luis Enrique, « le meilleur entraîneur du monde », que le président Nasser Al-Khelaïfi s'est félicité d'avoir à ses côtés, dans l'euphorie de la qualification contre le Barça. Y aura-t-il, dans les prochaines semaines, un nouvel épisode de la guerre entre les deux clubs ? Le nom du technicien espagnol, qui estime représenter le mieux « l'ADN » blaugrana, est cité pour succéder à Xavi la saison prochaine.