Rugby : les Bleus, testés et approuvés
Stéphane Colineau
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Les Bleus jouaient face à l’Argentine avant-hier au Stade de France.
Hugo Pfeiffer/Icon Sport
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Les Bleus jouaient face à l’Argentine avant-hier au Stade de France.
Hugo Pfeiffer/Icon Sport
Une tournée et ça repart. Après une année plombée par quelques faux pas d'ampleur, sur les terrains ou en soirée, le XV de France s'est replacé sur le droit chemin. Vendredi, il a bouclé en majesté ses tests d'automne en assommant la toujours inquiétante Argentine (37-23). Le traumatisme de l'élimination d'un rien en quart de finale de la Coupe du monde 2023 par l'Afrique du Sud et sa réplique en ouverture du Tournoi des Six Nations contre l'Irlande semblent évacués. Le bilan automnal est revigorant : la France est la seule nation de l'hémisphère Nord invaincue ; mieux, elle a retrouvé son aura.
Le temps de trois soirées, un parfum de Jeux olympiques a flotté sur le Stade de France. Une joie pure, alimentée par les courses de cour de récré du gamin Louis Bielle-Biarrey et les charges du géant Emmanuel Meafou, gravée par d'inoubliables Marseillaise a cappella. Le tout ambiancé par un son et lumière concocté par la Fédération (FFR). Le plaisir s'est invité sur des canapés partout dans le pays, à en croire les audiences télévisées : 6,68 millions de téléspectateurs vendredi, 7,27 contre la Nouvelle-Zélande (30-29) et même 4,5 face au Japon (52-12).
C'est dans le cerveau outillé de son sélectionneur, Fabien Galthié, que s'est construit ce second acte de l'amour ouf entre les Bleus et leurs supporters. Depuis son intronisation en 2020, ça ne change pas : 80 % de victoires et une patte imprimée partout. En premier lieu sur la pelouse, d'où se dégage le sentiment que les joueurs savent tout simplement ce qu'ils ont à faire. Le plan de jeu est clair, même si son exécution n'est pas toujours parfaite. La victoire contre les Blacks, perçue en interne comme fondatrice, l'a illustré. Pour résumer, la France est une équipe de contre, organisée, soudée et létale, que ne renierait pas Didier Deschamps.
Stéphane Colineau
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