Vendée Globe : Yannick Bestaven, quatre ans après la victoire
Solen Cherrier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Yannick Bestaven lors de son arrivée aux Sables-d’Olonne, le 28 janvier 2021.
LTD/REUTERS/Stephane Mahe
Solen Cherrier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Yannick Bestaven lors de son arrivée aux Sables-d’Olonne, le 28 janvier 2021.
LTD/REUTERS/Stephane Mahe
Sur la scène de la Seine musicale, le roi Jean (Le Cam) trône en majesté. Assis derrière lui, Yannick Bestaven traverserait presque la présentation de la 10e édition du Vendée Globe au second plan, au sens propre comme au figuré. Le tenant du titre, c'est pourtant lui. Pas le genre à s'en offusquer, la discrétion lui va bien. « C'est ma façon d'être, je ne me suis jamais mis en avant. J'ai gagné d'autres courses avant et on ne parlait pas plus de moi », s'amuse-t-il. Certes, mais il s'agit de la plus prestigieuse des solitaires et celle-ci était l'une des plus haletantes, suivie par deux Français sur trois dans un monde à moitié confiné. Or, quatre ans après, le grand public se souvient moins de sa victoire en plein milieu de la nuit que du sauvetage de Kevin Escoffier par le truculent sexagénaire Jean Le Cam sur son Hubert.
À lire également
C'est aussi en raison de ce naufrage que, par le jeu des compensations en temps, Yannick Bestaven a été déclaré vainqueur en ayant franchi la ligne troisième derrière Charlie Dalin et Louis Burton. Un sprint final qui restera dans les livres d'histoire, avec huit concurrents en moins de vingt-quatre heures. « Ramenés à une descente de ski, c'est comme si les écarts étaient de 2 centièmes », resitue le Rochelais d'adoption. Le 10 novembre aux Sables-d'Olonne, à 51 ans, il sera le deuxième lauréat après Vincent Riou [vainqueur en 2005] à repartir pour un tour du monde sans escale ni assistance juste après avoir soulevé le trophée. Son dernier aussi, assure-t-il, animé par l'envie de transmettre.
Solen Cherrier
« C’est très abordable et facile d’y jouer » : le pickleball, ce nouveau sport à la mode qui talonne le tennis aux États-Unis
OPINION. « Violences après la victoire du PSG : mais qu’est-ce qu’on attend pour éteindre le feu ? », par Eduardo Rihan Cypel, ancien député PS de Seine-et-Marne
Visite à Toulon, port d’attache de Charles Berling
Juliette Binoche : « Je regrette le mot “fasciste” dans la pétition et la réaction disproportionnée du directeur de Canal+, mais pas la solidarité des artistes et des techniciens »