Du rachat en 2011 au titre de vainqueur en Ligue des champions hier, il n’y a pas eu que les grands joueurs. Dans l’ombre ou la lumière, des dirigeants ont aussi œuvré au PSG, autour du président.Nasser al-Khelaïfi, le boss
Qui aurait pu prédire que cet homme aux cheveux de jais et au regard noir, croisé la première fois dans le sous-sol d'une pizzeria du 8e arrondissement au printemps 2011 alors qu'Al Jazeera se portait acquéreur d'un lot de matchs de Ligue 1, deviendrait un des hommes les plus puissants de la planète football ? Nasser al-Khelaïfi, 51 ans, cumule les mandats, parmi lesquels ceux de membre du board de l'UEFA et de président de l'ECA, l'association des clubs européens.
Depuis le début de l'aventure, il est LE visage du projet qatarien pour le PSG, dont le cahier des charges était d'en faire une des plus grandes franchises de sport et de lifestyle au monde, avec la Coupe du monde 2022 en arrière-plan. Chose faite puisque Paris a intégré le classement Forbes. Malgré les échecs sportifs, les affaires et les intrigues de palais, ce proche de l'émir, côtoyé sur les cours de tennis dans sa jeunesse, n'a jamais été désavoué.
Depuis mars, il détient le record de longévité à la tête du club, qui appartenait jusque-là à Francis Borelli. Trente-deux ans après Bernard Tapie, lui aussi entre dans l'histoire du foot français.
Sophie Jordan, une femme à bord
La discrétion incarnée. Pendant plus de dix ans, cette juriste a été au cœur du réacteur. Après avoir géré les achats de droits sportifs à Canal+, elle a croisé Nasser al-Khelaïfi, pour qui elle a travaillé en tant que prestataire. Elle a ainsi intégré le cercle de confiance. Lors du rachat du club par le Qatar, elle a piloté les négociations.