Voile : les inséparables
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charlie Dalin et Yoann Richomme en mars 2016, au départ de la Transat en double reliant Concarneau à Saint-Barthélemy.
LTD/Loic VENANCE/AFP ; Joel Saget/AFP
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Charlie Dalin et Yoann Richomme en mars 2016, au départ de la Transat en double reliant Concarneau à Saint-Barthélemy.
LTD/Loic VENANCE/AFP ; Joel Saget/AFP
À Noël, le leader du Vendée Globe, c'était Yoann Richomme (Paprec Arkéa).
Le jour de l'An, c'était Charlie Dalin (Macif Santé Prévoyance). Hier à 15 heures, c'était toujours lui, et d'un peu plus loin (129 milles). Lequel devancera l'autre à l'arrivée aux Sables-d'Olonne, autour du 15 janvier si tout va bien ? Impossible de le prédire, même en se hissant avec une longue-vue sur le mât de leur poursuivant, Sébastien Simon (Groupe Dubreuil), le seul à s'accrocher à leurs quilles.
Depuis mi-décembre, les deux inséparables se toisent et se croisent, se pourchassent avec parfois moins de 10 milles d'écart, une goutte d'eau dans les océans d'un tour du monde. Au cours de ce dixième Vendée, parti pour devenir le plus rapide (record de 74 jours, détenu par Armel Le Cléac'h en 2016-2017) et peut-être aussi le plus serré entre les deux premiers, ils ne sont pas loin de pouvoir se balancer des vannes de vive voix ou de trinquer. Ils ne cracheraient pas dessus, ce ne serait pas la première fois. Vingt ans qu'ils se côtoient.
À lire également
Certes, les marins, condamnés aux mêmes ports et aux mêmes eaux, se fréquentent tous, mais eux un peu plus que la norme. À se demander si le destin n'a pas choisi de lier le Normand Charlie Dalin, 40 ans depuis mai, et le Varois monté à Paris Yoann Richomme, d'un an son aîné, avec un bon gros cordage tressé. Leur premier verre remonte aux débuts des années 2000. Ils ont 20 ans à peine et étudient l'architecture navale à Southampton, dans le sud de l'Angleterre. Dalin le cérébral est fort en maths. Richomme, qui a redoublé, se débrouille mieux en anglais, fort d'une adolescence passée près de Philadelphie (États-Unis). Mais devant une bière, ils ont « le même niveau ». « On aimait tous les deux la fête », sourit le skippeur Macif.
Stéphane Colineau
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse