Pablo Mira fait sa sucrée : « Je n’aime pas les vacances »
Propos recueillis par Franck Annese
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Photo d'illustration
LTD/ Frankie & Nikki pour La Tribune Dimanche
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LA TRIBUNE DIMANCHE — Quel est le moment qui a changé ta vie ?
PABLO MIRA — Quel est le moment qui a changé ta vie ?
Peut-être la toute première fois où je suis monté sur scène avec mon premier spectacle. J'avais repoussé cet instant pendant des années par peur et quand je suis sorti de scène après cette première date, je me suis dit : « OK, ça, c'est fait. Maintenant je peux mourir. » Malheureusement je ne suis pas mort depuis, car mon système immunitaire est très puissant (je bois du kombucha).
Quelle est ta passion cachée ?
Réciter des poèmes. J'en connais environ une centaine et j'aime bien les dire de temps en temps. Ça entretient le goût du beau, du verbe bien ciselé. Un jour, je ferai peut-être un spectacle qui mêle alexandrins et punchlines et ce sera sans doute un échec commercial cuisant.
Est-ce que tu peux nous dire de qui tu es fan ?
Je suis pas fan de grand monde. C'est le genre d'attitude que je trouve toujours excessive et irrationnelle. Mais si je devais être fan d'une seule personne, ce serait ma grand-mère qui nous cuisinait du calmar farci quand on était petits. C'était un modèle de dévotion (c'est faux, bien sûr. Je dis ça juste pour attirer la sympathie).
Quel est l'incontournable de ta vie ?
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En livre je dirais Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa, et en film peut-être Joker. Je pourrais regarder ce film en boucle. D'ailleurs je le regarde en ce moment même. On en est à la scène où il rencontre Bruce Wayne au portail.
À quel moment tu as compris que le monde t'attendait, bras ouverts ?
Malheureusement j'ai l'impression que ce fameux monde a perdu ses deux bras dans un accident de scie circulaire et qu'il ne peut plus tendre que ses petits moignons de monde.
Propos recueillis par Franck Annese