Plus de 80% des Français se sentent concernés par la perte d’autonomie

Paradoxe des temps modernes : alors qu’une grande majorité des Français se sent concernée par la perte d’autonomie des personnes âgées, peu d’entre eux ont fait le pas vers l’assurance dépendance. En cause, la difficile acceptation de vieillir dépendant, mais aussi et surtout le manque d’information sur la prévoyance.
(Crédits : DR)

Face au vieillissement de la population, la dépendance des personnes âgées ne pourra qu'augmenter. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 2050, les personnes âgées de 75 ans et plus auront doublé pour atteindre 11,6 millions (source Insee 2010). C'est un fait incontournable, un sujet délicat qui, malgré sa réalité fait souvent face aux non-dits de tout un chacun. Il est en effet difficile d'accepter qu'un jour ou l'autre on sera concerné par la perte d'autonomie, d'un proche d'abord, de la nôtre ensuite. Perspectives pas vraiment enthousiasmantes d'un monde qui fait tout pour vivre le plus longtemps possible dans les meilleures conditions qui soient ; ce qui n'est pas toujours le cas. Certains appellent cela les paradoxes de la science.

Et sur ce sujet, le dernier baromètre TNS Sofrès réalisé pour La Banque Postale Prévoyance en janvier dernier est très clair : alors que 84 % des Français de 45 à 75 ans se sentent concernés par la dépendance et que 64 % sont ou ont été confrontés à la dépendance d'un proche, seulement 24 % ont pris des dispositions pour  y faire face et 12 % ont souscrit un contrat d'assurance dépendance. Le sujet demeure tabou ; c'est un peu la politique de l'autruche, celle qui pousse à se retrancher dans le silence et à aviser au moment venu. D'autant plus que ¾ des Français interrogés estiment que l'Etat doit prendre en charge la perte d'autonomie des personnes âgées. Ce qui,  au vu de la situation actuelle des finances publiques demeure incertain. Et paradoxe toujours, 36% déclarent que l'Etat a d'autres priorités et n'a pas les moyens de faire plus ; 65 % allant même jusqu'à estimer que l'Etat doit favoriser le développement des assurances individuelles « dépendance ». L'ambiguïté fait force devant les contradictions d'une situation dont chacun voudrait s'extraire. Pourtant, des solutions existent. A condition bien sûr d'accepter les changements sociétaux inhérents au vieillissement de la population.

Quand l'affectif prend le dessus

D'après le même baromètre TNS Sofrès, sur les 8 Français sur 10 qui se sentent concernés par la perte d'autonomie, 64 % le sont parce qu'ils ont été confrontés à la perte d'autonomie d'un proche au cours des 15 dernières années. En France, ce sont près de 2,8 millions de personnes qui s'occupent personnellement de proches dépendants, car la solution privilégiée, malgré les contraintes, demeure le maintien à domicile. Mais si le tissu familial est primordial et joue un rôle extrêmement important dans le confort de la personne dépendante, la solidarité ne suffit pas toujours. Il faut bien souvent faire appel à des aides extérieures pour compenser le soutien insuffisant de la famille. Et ces aides ont un coût difficile à supporter pour les aidants déjà en proie à des revers psychologiques douloureux. 74 % des aidants déclarent gérer difficilement les aspects affectifs et plus de 80 % auraient souhaité être relayés dans les soins quotidiens et soutenus pour trouver la bonne personne en charge des aides à domicile.

Force est de constater que malgré la conscience acquise de l'inéluctable perte d'autonomie pour une grande partie de la population, les Français manquent d'informations sur les solutions qui permettent de gérer au mieux la situation. Sans doute l'une des raisons pour lesquelles, seulement 39% des personnes interrogées sont intéressées pour souscrire une assurance dépendance pour un proche ou un parent.

Prévoir pour mieux vieillir

Dans ce contexte, un certain nombre d'assureurs et d'établissements bancaires ont pris des mesures pour leurs clients en proposant des nouvelles gammes d'assurance dépendance qui répondent à certaines mesures de prévoyance. Des mesures qui ne sont pas toujours bien comprises étant donné le manque d'informations sur le sujet. Car, qui connaît vraiment aujourd'hui le coût de maintien d'une personne dépendante à domicile ? A part les personnes directement concernées, peu le savent. Or le coût est d'environ 1800 euros par mois (selon les chiffres de la DRESS en 2011), une somme qui peut dépasser 4000 euros par mois dans un établissement spécialisé. Pourtant des solutions de prévoyance existent. En étant assurées, les personnes qui perdent leur autonomie reçoivent une rente mensuelle qui va les aider à faire face aux dépenses supplémentaires dues à leur nouvelle situation mais aussi bénéficient de services d'assistance pour les accompagner dans leur quotidien.  Mieux vaut bien sûr contracter une assurance spécifique avant que l'état de santé ne se dégrade et demander l'aide d'un conseiller pour le choix du contrat. Prévoir pour mieux vieillir, c'est possible. A méditer dès 55 ans...

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Tanguy Carré

3 questions à Tanguy Carré,  Directeur Général de La Banque Postale Prévoyance

Le dernier baromètre TNS Sofrès sur la dépendance révèle un grand écart entre les personnes qui se sentent concernées par la perte d'autonomie et celles qui souscrivent un contrat d'assurance dépendance, respectivement 80% contre 12%. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

Comme vous l'avez indiqué, il n'est pas aisé d'anticiper les risques liés à la perte d'autonomie. C'est une situation que peu de Français envisage, mais l'évolution des comportements, le fait d'être soi-même aidant et de voir ses proches en situation de dépendance, les actions des pouvoirs publics en termes de communication et de pédagogie, contribuent à la prise de conscience. Même si beaucoup de Français sont encore dans le déni, ils acceptent la réalité et, pour certains, prennent des mesures. Les solutions pour se prémunir contre la perte d'autonomie existent, notamment à La Banque Postale qui vient de lancer une nouvelle gamme Dépendance. Avec une offre accessible et utile, riche en services d'assistance, il est plus facile d'aborder la problématique. Ce que les Français étaient peut-être moins disposés à faire jusqu'à présent.

 La Banque Postale Prévoyance vient de lancer deux nouvelles offres d'assurance dépendance. Pouvez-vous nous en parler ?

En fait, nous avons souhaité répondre à l'ensemble des besoins avec une gamme composée d'Assurance Autonomie de La Banque Postale et Forfait Autonomie de La Banque Postale. Le contrat Forfait Autonomie de La Banque Postale est une offre simple pour permettre aux clients modestes, notamment, d'assurer leur maintien à domicile, en complément des aides publiques éventuelles. Un capital de 5000 euros est versé dès la reconnaissance de la dépendance partielle afin de contribuer à l'aménagement du domicile. L'assuré bénéficie également d'une assistance téléphonique afin de disposer d'un accompagnement et de conseils (bilan de situation, plan d'aide, conseils habitat pour organiser le maintien à domicile). Cette offre est soumise à des formalités d'adhésion simplifiées avec une simple déclaration d'état de santé. Nous proposons également le contrat Assurance Autonomie de La Banque Postale  qui est une offre très complète, évolutive et personnalisable pour contribuer au financement et à l'accompagnement de la perte d'autonomie grâce au versement d'un capital et d'une rente mensuelle viagère mais aussi par la complétude des garanties d'assistance proposées. Il est destiné aux clients ayant besoin d'un complément de revenus pour financer la perte d'autonomie ou disposant d'un patrimoine à protéger mais aussi aux clients qui souhaitent adhérer pour assurer un proche.

 Quelles sont les garanties proposées aux bénéficiaires avec le contrat Assurance Autonomie de La Banque Postale ?

L'assuré bénéficie d'un socle de garanties d'assurance : un capital forfaitaire de 5000 euros, 7000€ ou 10 000€ au choix, versé dès la dépendance légère pour la formule dépendance totale et partielle ; une rente mensuelle comprise entre 500 et 4000 € au choix, versée à 100% en cas de dépendance totale ou à 60% en cas de dépendance partielle avec la formule dépendance totale et partielle et un privilège couple exonérant le paiement des cotisations dès lors qu'une rente est versée à l'un des conjoints. L'assuré bénéficie également de garanties d'assistance utiles : reconnaissance du statut d'aidant pour l'assuré (dès l'adhésion, l'assuré peut bénéficier de services pour accompagner un proche en situation de dépendance) et ses proches : services de prévention, prise en charge financière de nombreuses prestations qui accompagnent chaque étape de la perte d'autonomie. Enfin, le contrat est personnalisable  avec le choix entre deux formules (dépendance totale ou dépendance totale et partielle), la diminution des cotisations de 20 % à 65 ans. Dans le cadre des garanties d'assistance, le contrat propose, en outre, un service de visite à domicile assuré par les facteurs notamment. Le facteur rend visite à l'assuré et en cas de problème préviendra les secours ou la plateforme d'assistance, qui se chargera d'alerter les proches de la personne. Avec cette nouvelle gamme accessible à tous, La Banque Postale, banque et citoyenne, répond aux besoins de tous ses clients.

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