Esker : Liberté, égalité, agilité
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Esker : Jean-Jacques Bérard, entouré de son équipe (R&D)
Laurent Cerino / ADE
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Esker : Jean-Jacques Bérard, entouré de son équipe (R&D)
Laurent Cerino / ADE
Chaque matin, le même rituel. Aux 6e et 7e étages d'un immeuble du 6e arrondissement de Lyon, par équipes de sept personnes, les employés du service recherche et développement d'Esker, éditeur de logiciels de dématérialisation de documents, se réunissent pour 15 minutes de "stand-up".
Un moment au cours duquel chacun expose ce qu'il a fait la veille, ce qu'il fera dans la journée et les obstacles qu'il rencontre. Une dizaine de petits groupes se forment ainsi, répartis sur le plateau, ouvert en open space. Debout, en arc de cercle, face à un tableau blanc sur lequel sont inscrits leurs noms, ceux des clients et les tâches à réaliser, les développeurs prennent la parole. Autour d'eux, un personnage clé, le "scrum master".
Élu par l'équipe, il occupe le rôle de facilitateur et coordonne cette courte réunion, sans pour autant porter la casquette de chef. Il est associé à un "product owner" (autre fonction essentielle) qui écrit des "stories" (des histoires, soit des tâches à réaliser), et les hiérarchise selon leur valeur. Ensuite, les équipes disposent de 15 jours pour les mettre en œuvre dans un rythme "soutenable". Débute alors la phase de "sprint". Puis ces mêmes équipes présentent leur résultat lors d'une "review", avant que le produit ne soit disponible et livré au client. Enfin, une dernière réunion dite "rétrospective", véritable "cérémonie du scrum master", est l'occasion de faire un bilan des jours écoulés, au cours duquel se dégagent des axes d'amélioration.
Un cérémonial précis, très codifié avec ses anglicismes, difficilement compréhensible au demeurant mais scrupuleusement suivi, qui permet "à une entreprise du logiciel d'être plus créative, réactive et d'impliquer davantage ses équipes", soutient Jean-Jacques Bérard, vice-président recherche et développement d'Esker.
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Un mode de management qui porte un nom : "l'agilité". Et une méthode que l'entreprise aux 380 salariés met en pratique depuis 2011 au service R&D, puis au support technique (en 2015), et enfin, plus récemment, au sein des ressources humaines.
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