Les MOOC ont-ils enfin trouvé leur modèle économique ?
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"Au départ, les universités pensaient que les Mooc (pour Massive online open course, NDLR) s'adresseraient en priorité aux étudiants. Or, il s'est avéré que 70% des apprenants inscrits étaient en activité."
En 2013, Jérémie Sicsic lance Unow, une startup spécialisée dans la conception de Mooc. Avec son associé Yannick Petit, ils accompagnent plusieurs établissements tels qu'EMLYON, dont ils sont diplômés, ou Centrale Lille, dans la mise en place de Mooc à destination de leurs étudiants. Toutefois, les deux hommes observent un changement : les Mooc normalement destinés aux élèves sont étonnement plébiscités par les personnes issues du monde professionnel.
Un constat que partage l'Université Jean-Moulin Lyon 3. Au départ, l'établissement a décidé de se lancer dans la conception de ces Mooc pour développer l'image de l'université ainsi que son rayonnement.
Rapidement, outre les Mooc académiques, l'établissement opte pour des formations davantage professionnalisantes. Avec, par exemple, un Mooc sur la cartographie des processus métiers.
7 500 personnes se sont inscrites pour la formation Cartographie des processus métiers, preuve de la pertinence de cette stratégie.
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Alors les MOOC ont-ils vocation à quitter l'espace académique ? À passer de la formation initiale à celle continue ? C'est en tout cas la tendance qui semble se dessiner. Jean-Marc Hasenfratz, responsable du Mooc Lab de l'Inria, un organisme public de recherche dédié aux sciences et technologies du numérique, est affirmatif :