Ingénieurs, l'exemple français
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A l'échelle nationale, un peu plus de 100 000 recrutements d'ingénieurs sont comptabilisés chaque année, révèle l'enquête IESF 2015 (Ingénieurs et Scientifiques de France), organe représentatif de la profession. Le taux de chômage chez les ingénieurs est près de trois fois inférieur à celui de la population active globale. Les jeunes diplômés n'ont aucun mal à être embauchés.
Quelques mois après l'obtention du parchemin, plus de 80 % d'entre eux bénéficient d'un emploi. Le chômage demeure aux alentours de 2 % pour les promotions sorties entre 1995 et 2010. Exemple parmi tant d'autres, au sein de Grenoble INP, 98 % des diplômés sont embauchés au plus tard six mois après l'obtention de leur diplôme.
Au niveau de l'entreprise, grâce à la diversité des métiers d'ingénieur et en dépit de certains déséquilibres sectoriels, plus de la moitié des embauches se réalisent sans difficultés particulières. Le marché de l'emploi est donc plutôt favorable aux ingénieurs, les jeunes diplômés sont embauchés très rapidement et la population des ingénieurs est en situation de plein emploi. Ce qui peut apparaître comme des indicateurs positifs ne révèle-t-il pas implicitement les tensions existant sur le marché de l'emploi des ingénieurs ?
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Globalement, il n'existe pas de tensions sur le marché du travail des ingénieurs. Nombre de chefs d'entreprises, notamment dans le secteur du numérique, confient toutefois des difficultés à recruter des candidats. Trop peu d'ingénieurs sont-ils formés en France ?