EdTech : les jeux vidéo veulent transformer l'apprentissage
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"Quand j'ai vu quels jeux étaient proposés aux enfants sur les tablettes, je me suis dit que cela n'était pas du tout abouti", se souvient Vanessa Kaplan. En 2012, elle a donc co-fondé avec trois autres collaborateurs un studio de création de jeux vidéo à visée pédagogique, basé à Lyon : Kiupe. "Nous cherchions à réaliser un vrai jeu vidéo, qui ne soit pas seulement un quizz. Nous avons donc conçu MatheMathews ", raconte-t-elle lors du forum Jeunes Femmes et numérique organisé par Social builder à l'Inseec à Lyon, jeudi 6 octobre.
Selon elle, jusqu'à présent, le marché est soit composé de jeux très éducatifs, soit de jeux vidéo classiques. Il fallait donc trouver un compromis : un serious game, ou jeu sérieux, pour enfants.
Alors que dans l'imaginaire les jeux vidéo sont parfois associés à la violence, ils semblent acquérir ses lettres de noblesse en devenant désormais un véritable outil d'apprentissage pour les plus jeunes.
Pour Alain Thillay, chef du département du développement et de la diffusion des ressources numériques au ministère de l'Education nationale, ces jeux "sont une ressource, parmi d'autres, pour les enseignants et font déjà partie d'une palette pédagogique enrichie". Mais l'apprentissage ne peut se faire que s'il existe "une médiation pour entrer dans le jeu et consolider les actions, et une partie réflexive. Pour nous, cela est au cœur du sujet", affirme-t-il.
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Outre les jeux vidéos conçus pour apprendre, certains professeurs détournent également les jeux vidéos plus classiques, à l'image de Pascal Meriaux, professeur d'histoire-géographie à Lyon. En classe, le professeur utilise Assasin's Creed - développé par Ubisoft : "Cette série offre un fabuleux travail de reconstitution historique. Dans la première version, on découvre Florence, puis Constantinople au 15e siècle et dans dernière version, le Paris révolutionnaire", expliquait-il en avril 2015, lors d'une journée d'étude à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
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