Le bonheur est dans Lofoten
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Il aurait pu gravir les échelons du Centre national d'études spatiales de Toulouse. Là, une belle carrière lui tendait les bras. Finalement, après dix années à penser des projets de longue durée, Éric Vialatoux a préféré prendre une autre direction, celle de l'entrepreneuriat. Son « coup de grisou », comme il le dénomme. Au milieu des années 1990, il fait le choix de repartir de zéro et de se lancer le défi de créer son entreprise, artisanale. De l'artisanat avec le regard de l'ingénieur.
Un saut dans le vide qui n'a en rien effrayé ce natif de l'ouest lyonnais.
Si bien qu'après avoir travaillé sur des satellites, il démarre l'aventure Lofoten - du nom des îles norvégiennes sur lesquelles il s'est rendu à plusieurs reprises.
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Avec sa femme, il se lance dans la fabrication de meubles, d'abord à Toulouse, puis déménage rapidement dans sa région natale, à Yzeron, dans le Rhône. Face à l'engouement, il recrute 12 salariés. Dès 2003, après le rachat d'une autre société, il s'installe à quelques kilomètres, sur la commune de Thurins. Embauche après embauche, il atteint la barre des 55 salariés à ce jour. Aujourd'hui, Lofoten enregistre un chiffre d'affaires de six millions d'euros, réalise des commandes pour de grands comptes, telles que les loges du Parc Olympique Lyonnais ou encore les menuiseries dans le cadre de la réhabilitation de la prison Saint-Paul, à Lyon.
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