Sommes-nous encore libres en France ?

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Damien Theillier, président de l'Institut Coppet.
Damien Theillier, président de l'Institut Coppet. (Crédits : DR)
Les attentats de Paris ont relancé le débat sur la liberté d'expression. Au delà, ce sont toutes nos libertés qui sont remises en question, notamment publiques et économiques. Par Damien Theillier, président de l'Institut Coppet (*).

Imaginez que vous êtes invité à un dîner de gala. De nombreuses personnalités étrangères sont présentes. Par un heureux hasard, on vous propose de prononcer une petite allocution, pour représenter la France. Vous faîtes face à un dilemme :

Comment résumer notre beau pays en quelques phrases ?

Si vous voulez rester dans un certain classicisme, vous parlerez de la France comme du pays des Lumières, la patrie des Droits de l'Homme, la communauté de la Liberté. C'est, du moins, la peinture que nous nous faisons en pensant à la France. La réalité s'annonce un tantinet plus complexe.

Tenez : en quelques semaines, nous sommes passés des manifestations géantes pour défendre la liberté d'expression aux mesures les plus liberticides. Le 23 janvier dernier, la France a confirmé à l'Onu l'extension de la censure des sites internet, sans juge, sans contradictoire, ni vérification judiciaire de l'illégalité des sites bloqués. Du jour au lendemain, n'importe quel site pourra être bloqué, bien au-delà des motivations de sécurité nationale.

Plus de contrôle assure-t-il plus de sécurité ?

Un certain nombre de Français sont prêts à abandonner un peu de liberté contre un peu de sécurité... Rappelons que Benjamin Franklin nous mit en garde des conséquences de ce jeu dangereux.

Nos politiciens pensent pouvoir résoudre les problèmes de société par des intrusions dans la vie privée. Remarquez que cette croyance dépasse le cadre du terrorisme : Un fait divers, vite une loi. Un débat de société, aussitôt une autre loi. En 30 ans, le recueil annuel des lois a décuplé de volume. Cette course effrénée aux nouvelles lois a un nom : l'hyperinflation législative. Et là où la loi devient abondante, elle devient nécessairement injuste. Il est nécessaire de rappeler le rôle de la Loi.

L'économiste français Frédéric Bastiat énonçait déjà en 1850 que cette dernière avait pour fonction de protéger nos libertés, et non de les anéantir.

« La Loi, c'est l'organisation du Droit naturel de légitime défense; c'est la substitution de la force collective aux forces individuelles (...) pour garantir les Personnes, les Libertés, les Propriétés, pour maintenir chacun dans son Droit, pour faire régner entre tous la Justice. »
(Frédéric Bastiat, La Loi, 1850)

Toutes nos libertés sont remises en question : nos libertés publiques, notre liberté d'expression, et même nos libertés économiques ; celles de travailler, produire, épargner, consommer, commercer et investir en fonction de nos choix personnels.

Sommes-nous encore libres en France ?

Observons les faits, rien que les faits. Parlons d'Internet et de sa censure. Les révélations d'Edward Snowden ont fait grand bruit. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a notamment commenté : « ce type de pratiques qui portent atteinte à la vie privée est totalement inacceptable. Il faut s'assurer, très rapidement, qu'en tout cas, elles ne sont plus pratiquées ».

Pourtant, en 2012, Reporters Sans Frontières a classé la France dans les pays « ennemis d'Internet » sous surveillance. Dans son dernier rapport, l'ONG pointe du doigt les risques de la censure des sites internet de la Loi de Programmation Militaire.

La tradition française de censure de la liberté d'expression continue. Après les lois Pleven (1972), Gayssot (1990) et la création de la Halde (2004), la France veut imposer une chape de plomb sur Internet.

Mais est-ce efficace ? Prenons l'exemple américain : le Patriot Act, voté suite aux attentats du 11 septembre 2001. De la même manière que notre loi de programmation militaire, la liberté des Américains a été restreinte. Le plus de sécurité s'est soldé par moins de liberté... et c'est tout.

Preuve, horrible, s'il en est : les attentats de Boston n'ont pu être empêchés malgré la surveillance généralisée par les agences gouvernementales. Pire : le gouvernement américain s'est octroyé le droit d'utiliser la loi hors du cadre du terrorisme. En 2013, sur les 11.129 demandes de perquisitions sur la base du Patriot Act, seules 51 visaient des suspects d'actes terroristes.

Internet, la nouvelle frontière de l'économie

Internet n'est pas seulement un lieu social, c'est surtout la nouvelle frontière de l'économie. En effet, le numérique pesait déjà 5,7% du PIB en 2012. Et les censures du web ne sont qu'un des symptômes de l'omniprésence de l'État.

Ces libertés économiques bafouées qui freinent la reprise L'économie française est en berne. Les indicateurs sont dans une mauvaise passe. Tant la croissance que le chômage annoncent des années difficiles à venir. En conséquence, l'investissement des entreprises est gelée ; ce qui entraîne une perte de compétitivité face à la concurrence internationale à moyen terme.

Qu'est ce qui empêche la reprise tant attendue ? Le cadre trop rigide qui corsète l'économie française. Un indicateur permet de le vérifier. Depuis 1995, l'Indice de Liberté Economique est publié par l'Heritage Foundation, think tank américain, en partenariat avec le Wall Street Journal. Cet indice est une moyenne de 10 indicateurs économiques qui permettent de mesurer la liberté économique d'un pays. Parmi eux, la liberté d'entreprendre, le poids des taxes et impôts, les dépenses de l'Etat, la stabilité monétaire, la protection de la propriété privée ou la libéralisation du travail.

La France moteur de l'Europe?

Nos gouvernants ont tendance à penser la France comme un des moteurs de l'Europe. D'un côté, ils ont raison. Les entrepreneurs français sont créatifs, les employés globalement bien formés, et les entreprises performantes. Par exemple, on retrouve 8 entreprises françaises parmi les 100 entreprises les plus innovantes au monde (2e ex-aequo avec le Japon). Si les entreprises françaises sont bonnes, le climat économique français est mauvais.

L'Heritage Foundation vient de publier son tout récent Indice 2015 des libertés économiques. La France est classée 33e des 43 pays de la région Europe. Ce n'est pas très étonnant. La Tax Foundation, think tank qui s'intéresse à la fiscalité, a publié un rapport sur la compétitivité et l'efficacité des régimes fiscaux des pays de l'OCDE. Si l'Estonie est classée première en ayant un système facile à comprendre et efficace... la France est classée dernière, 34e sur 34, en raison de ses taxes sur les entreprises, ses taxes sur la propriété privée (au nom de la répartition des richesses), ses taxes sur le capital et les dividendes.

Limitation de la liberté de la presse

S'il n'y avait que les taxes me direz-vous. Mais encore aujourd'hui, la presse s'est fait l'écho d'une nouvelle limitation de la liberté de la presse. La loi Macron, qui annonce un semblant de début de libéralisation en France (euphémisme), entrave la liberté de la presse dans une disposition concernant la protection du secret des affaires.

On pourrait en sourire si c'était là la première atteinte à la liberté de la presse. Reporters Sans Frontières classe la France au 39e rang en matière de liberté de la presse. Pour l'ONG, la chute libre des dernières années est « inquiétante ».

La situation se détériore au fil des années. Dans le même temps, les dépenses de l'État ont augmentées. Pouvons-nous encore parler d'économie libre, alors même que nous sommes dans un pays si mal classé en Europe ?

Moins d'inflation législative

Concluons sur cette polémique récente. Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, disait il y a quelques semaines vouloir inciter les jeunes Français à devenir milliardaires. Quelques heures plus tard, le reste de la classe politique, issue de la fonction publique, lui tombait dessus.

Le gouvernement français bride la liberté des entreprises - qui ne peuvent plus créer ni richesses ni emploi. La clé de la sortie de la crise est pourtant juste sous nos yeux. Ce qui manque à la France ? Plus de libertés pour entreprendre. Moins d'inflation législative et moins d'insécurité juridique.

C'est à cette condition que le vœu de Macron pourra être exaucé, que des entrepreneurs français, jeunes et moins jeunes, deviendront riches - et que l'économie française repartira.

(*) Damien Theillier est le président fondateur de l'Institut Coppet. Ce think tank remet au goût du jour la tradition économique française. Vous pouvez découvrir sa rubrique coup de poing ici.

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Commentaires
a écrit le 12/02/2019 à 12:28 :
La France est le meilleur pays au monde !
a écrit le 31/01/2015 à 22:47 :
il n'y a plus de liberté en France surtout depuis que nous sommes gouverné par les socialistes avec des journalistes de gauche. je vais vous raconter une histoir vraie que vous avez peut être vu passée sur internet, il s'agit de M. Jean-louis CACCOMO professeur à l'universé de Perpignan, depuis plusieurs années, libéral donc pas de gauche, il a été interné en psychiatrie pendant 2 ans à la demande du directeur de son université (avec certainement l'aide de la haute sphère de gauche) car il génait, il en est sorti très affecté et fait un procès pour réparation, il a repris son travail mais on lui cherche encore des ennuis ALLEZ SUR FACEBOOK EN TAPANT SON NOM VOUS VERREZ LA VIDEO QU'IL A ENREGISTRER, cet exemple montre que à son sujet on a agi comme en RUSSIE du temps de Staline ou on enfermé les gens, je vous rappelle ce que CHURCHILL disait le SOCIALISME et le TOTALITARISME, on est en plein dedans
Réponse de le 01/02/2015 à 11:37 :
Parce que vous prenez pour vrai qu'il dit ,? Et pas ce que disent les autres ( université, médecins, ). ?
Pourquoi croire dans un ca set pas dans un autre ? Vous avez une drôle de façon de vous faire des avis sans savoir....
a écrit le 31/01/2015 à 15:47 :
On devrait plutôt dire que la France est l'un des pays européens les plus condamnés par la Cour Européenne des Droits de l'Homme...

Il ne faut pas confondre le discours et la réalité de la situation française, et particulièrement de notre système pénal et carcéral régulièrement condamné et qui traîne toujours les pieds pour s'aligner sur les autres pays européens.
a écrit le 31/01/2015 à 12:50 :
lorsque l'etat subventionne la presse ...comment parler des lors de liberté d'expression..! ?
ont nous dit que c'est pour la" dictature "du bien..!!
le cinema est lui aussi subventionner a charge pour lui d'etre politiquement correct..!!
sous pretexte de protection culturel..

le journal qui n'est pas lu doit disparaitre ,c'est une loi naturel..!
a écrit le 31/01/2015 à 12:29 :
Rectification : les libertariens permettrons à l'Homme de pouvoir d'installer librement dans le pays ou il veut.
a écrit le 31/01/2015 à 11:28 :
Hier les nobles faisaient les règles pour interdire légalement au peuple d'avoir les mêmes droits qu'eux. Aujourd'hui ce sont les états qui mettent des frontières de droits entre eux pour que les états riches ne jouent pas avec les mêmes regles que les autres (protectionnisme par des droits de douane, des restrictions d'immigration...)
Les libertariens sont les nouveaux révolutionnaires de l'esprit et permettrons aux États d'empêcher l'Homme, de circuler ou il veut, revendiquant sa liberté d'aller ou bon lui semble
a écrit le 31/01/2015 à 11:09 :
En Occident, la France en tête, on a inventé un nouveau concept de démocratie : La démocratie du "ta gueule, la ferme". On défend pas la liberté d'expression, on défend la liberté de la bonne expression, agréée par le ministère de l'intérieur. (Fabius dans sa déclaration dénonçait Snowden, pas les pratiques révélées par Snowden)
a écrit le 31/01/2015 à 10:26 :
Grace à ce monsieur, demain l'outrage au drapeau ne serait donc plus interdit. Combien de ceux qui sont d'accord avec lui sur ce forum seraient pourtant d'accord pour autoriser à brûler un drapeau français ?
Réponse de le 01/02/2015 à 1:02 :
La raison est que l'on ne peut tolérer longtemps une provocation agressive. Le drapeau est le symbole de notre république de 60 millions d'âmes vivant en paix, mais tout autant, les musulmans utilisent le respect de Mahomet comme symbole de la leur... et ils sont 1,3 milliards. C'est une question de bon sens et pas de droit, d'éviter la provocation gratuite...
a écrit le 31/01/2015 à 10:18 :
Et il faudrait y rajouter le décret dieudonne qui met un terme à la liberté d'expression pour le motif liberticide de l'atteinte à la dignité humaine. Qui pourra donc définir qu'un spectacle, qu'un meeting politique peut porter atteinte à la dignité humaine ? Seul le spectateur ou le militant qui s'il se sent bafoué peut ester en justice et est le seul censeur, et non pas l'état.
Réponse de le 31/01/2015 à 10:43 :
C'est un condamnation de la justice, pas un décret pris par l'Etat.
a écrit le 31/01/2015 à 10:09 :
@schindler :
L'homme n'est pas un animal solitaire. Seul, il est très limitė, voire ne peut survivre dans la nature. Le développement extraordinaire de l'homme, de la préhistoire jusqu'aux sociétés actuelles (niveau de vie, informatique, électricité, moteurs...) n'a été permis que parce que l'homme a accepté de perdre un peu de liberté individuelle pour vivre en société et gagner ainsi une très grande liberté vis à vis d'une nature hostile grace à la coopération entre ses semblables (médecine...).
a écrit le 31/01/2015 à 9:50 :
La Boétie, Discours de la servitude volontaire (1549):
"Les bêtes, Dieu me soit en aide, si les hommes veulent bien les entendre, leur crient : « Vive la liberté ! » Plusieurs d’entre elles meurent aussitôt prises. Tel le poisson qui perd la vie sitôt tiré de l’eau, elles se laissent mourir pour ne point survivre à leur liberté naturelle. Si les animaux avaient entre eux des prééminences, ils feraient de cette liberté leur noblesse. D’autres bêtes, des plus grandes aux plus petites, lorsqu’on les prend, résistent si fort des ongles, des cornes, du bec et du pied qu’elles démontrent assez quel prix elles accordent à ce qu’elles perdent. Une fois prises, elles nous donnent tant de signes flagrants de la connaissance de leur malheur qu’il est beau de les voir alors languir plutôt que vivre, et gémir sur leur bonheur perdu plutôt que de se plaire en servitude. Que veut dire d’autre l’éléphant lorsque, s’étant défendu jusqu’au bout, sans plus d’espoir, sur le point d’être pris, il enfonce ses mâchoires et casse ses dents contre les arbres, sinon que son grand désir de demeurer libre lui donne de l’esprit et l’avise de marchander avec les chasseurs : à voir s’il pourra s’acquitter par le prix de ses dents et si son ivoire, laissé pour rançon, rachètera sa liberté ?
Nous flattons le cheval dès sa naissance pour l’habituer à servir. Nos caresses ne l’empêchent pas de mordre son frein, de ruer sous l’éperon lorsqu’on veut le dompter. Il veut témoigner par là, ce me semble, qu’il ne sert pas de son gré, mais bien sous notre contrainte. Que dire encore ?
« Même les boeufs, sous le joug, geignent, et les oiseaux, en cage, se plaignent. Je l’ai dit autrefois en vers...
Ainsi donc, puisque tout être pourvu de sentiment sent le malheur de la sujétion et court après la liberté ; puisque les bêtes, même faites au service de l’homme, ne peuvent s’y soumettre qu’après avoir protesté d’un désir contraire, quelle malchance a pu dénaturer l’homme — seul vraiment né pour vivre libre — au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ?"
a écrit le 31/01/2015 à 8:19 :
Libres, je ne sais pas mais en ce qui concerne la liberté d'expression, je suis effaré de constater que nos contemporains sont devenus muets comme des carpes dès lors qu'il s'agit de discuter, même sur des banalités ! Donner son avis franchement équivaut pratiquement à une agression, c'est très inquiétant.
a écrit le 31/01/2015 à 6:21 :
La loi de 1881 est une loi pour protéger l'oligarchie. Les propos sont tors jugés de façon subjectif par les tribunaux. Un même mot ne sera pas juge de la même façon s'il est prononcé par un membre de la caste ou par un citoyen lambda . De plus la qualification entre injure publique et injure privée est le fait du juge d'instruction seul. Je trouve que la liberté d'expression est seulement réservé à quelques personnes
a écrit le 31/01/2015 à 2:10 :
sous l'air de (je suis charlie) ils se sont couches devant.....par peur....peur de quoi.... la france n'est plus un pays libre! tous les jours les pseudos intellos, sociologues, journalistes essaient de nous expliquer l'inexplicable, la terreur, pourquoi? il n'y a qu'a revoir une photographie des annees 1970 et comparer a aujourd'hui, on aura tout compris facilement, le reste v'est du bla!bla!bla!
a écrit le 30/01/2015 à 22:12 :
Dites - moi ! quels sont les mots qui représentent ce mot liberté dans la société d'aujourd'hui ? dans cinq cents ans , ils seront étonnés par cette énumération .
a écrit le 30/01/2015 à 21:48 :
Pas grave, moi j'ai l'UPR, y'a plus qu'ça d'vrai..
Réponse de le 31/01/2015 à 9:58 :
Ceux qui croient trouver la Vérité dans un parti courent droit à des désillusions lorsque leur parti prendra le pouvoir....espérons pour eux que cela n'arrive pas.
Réponse de le 31/01/2015 à 10:43 :
Je suis d'accord mais aux élections de 2012 M. Asselineau n'a obtenu que 17 parrainage de maires... Le système est verrouillé.
a écrit le 30/01/2015 à 21:26 :
la liberté est bafouée depuis des décennies, certaines personnes se permettent tellement des "libertés" qu'ils empiètent plus sur celles des autres.
a écrit le 30/01/2015 à 19:29 :
Je suis Charlie comme Al Watan Al Ane.
Réponse de le 31/01/2015 à 10:51 :
je ne suis pas charlie maisje suis Auvergnat j'ai tout bon?
a écrit le 30/01/2015 à 19:09 :
Cela fait longtemps qu'on la détruit la liberté dans ce pays. Moi, j'avais 12 ans en 1981. A cette époque, j'ai commencé à constater les limitations qu'on ajoutait à mes libertés. Cela a commencé subtilement, pour tenter de m'interdire de "penser" comme je le souhaitais, mais au fil des années, le loup sort du bois. Maintenant, on est dans le totalitaire complet. C'est une nouvelle ère.

En 1900, pas besoin de passeport pour passer les frontières.
En 2014, il faut se cacher pour penser.
a écrit le 30/01/2015 à 19:06 :
Un article qui se dévoile au fur et à mesure, digne de Valeur actuelle. Mais cela reste à l'honneur de la Tribune de continuer de publier des articles variés, et de permettre aux internautes de s'exprimer librement. Bon reste que les think-tank sont pour la plupart ultra libéraux financement oblige, ce qui va à l'encontre de cette liberté basée entre autre sur la pluralité des opinions.
a écrit le 30/01/2015 à 18:47 :
En liberté de plus en plus surveillée, sous prétexte de santé, sous prétexte de sécurité routière, sous prétexte de traquer l'argent sale, sous prétexte d'éducation et de plus en plus sous prétexte de lutte contre le terrorisme....
Réponse de le 31/01/2015 à 13:03 :
un mioche de 8 ans convoquer a la gestapo..heu ...pardon au commissariat..!
pour avoir dit des mots qu'il ne comprend pas..!!

l'education passe le relais ..a la "force" public..
a écrit le 30/01/2015 à 18:32 :
Quelle liberté ? Lorsque l'ordre républicain ne s'exerce pas dans les zones de non - droits (A qui profite le chaos ?) , ces zones de non-droits où s'étalent toutes sortes de trafics alors que la bureaucratie (qu'elle soit de gauche ou de droite) exerce une rare violence administrative auprès de ceux , qui , malgré des conditions économiques exécrables, s'efforcent de se tenir debout. Il est vrai que les "politiques" préfèrent le ministère de la parlotte...
a écrit le 30/01/2015 à 18:17 :
Très bon article , nous perdons nos libertés depuis un certains temps mais avec une accélération depuis 2 ans . La raison , pourquoi
Nos hommes et femmes politique de faibles niveaux tout simplement , tout sera bon pour tenir , mentir , et surtout ne pas écouter le peuple
Ce jour , ils devraient tous démitionner et refaire les élections législatives et présidentielles
a écrit le 30/01/2015 à 17:55 :
Libre ? De moins en moins, si jamais nous l'avons réellement été...et les grands gagnants sont ceux qui nous combattent pour notre reste de Liberté.
Réponse de le 31/01/2015 à 10:50 :
Bien évidemment que nous ne sommes plus libres en France sauf pour certains ! vous m avez compris
a écrit le 30/01/2015 à 17:41 :
Ce bel article, et quelques autres qui commencent timidement à reposer le problème de la dérive de ce gouvernement incapable de sortir le pays de la crise et qui passe son temps à user jusqu'à la corde les écrans de fumées destinés à masquer son incurie sur le plan économique et sur le plan de la sécurité. Hier le mariage pour tous, maintenant les terroristes....
a écrit le 30/01/2015 à 17:32 :
Depuis quand serions nous libre en France ????

Monsieur sort d'une cryogénisassion de plus de deux siècles ?
Réponse de le 30/01/2015 à 17:58 :
plus jamais
a écrit le 30/01/2015 à 16:39 :
beaucoup plus libre que sous le régime communistes d'avant poutine oui!
la majorité des russes sont satisfait de leur président EUX
a écrit le 30/01/2015 à 16:24 :
La liberté d'expression c'est aussi d'avoir le droit de se taire!
Réponse de le 30/01/2015 à 17:21 :
Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes !
a écrit le 30/01/2015 à 16:00 :
Beaucoup plus libre qu'en Russie par exemple !
Et infiniment plus que si le parti des patriotes (..) était aux manettes
Après concernant l'article c'est un fourre-tout de poncifs et de bêtises carasses !!!!
a écrit le 30/01/2015 à 15:25 :
Moi, c'est le "encore" qui me gêne. Avons nous jamais été totalement libres? Avant de parler de liberté, ce monsieur devrait nous expliquer son idée de la liberté. Je ne vois dans son discours qu'un plaidoyer pour une approche néo-libérale de la liberté. La liberté version Tea Party mâtinée de Patriot Act.
Réponse de le 30/01/2015 à 16:11 :
@Valbel89: Avez-vous lu l'article ? Le Patriot Act se fait tailler en pièces.
Réponse de le 31/01/2015 à 11:24 :
@Rockitnow
Certes, mais le Patriot Act existe et il reste une contrainte.
a écrit le 30/01/2015 à 14:51 :
affirmatif chef On est toujours et encore libre si on est Charlie. Le titre de l'article est un exemple évident d'un vrai véridique néoplasme ou non moins exemplaire d'un oxymore dans toute sa splendeur.
a écrit le 30/01/2015 à 14:27 :
Belle analyse. Merci !
a écrit le 30/01/2015 à 13:55 :
ni les commentaires sont à jour on dirait.
a écrit le 30/01/2015 à 13:46 :
les US et pour des tas de raisons, la première étant sa volonté de retrouver son statut en quelque sorte d'hyper puissance ou d'Empire, n'est pas la référence en matière de libertés individuelles et de protection de cette liberté pas plus que de la vie privée, connait de nouveau une forte croissance car elle contrôle quasiment tout via l'informatique et internet. ses dépenses de surveillance et d'espionnage sont pharaoniques, ses déficits et sa dette publique énormes, son droit à bon droit s'applique durement contre les grandes firmes et les banques y compris celles sur lesquelles s'appuie l'Etat US pour défendre ses intérêts partout dans le monde. Donc en clair, il n'est pas démontré que restreindre ou encadrer les libertés, à commencer par les médias et la presse (le temps de JFK est passé depuis longtemps, le dernier président US a s'interroger sur cette question des libertés de s'informer et d'informer, sur le devoir de le faire) est une entrave à la croissance économique malheureusement, Rome conquérante n'était pas la référence en matière de libertés bien au contraire, et elle a conquis, laissant les US et coutumes, mais retirant ce qui l'intéressait partout où elle a régner, à commencer par la substance financière, la valeur. Mais pour un citoyen grec voyant la République devenir Empire, ça dû être un choc, une régression au plan personnel, il faut bien dire hélas que la Grèce des libertés et des institutions de la Cité, n'a jamais créé de puissance. Il faut savoir c que l'on veut diraient certains.
Réponse de le 01/02/2015 à 0:58 :
Au contraire. La République à l'intérieur et l'empireau dehors. Le spolitiques impériales se sont bien effondrées pourtant en 1918... dans un bain de sang. Et elles firent place à L'Amérique qui avait défendu l'esprit républicain jusque là... sans colonie. Elle était devenue première puissance économique mondiale...
Puis commença sa propre dérive impérialiste sous Rossevelt.
a écrit le 30/01/2015 à 13:38 :
Excellent travail. La mise en perspective des manifestations géantes pour défendre la liberté d'expression avec les mesures liberticides qui suivent juste après est très importante pour comprendre ce qui se passe.
Réponse de le 30/01/2015 à 13:50 :
c'est un...classique, et puis on voit finalement que les gens n'ont pas compris grand chose, sauf à regarder "Bonjour Tristesse" sur Youtube, la dernière chronique est excellente mais y a quand même un truc qui me gêne dedans, une ovation trop marquée peut être aux représentants de l'ordre. Comme quoi, le classique ça marche, m^me les chiens aux aguets s'y sont fait prendre, semble t il?
a écrit le 30/01/2015 à 13:35 :
On ne peut pas être libre dans un pays endetté à raison de 100% de son PIB et où les intérêts de cette même dette représente le premier poste budgétaire de l'état.
a écrit le 30/01/2015 à 13:25 :
La France est le boulet de l'Europe. Lumières, liberté, droits et bla bla bla. Egocentrisme et mépris des autres, outrecuidance et archaïsme oui.... Beau pays? Oui la nature y est belle parfois. Et alors?
Réponse de le 31/01/2015 à 10:46 :
Je pense que vous exagérez un poil :D Il y a plein de gens bien en France et si l'Europe a un boulet, peut-être pas au sens où vous l'entendez, c'est incontestablement l'Angleterre.
a écrit le 30/01/2015 à 13:09 :
Cela fait déjà un certain nombre d'années que nous ne sommes plus libres en France. Ce pays est guidé depuis bien longtemps par les tenants d'un discours majoritaire basé sur l'émotion et les bonnes intentions (la très grande majorité de la gauche, notamment le PS, et une bonne partie de la droite UMP) et de l'autre côté ses opposants (le FN ainsi que quelques mouvements d'extrême gauche). Au milieu, impossible d'exprimer la moindre idée mesurée et raisonnable. Impossible de débattre et de discuter sans se faire traiter de fasciste... ou de communiste. Le dialogue (notamment social) est mort depuis belle lurette dans ce pays. Et le dernier président en date ne fait que l'enterrer un peu plus profond.
a écrit le 30/01/2015 à 12:39 :
"Sommes-nous encore libres en France ?"

Se poser la question c'est déjà y répondre.
a écrit le 30/01/2015 à 12:28 :
Vous avez dit l'essentiel à propos du tournant sécuritaire que nous risquons d'emprunter, lorsque vous rappelez que "Benjamin Franklin nous mit en garde des conséquences de ce jeu dangereux". Le reste, selon moi, est accessoire voire superfétatoire !

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