Pour une liberté d'expression garantie, dans le respect de la religion d'autrui

 |   |  1204  mots
Manifestation le 7 janvier pour la liberté d'expression
Manifestation le 7 janvier pour la liberté d'expression (Crédits : Reuters)
Jusqu'où peut aller le droit à la caricature? par Alassane DIA, doctorant en Droit public à l'Université Toulouse1 Capitole

Lorsqu'il se produit un trouble ou une tentative manifeste d'atteinte à l'ordre public ou à la paix sociale, toutes les pistes de réflexion devraient être nécessairement étudiées en vue de trouver une solution efficace. Pareillement, lorsqu'une grave infraction est commise, l'une des meilleures voies permettant d'éviter sa reproduction, c'est de prendre en compte les motivations de son auteur, de ses coauteurs ou complices.

Suite à l'attentat qui a décimé le 7 janvier 2015 la rédaction du journal satirique français Charlie Hebdo, le message lancé sur internet par les présumés coauteurs et complices est le suivant : « on a vengé le prophète Mohamed». Autrement dit, cet attentat semble être la réponse aux caricatures sur le prophète de la religion musulmane. De ce fait, quelles que soient les mesures de sécurité prises à cet effet, il semble tout aussi déterminant d'essayer d'établir une réconciliation entre la garantie de la liberté d'expression et le respect de la religion d'autrui.

Pour une liberté d'expression garantie...

La liberté peut être considérée, en termes très simples, comme le refus de toute forme de servitude non consentie. La liberté d'expression serait un droit de partager avec autrui, à travers des méthodes différentes, ses opinions, ses pensées, ses convictions etc. C'est un droit aussi fondamental qu'il a toujours été la quête de tous les peuples. De même, les prophètes,  les philosophes, les politiques, les savants et tant d'autres porteurs de messages s'en sont toujours servi afin de pouvoir enseigner, éduquer, critiquer et changer, par les idées, le fonctionnement quotidien de la société.

On songe au prophète Moïse qui ne disposait pratiquement que de son verbe sublime pour convaincre les enfants d'Israël à s'extirper de la domination du pharaon d'Egypte. C'est aussi grâce à la liberté d'expression que le prophète Jésus Christ a pu transmettre son message biblique à ses douze apôtres. C'est aussi en vertu de la liberté d'expression que le prophète Mohamed a pu perfectionner le comportement de ses disciples par des idées tirées du Saint Coran. Les enseignements de Bouddha ont également permis une large adhésion à cette idéologie à caractère philosophico-religieux.

Aussi, la liberté d'expression a permis à Socrate, à Platon et à Aristote de contribuer par leurs enseignements, à la construction de toute une civilisation principalement fondée sur la rationalité et l'esprit critique. N'eût été la liberté d'expression, de gigantesques découvertes n'auraient pu voir le jour dans les domaines scientifiques et techniques. D'ailleurs, c'est en usant de cette liberté d'expression que le sage Solon a pu trouver une Constitution adaptée à la Grèce antique et qui constitue jusqu'à nos jours une référence en matière de régime politique en ce qu'il a permis au peuple de pouvoir exprimer sa volonté dans le choix de ses dirigeants.

Sans ce droit fondamental, les idéologies communistes, libérales, socialistes et de toute autre nature ne pourraient prospérer dans ce monde. Cette liberté d'expression continue de permettre aux peuples du monde de faire face à leurs dirigeants respectifs. L'histoire garde encore les souvenirs de la révolution américaine de 1776, de la révolution française de 1789, des mouvements de décolonisation des années 1960 et du printemps arabe de 2011. Toutes ces révolutions ont été menées grâce à la liberté d'expression et dans une logique d'acquisition et de garantie supplémentaire de tous les droits et libertés. Dès lors la préservation de la liberté d'expression semble être une nécessité impérieuse.

...dans le respect de la religion d'autrui.

La liberté de caricaturer est une variante de la liberté d'expression. Elle entre dans la même catégorie que la liberté d'écrire et de parler. Donc, elle exige d'être bien protégée. Toutefois, par rapport aux autres libertés d'expression, l'usage dont elle fait l'objet parait manifestement outrancier à maints égards. La liberté de caricaturer autrui serait simplement la liberté de le représenter  sous une forme satirique.

En d'autres termes, c'est la liberté de se moquer d'autrui. Caricaturer le prophète d'autrui reviendrait alors simplement à se moquer de lui dans le but de susciter le rire. Si un tel procédé peut probablement être toléré par beaucoup d'adeptes de la religion, cela ne semble pas être le cas pour bon nombre d'entre eux. S'il en est ainsi, c'est parce que la religion paraît être l'une des choses les plus intimes dont dispose toute personne humaine croyante.

De plus, les prophètes, les édifices religieux, les textes sacrés et les choses analogues constituent dans certaines religions un patrimoine sacré qui réfute toute tentative de profanation. Donc, une satire dirigée à l'encontre d'un prophète serait possiblement conçue comme de la provocation. De surcroit, elle serait considérée comme un usage excessif de la liberté de caricaturer.  En effet, certaines religions conçoivent la caricature de leurs prophètes comme un acte blasphématoire. C'est la raison pour laquelle, il semble nécessaire de ne pas procéder à une telle manœuvre. Il suffit simplement d'opérer une mise en balance entre la liberté de caricaturer le prophète d'autrui et les risques d'atteinte à l'ordre public pour conclure à la nécessité de limiter la première.

Des limitations conformes aux principes de la République

D'autant plus que l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 prévoit que : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Au surplus, l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 Juillet 1881 sur la liberté de la presse prévoit une peine pour ceux qui auront « incité la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Par conséquent, lorsqu'une communauté religieuse se sent strictement offensée par l'exercice de la liberté d'expression, sous sa forme caricaturale, il serait même conforme aux principes d'une République laïque que les dispositions normatives précitées soient mises en application.

Il serait enfin intéressant de comprendre que la démocratie est un régime politique qui promeut le vivre ensemble dans le respect des croyances de chaque catégorie de la société. Bien qu'elle met en avant la controverse, la critique et le débat contradictoire sur presque tous les domaines y compris sur les affaires religieuses, la démocratie gagnerait en s'adaptant dans le temps et dans l'espace. Les démocraties occidentales semblent faire face, de nos jours, à deux sortes d'extrémisme : l'extrémisme dans la promotion des droits et libertés humains et l'extrémisme dans la promotion des faits religieux. Pour l'un et pour l'autre, il faudrait apporter nécessairement des encadrements afin de garantir la paix sociale ou l'ordre public. D'où la nécessité de procéder à une réconciliation entre la liberté d'expression et le respect de la religion d'autrui.

Alassane DIA,

Doctorant en Droit public à l'Université Toulouse1 Capitole

Membre de l'Institut Maurice Hauriou

diaalou@yahoo.fr

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/01/2015 à 0:54 :
C est trop facile d instrumentaliser la république en utilisant une laïcité de combat pour marginaliser systématiquement une communauté parce qu on a peur de sa progression. Une laïcité qui favorise à outrance des actes contre natures , légalise le mariage gay , accepte les nudistes et les libertins mais interdit paradoxalement la voile et decourage les structures familiale traditionnelles solides n'est qu une laïcité à double vitesse pour discrimination déguisée .
Réponse de le 30/01/2015 à 18:23 :
Laye, vous dénoncez la liberté pour chaque Français d’être nudiste, libertin ou homosexuel. Vous avez le droit de le faire sans être menacé de mort par ceux-ci. Il y aurait à redire si les nudistes, les libertins ou les homosexuels essayaient d’exiger que toute leur famille, leurs voisins, ou même tous les Français se convertissent à leur choix de vie. Que dire alors des Musulmans « modérés » qui imposent leur religion à leur famille, ou même obligent tout Maghrébin croisé dans la rue de faire le Ramadan ou la prière?
Chacun peut faire ce qui lui plaît, dans le respect des lois, mais pour quelle raison devrait on fermer les yeux sur toutes ces tentatives prosélytes d’imposer les usages musulmans aux autres. Il y a du bellicisme chez certaines personnes se réclamant de l’Islam. Il faut bien en être conscient, et surtout ne pas se taire. La majorité silencieuse musulmane devrait à mon avis se positionner clairement sur ces extrêmistes, car l’histoire montre qu’une minorité active et sans vergogne est capable du pire.
a écrit le 29/01/2015 à 3:26 :
J’ai essayé de réfuter les thèses de tous ceux qui répètent que l’islam est réformable et pourrait être compatible avec la démocratie et la vie moderne. Le problème crucial du monde musulman réside dans son intelligentsia. Ces intellos hypocrites et intéressés dans leur majorité qui n’arrêtent pas de faire l’apologie de l’islam et de ses Cheikhs ignorants, parfois fascisants. Dans mes deux livres écrits en français « L’impasse islamique, la religion contre la vie » et « L’islam vrai visage de l’islam » j’ai essayé de poser différemment le problème, j’ai questionné l’islam lui-même, pas ses intégristes comme nous ont habitué des islamologues français et intellos arabes. Des études financées par le pétrole islamique. Ces plumitifs qui n’ont jamais voulu voir une quelconque connexion entre l’islam et son fondamentalisme. Ces gens-là font partie du problème, ils le cultivent, le pérennisent consciemment ou inconsciemment..
- Retour du religieux et de l’intégrisme musulman en France.
Ce « retour » est une bombe à retardement, elle éclatera dans la gueule de tous ceux qui n’osent plus dire non aux agresseurs de la République, ceux qui financent les religions par l’argent du contribuable, ceux qui ont abandonné des quartiers entiers aux radicaux islamiques.
Quant à l’explication, elle réside dans l’essence de l’islam lui-même. Cette religion n’a pas connu une défaite sérieuse comme le christianisme. Tous les musulmans considèrent le Coran comme une dictée divine, donc intouchable. A partir de là, la foi islamique entre inéluctablement en collision avec la société moderne. Musulman ou citoyen ? Le musulman est condamné à choisir entre ces deux inconciliables !
Exemple entre mille : l’examen critique du statut de la femme dans le corpus juridique islamique est condamné par tous les musulmans !
Hamid Zanaz
Réponse de le 29/01/2015 à 5:38 :
J'ai pas trop compris le rapport entre votre procès et l'article dont il est question, mais visiblement vous semblez faire la même confusion entre l'Eglise et le christianisme que les prosélytes fondamentalistes le font entre l'Islam et leurs doctrines. Si le christianisme a sans doute connu une 'défaite' comme vous dîtes (la réforme sans doute à moins que ce ne soit la séparation d'avec l'Etat auquel cas il s'agirait de l'Eglise...), je ne serais pas aussi catégorique que vous sur sa remise en question y compris sur la statut de la femme pas plus que sur une éventuelle et sous-entendue perte d'influence dans la sphère décisionnelle, maçonnerie incluse... Je vous rejoins cependant sur votre analyse selon laquelle "Le problème crucial du monde réside dans son intelligentsia" mais je pense qu'il n'est assurément pas du seul fait d'une intelligentsia musulmane, comme j'ai cru le comprendre dans votre texte. Je pense qu'il y a des intérêts géopolitiques croisés qui dépassent largement ce cercle. L'argent reste le nerf de la guerre, la clé du pouvoir, et cela vaut aussi pour les guerres de religion....
Réponse de le 29/01/2015 à 6:07 :
Vous écrivez : << A partir de là, la foi islamique entre inéluctablement en collision avec la société moderne. Musulman ou citoyen ? Le musulman est condamné à choisir entre ces deux inconciliables ! >>
Apparemment, il y a des auteurs que cette 'incompatibilité' ne perturbe pas :
- Cedomir Nestorovic, Marketing en environnement islamique, Dunod, 2009
- Guéranger François, Finance islamique, Une illustration de la finance éthique, Dunod, 2009
- Lévy Aldo, Finance islamique. Opérations financières autorisées et prohibées - Vers une finance humaniste, Gualino Editeur, Côte simple, 2012
- Pastré Olivier & Jouini Elyes, La finance islamique. Une solution à la crise, Economica, Europlace, 2009
etc. (impossible de les citer tous ici)
a écrit le 29/01/2015 à 0:04 :
Considérant que la question de la liberté n'est généralement pertinente que lorsque surgit l'oppression, je trouve que la réflexion de George Orwell sur le sujet est plus instructive que votre papier. Ainsi, selon lui : "Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux autres ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre" (Orwell, George, '1984, 1949). La question en suspens est alors de savoir d'ou vient et de quelle nature est cette oppression ;-)) suivant les cas et l'instant du jugement, le juriste vous renseignera alors sur le caractère tantôt héroïque et tantôt scandaleux de votre propos, au gré du Législateur et nonobstant la prétendue impartialité du Droit. L'Histoire regorge d'exemples d'une "Justice à géométrie variable" en la matière...
Réponse de le 29/01/2015 à 22:36 :
Vous avez parfaitement compris le sens de mon propos et vous remercie de votre effort de mémoire en citant la douloureuse affaire Aussaresses. Paix à tous ceux qui ont connu cette effroyable période.
a écrit le 28/01/2015 à 23:32 :
Quand vous reliez dans votre exposé "liberté d'expression", "République", et "Démocratie", vous voulez sans doute faire référence à l'ex-RDA (République Démocratique Allemande) et la RDC (République Démocratique du Congo, non ?
a écrit le 28/01/2015 à 2:58 :
Prétendre respecter la liberté d'expression implique de reconnaitre ses limites prévu par ce droit à savoir comme précisé dans l'article "la liberté de la presse prévoit une peine pour ceux qui auront « incité la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée »[...] lorsqu'une communauté religieuse se sent strictement offensée par l'exercice de la liberté d'expression, sous sa forme caricaturale, il serait même conforme aux principes d'une République laïque que les dispositions normatives précitées soient mises en application."
Réponse de le 28/01/2015 à 12:37 :
Oui, la République interdit d'inciter à la haine des musulmans, des juifs, ou des communistes, car ce sont des personnes, qui doivent d'être protégées. Par contre, la même République considère qu'il peut être salutaire de caricaturer le communisme, l'islam, le sionisme ou l'église catholique, car ce sont des idéologies, des doctrines, qui pourraient être imposées aux citoyens, contre leur gré. Et ceci est incompatible avec un des principes de la République, à savoir la Liberté.
Réponse de le 28/01/2015 à 14:11 :
Bien sûr que non, vous êtes offensée en tant que musulmane mais pas par la caricature du Prophète en prédicateur de tueries mais bien par ceux qui se réclament de cette idéologie et massacrent, violent, asservissent physiquement et sexuellement en son nom. Le dessinateur non croyant n’analyse pas le fond mais dénonce simplement la forme. Il n’agresse pas les personnes physiques mais leur idées Les caricatures sont nées d’une fatwa contre un cinéaste qui avait sa vision de l’islam , celle n’aurait pas été divinement acceptable C’est votre conscience de croyante qui est interrogée par cette dérision , à vous de savoir qui dit la vérité, car le vrai Dieu est dans votre cœur. Le besoin crucial d’avoir le droit de critiquer l’islam et la religion en général, ne saurait nous faire oublier les nombreuses personnes qui, dans le monde, affrontent l’exécution ou l’emprisonnement pour ‘insulte au prophète’ et critique de l’islam. Cela inclut des musulmans croyants aussi bien que des athées ; les charges portées contre eux n’ont pas pour but de protéger ‘ les sensibilités musulmanes’ - comme on nous le dit souvent en occident -, mais de protéger le statu quo et le pouvoir politique des islamistes. Détestez Charlie tant que voudrez et faites du prosélytisme de votre cote vous y avez droit Mais laissez aux musulmanes laïques et progressistes le droit à une religion consensuelle , comment définir le niveau d’offense d’une critique sans l’interdire pourquoi une caricature et pas un livre, il faudrait être juge et parti comme en théocratie....Laissez aux démocraties la liberté de religion et d’athéisme et la liberté de critiquer les religions. Les croyances sont une affaire privée.
Réponse de le 28/01/2015 à 21:05 :
Effectivement il y a une contradiction dans le droit français, cependant étant donné les derniers événements, une remédiation s'impose.

Peu importe mes convictions religieuses, les propos blasphématoires sont offensants pour chaque croyant. Le respect des croyances des autres est donc nécessaire. Oui les extrémistes salissent l'image de leur religion mais pas qu'eux, Charlie Hebdo a également participé à cette incitation à la haine. Le détester? Je ne dirais pas ça cependant je ne suis pas Charlie et je ne cautionne pas non plus les attentats. Vous êtes libre de penser ce que vous voulez, chacun ses opinions.
Un tragédie aurait quand pu être évitée.
Réponse de le 28/01/2015 à 21:16 :
"Effectivement il y a une contradiction dans le droit français, cependant étant donné les derniers événements, une remédiation s'impose." : Ce n'est pas une contradiction, c'est nuance qui permet la cohabitation des religions et qui expulse le sacré loin de la loi.
"Peu importe mes convictions religieuses, les propos blasphématoires sont offensants pour chaque croyant.": On s'en moque! C'est offensant pour certains de manger de la viande. C'est offensant pour certains de parler de l'évolution.
C'est ingérable de respecter les sensibilités sauf dans les dictatures religieuses où la religion est d'état.
"Un tragédie aurait quand pu être évitée. " : Foutaise! Ils n'ont pas besoin de caricatures pour massacrer au nom du prophète! Il suffit d'être trop libéral.
L'obscurantisme ne fera pas taire la critique sous prétexte de sensibilité religieuse!
Réponse de le 28/01/2015 à 22:17 :
Sauf que comme précisé précédemment " incité la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" est condamnable! Et que la loi soit indépendant de la religion je le conçois.

Ne mélangez pas tout, ce que vous prétendez "offensant" est absurde alors que le racisme l'est.

En France en tout cas, ce type de tragédie sont rares car des lois existent et encadrent les transgresseurs! Et vous ne pouvez pas affirmer que des attentats auraient eu lieu si il n'y avait pas eu ses publications.
Réponse de le 28/01/2015 à 23:30 :
Ne nourrissez pas le troll!
Réponse de le 29/01/2015 à 23:10 :
"Et vous ne pouvez pas affirmer que des attentats auraient eu lieu si il n'y avait pas eu ses publications. " : Si car l'hyper casher ne faisait pas de caricatures. Idem pour les victimes de Merah.
C'est indécent de prétendre qu'il 'y aurait pas de fou en l'absence de critique. C'est scandaleux dans la mesure où ils prônent justement des lois qui obligeraient tout le monde à suivre leurs délires.
Réponse de le 31/01/2015 à 22:34 :
Les cas que vous citez ne sont pas liés à des revendications au nom "du prophète" comme vous le prétendez. Le cas de l'hyper cacher était certainement un moyen d'échapper aux forces de l'ordre. Et puis ne pas confondre faits divers et actes de terrorisme!
"C'est indécent de prétendre qu'il 'y aurait pas de fou en l'absence de critique" : Je ne dis pas ça, cependant la loi justement n'a pas été respectée. Je suis contre toute forme de racisme et également contre le terrorisme.
a écrit le 27/01/2015 à 23:55 :
Souriez, sur ce forum vous êtes trâcés !
a écrit le 27/01/2015 à 22:26 :
Contre !
J'estime n'avoir aucun respect a accorder aux phantasmes burlesques des croyants !
J' ai le droit et le DEVOIR de me gausser de ces absurdités !
a écrit le 27/01/2015 à 17:59 :
Qu'en est-il des athées? N'ont-ils pas des éléments sacrés dont on ne devrait pas toucher comme par exemple qu'ils ne reconnaissent aucune existence de dieu et donc que le blasphème n'existe pas et que tout comportement religieux est une offense à leur non croyance?
Doit-on protéger toutes les spiritualités car vous avez peur de la violence d'intégristes et donc dans ce cas là, le pastafarisme m'empêche t-il de représenter un plat de nouille car quelqu'un y croit au point de répandre la haine?
De plus n'est-il pas simpliste et provocateur de prendre la raison des agresseurs comme source de réflexion ? Doit-on prendre leur acte comme une action nécessitant une remise en cause de l'état ? Le vivre ensemble se rejouerait-il au nombre de mort?
En tant qu'athée je pourrais souhaiter l'interdication de toutes manifestations religieuses, mais en tant que laïque j'accepte que l'on puisse vivre ensemble avec nos différences dans le respect de la loi.
Votre article ne me fait pas croire que vous êtres prêt à ça surtout dans un état laïque.
a écrit le 27/01/2015 à 16:28 :
Un article qui pose le problème, mais dont la conclusion ne va pas de soi, puisque, finalement, elle est que lorsqu'une fraction même minoritaire des adeptes d'une religion ne tolère pas la caricature du fondateur de leur religion, eh bien, il n'y a plus qu'à s'incliner devant eux ou plutôt devant la menace de leur violence, ce qui est généralement considéré pour l'instant en Occident comme une atteinte très grave à la liberté d'expression, car:
- qu'est-ce qui sera critique ou opinion admissible et qu'est-ce qui sera caricature inadmissible?
- si Mahomet donc se voit reconnaître ce statut, pourquoi Jésus-Christ, Moïse, Bouddha, Confucius, Lao Tseu, Socrate, (religions et philosophies d'aspect religieux ensemble) n'en bénéficieraient-ils pas? Et peut-être même Ron Hubbard, voire Gilbert Bourdin?? Et peu être aussi les philosophies tout court :Pythagore, Platon, Aristote, Epicure, etc.probablement plus estimables que les derniers cités?
Cet article ambigu, voire vicieux, contient, à ce qu'on devine, la menace voilée de la violence.... Mais, justement en vertu de la dite liberté d'expression, il a le droit d'être diffusé... et critiqué!
a écrit le 27/01/2015 à 11:28 :
Honteux, je n'ai qu'un mot, honteux ! Procéder ainsi avec de tels amalgames pour conclure sur de telles inepties lâches et funestes... Vs faites référence à Charlie Hebdo, qui a caricaturé des "systèmes", des "doctrines", des religions, etc et non des personnes, sauf celles bien sûr qui s'exposent et se surexposent dans les médias... Bannissons les "Lettres persanes" c'est trop caricatural.... Madame, vous pérorez mais vous ne connaissez pas la France et son Histoire !
a écrit le 27/01/2015 à 11:17 :
Qui peut dire dieu à dit ? l homme lui aurait tendance à avoir entendu ou cru comprendre que .....Servons nous de la raison pour éliminer les impossibilités de la vérités des messages divin , que reste t il au bout ? La croyance ; qui ne repose que sur du supposé . Aussi les rites le décorum l architecture peuvent nous émouvoir et les chants nous apaiser il n en reste que tout cela c est l esprit de l homme qui s exprime . Prenons en conscience et avançons vers le respect mutuel et que le doute nous conduise .
a écrit le 27/01/2015 à 11:14 :
Si beaucoup ont quitté leurs pays c'est qu'ils étaient asservis, pauvres, démunis de toutes libertés, alors pourquoi ne pas profiter de la chance d'être sur un sol où la liberté règne pour faire tomber ces carcans. Oui à la foi mais non à l'impossibilité de choisir. Pourquoi ma copine tunisienne est rejetée par sa famille parce qu'elle va se marier à un non musulman.
Pourquoi ma collègue de travail, marocaine trés bien intégrée,musulmane a reçu comme injonction de sa famille de ne pas fréquenter un non musulman et surtout pas un noir?
Pourquoi cette peur du mélange, alors que la plupart des migrants en apparence prône le vivre ensemble? S'il vous plait acceptez les différences, et ne serait plus les victime du soi disant racisme mais de vos chaines hériditaires et culturelles!!!! bravo à ceux qui musulmans et francais savent partagés accepter évoluer se moquer
a écrit le 27/01/2015 à 11:10 :
La religion n'est pas une personne, ce n'est pas autrui ! Elle est exclue du débat qui vous anime et c'est pour celà que pour beaucoup d'entre nous, cette polémique autour de Charlie est sans fondement ! "Discrimination, haine et violence" ne font pas parti du vocabulaire de Charlie : ceux qui le lisent le savent bien ! Ceux qui croient le contraire aiment à se monter en victimes et réinterpréter les textes de lois à leur propre sauce pour faire croire aux gens qu'ils obtiendront un jour justice : lamentable !!!
a écrit le 27/01/2015 à 10:56 :
La religion n'est pas une personne, ce n'est pas autrui donc elle est exclue du débat que vous mettez en avant.
"discrimination, haine et violence" n'ont jama
a écrit le 27/01/2015 à 10:56 :
Cela me semble équitable, mais c'est probablement inutilement polémique.
Il me semble préférable d'ignorer les blasphémateurs.

Il vaut mieux laisser un moqueur se moquer. On n'est pas obligé de l'aimer, ni de lui parler, ni de l'aider, ni de l'intégrer dans son cercle d'ami.... On considère un moqueur comme une personne à fuir et cela suffit.

La moquerie disparait dans l'indifférence. Pas dans la violence qui sert alors d'amplificateur et de haut-parleur. La preuve est faite et elle est affreusement claire.
Attaquer en justice les gens lorsqu'ils sortent du cadre de la loi (injures publiques, insultes etc) est largement suffisant.
a écrit le 27/01/2015 à 10:22 :
Messieurs les musulmans modérés, n'avez vous pas mieux à faire que de justifier les ates odieux des fous dangereux salafistes? Aujourd'hui on interdit le prophete, demain Dieu, après demain on ne critique plus les religions, et ensuite on ne critique plus rien. Et puis on se tait. Comme dans ces magnifiques contrées qui manifestent où la liberté de ne pas croire est vigoureusement attaquée.
Je suis opposé à cette vision, la liberté, ça se défend. Manifestement l'islam radical l'attaque, et vous avez choisi votre camp.

Méfiez vous qu'on ne vous mette pas dans le même sac.
Réponse de le 27/01/2015 à 10:39 :
T'es libre Max, mais si tu injuries quelqu'un ou si tu accuses quelqu'un à tort sans preuves....juridiquement t'es mort et financièrement t'es mort aussi mais il n'en demeure pas moins (en tout cas sur le papier) que la liberté des médias et de la presse c'est sacré, c'est dans le 1er article de leur constitution même si au prétexte de la sécurité les choses ont évolué d'une certaine façon, que Kennedy lui même aurait sans doute réprouvé (cf son fameux discours consultable sur Youtube). Concernant les caricatures dont il est question, je n'ai pas vu qu'Obama ait approuvé, et c'est même le contraire.Rapportez des faits, des déclarations, informer c'est une obligation pour les médias d'une démocratie, éduquez, faire rire, se moquer, mais pas provoquez, pas harceler, pas rabaisser, pas chercher à semer la zizanie ou donner l'impression de le faire même inconsciemment...les américains, qui ne sont sans doute pas exempts de reproches (cf rapport du Conseil de l'Europe concernant la NSA) savent encore penser...et savent faire preuve de discernement, et ont de la culture...nous apparemment non, on mélange tout et on fait tout pour qu'on ne sorte pas de notre confusion.
a écrit le 27/01/2015 à 9:08 :
Superbe article , nuancé et mesuré . Par contre, Tous les commentaires qui en suivent me donnent l'envie de gerber. Mais heureusement que les auteurs de ces commentaires ne représentent pas l'avis générale des Français. Ce ne sont que des extrémistes égarés. Je ne ferai donc en aucun cas l'amalgame entre ces détracteurs et la majorité de nos concitoyens français .
Réponse de le 27/01/2015 à 11:00 :
Non pas extrémistes mais la majorité qui aujourd'hui se rende compte qui sont vraiment les musulmans parce qu'ils les côtoient tous les jours.

Les musulmans veulent s'imposer et surtout ne pas se mélanger. Je suis croyante chrétienne Suis je un mécréante. accepteriez vous que vos enfants se marient et changent de religion?
a écrit le 27/01/2015 à 8:57 :
Une seule question : quelle est la définition du " sacré" dans une république laique ?
Comment pourrais-je blasphémer puisque je ne reconnais pas le caractère sacré de quelque religion que ce soit.
Mon athéisme est il sacré ? Auquel cas, toute atteinte à ma croyance serait à proscrire.
En quoi la religion de certains serait plus "sacrée" que les convictions d'autres personnes ?
Réponse de le 27/01/2015 à 10:38 :
Dans une république laïque, la république est la religion, et le sacré est la république, ou la nation (si vous êtes nationaliste).
cette religion a ses rites et ses croyances, son cathéschisme: lever du drapeau, hymne, faire la fête le 14 juillet, aller voter, tout ceci enseigné, sans possibilité de remise en question dans l'école publique....

Par ailleurs, si je mets à brûler des drapeaux français, à hurler lors de la commémoration au monument aux morts, je ne vais pas rester longtemps "libre" (ce qui me semble assez juste, car je troublerais autrui). De même que récemment, on s'est offusqué que de enfants refusent de faire une minute de silence forcée (qui était donc sacrée).Lorsque l'on viole des consciences, il y a des conséquences.

Admettez votre arbitraire, afin de comprendre celui des autres. Peut-être qu'ensuite, vous convaincrez plus facilement les autres qu'être laïc n'est pas forcément être égoïste.

Car aujourd'hui, je ne vois que des gens sans aucune tolérance fustiger d'autres gens pour intolérance.

Elevez vous.
Vous êtes laïc, vous ne savez pas certaines choses, peut-être.
Voici quelques informations : Jésus Christ a dit : "tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites le aussi vous même pour eux". Chose qui est censée être faite par les chrétiens donc. Et (soit dit en passant) qui règle bien des problèmes une fois réalisée.
Qu'avez vous à mettre en face pour montrer votre supériorité dans la tolérance? Quels préceptes? Quelle loi? Quels mots? et surtout quels actes?
Réponse de le 27/01/2015 à 18:15 :
@William il ne peut y avoir de sacré dans une république, même la marseillaise (il y a eu des propositions débattues pour la rendre moins guerrière), les lois sont la résultante démocratique parlementaire c'est tout le contraire du dogme religieux. Une démocratie est vivante grâce au débat. Quant à la minute de silence c'est juste un problème d'autorité non respecté, se taire ne veut pas dire être d'accord avec la hiérarchie. La laïcité n’est pas une idéologie, c’est au contraire la confrontation de toutes dans les limites que la loi a fixée. Depuis 1789 il existe des journaux anticléricaux qui combattent avec plus ou moins d’indécence l’intrusion du religieux dans la vie des citoyens La liberté d’expression a bien ses limites mais ne concerne pas le sacré qui est de l’ordre des convictions personnelles, si votre foi est sincère ce ne sont pas les moqueries qui peuvent l’ébranler. Penser plutôt aux chrétiens qui sont martyrisés pour le simple fait d’exercer celle-ci, eux sont atteints dans leur liberté de conscience
a écrit le 27/01/2015 à 8:57 :
avant de réagir ou pas d'une façon ou d'une autre , que les religions quelles quelles soient apportent une preuve même infime de l'existence d'un dieu quel qu'il soit .Toutes les religions , sans exeption aucune , sont des concepts de mort et non de vie , et il est normal que des adeptes un peu tordus de la cafetiére se fassent endoctriner par des monstruosités charlatanesques afin d'assouvir par un intermédiaire leur folie mentale et leur mégalomanie titanesque , bref "l'âme humaine" , (que des millions de morts auraient dû avoir, n'encombre pas les couloirs des "maisons réservées aux dieux : église mosquée temple etc ...) est par nature complétement avariée et qui plus est par tout les clergés de toute date , bien , bonne journée quand même .....
a écrit le 27/01/2015 à 8:55 :
Une remarque toute simple: quelle logique prévaut au statut particulier donné au religieux dans ce débat?
a écrit le 27/01/2015 à 8:53 :
cet article est absolument scandaleux et indigne d'une personne qui se pense autorisé à communiquer aux autres des leçons de comportement ou d'organisation de la société.
Les caricatures seraient des provocations? Mais pour qui et comment? N'oubliez pas que Charlie Hebdo est interdit dans tous les pays où il pourrait à priori choquer des lecteurs qui donc n'existent pas. Par ailleurs internet étant filtré dans ces mêmes pays il suffit de s'interroger sur qui les communique pour comprendre comment des populations peuvent être choquées.....Par ailleurs n'oublions pas qu'en temps normal Charlie est tiré à 30 000 exemplaires et à aucune chance d'être vu. Enfin des journalistes musulmans ont aussi été égorgés (ils n'étaient pas caricaturistes), des journaux ont été plastiqués au Liban ou en Algérie qui ne publiaient pas de caricatures. Enfin des hommes sont fouettés à mort dans les états délirants du wahhabisme pour des raisons absolument iniques sans qu'aucun cadre religieux de l'islam modéré ne proteste; I y a certainement là un problème évident. Les musulmans modérés doivent commencer très sérieusement à regarder les pratiques religieuses de l'islam avec lucidité sans quoi ils se feront emporter eux mêmes. Et inutile de toujours chercher des boucs émissaires américains un jour, caricaturistes un autre, israéliens, chrétiens......pour agiter les masses illétrés.
a écrit le 27/01/2015 à 8:52 :
Il faut se poser plusieurs questions car en soi cet articles est bien fait.Peut on tout dire au nom de la liberté d'expression .Je ne le crois mais cela n’excuse en rien ces crimes odieux.J'ai appris que tout envoi postal étant de nature a troubler l'ordre public devait être retiré du service(c'est vieux)Par contre ou s’arrête le liberté de la presse car "toute vérité est bonne a dire".
a écrit le 27/01/2015 à 8:49 :
Qu'est-ce que la liberté d'expression? sans la liberté d'offenser elle cesse d'exister.
Quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie.
Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre.
a écrit le 27/01/2015 à 8:47 :
Il faut défendre la liberté mais les gens et les médias doivent être respectueux. Ce qu'ils ne sont pas du tout. Il pourraient tuer pour un scoop, mais vraiment. Ça a failli arriver à plusieurs reprises pendant les dernières prises d'otages. Le problème ne vient pas des caricatures ou de la liberté d'expression mais de l'absence de respect. Les médias auraient du se taire dés le début au lieu de volontairement faire monter la haine. Ainsi les musulmans du monde entier n'auraient jamais eu l'occasion de voir leur prophète en tête de **** et l’équipe de CH serait encore en vie. Beaucoup se trompent de cible en défendant une liberté de libertaire "athéiste intégriste" sans réellement en comprendre tout le sens ou alors en voulant faire des "concessions" dans nos valeurs face à l'obscurantisme. Un peu de réflexion ne ferait pas de mal.
Réponse de le 27/01/2015 à 9:18 :
Interlibre de votre fenêtre que voyez vous ; des montagnes et du sable , du sang sur vos murs des croissants dans le ciel des tours fragiles ? Pitié vous n êtes pas des nôtres, ne revenez pas , ici la beauté vous ferez peur ..
a écrit le 27/01/2015 à 8:32 :
7 ans d'études pour nous sortir qu'on a le droit de rire, mais pas trop quand même hein. Lamentable.
a écrit le 27/01/2015 à 6:51 :
Et il faut être doctorant...pour écrire de telles inepties sans aucun fondement si ce n est sa propre conviction ???
a écrit le 27/01/2015 à 4:48 :
Des propos, des caricatures peuvent toujours choquer; des caricatures se moquant des victimes de la pédophilie engendreraient certainement des réactions négatives au sein de notre société; faut-il pour autant les exclure? Y a-t-il blasphème quand celui qui le profère est un incroyant par rapport à la religion en question? Dans son principe oui, mais puisque c'est un incroyant, que'est ce que cela peut bien faire aux croyants? Et si les croyants 'insultent'" par des propos ou dessins les idées des incroyants, parlera-ton de blasphème? Cela ne va que dans un sens? Mais, par ailleurs, tous les commentateurs de cet article qui prônent la liberté totale d'expression iraient-ils jusqu'à se moquer du musulman qui sort de sa mosquée? Si vous discutez avec quelqu'un, vus tenez quand même compte "un tantinet" de sa susceptibilité, d'éviter de le choquer; le plus sain ne réside-t-il pas dans l'auto-dérision et sur ce plan, le musulman peut-il se le permettre sans blasphémer?
a écrit le 27/01/2015 à 1:47 :
Allons dans ce sens! Je décrète que dessiner un dinosaure, parler de la théorie de l'évolution, etc. c'est se moquer de mes croyances religieuses car la bible m'enseigne la genèse.
Pire, je lance un parti d'extrémiste qui applique la volonté de Dieu telle qu'elle est écrite dans mon livre sacré. je place des théologiens pour interpréter le tout à ma guise : Celui qui se moque de moi quand je dis qu'il faut massacrer des infidèles qui refuseraient de se convertir se moque de ma religion...
Allez, allez mon cher doctorant, rassurez nous : Vous êtes complices des dictatures religieuses? Si vous n'avez pas compris le mécanisme qui consiste a déclarer hérétiques ceux qui s'opposent à une doctrine religieuse pour assoir un pouvoir politique, c'est encore plus inquiétant.
Préconisez vous qu'on respecte le sacré de tous sur la planète entière? Il va vite falloir arrêter de manger de la viande si on ne se contente pas de respecter le sacré de l'Islam!
Alors non! En France, nous ne laisserons pas revenir les rois de droit divin! Cette liberté acquise avec le temps, nous n'y renoncerons pas à la première secte envoyant des écervelés pour massacrer des éveilleurs de consciences.
Trouvez plutôt un moyen d’apaiser la colère des croyants au lieu de justifier et protéger les discours de haine des porteurs de message de paix! Ils n'ont pas besoin de dessin pour commettre des massacres chez Boko Haram, ils n'ont pas besoin de dessin pour condamner à mort des hérétiques en Iran, etc.
Le salut ne viendra par la généralisation de l'obscurantisme!
a écrit le 26/01/2015 à 22:36 :
Lamentable, non pas l'article dont les propos sont mesurés et pertinents. Lamentable les commentaires souvent incohérents de pseudo défenseurs de la liberté d'expression qui n'acceptent pas la contradiction et insulte l'auteur, ose donner avec suffisance des conseils au maître de thèse et tiennent des propos fascisants. Honte à vous qui vous êtes dits CHARLIE, à vous qu'auraient facilement caricaturé Cabu et ses amis. Honte à vous qui par vos propos haineux rejoignez les islamistes que vous prétendez combattre. J'ai honte pour vous, j'ai mal à la France. Alassane Dia et vos amis soyez plus intelligents et plus tolérants qu'eux .
Réponse de le 27/01/2015 à 1:27 :
Vous avez raison. Cet article est pertinent, saut qu'il lui manque une précision importante: celle condamnant l'attentat contre les journalistes. Si faute ils auraient fait, les journalistes ne méritaient pas une exécution extrajudiciaire. Par ailleurs, je ne suis pas d'accord avec ce passage du texte : Pareillement, lorsqu'une grave infraction est commise, l'une des meilleures voies permettant d'éviter sa reproduction, c'est de prendre en compte les motivations de son auteur, de ses coauteurs ou complices.
Prendre en compte oui, mais en éduquant ceux qui pensent comme le criminel et non en se rangeant de son côté.
Pour le reste, l'article est bien fait.
Réponse de le 27/01/2015 à 2:06 :
Pierrot, votre soutien au texte de l'auteur et votre critique assez violente des commentaires postés me surprennent. En effet, Alassane Dia écrit : "Les démocraties occidentales semblent faire face, de nos jours, à deux sortes d'extrémisme : l'extrémisme dans la promotion des droits et libertés humains et l'extrémisme dans la promotion des faits religieux." Or, les mots ont un sens, et qualifier d'extrêmisme la défense de la liberté d'expression, au même titre que l'extrêmisme religieux, qui revendique les décapitations ou les assassinats de journalistes, ainsi que des massacres de populations entières, cela relève, je l'espère, d'une incompréhension de la gravité des actes barbares et obscurantistes commis par le extrêmistes religieux
Réponse de le 28/01/2015 à 21:48 :
Surpris je comprends votre réaction. Il ne s'agit pas de justifier les actes barbares ni de mettre sur le même pied extrémiste religieux et "extrémisme de liberté d'expression". Mais une liberté sans bornes ne saurait être légitime...
La liberté d'expression doit prendre en compte le respect de l'autre..
Arrétons de jeter de l'huile sur le feu. OK je n'ai pas été moi même très mesuré dans mes propos, toutes mes excuses.
Permettez moi quelques réflexions:
1- l'horreur ne justifie pas les propos offensant les convictions religieuses, donc les personnes comme la "sacro sainte" liberté de presse ne permet pas de diffuser des propos sur lesquels un individu qui les prononcerait serait condamné
2- le principe de laïcité que je respecte ne doit pas devenir un a priori antireligieux : la grande majorité des croyants toutes religions confondues respecte les non-croyants ce qui n'est pas toujours réciproque de nos jours
3- Je suis Charlie oui mais je suis alors aussi Nigériane victime de Boko Aram , SDF, ukrainien, chrétien en Irak et bien d'autres dont nous ne nous soucions pas car loin et peu dérangeant ....
4- Notre société a tout fait pour chasser Dieu : elle en a oublié son message de respect, de tolérance, d'exigence et d'amour. On en voit les conséquences...
5- OUI il est intolérable de tuer au nom de Dieu, OUI on a le droit et même le devoir de dire ce que l'on pense mais NON à l'offense systématique, gratuite, qui attise les haines : On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision Chaque religion, qui respecte la personne humaine, a sa dignité .
Dans ces conditions OUI je suis Charlie !
Réponse de le 31/01/2015 à 8:27 :
Vous avez raison Munana
Bien sur qu'il faut condamner les attentats mais est ce la peine de répéter ce que tous disent et certains dans un esprit revanchard ou raciste?
En revanche insister sur l'éducation tout à fait d'accord. La sanction sans l'éducation c'est la punition idiote qui enferme et renforce le condamnable dans ses convictions. Juger les actes plutôt que les hommes.
Enfin même si on aurait souhaité que l'auteur de l'article condamne plus clairement les attentats, je ne vois pas qu'il les excuse ou les justifie. Le fait de ne pas répéter ce que dit les média et la foule n'en fait pas un complice
a écrit le 26/01/2015 à 22:32 :
Votre raisonnement est faux. Mohamed n'est pas "autrui", c'est aujourd'hui un symbole et la liberté d'expression sert à "questionner" (et non nécessairement se moquer) un symbole.
Si on déroule votre raisonnement, on ne peut plus "caricaturer" un chasseur tuant un animal, car cela choque : Les chasseurs, la ligue de défense des animaux, les végétariens, les végétaliens et si c'est une vache, les hindouistes.

De plus, on parle de caricature mais en quoi le dessin en Une de Charlie offense le prophète ? Il est plutôt sympathiquement représenter, vu de l'extérieur ? Que cela choque "les grenouilles de bénitier" c'est bien leur affaire. Au 16e siècle la représentation, car c'est de cela dont il s'agit et non de caricature, était admise, pourquoi pas aujourd'hui ? Et bien la caricature, dessin, représentation doit pouvoir amener les "grenouilles de bénitier" à se poser la question. C'est à cela que sa sert, et normalement avec humour !

La liberté d'expression ne s'use que si on ne l'utilise pas.
a écrit le 26/01/2015 à 22:19 :
Article capable de frelater les principes hérités des Lumières pour justifier l'injustifiable fruit de l'Obscurantisme : non la démocratie n'a pas à s'adapter, non les caricatures n'appellent pas à la discrimination ou à la haine mais pointent justement les dérives sectaires des religions et dans le cas évoqué d'une des branches de l'Islam (terrorisme, attentats suicide, appel au djihâd et au meurtre des mécréants, destruction des églises et autres lieux de culte etc). Face à toutes ces horreurs, nous n'aurions même plus le droit de dessiner et de s'indigner ? La république se doit d'être inflexible face à ces attaques contre ses valeurs.
a écrit le 26/01/2015 à 22:07 :
Des que la liberté d'expression sera encadrée il y aura des dérives. Déjà que les gens ont peur! La religion doit être tolérée et c'est tout. Rien de plus.
a écrit le 26/01/2015 à 21:51 :
vous partez de deux postulats faux:
1 l’attentat est du au caricatures : NON l'attentat est du à la violence des terroristes si Charlie Hebdo n'avait pas existé les terroriste auraient quand même eu envie de faire "mal à la France" ils auraient choisi une école, une synagogue, un supermarché casher (ah en fait ça ils ont fait aussi!)....
2 les caricatures choquent les musulmans de France? peut être... mais aucun n'a manifesté contre! ceux qui manifestent sont à l'étranger la plupart des musulmans de France comprennent les lois de la république et l'accepte doit on légiférer parce que le dirigeant de Tchétchénie avait besoin de se refaire une crédibilité auprès de son peuple principalement musulman?

Je suggère de ne pas réagir à chaud et sous l'émotion ça me fait peur de voir les politique partir bille en tête dans des nouvelles mesures sur la police et l'école : et si on se posait et si on réfléchissait? les décisions sous le coups de l'émotion en sont pas les meilleures.
a écrit le 26/01/2015 à 21:20 :
La liberté s'arrête là où commence celle d'autrui. C'est juste une question de bon sens de savoir que l'on ne peut rire de tout. La PREUVE, l'apologie du terrorisme n'est-elle pas un crime? Il y a peut-être des fous que ça pourrait faire marrer. On doit dépasser les différences par une tolérance mutuelle et cela ne peut se faire sans respect réciproque.Ce n'est pas simplement une question de musulman ou pas, mais une question sur les moyens d'un VIVRE ENSEMBLE PAISIBLE ET HUMAIN dans des sociétés de plus en plus métissées.
a écrit le 26/01/2015 à 20:39 :
le problème majeur est que pendant longtemps la "christianophobie" n'a été considérée que comme de la liberté d'expression normale. les attaques contre l'islam ont démontré que tout le monde ne voit pas les choses de la même façon.
alors maintenant qu'il y a du sang de versé certains se posent des questions jamais posées avant! il serait temps
a écrit le 26/01/2015 à 18:51 :
Il est plus important de convaincre les autres que la liberté d'expression est une garantie de leur liberté de penser, de vivre et une démonstration de leur force personnelle en face de labétise humaine ou simplement d'un désaccord (humain, social, religieux, etc...). Dans un pays qui connait cette liberté depuis plusieurs siècles l'encadrement est une erreur. Beaucoup de gens ne sont pas aidés dans la réflexion alors il préconise des règles inutiles.
Réponse de le 26/01/2015 à 20:53 :
"Dans un pays qui connait cette liberté depuis plusieurs siècles", ben voyons et les femmes votant en france depuis des siecles e France et la segragation n existe plus depuis des siecles aux USA......
Memoire selective ou trompeuse?
a écrit le 26/01/2015 à 18:40 :
Le droit d'expression a aussi ses devoirs! Mais aussi, le droit d’expression est aussi un droit de se taire par simple respect!
a écrit le 26/01/2015 à 18:11 :
LT devrait faire attention en donnant de telles tribunes à des intégristes à peine dissimulés ("le verbe sublime de Moïse" : allons-donc ! Il était là pour l'entendre ?).
Le lecteur non averti qui arrive directement ici depuis un lien google actualité peut s'estimer choqué.
Que M. Dia revoie ses fiches sur la mort de Socrate et il aura peut-être une meilleure compréhension de ce que coute la liberté d'expression.
a écrit le 26/01/2015 à 18:03 :
Du charabia pro-islam. Caricaturer une religion ne revient pas à caricaturer les adeptes de cette religion. Si ces croyants se sentent stigmatisés, c'est que l'enseignement qu'on fait de leur religion est dogmatique, intolérant. C'est le fond du problème avec l'islam, comme ce le fut avec le christianisme avant la laïcité...il y a bientôt 100 ans.
Réponse de le 26/01/2015 à 21:09 :
La france a inventé la laicité pour separer la politque du religieux. Aujourd hui des extremistes laiques la detournent pour attaquer les religions.
Ailleurs, on sait faire de la politique et du religieux, en France on nous fait croire que c est impossible. Continuons comme cela, et on va droit dans le mur.
a écrit le 26/01/2015 à 18:03 :
Du charabia pro-islam. Caricaturer une religion ne revient pas à caricaturer les adeptes de cette religion. Si ces croyants se sentent stigmatisés, c'est que l'enseignement qu'on fait de leur religion est dogmatique, intolérant. C'est le fond du problème avec l'islam, comme ce le fut avec le christianisme avant la laïcité...il y a bientôt 100 ans.
a écrit le 26/01/2015 à 17:35 :
Voici un problème théorique auquel j'aimerais avoir une réponse:
1 -Le bouddhisme n'est pas en soi une religion mais est plus proche d'une philosophie. Cependant pour un bouddhiste la vie est sacrée. Toutes formes de vie.
2 - Le bouddhisme est extrèmenent tolérant envers les autres courants de pensée mais supposons, pour le besoin de la démonstration, qu'une secte bouddhiste radicale voit le jour et que pour ses adeptes (minoritaires mais répartis dans de nombreux pays) il devienne insupportable de voir des animaux abattus pour nous servir de nourriture.
3 - Par respect pour leur sens du sacré ne devrions-nous pas alors réduire ces abattages d'animaux ou, au moins, éloigner les lieux d'abattage des endroits où ils vivent?
4 - Mais comment gérer toutes ses "exigences spirituelles" s'il n'y a pas une mais deux, troix, dix , cents "églises" ayant leur propre sens du sacré?
Il me semble que le principe de laïcité ("l'émancipation de la loi civile par rapport aux lois religieuses") est le moyen le plus approprié pour faire vivre ensemble des hommes aux croyances très différentes. Sachant qu'une loi civile ne s'applique que dans les limites d'un territoire donné et que chaque territoire peut avoir sa version de la loi civile.
a écrit le 26/01/2015 à 17:23 :
Je suis toujours étonné que l'on cite Platon comme un chantre de la liberté d'expression et selon pour deux raisons : si ses écrits sont restés dans l'histoire, d'autres disciples de Socrate, la plupart en fait, n'ont pas retranscrit la pensée de Socrate de la même façon qu lui, et, de mémoire, Platon a proposé un autodafé des oeuvres qui le contrdisaient. Il a fallu que ses collègues lui fassent remarquer que sa postérité en serait altérée pour qu'il se calme.
a écrit le 26/01/2015 à 17:22 :
Ma religion c'est le Hollandisme. Francois Hollande est mon Dieu, Manuel Valls est mon Prophète. Toute critique de leur dogme ou caricature de mon Dieu sera un blasphème.
Réponse de le 27/01/2015 à 6:17 :
@SSII-LOVER : par le saint-esprit Macron, je vous suis mon très cher frère o°o
a écrit le 26/01/2015 à 17:21 :
Article qui ne vaudrait pas la moyenne au bac philo.... La forme étant d'un niveau désastreux, le fond suit logiquement... Apprendre le vrai sens des mots semble un prérequis indispensable avant de rédiger en français.... Je suis d'ailleurs ravi d'apprendre grâce à vous que le coran est "saint". Par ailleurs la stupidité majeure de cet argument fallacieux est une impasse monumentale pour les Français musulmans : Vouloir à tout prix rétablir le délit de blasphème dans une société post-catholique, vraiment? Mais qui a -t-il de plus blasphématoire pour des catholiques que de se réclamer d'un prophète venant APRES le Christ? Vous agitez des concepts dont vous ne mesurez apparemment pas la portée....Vous avez un don pour scier la branche sur laquelle vous reposez...
a écrit le 26/01/2015 à 17:16 :
Le "vivre ensemble" et la liberté d'expression, ne sont pas une question de lois.
C'est une question d'éducation. Ce principe vaut autant pour Charlie Hebdo que pour les musulmans. La religion est du domaine de la sphère privée. Si les gens respectaient ca, il n'y aurait aucun souci avec les religions, et je pense que Charlie Hebdo serait aussi plus poli.
Réponse de le 26/01/2015 à 18:13 :
@robin de bois
Qu'est ce que la politesse vient faire dans ce souk?
Réponse de le 26/01/2015 à 22:56 :
Et la liberté de ne pas être poli, vous en faites quoi ? C'est OBLIGATOIRE d'être poli ?
Réponse de le 26/01/2015 à 22:59 :
Et bientôt on ne pourra plus contredire un "grand homme politique" par ce que ce ne sera pas poli ? Vous rendez-vous compte ou mène ce type de raisonnement qui approuverait le fait de condamner quelqu'un parce qu'il n'est pas poli, qu'il contredit la pensée unique ?
a écrit le 26/01/2015 à 17:09 :
C'est comme ça que commence un régime totalitaire : en encadrant et restreignant petit à petit des libertés qui nous semblaient évidentes.
a écrit le 26/01/2015 à 16:42 :
même si l'argument ne change pas mon mode de penée catho de gauche, héritage de l'Abbé Pierre, je trouve tout à fait normal et utile que certains se sentent l'envie de dire "attention supercherie!"..
La pensée juive chrétienne musulmane ou Bouddhiste sont respectables, mais faire croire qu'il éxiste un dieu bon, compatissant mais qui change de message aux gré des inspirations ne tient pas la route.
a écrit le 26/01/2015 à 16:41 :
Ca commençait bien et puis le crash.... La liberté d'expression inclut le droit au blasphème qui a permit de s'affranchir du religieux, de se moquer de lui, d'en faire un sujet de moquerie comme le reste.
L'auteur est dans la phrase type "tuer c pas bien mais ils l'ont bien cherché quand même".... Désolant de bêtise.
Le problème c'est l'islamisme et tout les extrémistes qui se prennent un peu trop au sérieux, la religion quand tu es bien dans tes baskets, c à l'intérieur que ça se passe tu ne te sent pas agressé dans un cadre laique.
a écrit le 26/01/2015 à 16:41 :
Ca commençait bien et puis le crash.... La liberté d'expression inclut le droit au blasphème qui a permit de s'affranchir du religieux, de se moquer de lui, d'en faire un sujet de moquerie comme le reste.
L'auteur est dans la phrase type "tuer c pas bien mais ils l'ont bien cherché quand même".... Désolant de bêtise.
Le problème c'est l'islamisme et tout les extrémistes qui se prennent un peu trop au sérieux, la religion quand tu es bien dans tes baskets, c à l'intérieur que ça se passe tu ne te sent pas agressé dans un cadre laique.
a écrit le 26/01/2015 à 16:40 :
la liberté d'expression ne s’arrête pas à "l'irrespect" même limitée à la sphère religieuse. La liberté d'expression ne se limite pas à ne dire que des choses consensuelles ne risquant de blesser personnes : c'est même forcément un peu l'inverse.
Réponse de le 26/01/2015 à 17:07 :
Va dire ça à Dieudonné!
a écrit le 26/01/2015 à 16:31 :
le délit de blasphème a été aboli.
on ne sait pas vraiment si le Coran interdit la représentation, semble t-il. et si c'est interdit, cela s'impose aux musulmans. pas aux autres, notamment athées/areligieux.
aux croyants/religieux (comme à tous) de s'imposer par l'exemplarité, la grandeur, la capacité à ne pas se prendre au sérieux, à être au dessus de ces polémiques sur de simples dessins. plutôt qu'en essayant de museler les critiques.
a écrit le 26/01/2015 à 16:11 :
ARTICLE BIEN GERBANT...
a écrit le 26/01/2015 à 16:01 :
C'est un doctorant de 5ème année qui écrit cela, alors qu'une thèse doit désormais être faite en 3 ans maximum avec une 4ème année exceptionnelle sur dérogation pour un motif valable. La 5ème année est, mais cela devrait cesser bientôt, offerte encore plus exceptionnellement à des étudiants en difficulté auxquels on laisse une dernière chance d'arriver à soutenir leur thèse. Voilà le profil de ce doctorant dogmatique qui s'attaque à la liberté d'expression et excuse la violence en réponse à ce que les bigots appellent blasphème.
a écrit le 26/01/2015 à 15:49 :
Une tentative peu convaincante d'assimiler les caricatures de Mahomet à une incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à paritr d'une lecture biaisée de l'article 24 alinéa 6 de la loi du 29 Juillet 1881 sur la liberté de la presse. Bref un travail de sape de la démocratie continue pour arriver pas à pas à légitimer l'(auto)censure et le délit de blapshème... C'est un scandale que l'université tolère des attaques contre la République ! Que fait son directeur de thèse ?
a écrit le 26/01/2015 à 15:44 :
Merci pour cette pensée lumineuse et sage.
Vous y exposé clairement un raisonnement qui appelle à la sagesse et à la réconciliation plutôt qu'une émotivité destructrice et inerte.
En regardant les commentaires je vois que vos détracteurs sont ceux là même qui veulent limiter la liberté d'expression.
La France devrait regarder la réalité en face. Et cette réalité, c'est l'apport multiculturel des traditions religieuses. En effet, il y a des millions de musulmans qui, dans le silence, apportent une contribution certaine au développement de ce pays. Mais au nom de la laïcité on promeut une assimilation qui contraint, plutôt qu'une différence qui enrichit.
Comme le dirait le poète, "célébrons la différence de nos accents plutôt que de mettre l'accent sur nos différences".
Ainsi seulement la France se réconciliera avec elle même.
Réponse de le 26/01/2015 à 15:51 :
Ni lumineuse, ni sage, on laisse passer un point de vue comme cela sans réagir et après on trouve normal qu'un blogueur soit torturé pour avoir donné son avis ou qu'une femme se taise devant un homme...
Réponse de le 26/01/2015 à 16:49 :
"il y a des millions de musulmans qui, dans le silence, apportent une contribution certaine au développement de ce pays": tout à fait d'accord, personne ne dit le contraire.

"on promeut une assimilation qui contraint, plutôt qu'une différence qui enrichit" ça veut dire quoi? La liberté de culte est garantie par la République, profitez-en. Les caricaturistes de CH, exécutés, avaient-ils empêché quelque musulman que ce soit de pratiquer leur culte? Les musulmans sont-ils persécutés en France?

Par contre, que CH continue à dénoncer la bêtise des islamistes, c'est une mission de salut public, et une bouffée d'air frais pour ceux qui assistent incrédules, à ces sinistres décapitations, lapidations et autres burkas....

"célébrons la différence de nos accents plutôt que de mettre l'accent sur nos différences". Très bien. Partez donc prêcher dans tous ces pays islamiques, ou être athée ou catholique est un crime!
Réponse de le 27/01/2015 à 7:05 :
Le débat est centré sur les caricatures de Mahomet mais CH caricature toutes les religions...tous les politiques...tous styles de français ! Et si c'est avec du vitriol c'est pour mieux nous interpeller et nous amener a réfléchir! La caricature ne gêne que les gens dont la bêtise égale la violence. S'ils étaient si outrés pourquoi y avaient-il des centaines de musulmans a défendre cette chère liberté d'expression? En France on est tous égaux même pour la caricature sévère. Tous égaux pour défendre nos principes : qui a voulu que les crèches disparaissent des mieux publics? Interdire le père noël (qui n'est pas chrétien mais commercial la religion de l'ère moderne) des écoles? Est- on pour autant venus massacrer un bastion de vos libertés ? Non! Car nous sommes en France et qu'ici la différence se respecte et est intégrée.... et du coup aussi caricaturée. Pas besoin d'un bac +12 pour comprendre ça!
a écrit le 26/01/2015 à 15:21 :
la fameuse "caricature" de Mahomet est en réalité un dessin de Mahomet qui se plaint de la bêtise des fanatiques islamistes. Il s'agit donc de la dénonciation du fanatisme, et non pas du prophète ou de l'Islam. Ce dessin tend à montrer que Mahomet ne cautionne pas le fanatisme. Je ne vois pas où est le mal, si ce n'est qu'il titille la susceptibilité des fanatiques, qui ont commis, commettent (et commettront) des actes d'une atroce barbarie, à l'opposé complet des valeurs d'humanité mises en avant par toutes les religions.
Réponse de le 26/01/2015 à 17:11 :
Lorsque que le CFCM avait porté plainte contre les caricatures du prophète , en réalité il porté plainte contre une seulle caricature. Ila précisé que toutes les autres ne lui posait aucun problème. Et la caricature en question était la représentation du prophète avec une bombe sur la tête, sans aucun texte à côté. Il n'y avait pas de dénonciation du fanatisme mais à mon sens une insulte grauite.On ne peut être plus direct. Même le juge bien qu'il aquittait Charlie hebdo (sous la pression médiatique) a reconnu que cette caricature pouvait prété à controverse .
Réponse de le 26/01/2015 à 17:35 :
Attendu que, dans l’éditorial jouxtant ce dessin, Philippe VAL a notamment écrit :
Pourtant, dans son éditorial, Vals avait commenté .....
« Quant au dessin représentant Mahomet avec une bombe dans le turban, il est suffisamment faible pour être interprété n'importe comment par n'importe qui, et le crime est dans l’oeil de celui qui regarde le dessin. Ce qu'il représente, ce n'est pas l’islam, mais la vision de l’islam et du prophète que s'en font les groupes terroristes musulmans » ;
Réponse de le 27/01/2015 à 2:13 :
"Il n'y avait pas de dénonciation du fanatisme mais à mon sens une insulte grauite." : Le problème dans cette phrase réside dans le "à mon sens"... Partant de là, vous pouvez demander la condamnation de tous pour blasphème et quelques braves dictateurs se disant religieux peuvent envoyer les masses à l’abattoir en l'absence de toute critique...
On tue facilement les opposants à l'interprétation officielle de la religion dans certains pays pour ça (Mohsen Amir-Aslani en Iran par exemple).
En France, on a autorisé le blasphème pour que ça cesse. C'est en même temps qu'on a protégé les minorités dans leurs cultes et je doute que les opposants à CH seraient heureux de voir les curés appeler au massacre des infidèles.
Que les musulmans se rassurent, nous avons eu un clergé "créatif" en matière de barbarie et nous méfions encore plus du pape que des pro-charia qui n'ont aucune chance ici.
PS : En cadeau, pour bien comprendre, un peu de Voltaire (Saint-Barthélemy, massacre des protestants) que vous pourrez comparez objectivement avec les manifestations "spontanées" (après la prière du vendredi) contre Charlie Hebdo dans certains pays :
"Je ne vous peindrai point le tumulte et les cris,
Le sang de tous côtés ruisselant dans Paris,
Le fils assassiné sur le corps de son père,
Le frère avec la sœur, la fille avec la mère,
Les époux expirant sous leurs toits embrasés,
Les enfants au berceau sur la pierre écrasés :
Des fureurs des humains c'est ce qu'on doit attendre.
Mais ce que l'avenir aura peine à comprendre,
Ce que vous-même encore à peine vous croirez,
Ces monstres furieux, de carnage altérés,
Excités par la voix des prêtres sanguinaires,
Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères ;
Et, le bras tout souillé du sang des innocents,
Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens."
a écrit le 26/01/2015 à 14:57 :
Toulouse est mal barrée !!
Réponse de le 26/01/2015 à 17:49 :
Le bêtise islamiste semble ancrée localement dont l'affaire Mohammed MERAH n'a révélé que l'arbre qui dissimule la forêt...
a écrit le 26/01/2015 à 14:56 :
Toulouse est ma
a écrit le 26/01/2015 à 14:10 :
Dans l'affaire des caricatures, c'est souvent le simple fait de représenter le prophète qui est reproché par les islamistes.

Les musulmans peuvent très s'interdire cela. Mais il est hors de question qu'ils nous imposent ce principe, de la même manière que le PCF ne pourra jamais imposer aux autres partis de commencer leurs meeting en chantant l'Internationale.

Les caricatures ne s'attaquent pas à des personnes, mais à des idées. C'est tout le principe d'un débat.

Le débat sur les caricatures, c'est simplement la frange extrémiste du monde musulman qui s'attaque à un pilier de notre démocratie.
Réponse de le 26/01/2015 à 14:45 :
C'est vrai ça, même les rouges du PCF n'ont jamais demandé que l'on chante l'Internationale aux meeting du RPR ou du FN, ils aurait pu demander par hasard..., ça n'aurait jamais accepté.
a écrit le 26/01/2015 à 13:59 :
"L'extrémisme dans la promotion des droits et libertés humains" !?!
Et puis quand encore : "La dictature de la démocratie" ?

La liberté de blasphémer est indissociable de la liberté de culte, puisque chaque religion contredit - et donc blasphème - la Vérité des autres.

On ne peut pas s'interdire de caricaturer les religions de la même manière qu'on ne peut pas s'interdire de caricaturer les idées politiques.

Cette tribune ne fait que justifier des positions anti-démocratiques.
Réponse de le 26/01/2015 à 16:28 :
Il suffit de lire le nom de l'auteur de cette tribune pour comprendre son manque d'objectivité en la matière.
a écrit le 26/01/2015 à 13:59 :
Ceci pose la question de qui détermine les règles lorsqu'il y a litige: une religion ou les citoyens. Si on réponds une religion, on s'expose à ce que demain, par exemple, il soit jugé impie (donc blasphématoire) de payer ses impôts à un pouvoir non religieux. On voit bien que ce serait inacceptable comme position pour la société. Donc, la seule alternative est qu'une religion soit soumise aux règles des citoyens quant à son expression publique et non l'inverse. Après faire attention à l'autre -différent- pour éviter de le blesser, c'est une règle de bon sens et d'apaisement mais ça ne peut-être une loi car cela implique qu'un individu religieux accepte que sa religion a le droit d'être soumise à la critique.
a écrit le 26/01/2015 à 13:57 :
Venant d'une juriste, cet article est incroyable.... cela revient à rendre intouchables les religions (puisqu'on ne peut plus s'en moquer, ni rire de leurs exigences). Il va bientôt nous falloir admettre que la terre est plate, qu'elle tourne autour du soleil, et que l'évolution n'existe pas, puisqu'un prophète l'a dit, il y a plus de mille ans, et que son enseignement est inaccessible à la moquerie.... Il faut au contraire répéter une fois encore, que le délit de blasphème n'existe pas, ne vous déplaise, Madame
Réponse de le 26/01/2015 à 15:46 :
Une femme n a pas le droit de discuter de la théologie et du droit . C est donc un homme .!!!
Réponse de le 26/01/2015 à 16:33 :
Bien vu, autant pour moi... . C'est vrai que c'était assez insolite
a écrit le 26/01/2015 à 13:57 :
merci j'ai les nerfs! J'aimerais croire à une plaisanterie ... on touche le fond ...
a écrit le 26/01/2015 à 13:28 :
Houellbecq résumé bien la position de ces prétendues élites bien pensantes: soumission. Elle devrait se reconnnaitre dans le roman...
a écrit le 26/01/2015 à 13:22 :
merci, merci beaucoup
a écrit le 26/01/2015 à 13:22 :
Depuis déjà quelques dizaines d'année avec un résultat pitoyable, la théorie des ventres mous rejoint celui des islamo-sectaires...pour leur petit confort réciproque et éphémère.
a écrit le 26/01/2015 à 13:18 :
"Il suffit simplement d'opérer une mise en balance entre la liberté de caricaturer le prophète d'autrui et les risques d'atteinte à l'ordre public pour conclure à la nécessité de limiter la première." C'est justifier l'acte terroriste ou je n y comprend rien : dans cette logique, plus le risque d'acte terroriste augmentera, plus la necessiter de brider la liberté d'expression d'imposera...
a écrit le 26/01/2015 à 13:18 :
il est entré dans les moeurs de limiter la liberté à la pornographie . Il doit en être de même pour la religion; Les séminaristes savent en réfectoire employer l'autodérision, il n'en est pas de même des juifs et des musulmans. Il faut tenir compte de la sensibilité fluctuante selon les personnes.............
a écrit le 26/01/2015 à 13:06 :
Il serait bon de rappeler l'histoire de la France...
Tout le problème et la c'est que la majorités des politiques, juristes oubli le fondement de la Republique et la séparation de L'eglise et l'Etat.

Cette article est somme tout Français, thèse/anti thèse==> Foutaise
a écrit le 26/01/2015 à 12:56 :
Nous n'avons pas à subir le diktat des religieux en matière de liberté d'expression !
Le raisonnement de cet article n'est pas acceptable , car cela revient au même raisonnement que celui des violeurs = "elle portait une mini-jupe indécente , donc elle méritait d'être violée " ....

Appamée
a écrit le 26/01/2015 à 12:55 :
Où est la liberté d'expression dans les pays musulmans même modérés où il est impossible de construire une église alors que l'on construit des mosquées dans tous les pays démocratiques de culture chrétienne ? Où est la liberté d'expression quand il ne peut même pas y avoir une croix rouge sur les biens envoyés ans des pays musulmans par cette même croix rouge ? Où est cette liberté d'expression que réclame à juste titre les musulmans dans nos pays quand de tout l'Orient les chrétiens pourtant là bien avant les musulmans sont chassés de leurs terres sans qu'aucun chef d'état ou chef religieux y trouve à redire ?
a écrit le 26/01/2015 à 12:53 :
Et si l'on étalonnait l'acceptation de l'islam en France sur l'acceptation du christianisme en pays musulman ?
Réponse de le 26/01/2015 à 21:55 :
Excellente idée, je vote pour ! Lorsque les pays musulmans respecterons la liberté religieuse ou l'athéisme sur leur territoire, c'est que l'islam aura réussi sa modernisation....!
a écrit le 26/01/2015 à 12:51 :
Où l'on voit que les terroristes ont gagné...Bravo à ce cher docteur de le mettre en exergue !
a écrit le 26/01/2015 à 12:36 :
L'argumentation du "docteur" est curieuse. Comment peut-il invoquer l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui prévoit que : « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » ? D'abord, qui détermine ce qui nuit à autrui ? Ça ne peut pas être "autrui" lui-même, puisque ça voudrait dire qu'il est juge et parti. Qui plus est, ça ne voudrait dire qu'il n'y a plus de liberté d'expression puisqu'il suffirait, à n'importe quel "autrui" de dire "ça me nuit".
Décidément, ce docteur en droit a des raisonnement bien spécieux. Il est sans doute davantage religieux que spécialiste en droit.
Réponse de le 26/01/2015 à 13:07 :
De plus ,une religion n'est pas autrui , donc , cet article est inappliccable à des caricatures de religions .

Appamée
Réponse de le 26/01/2015 à 13:11 :
Oui, un lourd pensum laborieux estudiantin, il ne faut pas attendre de conclusions constructives d'une telle pomposité.
Que la Tribune s'abaisse à republier ce genre de papier tout juste digne d'une dissertation de lycée, c'est en soi une démonstration des abus de la liberté d'expression : tout peut être écrit, mais tout ne mérite pas l'attention. Il ne suffit pas de proclamer qu'on a une opinion particulière à défendre pour que la liberté d'expression la mette automatiquement et naïvement en avant comme dans un catalogue exhaustif.
a écrit le 26/01/2015 à 12:30 :
Vous faites votre boulot avec efficacité !
a écrit le 26/01/2015 à 12:29 :
Il semblerait intéressant que ce doctorant explique pourquoi les sociétés se basant sur l'Islam ne sont pas stables. La progression de l'Islam va à contrario avec les libertés individuelles.
a écrit le 26/01/2015 à 12:20 :
Un article juste et équilibré.
Il reflète fort bien les problèmes auxquels notre société est confrontée aux lendemains des attentats.
Il faudrait qu'il soit lu (et débattu ?) dans tous les collèges et lycées de France.
Réponse de le 26/01/2015 à 16:24 :
Taqiya spotted.
a écrit le 26/01/2015 à 12:19 :
Article honteux. Passee une introduction atone, arrive la conclusion mettant sur un pied d'egalite les caricatures de Mahomet (et des autres religions) et des meurtres de sang froid et autres violences. Que la liberte soit conditionnelle on le sait depuis Hobbes. Maintenant, accepter que la liberte soit soumise au crime, cela est bien different. C'est le regne de l'obscurantisme.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :