C'est la mode. Volkswagen ne pouvait pas rester à l'écart de ce phénomène commercial très lucratif : le SUV coupé. D'autant que ce type de silhouette est, en général, rien de moins qu'un modèle déjà existant avec une carrosserie retravaillée. Autrement dit, avec un coût de développement marginal. C'est ainsi qu'est né le Taigo. Tiré non pas d'un T-Cross ou d'un T-Roc, les deux SUV citadins de la marque allemande, mais de la Polo, la berline à succès. Volkswagen prend ainsi le pari d'accentuer sa segmentation du marché des citadines avec désormais trois SUV.
Ce pari est d'autant plus risqué qu'on a connu mieux en matière de carrosserie coupée. Le Taigo a du mal à se départir de la silhouette massive des Volkswagen. Là où on attend un toit très fuyant avec des lignes très effilées pour donner de la dynamique (on n'ose pas parler de sportivité), on ne voit qu'austérité et un hayon à peine descendant juste après la custode arrière. En la matière, nous préférons un Renault Arkana (même s'il se situe sur le segment supérieur) ou même encore la nouvelle Citroën C4, dont le parti pris stylistique incarne davantage l'esprit coupé. Sur le reste, aucune surprise. On retrouve les standards de la marque. A l'intérieur, c'est pire encore, puisque le Taigo n'apporte rien de nouveau aux derniers modèles Volkswagen.