• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsEuromed

Comment l'université Cadi Ayyad de Marrakech devient une "Smart University" (A. Miraoui, 2/3)

Propos recueillis par Alfred Mignot, à Marrakech

Publié le 26 février 2017 à 16:48 - Mis à jour le 27 février 2017 à 09:57

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans le premier volet du long entretien qu'il nous a accordé, Abdellatif Miraoui, président de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech et Président de l'Agence universitaire de la francophonie, a détaillé pour LaTribune.fr l'intérêt des cours enregistrés qu'il a mis en place. Dans ce deuxième volet, il nous parle plus longuement de la "smart university" qu'il déploie, et des choix stratégiques de développement de son université.

LA TRIBUNE - Avec Microsoft, vous avez lancé la "smart university". De quoi s'agit-il ?

Professeur Abdellatif MIRAOUI -La "smart university" est aussi un paradigme nouveau, et cela dépasse largement le seul aspect numérique ! L'université intelligente ne l'est pas seulement au sens digital, elle l'est aussi en termes de fonctionnement, de respect de l'environnement, d'optimisation de la gouvernance...

C'est parce que nous sommes les premiers en Afrique francophone que Microsoft nous a choisis pour investir plus de 2 millions de dollars. L'objectif : rendre le wi-fi fluide et le généraliser à l'échelle de tous les établissements de l'université. C'est ainsi que maintenant les étudiants peuvent rester connectés partout, à l'intérieur mais aussi sur les bancs du parc de l'université. C'est aussi pourquoi, l'université est en train de travailler pour que le smartphone devienne un véhicule de pédagogie, car c'est un outil que tous les étudiants possèdent.

Nous avons d'ailleurs développé une application smartphone : l'étudiant doit s'inscrire pour s'identifier, puis il a accès à tous les cours qui le concernent. Nous avons également entrepris d'étoffer cette application, de telle sorte que les jeunes puissent recevoir des informations, des notifications comme par exemple sur Facebook : "vous avez un examen ; votre cours est déplacé", etc. Outre que l'étudiant dispose de tout le contenu des cours, il peut aussi obtenir une attestation, vérifier ses notes, etc.

Au terme de quel processus de sélection Microsoft vous a-t-il choisi ?

Il n'y a pas eu d'appel d'offre... En fait, ils ont observé que l'université bougeait dans le sens du numérique, et ils nous ont invités à Seattle, où j'ai rencontré le numéro deux de Microsoft. Je lui ai fait part de notre intérêt et six mois plus tard, il nous a fait savoir qu'il nous avait choisis pour travailler avec eux, considérant que notre université était la mieux classée, et qu'elle sait où elle veut aller.

Quelles sont les disciplines pour lesquelles vous revendiquez l'excellence ?

En tant que président de l'université, je suis tenté de vous répondre : dans toutes les disciplines, y compris les sciences humaines et sociales ! En fait, nous sommes avant tout reconnus comme une université de recherche, avec une plus forte visibilité sur les sciences exactes, la faculté des sciences et techniques ainsi que les écoles d'ingénieurs. Ce sont les deux piliers qui ont installé l'université en bonne place dans tous les classements internationaux et plus particulièrement ceux du Times Higher Education, qui  depuis trois ans place  l'Université Cadi Ayyad comme première université du Maroc, du Maghreb et de l'Afrique francophone).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Mais aussi, à la suite de différentes enquêtes que nous avons menées, il est apparu que certains de nos anciens étudiants, issus de nos facultés de sciences humaines, sont devenus des gens brillants et reconnus, souvent dans les médias, le droit international, les sciences politiques...

Depuis mon arrivée en 2011, nous avons essayé de valoriser les sciences humaines. Je venais de France, et les contrats que j'avais pu passer avec Alstom, General Electric, etc., m'ont appris que la dimension sciences humaines et sociales est présente dans tous les grands projets de recherche et appels d'offres européens et américains. Dès mon arrivée, nous avons travaillé pendant une année pour définir une nouvelle stratégie. Et nous avons publié un document qui est notre charte de référence. L'Université Cadi Ayyad est la seule université dans ce cas au Maroc.

Comment s'appelle ce document ?

Tout simplement "Stratégie de l'université". Après l'édition 2013-2016, nous avançons maintenant sur la base de l'édition 2017-2020. C'est ce qui permet à l'université de travailler sereinement, d'inscrire notre action dans le cap que nous avons choisi. Comme nous l'avons fait à la fin de la période 2013-2016, dans quatre ans nous évaluerons à nouveau nos forces et faiblesses, nos avancées avec les thématiques que nous avons choisies, par exemple « énergie, eau et environnement » qui a été au cœur de la COP22 de novembre dernier, ici à Marrakech.

N'était-ce pas un choix « opportuniste » ?

Non, car j'ai la conviction que les centres d'intérêt de la société doivent se retrouver dans l'université - contrairement d'ailleurs à ce qui se passe dans la plupart des grandes universités francophones en particulier, où l'on "fait de la science pour la science".

Sur ces thématiques sociétales, comme « énergie, eau et environnement », nous associons des savoirs multiples : des économistes qui travaillent dans le domaine de la mobilité urbaine, dans l'énergie, des physiciens, des mathématiciens...

La mobilité urbaine, c'est une autre de vos thématiques sociétales ?

Oui, et par choix délibéré car il n'y a aucun laboratoire, aujourd'hui au Maroc, aucune structure qui traite de la mobilité urbaine. J'évoque le Maroc, mais c'est le cas dans toute l'Afrique. Chaque fois que l'on a besoin de modéliser une ville, on fait appel à des Européens ou à des Américains. Mais on ne peut transposer à Marrakech les modélisations utilisées à Berlin ou à New York, ce n'est pas possible.

Il faut absolument que la mobilité soit traitée de manière nationale et locale. Nous avons choisi ce créneau, nous avons réuni pour cela des mathématiciens, des sociologues, des experts de l'automatisation, de la gestion des carrefours et des flux automobiles, et nous sommes en train de mettre en place une plateforme de réalité virtuelle qui permet de simuler la mobilité dans une ville comme Marrakech, et sa région.

Cet embryon de structures pragmatiques de recherche nous permettra de chercher des moyens financiers, et en même temps de répondre à un vrai enjeu sociétal, car aujourd'hui Marrakech étouffe.

La troisième thématique de travail que nous avons choisie, c'est celle des matériaux, particulièrement du patrimoine national. Par exemple, les batteries au lithium utilisent les phosphates, dont le Maroc est le producteur et leader mondial. Autre exemple : pourquoi utiliser le béton, alors que les produits de la montagne marocaine sont un matériau à portée de main ? On promeut donc les collègues qui travaillent sur les matériaux du patrimoine, et on les incite à coopérer  avec les géographes, les sociologues, afin de sauvegarder ce patrimoine souvent méconnu, pour essayer de le mettre au goût du jour, en réactualisant les savoir-faire traditionnels qui répondent à des problématiques toujours actuelles, par exemple comment filtrer et conserver l'eau dans des régions arides.

La quatrième thématique concerne tout ce qui est agroalimentaire, de l'agriculture de subsistance aux produits de luxe exportables, comme les produits issus de l'arganier ou des figues de barbarie, des produits qui possèdent de vraies vertus médicinales.

À lire également

  • "Le numérique élève nos taux d'encadrement" (A. Miraoui, Pdt de l'université de Marrakech, 1/3)
  • Au Forum de l'UpM : « Rendre l'espoir à la jeunesse de la Méditerranée »
  • Les jeunes Africains entre désenchantement et chimères
  • « Travailler au renforcement du rôle des femmes en Méditerranée » (D. Borione, SGA de l'UpM)

Voilà donc les quatre axes stratégiques de travail que notre université s'est fixée. Ainsi, à chaque fois que nous avons à décider de la création d'une filière pédagogique, nous nous demandons si cela correspond aux thématiques auxquelles notre université veut s'identifier. C'est ainsi que nous avançons, depuis quatre ans.

>>> Prochain article, 3/3 : "L'économie doit être une préoccupation centrale de la Francophonie".

Retrouver l'article 1/3 : "Le numérique élève nos taux d'encadrement" (A. Miraoui, Pdt de l'université de Marrakech, 1/3)

...

> Retour au SOMMAIRE EUROMED-AFRIQUE

Propos recueillis par Alfred Mignot, à Marrakech

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats