• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsVu de Bruxelles

La contre-révolution silencieuse de Jonathan Hill

Photo de Florence Autret

Florence Autret

Publié le 01 avril 2016 à 09:00

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le référendum britannique sur le Brexit remet en cause la grande réforme financière qu'avait élaborée le commissaire européen Michel Barnier pour répondre aux problèmes qu'avait posé la crise financière de 2008. Son successeur, le britannique Jonathan Hill, s'attèle à ce qui ressemble à un démantèlement.

La mise en oeuvre des grandes réformes de la finance initiées par Michel Barnier est devenue l'otage du Brexit. Le Britannique Jonathan Hill a entrepris de transformer la montagne de réglementation érigée par son prédécesseur, le Savoyard Michel Barnier, en une... colline. Comment s'y prend-il ? Discrètement. En février, il a engrangé près de 300 réponses à un « appel à remarques » lancé au sujet de l'ensemble de l'agenda Barnier.

Les banques se sont jetées sur l'occasion pour expliquer que l'augmentation de leur capital était un frein potentiel au financement de l'économie et que le surcroît de transparence sur les marchés menaçait leur liquidité... donc la stabilité financière. Que fera le commissaire britannique de ces informations ? On le saura en avril ou en mai. Barnier voulait changer la finance pour changer le monde.

Hill trouve un certain charme à l'ordre ancien et voudrait juste que les choses fonctionnent à peu près.

Les mêmes arguments (liquidité, stabilité, rentabilité) sont avancés sur un terrain beaucoup plus opérationnel et encore plus caché du grand public : les normes techniques qui décideront si les réformes Barnier pourront ou pas « mordre ». Ici, une bataille épique oppose, depuis plusieurs mois, la Commission, les trois autorités européennes de régulation et le Parlement européen.

En septembre dernier, Reemt Siebel, le patron de l'autorité européenne des marchés installée à Paris, a fait passer à Jonathan Hill près d'une trentaine de « standards techniques » portant notamment sur les nouvelles règles de transparence sur les marchés d'obligations et de dérivés. Un sujet ultrasensible pour les quelques grandes banques qui réalisent l'essentiel de leurs profits sur ces marchés. Trois mois plus tard, la Commission a retoqué la copie des régulateurs et entrepris de la réécrire... En même temps, elle demandait le report à 2018 de l'entrée en vigueur de ce texte touffu, censé rendre aux marchés un peu de leur intégrité. Pour ce faire, elle a dû demander au Parlement son blanc-seing, lequel en a profité pour mettre le nez dans lesdits standards et y a trouvé à redire.

La Commission s'est alors lancée dans une négociation informelle avec l'homme fort sur ces sujets, le député allemand Markus Ferber, et en a proposé une nouvelle version... laquelle mécontente fortement M. Siebel, qui l'a fait savoir publiquement. Aux dernières nouvelles, lesdits standards pourraient être adoptés en juin ou juillet... soit neuf mois après les propositions initiales.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un conflit triangulaire similaire s'annonce avec, cette fois-ci, l'autorité bancaire européenne, au sujet des capacités d'absorption de leurs propres pertes par les banques, autre réforme structurante censée assainir radicalement le secteur bancaire et limiter l'exposition des contribuables à ses risques. Mêmes échanges de lettres musclées, même risque de veto du Parlement.

Tout cela montre deux choses

Premièrement, le système de régulation mis en place après 2008 selon un plan dessiné par le Français Jacques de Larosière est en péril à cause du rôle trop important qui reste confié à une Commission au rôle ambivalent. D'un côté, elle se prétend gardienne de la législation, neutre, technocratique quand il s'agit d'adopter des standards techniques, de l'autre, elle s'avoue de plus en plus politique, ce qu'elle est bel et bien quand on voit l'inflexion provoquée par l'arrivée de Jonathan Hill. C'est un peu comme si le Treasury et le Congrès avaient le dernier mot sur les normes techniques de la Securities and Exchange Commission.

Deuxièmement, la victoire remportée par François Hollande en février lors des négociations sur le Brexit, quand il a mis son veto à l'idée d'un double set de régulation, un pour la City, un pour le Continent, ne résout rien.

À lire également

  • L'Europe à quitte ou double face à la crise des migrants
  • Mort annoncée du « dumping » social en Europe
  • Et Merkel inventa l'eurodiplomatie...
  • Un hiérarque français sur la sellette

Une différenciation de la réglementation entre Londres et le Continent est inévitable parce que les intérêts en jeu sont trop colossaux. Les Britanniques se battront jusqu'au bout pour garder autant de souveraineté que possible sur la City. N'avoir pas su développer dans la zone euro une place financière d'envergure restera une épine dans le pied de l'Union monétaire pour les années à venir, quel que soit le résultat du vote britannique du 23 juin.

Florence Autret

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »