Les classes moyennes supérieures, pigeons de la farce fiscale

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Comme le dit un proche du pouvoir : mais qui entend crier les classes moyennes supérieures ? Les pigeons, c'est fait pour se faire plumer (sic)...
Comme le dit un proche du pouvoir : "mais qui entend crier les classes moyennes supérieures ? Les pigeons, c'est fait pour se faire plumer" (sic)...
Dans son premier projet de budget, le chef de l'Etat oublie délibérément les classes moyennes supérieures. Voire même organise leur matraquage fiscal avec l'impôt sur la fortune immobilière, réservé aux « petits riches » et le choix de Bercy de rendre rétroactive la hausse de la CSG sur l'épargne. Gare au retour de bâton.

Elu par les classes moyennes, chouchou des habitants des grandes villes et leurs nombreuses classes moyennes dites supérieures, Emmanuel Macron ne leur renvoie pas vraiment l'ascenseur (fiscal) dans son premier projet de budget. Certes, les salariés du privé vont bénéficier à plein du transfert entre les cotisations salariales et la CSG, la suppression d'une partie des premières étant plus que proportionnelle à la hausse de la seconde, ce qui augmentera le salaire net à partir de 2018. Certes, Bercy a pris garde à ce que l'augmentation de 1,7 point de la CSG soit déductible de l'impôt sur le revenu, pour éviter que l'Etat ne reprenne d'une main ce qu'il donne de l'autre. Mais cette faveur fiscale ne concernera pas la hausse de la CSG sur l'épargne qui tourne au matraquage fiscal des fameuses classes moyennes supérieures.

Une hausse d'impôt d'un tiers

Ainsi en va-t-il de l'assurance-vie qui, au-delà de 150.000 euros (quel que soit le nombre de contrats) verra tous les nouveaux versements être assujettis au prélèvement forfaitaire unique de 30%. Pour les épargnants concernés, c'est donc une hausse d'impôt d'un tiers, de 23% à 30%, qui a été décidée, sans que Bercy soit en aucune manière capable de justifier pourquoi ces versements et eux seuls seront concernés.

Vision étriquée du Trésor qui voulait depuis longtemps « faire la peau » de l'assurance-vie, dit-on chez les assureurs qui dénoncent une usine à gaz fiscale qui « en plus ne rapportera rien ». S'ils se félicitent que l'assurance-vie soit sortie du champ de l'ISF, ils craignent que cette mesure, qui change la nature fiscale des contrats, ne tarisse le placement préféré des Français. Pourquoi placer en assurance-vie si l'on peut avoir le même traitement fiscal en dehors de ses contraintes. Il y aurait bien eu une solution, par exemple allonger la durée de l'assurance-vie pour se caler sur la longévité réelle de ces contrats (12 ans en moyenne), mais Bercy a refusé tout net d'examiner cette option pourtant cohérente avec l'idée de favoriser les placements à long terme et en actions pour financer l'économie. Résultat, si les classes moyennes supérieures font la « grève » de l'assurance-vie, l'Etat n'aura que ses yeux pour pleurer et risque de le regretter lorsqu'il faudra placer les 300 milliards d'euros annuels d'emprunts du Trésor en pleine remontée des taux d'intérêt.

La fin du mécanisme des taux historiques

L'autre aberration fiscale du budget d'Emmanuel Macron est un coup en-dessous de la ceinture sur lequel Bruno Le Maire et Gérald Darmanin se sont bien gardé de communiquer jusque-là : dans un article du projet de loi de financement de la sécurité sociale consacré à la hausse de la CSG se niche un détail technique, mais qui change tout pour les plans d'épargne en actions et les plans d'épargne d'entreprise (PEA et PEE) : il est en effet mis fin au "mécanisme des taux historiques" en ce qui concerne les revenus des placements.

Autrement dit, dès 2018, les PEA et les PEE (intéressement et participation) seront soumis à la totalité des prélèvements sociaux, hausse de CSG incluse, soit 17,2%. Cette hausse ne s'appliquera pas uniquement sur les gains de l'année n-1, comme c'était le cas jusqu'ici (méthode des taux historiques), mais sur la totalité des intérêts, dividendes et plus-values accumulés.

Pas vraiment un point de détail puisque depuis la création de la CSG, le taux du prélèvement social sur les revenus du capital n'a cessé de monter. Jusqu'à présent, l'épargnant avait donc une sorte de prime fiscale s'il avait détenu ses placements à long terme. Certes, il y a une logique de simplification à programmer la sortie du mécanisme des taux historiques : c'est déjà le cas pour les PEL et certains contrats d'assurance-vie. Mais dans le cas du PEA et du PEE, c'est clairement une mesure rétroactive qui va  ponctionner des épargnants qui avaient cru de bonne foi pouvoir investir à long terme sans s'exposer au changement des règles du jeu fiscal.

Véritable coup de bambou

Outre que la décision est en complète contradiction avec la stratégie affichée de réorienter l'épargne vers le risque, le long terme et donc le financement des entreprises, c'est, au prétexte de la simplification, un véritable coup de bambou qui attend les classes moyennes supérieures. Elles paieront plein pot la facture de l'IFI, le nouvel impôt sur la fortune immobilière, qui, s'il rapportera 5 fois moins que l'ISF, concernera peu ou prou autant de contribuables. Et subiront la double peine avec la taxation rétroactive de leur épargne au travers de la hausse de la CSG.

Bref, avec Emmanuel Macron, le ras-le-bol fiscal a encore de beaux jours devant lui. Doux avec les « gros » riches, sur qui se concentre l'essentiel des mesures fiscales du budget, et dur avec les « petits » riches, voilà que jour après jour se découvre la réalité d'une politique fiscale unilatérale et dont la cohérence de départ, rétablir la confiance des investisseurs et des épargnants, est de plus en plus ébréchée.

Comme l'a dit ce lundi matin sur Europe 1 le Premier ministre, Edouard Philippe, « l'impôt, c'est toujours symbolique pour les autres ». On ne saurait mieux dire ! Il parlait bien sûr de la possible sur-taxation des yachts qui risque de faire fuir l'industrie nautique à l'étranger. Sans doute pourrait-il appliquer sa formule aussi aux épargnants français qui se préparent à devenir les dindons de la farce fiscale du quinquennat. Comme le dit un proche du pouvoir : "mais qui entend crier les classes moyennes supérieures ? Les pigeons, c'est fait pour se faire plumer" (sic)... C'est vrai, il y a peu de chances qu'ils "foutent le bordel", eux ! Pourquoi donc se priver !

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Commentaires
a écrit le 18/10/2017 à 11:11 :
Quand on taxe quelques rares "très riches" cela ne rapporte pas grand chose, il est plus logique de taxer les "petits" riches qui sont bien plus nombreux et rapportent donc beaucoup plus. Vous venez de découvrir l'arithmétique bravo !
Mais si vous espérez que l'on va plaidre ceux qui peuvent mettre plus de 150 K€ dans des assurances vie, passez votre chemin ....
a écrit le 12/10/2017 à 13:31 :
Les gains de productivité des administrations (à services constants) permettent juste de résorber les déficits donc si on veut alléger les entreprises, il faut bien taper sur cette population puisque la courbe de Laffer nous empèche de taxer trop les gens très riches...
a écrit le 11/10/2017 à 11:12 :
c est simple domiciliez vous en Andorre......!
Réponse de le 12/10/2017 à 13:20 :
trop d'espagnols en andorre, non merci. je prefere les americains.
a écrit le 11/10/2017 à 0:04 :
Rappelons que l'immobilier fait travailler à la construction, puis à l'entretien de l'immeuble, ainsi que les aménagements ou réfections diverses tant que cette construction est debout. Encore faut-il avoir les moyens, donc les revenus pour.
Réponse de le 13/10/2017 à 14:07 :
La construction est faite une fois pour toute. l entretien c est un peu tous les 10-15 ans. de meme la vente fait travailler les banques et les notaires soit pas grand monde. autrement dit quand vous vendez une maison faite en 1960, vous faites pas travailler grand monde. Pire, l argent que l etat utilise pour maintenir les prix haut (PTZ, Pinel, APL) serait mieux utilisé ailleurs. car l avenir de la france, c est pas dans le parpaing qu il se trouve
a écrit le 10/10/2017 à 14:28 :
L'ISF sera transféré sur l'immobilier des "petits riches", mais qu'en sera-t-il si ces petits riches transforment leurs propriétés en SCI ?
Réponse de le 10/10/2017 à 23:56 :
Une SCI est comme un bien en direct, donc taxé de même CF votre feuille d'IRPP.
a écrit le 10/10/2017 à 13:34 :
Vive le "vieux" monde. Quand je pense qu'ils se croient modernes, faisant partie du nouveau monde!
Réponse de le 11/10/2017 à 17:58 :
@silvia: c'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe. Pour preuve Macron qui préfère une de 68 ans plutôt que deux de 34 ans :-)
a écrit le 10/10/2017 à 13:20 :
Le temps est peut-être venu d'une véritable révolution libérale avec un état recentré sur ses fonctions régaliennes (défense, police, justice) et financé par un impôt à taux plat, le plus juste.
Réponse de le 11/10/2017 à 9:25 :
Allez vivre aux USA... on en reparlera après
Réponse de le 11/10/2017 à 15:01 :
ma version est considérablement plus libérale que les Etats-Unis.
a écrit le 10/10/2017 à 13:18 :
Contrat de confiance ?

C’est une politique un peu étrange, qui consiste à prôner l’investissement dans l’économie productive et en même temps à la taxer. Même si le nombre de PEA détenus était déjà en baisse (passé de 7 à 4.5 millions à mi 2016) et que le PEA PME ne connait pas grand succès, cela reste malgré tout des investissements en actions et sur le long terme. Tout comme le PEE. qui constitue une entrée en matière pour la capitalisation, accessible au plus grand nombre et qui a le mérite de sensibiliser les salariés. Une forme de démocratisation et à ce propos, derrière ces décisions il existe potentiellement le risque de réserver les investissements à de grands fonds de pension ou à des banques. A ce moment là, autant laisser ce rôle à l’Etat.

Le pire étant d’appliquer un effet rétroactif, puisque cela décrédibilise la parole donnée initialement et rompt le contrat signé. Comme en l’occurrence il s’agit de la parole de gouvernements ce n’est pas un message anodin. L’effet rétroactif va aussi produire une incertitude pour les dispositifs futurs, ce qui risque de définitivement faire chuter le niveau de confiance.

Le diable se cache dans les symboles et on a pu le constater avec la suppression de l’ISF, qui a été autant critiqué à droite qu’à gauche, critiques récurrentes quoi que l’on fasse et aussi hypocrites que de mauvaise foi. Mais peut être que le tort a aussi été de relancer le mouvement de balancier entre gauche et droite, en décidant de réformes de manière un peu unilatérale. Sans contrepartie et sans trop en anticiper les conséquences (cela ressemble à ce qu’avait fait le président Hollande avec le CICE qui permit de reconstituer les marges des entreprises mais pourquoi faire ?).

A propos de symboles, rien de pire que la contradiction puisqu’elle ne peut que difficilement être compensée médiatiquement parlant. De ce que j’ai compris des résultats du quinquennat précédent, le fait de se dédire est de plus en mal toléré par la population.

Certes il y a urgence, à écouter la vidéo de l’invité des Échos, concernant le niveau d’endettement du pays la situation est grave, mais on pourrait tout aussi bien réduire les dépenses inutiles, ce qui est autrement plus difficile.
a écrit le 10/10/2017 à 12:37 :
Entre les services type creches, allocation, autres qui sont indéxés sur le revenue, la taxe d'habitation qui va egalement indéxé sur les revenus, et d'autres que j'oublie.

Il y a 3 Frances ceux qui ne payent pas d'impot et profites de tout les avantages, les riches (ceux qui sont restés), et la classe moyenne qui paye pour la moitié des français qui payent rien.

Personnellement je ne comprend rien, pourquoi avoir un impot sur le revenu si au final on est de nouveau taxer indirectement en fonction du revenu... (Creches, cantines, activités sportives, etc...)

La France silencieuse va se reveiller et pour les politiques et ceux qui ne contribuent pas aux bien communs via le paiement d' impots cela va etre dure.

Que ce passera t il si il y a une greve de l'impot? (consigné à la CDC)

Mr les politiques on en a marre!
Réponse de le 10/10/2017 à 20:09 :
Je réclame un impôt sur l'orthographe!
a écrit le 10/10/2017 à 12:04 :
Plus de 50% ne paient pas d'impôts (ceux qui votent normalement à gauche pour qu'on augmente leurs allocations diverses et variées). Si on exonère les riches, il ne faut pas sortir de la cuisine à Jupiter (Macron) pour en déduire que ce sont les classes moyennes qui dégustent :-)
a écrit le 10/10/2017 à 11:52 :
Sauf que les classes populaires et moyennes basses sont les plus nombreuses. Plus d'électeurs donc et elles font les élections...
Le pouvoir a besoin d'elles pour se faire réélire.
Il va se passer la même chose dans les communes. 80% des habitants seront exonérés de taxes locales: ils voudront toujours plus de services; et gratuits. Comme il ne paient pas pour ses services, il se moqueront bien des hausses d’impôts que cela représentera pour les 20% de contribuables restants.
Réponse de le 10/10/2017 à 16:03 :
c'est déjà le cas. Que croyez vous quand un taux est augmenté par une municipalité, c'est toujours les 20% restant qui subissent la hausse, les autres ont leur th toujours pondérées
a écrit le 10/10/2017 à 10:51 :
"Elu par les classes moyennes, chouchou des habitants des grandes villes et leurs nombreuses classes moyennes dites supérieures".

Comme dit Darmanin ce matin , : Mais, mais les francais nous ont élu, ils le savaient ,c'était dans notre programme.Affaire suivante
a écrit le 10/10/2017 à 9:43 :
"les salariés du privé vont bénéficier à plein du transfert entre les cotisations salariales et la CSG, la suppression d'une partie des premières étant plus que proportionnelle à la hausse de la seconde, ce qui augmentera le salaire net à partir de 2018".

A ce sujet ,on peut rappeler que le gouvernement va récuperer par ce biais une partie de l'argent de la prime d'activité (ex-prime pour l’emploi (PPE) et du RSA activité). donné aux salariés qui était juste sous le seuil des 1500€ mensuel et qui pouvait l'obtenir.
Réponse de le 10/10/2017 à 10:33 :
Vous avez tout compris, c'est comme au casino, au final, c'est toujours le casino qui gagne.
Réponse de le 10/10/2017 à 14:10 :
@ la chose : Le RSA activité n'existe plus (depuis 01/2017 me semble t'il). Il a été remplacé par la PPA (qui remplace finalement à la fois le RSA activité et la prime emploi versée auparavant par les impôts).
Seuls dorénavant des allocataires avec du RSA "socle" ou d'autres en activité et bas revenus percevant de la PPA.(Prime Activité). Ou rien.
Réponse de le 10/10/2017 à 17:57 :
@juliette

La prime d'activité versée par la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) a remplacé en 2016, le RSA activité et la prime pour l'emploi. Créée pour inciter les travailleurs aux ressources modestes, qu'ils soient salariés ou travailleurs indépendants, à l'exercice ou à la reprise d'une activité professionnelle, 4,31 millions de foyers en ont bénéficié au moins un mois en 2016, selon les chiffres officiels de la Caisse nationale.
a écrit le 10/10/2017 à 9:25 :
Je n'ai jamais compris un truc en France: pourquoi tant d'impôts et de prélèvements et de taxes pour avoir ce qu'on a comme prestations. Je m'explique: est-ce que nos hopitaux et maisons de retraite vont mieux avec tous ces impôts ? Certainement pas, sinon les infirmières ne seraient pas au bord de l'implosion comme c'est le cas aujourd'hui. Est-ce que nos autoroutes sont abordables voire gratuites ? Absolument pas. Est-ce que notre éducation nationale est de qualité ? Bien sûr que non. Est-ce que nos tribunaux peuvent traiter toutes les affaires efficacement ? Non plus avec leurs débordements chroniques. Est-ce qu'on s'occupe décemment de nos handicapés ? Encore une fois non sinon on n'aurait pas écopé d'une amende de l'UE. Ce matraquage de la classe moyenne (et pour quel résultat surtout) ne peut pas durer éternellement, tôt ou tard ça va péter.
Réponse de le 10/10/2017 à 11:17 :
Peut-être parce que l'impôt ne finance pas les services publics mais les intérêts d'une dette scélérate qui asphyxie notre pays depuis 40ans ?
a écrit le 10/10/2017 à 9:17 :
Cette article exprime bien le sentiment de beaucoup d expatriés et leur réaction est très simple:
Hors de question de rentrer !
Réponse de le 12/10/2017 à 3:59 :
Expatries ou immigres ?
La # est de taille en termes economiques. Un immigre a investi dans son nouveau lieu d'existence, ce qui n'est pas le cas pour un expat, souvent d'entreprise.
Cordualement.
a écrit le 10/10/2017 à 9:00 :
c'est pareil pour le livret A avec son taux bloqué à 0.75%, (depuis août il devrait être à 1%) une nouvelle taxe de 33% bien déguisée qui ne dit pas son nom... et pour le LDD c'est la même sauce ?
a écrit le 10/10/2017 à 8:59 :
C'et dautant plus étonnant que c'est certainement cette catégorie qui a le plus voté Macron. Elle a par contre oublié que Macron n'est pas un politique mais un froid techno fianancier à la remorque du MEDEF! Quant à moi cela me fait plaisir d'appartenir à la classe moyenne inférieure!
a écrit le 10/10/2017 à 8:51 :
La "politique " de ce gouvernement qui consiste à prendre à droite et à gauche en promettant que tout le monde sera gagnant ( sauf les retraites !!! ) relève de l'enfumage et du foutage de gueule le plus complet .
L'amateurisme total dont il fait preuve sera aussi préjudiciable au pays que l'érosion. Hollande !!!
a écrit le 10/10/2017 à 8:08 :
Si on en est encore à ce genre d'amusettes, je ne vois pas de différences entre avant MACRON et depuis! Vivement un homme au chapeau rond - sans l'emprunt - ou MONORY
a écrit le 10/10/2017 à 7:49 :
Une solution, partielle certes: grève des achats non indispensables, donc baisse des rentrées de TVA
Réponse de le 10/10/2017 à 16:00 :
je suis tout a fait d'accord, mais ils nous ont deja pas mal empeche d'acheter du superflu

c'est bienfoutu, on ne peut rien faire..cela finira dans la violence, car nous n'avons aucunement la main
a écrit le 10/10/2017 à 0:17 :
Un article on ne peut plus clair ! Et comme dit churchil : « Bravo Philippe ».
En revanche, s’ « il y a peu de chances qu’ils foutent le bordel »,les pigeons pourraient poser des fientes au niveau de l’économie, en opérant de manière concertée, via les réseaux sociaux, Internet…, des opérations boycott de manière sectorielles et programmées, restaurant, loisirs, renouvellement de véhicule annulé ou retardé, vacances plutôt à l’étranger qu’en France… Nul besoin de descendre dans la rue, d’autres le feront à leur place !
Contrairement à ce que croit ce proche du pouvoir (mais aussi Renaud dans Mistral gagnant), et pour avoir depuis nombreuses années observé très attentivement les pigeons, ils ne sont si idiots que ça ! Surtout lorsqu’il s’agit de protéger leur pitance !
Je ne souhaite vraiment pas qu’on en arrive là, mais ne pas connaître les pigeons, les mépriser et ignorer que leurs fientes sont très corrosives est une faute grave!
Réponse de le 10/10/2017 à 12:45 :
tout à fait d'accord. mais le boycott a été interdit par Alliot Marie dans la loi hoopsy.....

les classe moyennes disparaissent car c'est un petit club qui est complètement à la merci des gouvernements: salariés donc ils peuvent etres ponctionnés autant que possible sans moyen de sortir leur argent et de lutter.
mais comme ils sont peu nombreux, ils n'ont aucun poids electoral

tout cela pour masquer une politique qui donne sans limite aux ultra riches
et fait du populisme vers la masse (baisse des cotisations compensant la CSG, tandis que l'essence et autres produits d'epargne sont ecrasés).

le pire , c'est la maniere dont tout cela est présenté...justice fiscale , simplification (on est au 21e siecle, n'impore quelle machine peut gerer des taux variables à la seconde.
a écrit le 09/10/2017 à 22:20 :
Les cadres dits supérieurs ont appris à évoluer avec le temps. Désormais ils parlent anglais.
Puisqu'on prend l'argent où il se trouve, il se pourrait que ces cadres supérieurs en aient assez de se faire plumer. Les familles nombreuses dites supérieures en ont assez de se faire montrer du doigt et il se pourrait bien que ces 'nantis' ne voient plus d’intérêt à rester en France.
Pourquoi ne pas être mieux traiter par General Electric, Siemens, Boeing, ... plutôt qu'Alstom, Airbus, ... puisqu'on parle l'anglais ...
Réponse de le 10/10/2017 à 12:38 :
Greve de l'impot
Réponse de le 10/10/2017 à 12:49 :
il n'y a toujours pas de systeme de retraite européen ? etrange non ?

la racine du mal est la possibilité laissée aux gouvernements d'augmenter les impots à loisir. qu'ils puissent les collecter, c'est normal, mais les augmenter sans nous demander notre avis, c'est innaceptable.

tant qu'il en sera ainsi, nous serons les dindons de la farce
a écrit le 09/10/2017 à 22:15 :
En Marche ... vers une révolution.
a écrit le 09/10/2017 à 21:28 :
Cerise sur le gâteau,ils font partis des 20% qui vont se faire massacrer avec les taxes d'habitation et foncière qui vont exploser
a écrit le 09/10/2017 à 21:21 :
L'impôt en France est de plus en plus concentré. Seulement 42 % des contribuables payent l'IR. Avec la réforme , 20 % pour la TH. La CSG va pénaliser toujours la même catégorie de français. On peut se demander jusqu’où les politiques vont aller , les classes moyennes commencent à en avoir par dessus la tête. Surtout que l'état , malgré la fiscalité, continu de s'endetter massivement.
Réponse de le 10/10/2017 à 8:54 :
.... Par dessus la tête depuis longtemps mais ça ne bouge guère hormis de l'agitation d'esbrouffe !!!
Réponse de le 10/10/2017 à 9:32 :
il faut bien engraisser les fonctionnaires inutiles et rentiers dont les flics qui ne veulent pas payer leurs impôts !!!!!!
Réponse de le 12/10/2017 à 13:26 :
Il faut supprimer l'impôt sur le revenu (et les cotisations non contributives) en remplaçant cela par une grande CSG (entre 40 et 50%) redistribuée pour moitié en un revenu universel se substituant à la plupart des allocations existantes (hors AAH et APL).
a écrit le 09/10/2017 à 20:41 :
Heureusement les entreprise industrielles quittent toujours le pays et les cadres supérieurs aussi d'ailleurs. le seul salut et ailleurs que ce pays suradministré et mal administré!!!
a écrit le 09/10/2017 à 20:33 :
Ben oui, il en faut bien des pigeons pour leurs servir le caviar.
a écrit le 09/10/2017 à 19:42 :
bien vu, philippe!
hollande aussi croyait qu'il allait faire n'importe quoi et que ca serait paye par personne et masque par la croissance!
pourtant les deux millions de chomeurs qu'il a crees sont en train de revenir dans les chiffres...........
pour le reste vu que tt est tres flou, les gens sont encore dans l'expectative, mais quand ils verront l'addition, ca va vite s'adapter, et la on va voir ce qu'il se passe, a court ou un peu plus long terme.........
curieux, pour un type qui va dire aux expatries ' revenez les gars, la france est terre de conquete, et surtout on a besoin de pigeons pour payer l'addition' ( bon, personne n'est dupe, hein?)
Réponse de le 10/10/2017 à 2:42 :
C'est clair, retourner dans cette contree sous-developpee qu'est devenue la France, non merci, sans facon.
a écrit le 09/10/2017 à 19:31 :
"verra tous les nouveaux versements être assujettis au prélèvement forfaitaire unique de 30%."
?? plutôt les intérêts obtenus à partir des versements, seront taxés, pas les versements (du capital).
a écrit le 09/10/2017 à 19:24 :
Il est clair qu'avec un politique fiscale qui tape sur les classes moyennes, un électorat anti-FN, que le FN aura encore, malgré son délitement actuel encore plus de facilité à atteindre le pouvoir aux prochaines échéances. Mais dire que les classes moyennes ne descendrons pas dans la rue, je ne parierai pas sur le sujet, dans ma vie, j'ai vu des choses que je pensai irréalisables, et pourtant, elles ont été faites.
a écrit le 09/10/2017 à 19:05 :
Le président des riches pas difficile à comprendre.....
a écrit le 09/10/2017 à 18:49 :
Bah voyons le côté positif de la chose, peut-être que du coup ils ne pourront plus acheter de grosses berlines allemandes...

"mais qui entend crier les classes moyennes supérieures ?"

Leurs salariés.

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