Israël, l’autre guerre de Biden
François Clemenceau
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Joe Biden a pris la parole mercredi et a pris soin de s'entourer de Kamala Harris et d'Antony Blinken.
JONATHAN ERNST
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Joe Biden a pris la parole mercredi et a pris soin de s'entourer de Kamala Harris et d'Antony Blinken.
JONATHAN ERNST
Qu'elle semble loin cette année 2010 lorsque le vice-président des États-Unis, Joe Biden, en visite en Israël, se faisait humilier par le Premier ministre israélien de l'époque, un certain Benyamin Netanyahou. Le gouvernement de l'État hébreu, ce jour-là, avait cru bon d'annoncer la mise en chantier de 1 600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est. Selon la Maison-Blanche, cette nouvelle colonisation visait à « saper la confiance » entre les deux alliés.
Lorsque, treize ans plus tard, Joe Biden a pris la parole mercredi pour soutenir résolument Israël malgré ses critiques contre la réforme judiciaire engagée par Netanyahou et qui porte atteinte, selon lui, à l'État de droit de la démocratie israélienne, il a pris soin de s'entourer de Kamala Harris et d'Antony Blinken. La vice-présidente a pour époux Douglas Emhoff, un Juif de Brooklyn élevé en Californie où il est devenu un avocat d'affaires respecté. Le secrétaire d'État, lui, est également juif, petit-fils de rescapés des pogroms en Russie. Sa mère a épousé en secondes noces Samuel Pisar, qui a fui les camps de la mort à l'âge de 16 ans. Emhoff a organisé mercredi, à la demande de la présidence, une rencontre entre Joe Biden et les dirigeants de la communauté juive américaine. Dès son arrivée à Tel-Aviv, jeudi, Blinken a évoqué ouvertement son judaïsme. Autant dire que, au cœur de l'épreuve la plus tragique qu'ait connue Israël dans son histoire, l'heure était à une solidarité sans faille.
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Dès vendredi, le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, s'est rendu à Tel-Aviv pour évoquer les besoins militaires de Tsahal face au Hamas. Au Congrès, certains élus évoquent une aide d'urgence à Israël qui pourrait atteindre 2 milliards de dollars. Cette somme s'ajouterait aux 3,8 milliards de dollars que Washington verse annuellement à son allié pour sa sécurité. Encore faudrait-il que les élus de la Chambre des représentants, sans présidence et donc au chômage, se réunissent à nouveau et votent en faveur d'un tel soutien.
François Clemenceau