Israël-Palestine, le chemin turc
François Clemenceau
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Sur les bords du Bosphore, c'est un familier des relations avec l'Union européenne qui le confie : « Ne croyez pas que la Turquie ramènera seule à court terme les Israéliens et les Palestiniens autour d'une table pour un nouveau processus de paix. » Très critique de la riposte israélienne à Gaza, le président Erdogan, parrain central de l'islamisme politique, a ordonné un deuil de trois jours dans toute la Turquie. Une solidarité si fusionnelle avec le peuple palestinien que tous les partis politiques turcs représentés au Parlement, y compris ceux de l'opposition, ont publié un communiqué commun condamnant le bombardement, mardi, de l'hôpital Al-Ahli de Gaza, l'attribuant à Israël pour le qualifier de « crime contre l'humanité ». Une expression qui n'avait pas été utilisée pour désigner les attaques terroristes du 7 octobre perpétrées par le Hamas, la Turquie y voyant le résultat de « l'oppression » des Palestiniens par l'État hébreu.
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