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Carole Couvert (CFE-CGC) à la Tribune des Décideurs : "Le dialogue social est-il mort en France?"

Photo de Antoine Patinet

latribune.fr

Publié le 09 mars 2015 à 09:27 - Mis à jour le 05 octobre 2015 à 13:10

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Ce lundi 9 mars à 12h30, nous recevions Carole Couvert, Présidente confédérale de la CFE-CGC.

Carole Couvert est la Présidente confédérale de la CFE-CGC.

Après une formation en marketing et management, Carole Couvert débute sa carrière en 1994 chez EDF-Gaz de France. Elle occupe aujourd'hui au sein de GDF Suez un poste de cadre dirigeante. En parallèle, elle intègre la CFE-CGC en devenant déléguée nationale en charge des questions sociales. Elle y négocie notamment l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. En 2006, elle devient membre du Conseil Economique et Social (CES) dans la section Affaires Sociales et est élue secrétaire nationale en charge du pôle cohésion interne de la CFE-CGC. En 2010, elle est élue secrétaire générale de la CFE-CGC et lance plusieurs opérations de démocratie participative. Elle devient présidente de la confédération CFE-CGC, première femme à la tête de cette organisation en 2013 à Saint Malo. Elle poursuit son action et sa démarche participative au sein de son organisation afin d'être au plus proche de la parole de ses militants et adhérents.

CFE-CGC ou Confédération Française de l'Encadrement CGC est composée de fédérations et de syndicats professionnels. Elle est représentée au niveau de l'entreprise par la section syndicale, conformément à la loi du 27 décembre 1968. 

La section syndicale fait partie d'un syndicat professionnel déterminé en fonction de sa branche d'activité (par exemple : la métallurgie, la chimie, la banque...). C'est au syndicat qu'il appartient de rendre effective l'adhésion, de remettre la carte syndicale, d'encaisser la cotisation et d'apporter informations et conseils, sur tous les problèmes de la branche professionnelle. 

La Confédération regroupe :

  • 27 unions régionales (UR),
  • 96 unions départementales (UD)
  • + 200 unions locales (UL)
  • 27 fédérations,
  • 230 syndicats fédérés,
  • + 10 000 sections syndicales
  • En 2014, la CFE-CGC compte 160 000 adhérents.


L'histoire du syndicalisme et de la CFE-CGC
Le principe de la liberté syndicale ne fut reconnu qu'après la révolution de 1848 et véritablement adopté en France par la loi du 21 mars 1884, dite loi Waldeck- Rousseau.

Dès lors, les syndicats purent se créer librement et se grouper en unions, fédérations, confédérations et, par leur influence grandissante, faire aboutir leurs premières revendications (repos hebdomadaire, limitation de la durée du travail...).

Ce n'est qu'après la deuxième guerre mondiale, par l'ordonnance du 22 février 1945, instituant les comités d'entreprise que la présence des syndicats a été "implicitement entérinée".

Elle le fut officiellement par la loi du 27 décembre 1968 qui crée la section syndicale d'entreprise, augmente la représentation syndicale et définit les fonctions de chacun de ces représentants. Plus récemment, la loi Auroux du 28 octobre 1982, a donné de nouveaux moyens aux syndicats dans l'entreprise.

C'est au 15 octobre 1944 que remonte l'acte de naissance de la CFE-CGC. À cette date, des ingénieurs et des cadres qui souhaitaient affirmer la spécificité de leur situation dans le monde des salariés, ont déposé les statuts de la confédération Générale des Cadres. 

De 1944 à nos jours, la CFE-CGC a mené un combat syndical dont voici les principales étapes :

  • 1944 : Naissance de la CGC (Confédération générale des cadres)
  • 1947 : Création de l'AGIRC (régime de retraite complémentaire pour les cadres)
  • 1951 : La CGC crée la CIC (Confédération Internationale des Cadres), aux côtés des syndicats de l'encadrement allemands et italiens.
  • 1959 : La CGC obtient un abattement de 20 % de l'impôt sur le revenu
  • 1966 : La " présomption irréfragable de représentativité " est accordée à la CGC / La CGC crée l'APEC.
  • 1979 : Création de la section encadrement aux conseils des Prud'hommes
  • 1980-81 : La CGC devient la CFE-CGC
  • 1989 : Création de la Confédération européenne des cadres (CEC) par la CFE-CGC
  • 1999 : 31e congrès de Tours
  • 2000 : Création de l'Observatoire du stress et de l'Observatoire des la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) par la CFE-CGC
  • 2001 : La CFE-CGC lance le " Baromètre cadres "
  • 2002 : La CFE-CGC obtient le Congé paternité et atteint d'excellents résultats aux élections prud'homales
  • 2003 : L'action de la CFE-CGC aboutit à la possibilité pour les diplômés de l'enseignement supérieur de racheter des trimestres d'étude en vue de leur retraite / Naissance du Réseau Equilibre en faveur de l'égalité professionnelle/ Publication du 1er " Baromètre stress ",
  • 2004 : La CFE-CGC réussit à protéger les contrats collectifs en matière de prévoyance santé.
  • 2004 : 32e congrès à Issy Les Moulineaux
  • 2007 : 33e congrès de la plaine saint denis. Lancement du site Handi CFE-CGC.
  • 2008 : La CFE-CGC est la 1ere organisation représentative dans l'encadrement aux élections prud'homales.
  • 2009 : La CFE-CGC communique sur les réseaux sociaux.
  • 2010 : 34e congrès à Reims. La CFE-CGC signe une convention cadre de coopération avec Sc. Po Aix-en-Provence.
  • 2011 : La CFe-CGC est reconnue organisation syndicale catégorielle. La CFE-CGC signe un partenariat avec les universités Paris-Dauphine et Versailles Saint-Quentin.
  • 2013 : 35e congrès à Saint-Malo
  • 2014 : Lancement de l'application "Made in emplois"

Aujourd'hui, la CFE-CGC s'adresse aux classes moyennes, tout en gardant sa spécificité qui est d'être la voix des techniciens, agents de maîtrise, forces de vente, cadres, ingénieurs et à ceux qui ont vocation à le devenir - c'est-à-dire, à des salariés dont les fonctions comportent responsabilité, initiative et/ou commandement. Ceci pour les secteurs privé, nationalisé, public et pour la Fonction publique.

La CFE-CGC compte entre 160 000 (2013) adhérents, hommes et femmes, professionnels de l'entreprise. Elle est particulièrement implantée chez les ingénieurs et cadres de l'industrie, du commerce et des services, dont elle observe les évolutions grâce à divers baromètres et observatoires économiques et sociaux.

Au-delà de leur défense et de leur représentation, oeuvrer pour réconcilier, l'entreprise et ses salariés
La CFE-CGC tient à la particularité qui la distingue, depuis sa création en 1944, des autres organisations syndicales représentatives françaises : elle est la seule à défendre les intérêts d'une catégorie professionnelle spécifique, l'encadrement. Ouverte depuis longtemps déjà aux agents de maîtrise et aux techniciens, elle accueille depuis 1998 tous les "professionnels de l'entreprise". La responsabilité, l'initiative et l'engagement qui fondent leurs propres actions et démarches professionnelles sont précisément les valeurs cardinales que la Confédération a vocation à défendre.

Son action n'est pas limitée, cependant, à l'enceinte de l'entreprise. Elle poursuit ainsi sa mission de représentation et de défense de l'encadrement dans toutes les instances paritaires (logement, formation, retraite, Unedic, etc.). Elle représente par ailleurs la "société civile" dans des instances de décision telles que les conseils d'administration des lycées et facultés et les commissions départementales et régionales pour l'emploi. Ce qui fait de la CFE-CGC l'acteur incontournable d'une médiation permanente entre intérêts catégoriels et intérêts généraux.
Mettre en avant la responsabilité sociale et humaine des entreprises Inversement, sa représentativité ne repose pas sur la seule conformité aux critères définis par la loi. Les responsables confédéraux de l'organisation ont tous une activité professionnelle. Ils sont tous élus, y compris le président et l'exécutif, directement élus par le congrès. Elle est ainsi la seule organisation du domaine social et syndical à allier aussi rigoureusement délégation et démocratie.

La priorité de la CFE-CGC est de réconcilier l'entreprise et les salariés.
S'opposant aux logiques purement financières qui précarisent la vie des cadres comme de l'ensemble des salariés, la Confédération milite pour une intégration effective des principes éthiques fondamentaux à la gestion des entreprises. C'est dans ce but qu'elle a créé en juillet dernier avec la Caisse des Dépôts, SANOFI, VEDIORBIS et d'autres grandes entreprises pour partenaires, l'Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE). Celui-ci a pour objectif d'étudier et de promouvoir des normes sociales et environnementales.

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La défense des droits des cadres dans les négociations interprofessionnelles n'en reste pas moins son moyen d'action privilégié. Un partage équitable des acquis des 35 heures, un droit à la formation tout au long de la vie professionnelle, une gestion assouplie et des conditions garanties de retraite, telles sont, parmi d'autres, les exigences qu'elle promeut dans un monde du travail en pleine mutation. C'est pour donner tout le poids nécessaire à cet ensemble de revendications et d'engagements que la CFE-CGC a pris l'initiative de créer la Confédération européenne des cadres (CEC), qui regroupe aujourd'hui 1 million de cadres de la Communauté. Grâce à cette structure, elle participe à toutes les consultations européennes en vue, notamment, d'obtenir la reconnaissance et l'application par Bruxelles de sa "Charte sociale".

Retrouver plus d'informations sur : Décideurs TV

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