Claire Gibault est l’invitée de Sophie Iborra dans Les Héritières – EP4 -Saison 2, le podcast Women For Future by La Tribune.

On dit que la musique est universelle. Pourtant, il semblerait que, bien qu’elle ait le pouvoir de toucher le cœur des femmes et des hommes de ce monde, elle soit aussi pétrie de préjugés et d’inégalités.
(Crédits : La Tribune)

Compositrices, instrumentistes, cheffes d'Orchestre ou fondatrices d'ensembles, nombreuses sont celles qui ont dû renoncer à leur carrière malgré leur génie.

Saviez-vous que Mozart aurait pu être une femme ? Maria-Anna Mozart fut, elle aussi, en son temps, un véritable prodige de la musique. La différence avec son illustre frère, c'est que son mariage a eu raison de son extraordinaire destin en l'effaçant purement et simplement de l'histoire. Et cette histoire, justement, est têtue parce qu'elle nous met au défi, par exemple, de citer ne serait-ce qu'un seul nom de femme compositrice !

La musique n'échappe donc pas à la règle de construction du genre au même titre que dans les autres sphères professionnelles.

La division du travail musical semble s'opérer, d'une part, en différenciant les rôles et en reléguant les femmes à certains domaines spécifiques tels que le chant ou le piano ; et d'autre part, en limitant leur accès aux postes les mieux placés.

Les femmes accèdent rarement encore au poste de Cheffe d'Orchestre, les instrumentistes, seront d'avantage présentes parmi les instruments à cordes considérés comme féminins parce que « gracieux » plutôt qu'avec les cuivres ou les instruments à vent, synonymes mes de « puissance ». Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le pupitre des cordes, celui où les femmes sont les plus nombreuses, est aussi celui où les places de solistes sont plus rares.

Les femmes sont donc plus ancrées dans le rôle d'accompagnement tandis que les hommes acquièrent plus de responsabilités et un plus grand pouvoir de décisions sur les créations.

Autre constat, tout aussi alarmant, au total, la programmation féminine dans le secteur musical est de 10% environ, tous postes confondus. Un chiffre qui laisse perplexe quand on sait qu'en moyenne, les conservatoires sont composés à 50% au moins de femmes.

Concernant les Cheffes d'Orchestre, certaines pionnières comme Claire Gibault ou encore Emmanuelle Haïm, n'ont eu d'autre choix que de créer leur propre orchestre !

Ces disparités qui peinent à s'effacer, même si, les choses évoluent sensiblement, démontrent, une fois de plus, que malgré les exceptions, le monde de la musique conforte encore les inégalités à l'œuvre dans le reste de la société.

Dans la musique classique, comme ailleurs, en termes de mixité et de parité, tout reste à faire.

Épisode 4- Saison 2 - Claire Gibault

Surdouée de la musique, pionnière, en devenant la première femme à diriger la Scala, notre invitée, ce mois-ci dans Les Héritières, est une Cheffe d'Orchestre à la carrière vertigineuse. Femme engagée, elle dirige sa vie en parfaite harmonie avec ses valeurs, en œuvrant notamment pour la place des femmes dans la musique. Directrice artistique et musical de Paris Mozart Orchestra, passionnée de transmission, à 77 ans, elle continue de mener son destin à la baguette avec l'une ses plus belles partitions : le concours et l'académie Maestra.

Claire Gibault est la nouvelle invitée du podcast Les Héritières - Saison 2

Bonne écoute !

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Commentaire 1
à écrit le 25/01/2023 à 8:58
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" la programmation féminine dans le secteur musical est de 10% environ, " Le capitalisme c'est le système consumériste d'abord et avant tout qui ne laisse part à la création que de façon marchande également et ça nous autres hommes sachons bien mieux...

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