Ni à droite ni à gauche, mais où  ?

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(Crédits : Reuters)
CHRONIQUE DU "CONTRARIAN" OPTIMISTE. Tant l'élection d'Emmanuel Macron que le mouvement des gilets jaunes ou encore le projet de réforme des retraites ont remis en cause le traditionnel clivage entre droite et gauche. Ce phénomène n'est pas propre à la France. Une division entre une approche collectiviste et une approche individualiste est aujourd'hui plus pertinente.

Le moins que l'on puisse dire est que le projet de réforme des retraites voulu par Emmanuel Macron n'est pas un franc succès. À tel point que le chef de l'État - qui vise sa réélection en 2022 - a laissé à son Premier ministre, qui vient de la droite, le soin de gérer la sortie de crise. Car après cinq semaines de grève, c'est plutôt la confusion.

Contesté par une partie de la population, ce nouveau système visait pourtant à supprimer les régimes spéciaux et à mettre en place une approche universelle par points en conservant la répartition au nom de la solidarité intergénérationnelle. Au-delà des aspects techniques de la réforme elle même, l'une des raisons de l'échec est à chercher dans la perte des repères qui ont structuré la vie politique de la Ve République, à savoir une division entre droite et gauche.

Paradoxalement, l'effacement de cette division avait permis à Emmanuel Macron de se faire élire à la présidence en accélérant l'implosion des partis de gouvernement de droite et de gauche. Mais ce qui l'avait servi est en train de le desservir, comme l'atteste le mouvement des « gilets jaunes », difficilement classable sur l'échiquier droite/gauche. Emmanuel Macron lui-même...

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a écrit le 20/01/2020 à 19:19 :
Où? à Washington, comme tous les atlantistes bon teint qui soignent leurs carrières et se foutent de la France...
a écrit le 20/01/2020 à 16:43 :
Pendant des années, le FN a utilisé ce terme d'UMPS pour désigner une certaine élite mondialisée, cosmopolite et pro européenne.

L'expression n'avait pas de sens tant que les deux partis n'avaient pas fusionné. Chacun sait plus ou moins clairement où se trouvent les valeurs marquantes de la droite et de la gauche, en dépit des errements du social libéralisme ou du hollandisme. Le mariage pour tous, c'est de gauche, l'abandon de l'ISF c'est de droite.

C'est pourquoi je suis étonné que le RN ait abandonné ce vocable au moment où l'UMPS s'est incarné dans le parti présidentiel avec Macron.
Réponse de le 20/01/2020 à 17:28 :
Pour compléter le tableau, il faut aussi faire remarquer la mutation du FN vers les positions de.......la CGT
a écrit le 20/01/2020 à 12:06 :
En tout cas il n'est plus de gauche et on peut se demander s'il l'a jamais été, puisqu'il a été l'inspirateur des lois Macron et El Komhri qui ne sont pas d'un "socialisme" échevelé.

Est t'il de droite?... Si l'on considère ses propos et ses actes concernant les questions de l'immigration, du rapport aux étrangers, il double le FN par sa droite.
On voit que le gouvernement passe son temps à déblatérer sur le "communautarisme", qui est très orienté a leurs yeux contre une religion, en oubliant les communautés asiatiques imperméables, les écoles juives orthodoxes, les ghetto de riche interdits aux pauvres et la villa Montmorency.
a écrit le 20/01/2020 à 11:57 :
Emmanuel Macron ( 24% au premier tour de la présidentielle de 2017 ) a obtenu ce score principalement grâce aux voix de gauche. Élu au deuxième tour avant tout pour faire barrage à Marine le Pen il a fait le choix de gouverner à droite d'où le sentiment de trahison de nombreux électeurs. Les reformes de Macron, droit du travail, suppression de l'ISF, réforme de la SNCF, réforme des allocations chômages revues à la baisse, et maintenant réforme des retraites vont toutes dans le même sens: Mettre soit disant l'individu au cœur de la société, amplifier l'individualisme et affaiblir le sentiment collectif "de faire société" et les protections qui en découlent.
Comme il a déjà été écrit,dans ce pays les riches ont fait sécession et n'ont plus aucun attachement à la nation, leur terrain de jeu étant le monde. Hors c'est cette caste qui a aujourd'hui le pouvoir, cette bourgeoisie financière mondialisée qui ne travaille que pour son intérêt et qui ne se cache même pas d'afficher son mépris pour le peuple cet empêcheur de s'enrichir en paix. Le citoyen salarié,retraité, la classe moyenne laminée par 20 ans de politique répondant aux critères de la mondialisation, celui qui a du mal à boucler les fins de mois, se demande toujours quel sort va lui être réservé dans l'avenir. Ce n'est pas par hasard si une très large majorité de français envisagent l'avenir avec angoisse et disent qu'ils pensent que leur vie dans l'avenir va se dégrader. Le Macronisme est avant tout une forme d'incertitude, une destructuration des repères pour faire avaler aux citoyens ces réformes ou plutôt ces régressions. Quand ça ne fonctionne pas comme pour les gilets jaunes ou aujourd'hui pour le refus de la réforme des retraites ce libéralisme macronien avec son bras armé le premier ministre utilise la violence d’état et instrumentalise la police dans ce sens. Le macronisme est un libéralisme autoritaire qui ne supporte aucune contradiction persuadé qu'il est d'avoir raison sur tout.
Macron qui voulait (comme Chirac en son temps) réconcilier les français est en train de fabriquer des fractures, des clivages et des colères qui vont perdurer longtemps dans la société française avec un risque de montée de la violence. Macron veut imposer un modèle économique et social appliqué dans d'autres pays il y a 20 ou 30 ans et qui visiblement ne correspond pas aux attentes d'une majorité de français subissant le mépris de ceux qui savent.
Macron n'est pas là pour faire société, il est la comme il l'a dit pour servir les premiers de cordée. Les 5 ans de son quinquennat seront je l'espère une parenthèse dont la société française devra se remettre et pour cela au lieu de se référer à cette doctrine macroniste brouillonne et mensongère du ni de droite, ni de gauche et du en même temps, le clivage gauche droite et le fait de proposer une alternative au macronisme autre que l'extrême droite sera une porte de sortie incontournable pour que notre société se renouvelle et dans l'avenir retrouve une forme de quiétude et de sérénité pour que notre pays continue à avancer dans le respect de ce que nous sommes, des citoyens attaché à notre modèle social hérité du conseil national de la résistance et de toutes les luttes sociales qui ont fait notre histoire.
Réponse de le 20/01/2020 à 12:36 :
Brillante analyse dont je partage le contenu. Mais, voila pour qui voter demain? C'est le vide. Je ne vois pas de partis et hommes politiques proposant des choix équilibrés. La problèmatique est là. C'est la même que lors de l'élection de Macron. Il a été élu faute de concurrents crédibles. Malgré ce que pensent les extrèmes, cela ne le rend pas illégitime. Je suis pessimiste.
Réponse de le 20/01/2020 à 15:38 :
belle analyse je pense que c'est le president qui a détruit les dernières valeurs républicaine le comportement de la police me rappelle les pires années que j"a vécu il ne restera que les extrêmes pour ramener l'ordre je les ai combattu toute ma vie issue d'une famille de militaires mais là il faudra franchir le pas
Réponse de le 20/01/2020 à 17:32 :
Pourquoi dire qu'il a fait le choix de gouverner à droite ? Il ne fait que mettre à exécution que ce qu'il avait annoncé. Mais c'est vrai aussi qu'il est le premier président à respecter le programme sur lequel il a été élu. Et ça, ça nous change.
a écrit le 20/01/2020 à 11:14 :
On est partis pour un mixage comme retraite artisans retraite commerçants, un désastre pour les artisans dont on n'a pas parlé, facile de mélanger des caisses très très riches et d'autres en faillite. Pour les 3 années travaillées comme artisan on me dit 145€, 2 ans après ça retombe à 108.
Dans les deux cas ce sont les gouvernements les responsables, pour les commerçants ouvrir des milliers de centres commerciaux la ruine de la France, des centaines de milliers d'emplois perdus, pour les fonctionnaires, pas d'argent placé pour les payer, faut taper dans le pot commun. pas question de réduire le train de vie de l'état!
a écrit le 20/01/2020 à 11:03 :
Ni à droite ni à gauche, mais où  ?

*** Au regard de ses décisions économiques, le Macronisme Modemisme est au coeur de la voyoucratie financière.

*** Au regard des violences policières sur la Population de la France, le Macronisme Modemisme est de DROITE EXTRÊME revivol Pétainisme de la guerre économique avec ses milices

*** Au regard des "affaires" politico-fiancières, le Macronisme Modemisme est au niveau des mafais Italiennes des pires années 80 ...

Dans ce magma, il y bien aussi beaucoup de LR et PS défroqués ... à voile et à vapeur
a écrit le 20/01/2020 à 10:17 :
le vol des petits épargnants en passant le livret A à 0,5 alors que l'on vote la flat taxe pour les riches et que l'on fait fonctionner au maxi la planche à billets donne pourtant une orientation tres claire
a écrit le 20/01/2020 à 9:55 :
Ce n'est pas compliqué : la gauche intelligente est avec E. Macron, et la droite intelligente aussi.
C'est grâce à ça que les réformes avancent.
Et que le conservatisme de droite comme de gauche, qui coûte si cher à tout le monde en impôts, recule.
Même si ce n'est pas de la tarte.
Réponse de le 20/01/2020 à 11:50 :
Une reforme se veut une vérité préétablie mais sans preuve de son efficacité contrairement a une adaptation!
Je comprend que l'on se sente intelligent sur le coup!
a écrit le 20/01/2020 à 9:13 :
Le clivage droite gauche n'est qu'artificiel pour bien cacher le clivage entre européiste et souverainiste!
a écrit le 20/01/2020 à 8:42 :
"Ce que les théories idéalistes laissent deviner. — On trouve les théories idéalistes le plus sûrement chez les hommes résolument pragmatiques ; car ceux-ci ont besoin du rayonnement de ces théories pour leur réputation. Ils s’en emparent avec leurs instincts et n’y mettent point du tout de sentiment d’hypocrisie : tout aussi peu qu’un Anglais se sent hypocrite avec son christianisme et sa sanctification du dimanche. Au contraire : les natures contemplatives qui ont à se tenir en garde contre toute espèce d’improvisation et qui craignent la réputation d’exaltation se satisfont uniquement des dures théories réalistes : elles s’en emparent avec la même nécessité instinctive et sans y perdre leur honnêteté. " Nietzsche dans "Aurore"
a écrit le 20/01/2020 à 8:36 :
Le problème n'est plus entre droite ou gauche, mais entre démocratie ou autoritarisme. Le fait que la réforme des retraites soit impopulaire prouve selon moi que le régime démocratique a vécu, maintenant il doit faire place à un gouvernement plus autoritaire, de manière à pouvoir faire passer des réformes forcément impopulaires. La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres, on ne peut plus laisser chaque citoyen faire sa loi dans son quartier. Si l'état français renonce à se faire respecter dans la rue, ce sera l'état islamique qui prendra le relais.
Réponse de le 20/01/2020 à 8:55 :
@Max: le problème, c'est que le gouvernement veut faire payer la pension des régimes spéciaux, qui ne perdront pas leurs avantages, par les provisions des regimes du privé.
Réponse de le 20/01/2020 à 16:45 :
Personne n'a à redire sur la promesse de retraite libellée en point. Mais tout le monde veut savoir sur quoi il peut compter autrement dit l'existence d'une organisation indépendante indépendante de l'Etat qui veille à l'évolution de valeur du point et à sa distribution. La fonction publique a montré le mauvais exemple avec la valeur du point de rémunération : quand la valeur du point a été bloqué, le glissement catégoriel, autrement dit la distribution des points, a été accélerée. Seul l'Etat peut se permettre un tel subterfuge.

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