Pitié pour le PIB
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Croissance, PIB
Pixabay / CC
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Croissance, PIB
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En économie, la richesse d'un pays est mesurée par le produit intérieur brut (PIB), un agrégat qui évalue et standardise la production économique réalisée à l'intérieur d'un pays durant un an. Cela permet de savoir si l'économie est en croissance ou pas d'une année à l'autre, et par ailleurs d'établir le pouvoir d'achat moyen des habitants d'un pays en divisant le PIB par le nombre d'habitants. Ainsi même si le PIB de la Chine est supérieur à celui du Luxembourg, le Luxembourgeois moyen est bien plus riche que le Chinois moyen.
Depuis la crise financière de 2008, cet indicateur est critiqué pour son réductionnisme. L'objection classique - elle était déjà énoncée par les concepteurs de cet agrégat - est d'exclure toutes les activités non marchandes, par exemple, le temps et l'activité fournis à titre bénévole dans une association ou les travaux domestiques réalisés dans les familles, majoritairement par les femmes.
Une autre critique pointe le fait que la croissance matérielle de l'économie d'un pays ne se traduit pas nécessairement par une augmentation du bien-être. Ainsi, le président Nicolas Sarkozy avait-il lancé en grande pompe en 2008 une commission qui, sous la houlette de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, avait pour objectif de suggérer des solutions pour rendre cet indicateur moins quantitatif et plus qualitatif, sans grand résultat pour le moment. Cette démarche visait à montrer que certains pays, par exemple la France, pouvaient avoir une croissance moyenne alors qu'ils offraient une qualité de vie supérieure à celle d'autres pays économiquement plus dynamiques. Mais le bien être est une notion extrêmement subjective, même si on peut supposer qu'un minimum de conditions matérielles soit requis pour l'obtenir.
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