• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

2008-2022 : la Banque centrale européenne a-t-elle lutté contre l'inflation ?

Gabriel Gaspard

Publié le 13 octobre 2022 à 05:29 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:06

Le symbole de l'euro illumine de nuit devant le siege de la banque centrale europeenne (bce) a francfort.

Photo d'illustration

Kai Pfaffenbach

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 3

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 4

    Emmanuel Grégoire, maire de Paris : « Ceux qui nous critiquaient hier pour nos arbres hurlent aujourd’hui en disant qu’il n’y en a pas assez  »

  • 5

    Loi d’urgence agricole : « Les agriculteurs ont été trompés »

  • 6

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
CHRONIQUE. En juillet 2008, la Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur d'un quart de point à 4,25. À cette époque, la BCE a-t-elle agi rapidement face à la hausse des prix ? Avec la reprise post-Covid et la guerre en Ukraine, la BCE a choisi de maintenir ses taux d'intérêt à zéro jusqu'à fin juillet 2022. Cette réaction a-t-elle été trop tardive ? La BCE a-t-elle fait de mauvaises analyses ? Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.

Inflation : comprendre la mission de l'Eurosystème. Dans la zone euro, les taux d'intérêt influent sur la situation économique et la stabilité des prix. C'est l'Eurosystème qui est chargé de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire unique de tous les pays ayant adopté l'euro. L'Eurosystème regroupe la Banque centrale européenne BCE et 19 Banques centrales nationales de l'Union européenne qui utilisent l'euro. Toutes ces banques assurent plusieurs missions visant en priorité à maintenir la stabilité des prix, c.-à-d. maintenir l'inflation proche, mais inférieure de 2% sur un an. Mais depuis 2008, cette mission n'est en réalité plus respectée. La politique monétaire contrairement au traité de Maastricht a été d'empêcher ses membres les plus faibles de quitter l'union monétaire ou d'éviter la fragmentation financière de la zone euro.

Inflation et le choc de la crise de 2008

En juillet 2008, la Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur d'un quart de point à 4,25%. Cette décision était attendue alors que l'inflation a atteint 4% en juin 2008 dans la zone euro. À la veille de la plus grande crise financière, cette résolution était prévisible, mais inopportune. À cette époque la BCE s'est inquiétée très vite de la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires. Augmenter les taux était un moyen d'atténuer l'inflation. La crise était à son début et la croissance commençait à ralentir. La hausse des taux inquiète les États membres, car elle intervient à un moment de ralentissement de l'économie mondiale avec un euro fort. "Nous pensons que ce que nous avons fait aujourd'hui permettra d'assurer la stabilité des prix à moyen terme", a précisé M. Trichet président de la BCE à cette époque. Avec 1 euro = 1,5775 dollar au 1er juillet 2008, une inflation de 4% et un taux directeur de 4%, fallait-il augmenter encore ce taux ? La BCE a été contrainte par la suite de réduire considérable le taux d'intérêt, dans le but d'éviter un désastre économique.

En 2008, le choc financier ébranla la zone euro et accula la BCE à se substituer au système bancaire pour le financement des déficits courants et des mouvements de capitaux. Cette intervention massive a réussi, mais au prix d'un creusement des déficits publics de la plupart des pays. Et ce sont naturellement les pays les plus endettés qui ont dû supporter une défragmentation. La Banque centrale européenne abaisse ses taux jusqu'à zéro, injecte des liquidités et achète de la dette publique et privée. La BCE injecte 4 000 milliards d'euros de 2011 à 2017.

La BCE a-t-elle commis des erreurs en 2021 et 2022 ?

On aurait pu penser que la BCE apprendrait de son expérience. Pas de chance. Après une première hausse du taux en juillet 2022 de 50 points de base, le jeudi 8 septembre 2022, la Banque centrale européenne annonce une hausse de ses taux directeurs de 75 points de base. La volonté de la BCE est de revenir à son objectif de 2% d'inflation. Mais cet objectif est-il encore atteignable à court terme vu la situation géopolitique et la flambée des prix de l'énergie ? "La BCE fait volte-face et reconnaît implicitement son erreur ! Après avoir largement sous-estimé ce tsunami d'inflation post-covid, la BCE inverse sa position, l'inflation serait désormais de longue durée et devrait encore augmenter. Un bon espoir donc que l'inflation fasse tout le contraire, tellement la BCE n'a pas une bonne vue" France transactions juillet 2022. Faut-il encore augmenter les taux d'intérêt ? "C'est une erreur suicidaire" alerte Jacques Attali, car l'investissement va ralentir et l'économie mondiale va rentrer en récession.

Tout pense à croire que la BCE a certainement trop attendu. La BCE a maintenu ses taux d'intérêt à zéro et même négatif pour le taux au jour le jour. Ce retard créa une véritable spirale inflationniste. Il est évident que l'inflation, créée au commencement par des pénuries, sera alimentée par la hausse des prix et des salaires. La faiblesse des taux d'intérêt fragilise les banques françaises. "Bien que l'environnement de taux bas soutienne l'économie en général, nous notons également une augmentation de la prise de risque qui pourrait poser à terme des défis à la stabilité financière" (Luis de Guindos vice-président de la BCE le 20/11/2019) .

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Avec un euro faible à 0,9677 dollar (26 septembre 2022) et un taux d'inflation en Europe de 10,1% en août 2022, la dépréciation de l'euro face au dollar a une conséquence immédiate, sonnante et trébuchante : elle alimente l'inflation.

Après tout ce retard, cibler l'inflation et maintenir les "spreads" relativement bas pour des États de la zone euro fortement endettés paraît très difficile. C'est le cas de l'Italie, surtout après les élections du 25 septembre 2022. La fragmentation financière est restée limitée en 2008-2009. Elle a atteint des niveaux très élevés lors de la crise souveraine de 2011-2012. Elle a reculé depuis l'annonce de la BCE d'intervenir de manière illimitée sur le marché de la dette des États de la zone euro face aux primes de risques élevées et réclamées. Elle devrait fortement exploser si la BCE veut vraiment lutter contre l'inflation. Pour éviter cette situation, la BCE a annoncé un nouvel outil "anti-fragmentation" de la zone euro, le Transmission Protection Instrument (TPI). Cet instrument permettra à la BCE, sous conditions, d'acheter des titres financiers, notamment des obligations publiques et privées, émis dans les pays connaissant une détérioration de leurs conditions de financement. La BCE est forcée d'avancer avec beaucoup d'imagination et d'innover très rapidement.

Les mauvaises analyses de la BCE

Le taux d'inflation en zone euro a bondi en septembre 2021 à 3,4% sur un an, au plus haut depuis 13 ans. En octobre, le taux d'inflation passe à 4,1% puis à 4,9% en novembre 2021 avec une croissance prévue inférieure à 4,2% pour 2022 et 2,9% pour 2023. Pourquoi le Conseil des gouverneurs de la BCE a conclu qu'un assouplissement monétaire était toujours nécessaire ? Dans son communiqué présenté lors de la conférence de presse du 16 décembre 2021, la Banque centrale européenne juge toutefois que "le soutien monétaire reste nécessaire en vue de la stabilisation de l'inflation au niveau de son objectif de 2% à moyen terme". La BCE pressent toujours que l'inflation resterait faible en 2023, ce qui la pousse à une normalisation lente et préjudiciable.

En janvier 2021 presque un an avant la réunion de décembre 2021, à une époque où l'inflation partait à la hausse (0,9% en janvier 2021 contre -0,3% en décembre 2020) avec une forte croissance (prévisions de +3,8% en 2021), il a été difficile aux économistes de voir ce qui a motivé la BCE à étendre ses orientations prospectives sur les achats nets APP au-delà d'octobre 2022. L'APP ou Asset Purchase Programme a pour but officiel de stimuler l'inflation afin qu'elle atteigne et ne dépasse pas son objectif d'inflation de 2%.

À la suite de la fin prévue du programme (PEPP) en mars 2022 (programme d'achats d'urgence pandémie) la BCE annonce avec surprise une augmentation des achats nets de l'APP pour 2022 : "sur la base de notre évaluation actualisée, dans un environnement incertain, le Conseil des gouverneurs a, ce jour, ajusté le rythme de ses achats dans le cadre de son programme d'achats d'actifs (asset purchase programme, APP) pour les mois à venir. Les achats nets mensuels au titre de l'APP s'élèveront à 40 milliards d'euros en avril, 30 milliards en mai et 20 milliards en juin". Il est curieux de comprendre pourquoi l'APP, un instrument visant à augmenter l'inflation, a été stimulé alors que l'inflation était élevée et en hausse. C'est le 9 juin 2022 que le Conseil des gouverneurs a décidé enfin de mettre un terme à son programme APP.

Alors qu'il fallait lutter contre l'inflation, la BCE a accordé des taux négatifs aux banques jusqu'au 23 juin 2022. Le meilleur taux possible sur les TLTRO 3 (opérations ciblées de refinancement de long terme des banques) a été de -1 %. L'encours total est de 2 263 milliards d'euros. Ce meilleur taux négatif représente une énorme subvention aux banques et un excès de liquidité donc d'inflation, alors que les banques au même moment augmentaient les taux des prêts immobiliers aux ménages à partir de février 2022. Pourquoi ? Une des raisons de la hausse des crédits immobiliers est que la BCE pourrait être tentée comme la Réserve fédérale américaine FED d'augmenter son taux prochainement. Les banques n'appréciant pas une période d'incertitude ont été poussées à relever leurs taux aux particuliers.

À lire également

  • C'était comment l'économie française il y a 50 ans ?
  • France : pénuries et hyperinflation dans une "économie de guerre"
  • BCE : comment lutter contre une "fragmentation" de la zone euro ?
  • Guerre en Ukraine : comment lutter contre l'inflation avec des prix élevés de l'énergie ?

La BCE aurait dû agir différemment compte tenu des informations disponibles fin 2021 et éviter une accélération de l'inflation au-delà de 2%. Elle aurait dû augmenter comme la Banque centrale américaine ses taux à partir de mars 2022 et éviter aux pays européens de budgétiser l'inflation par des aides et créer des déficits colossaux. Il est à craindre une récession lente et une inflation durable.

"L'inflation, c'est comme la pâte dentifrice. Une fois qu'elle est sortie du tube, il est impossible de l'y faire rentrer."Karl Otto Pöhl, ancien dirigeant de la Banque centrale allemande.

Gabriel Gaspard

Sur le même sujet

Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats
Kristin Thorsteinsdottir

OPINION. « L’hôtellerie n’est plus un secteur de curiosité pour les investisseurs : elle est devenue un vrai moteur économique ! »

Les investisseurs institutionnels redécouvrent l’hôtellerie. La résilience post-pandémie, la vigueur du tourisme et des volumes de transactions en hausse transforment la perception du secteur. Cette mutation impose un changement de posture : l’hôtel est d’abord une entreprise opérationnelle, et non la simple addition de murs et d’actifs financiers.

Idées & Débats
Cécile Gaubert

OPINION. « Commerce international et industrie spatiale : la conformité réglementaire, nouvelle frontière compétitive »

L'IPO de SpaceX bouscule l'industrie spatiale européenne. Face à la puissance financière américaine, l'Europe doit maîtriser un cadre réglementaire international complexe.

Idées & Débats
Jonathan Corcos

OPINION. « L’IA ne doit pas être l’angle mort des prochaines élections présidentielles »

Alors que l’IA s’impose comme une technologie structurante pour l’économie et la société, ses implications politiques restent peu abordées. Pourtant, fiscalité, emploi, protection sociale, éducation ou encore souveraineté technologique seront directement impactés par cette révolution.

Idées & Débats
Barbara Moser-Desmarest

OPINION. « Les années 2030, point de bascule de l’accompagnement des personnes âgées »

Valoriser les métiers des Services à la Personne n’est pas un combat sectoriel : c’est une condition pour garantir à chacun le droit de vieillir dignement à domicile

Idées & Débats