• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Choc de compétitivité : trois pistes pour renforcer la recherche académique française

par André Choulika, président de France Biotech

Publié le 02 novembre 2012 à 16:23 - Mis à jour le 02 novembre 2012 à 16:24

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans cette tribune, André Choulika, le président de France Biotech, explique que la recherche en France a besoin non pas de plus de financements, mais d'un meilleur financement, pour se distinguer sur la scène scientifique mondiale.

La compétitivité du tissu industriel français ne peut d'aucune manière se trouver dans le coût des produits et services vendus mais dans le degré d'innovation qu'ils contiennent. Cette innovation est la résultante directe de la qualité de notre système d'enseignement et de recherche. La recherche académique dans le monde a toujours eu 10 ans d'avance sur la globalisation. Les laboratoires de recherche sont multiculturels depuis des décennies, les chercheurs lisent la même littérature scientifique, utilisent le même matériels, écrivent selon les mêmes codes, fréquentent les mêmes congrès. Cette globalisation c'est encore accélérée avec la révolution numérique où toute publication est lue par toute une même communauté scientifique au même instant sur la surface du globe. En conséquence, les idées, concepts scientifiques ou découvertes, qui se cristallisent par le croisement d'une accumulation de connaissances, voient le jour au même moment et en plusieurs endroits dans le monde. Ces découvertes se concrétisent de deux manières, par la publication d'articles scientifiques et la prise de brevets d'inventions. Dans ce monde, il n'y a pas de place pour les seconds.

La France investit près de 43 milliards d'euros en recherche et développement par an, soit 2,2% de son PIB. Aujourd'hui, la question n'est plus de se demander s'il faut dépenser plus, mais comment dépenser mieux. Dans la recherche académique, les moyens sont essentiellement mis sur la masse salariale avec une moyenne de salaires très peu attractive pour le niveau d'étude requis contre un budget de fonctionnement qui laisse la majorité des laboratoires sans ressources dès la fin du premier semestre de chaque année. La conséquence est qu'une large part de l'activité des chercheurs est consacrée à trouver des financements plutôt qu'à leurs recherches. En outre, la recherche de financement à l'effet pervers de brider la créativité des laboratoires sur des thématiques de recherches fondamentales et les orientent vers des thématiques d'application tel que le cancer ou l'Alzheimer. La plupart des découvertes de ruptures résultent de recherches non orientées vers de l'applicatif. Depuis 30 ans, de nombreuses découvertes de rupture ont été faites en France, pour être développées dans d'autres pays (essentiellement les Etats-Unis) qui en tirent les bénéfices des développements industriels.

La bonne nouvelle est qu'en France il y a de l'innovation et de l'argent. La mauvaise nouvelle est que cet argent est mal utilisé pour capitaliser sur ces innovations. Il faut réformer le système de la recherche académique en France pour qu'elle puisse se donner les moyens de lutter avec la compétition internationale. Décréter l'excellent ou la compétitivité n'est pas une méthode car excellence et compétitivité sont des constats de situation. Observons là où des découvertes de rupture radicale émergent sur notre territoire et mettons des moyens significatifs pour être les premiers et engranger tous les bénéfices de ces découvertes. Ce sont des paris risqués mais payants sur le long terme car nous serons excellents et compétitifs au moins dans quelques domaines.

Voici trois pistes pour rester dans la compétition internationale :

1- changer le statut du chercheur académique. Le métier de chercheur peut être un emploi à vie pour certains mais pas pour tous. On peut être créatif pendant une période de sa vie puis faire bénéficier de ses connaissances et de sa formation d'autres secteurs d'activités qui manquent cruellement de scientifiques.

2- rendre les salaires des chercheurs plus attractifs et valorisants en France comparé aux normes internationales. Il est indécent de payer des bac+10, moteurs de notre compétitivité aux salaires actuels dans le monde académique. Sortir des grilles les hauts profils.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

3- utiliser l'ANR comme vecteur de financement de laboratoires ultraperformant afin qu'ils deviennent, avant les autres, leaders mondiaux. Ces financements ne doivent pas être fléchés sur des sujets mais sur les hommes (ce sont eux le capital inventif). Ils ne doivent pas être contraints (sujets de recherche, salaires, investissements, fonctionnement etc.). Ils doivent être limités dans le temps (5 ans) et leurs performances évaluées à terme.

À lire également

  • Compétitivité: «L'Etat pourrait améliorer le cadre sans trop se mêler de la cuisine interne des entreprises»
  • Le coût du travail n'explique pas tout ! L'appel de 76 industriels pour une autre compétitivité
  • Pour un choc de compétitivité soutenable
  • Compétitivité: les 20 propositions de la CGPME en faveur des exportations

Une industrie compétitive doit se reposer sur une recherche académique de premier rang. C'est par ici que doit commencer ce «choc de compétitivité» si cher à nos pouvoirs publics depuis des décennies.

par André Choulika, président de France Biotech.

par André Choulika, président de France Biotech

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »