Sauvetages bancaires : pourquoi est-ce toujours le citoyen qui boit la tasse ?

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Michel Santi est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ».
Michel Santi est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ».
Michel Santi est l'auteur de "Splendeurs et misères du libéralisme", ouvrage dans lequel il s'interroge sur les raisons de la crise qui secoue l'Europe. Dans cette chronique, il se demande pourquoi, en proie à l'austérité, ce serait au citoyen de supporter le renflouement des banques via les deniers publics de la Banque centrale européenne. Notamment les banques britanniques, qui ne jurent que par la City, et qui ont pourtant été les premières bénéficiaires de ces aides.

Voilà qu'en ce vendredi 21 décembre, à la veille de Noël, et alors que les attentions étaient à mille lieux des tribulations européennes, c'est un rapport particulièrement révélateur qui fut publié par la Commission européenne. Son objet consistait en effet à recenser les aides publiques octroyées au secteur bancaire de l'Union entre octobre 2008 et décembre 2011 qui ont, selon ce rapport, atteint le chiffre vertigineux de 1.616 milliards d'euros ! Voilà donc les résultats chiffrés des efforts consentis par les 27 pays membres - c'est-à-dire par nous citoyens européens - et, ce, sans même tenir compte de l'année 2012 en cours. Laquelle année 2012 aura en outre vu les banques espagnoles bénéficier d'une première tranche de 39 milliards d'euros, ou encore le système bancaire de la minuscule Chypre pomper pas moins de 10 milliards. Cette somme phénoménale de 1'616 milliards d'euros - soit 13% du P.I.B. de l'ensemble de l'Union ! - fut donc injectée à hauteur de 1'174 milliards dans les banques pour renflouer leurs liquidités, et à hauteur de 442 milliards pour soulager leur solvabilité et pour les délester de leurs créances toxiques.

Les banques britanniques, premières bénéficiaires

Mais ne pointons pas du doigt les établissements financiers espagnols pour leurs responsabilités, ni même les banquiers grecs pour leur hypothétique légèreté. Car c'est les banques britanniques qui furent les premières - avec 19% des sommes totales - à puiser dans cette cagnotte. Les banques allemandes et irlandaises étant secondes ex-æquo, avec 16%... Pourquoi le citoyen européen qui subit une austérité impitoyable est-il obligé de renflouer des banques britanniques qui ne jurent que par la City ? Et comment justifier l'attitude inqualifiable du gouvernement irlandais ayant protégé et sauvegardé les intérêts des investisseurs au détriment de ses citoyens et de ses contribuables ? Décision tragique qui fit basculer toute la nation irlandaise jouissant jusque là d'excédents de l'ensemble de ses comptes publics. Car, contrairement au message que veut faire passer ce dernier rapport en date de la Commission européenne, et envers et contre les prétentions et déclarations tonitruantes des responsables de l'Union affirmant que le sauvetage des banques était vital : ces sommes ne furent pas tant injectées pour renflouer les banques que pour sauver la mise des actionnaires, des créanciers obligataires, des investisseurs, des spéculateurs...

Le citoyen européen doit-il se résigner à couvrir les pertes des spéculateurs ?

Il est effectivement crucial d'opérer une distinction nette entre la garantie apportée aux épargnants sur leurs dépôts et la caution en faveur des transactions commerciales d'une part. Et le chèque en blanc offert d'autre part aux investisseurs, pertinemment conscients de leurs risques et peu enclins à partager leurs profits passés, présents et futurs. N'y a-t-il donc nulle limite - matérielle comme morale - à la socialisation des pertes ? Le contribuable européen doit-il se résigner à éternellement couvrir les pertes et à cautionner les placements et les paris des investisseurs et des spéculateurs ? Car l'histoire des sauvetages bancaires (telle que contée dans ce tout récent document de la Commission) se résume en réalité au renflouement de cette caste privilégiée. Alors que le sauvetage d'un seul établissement financier important est susceptible de faire chanceler une grande nation et d'hypothéquer l'avenir de ses citoyens, les banques ont plus que jamais besoin des pouvoirs publics et de leur banque centrale, seule entité à même d'imprimer des billets qui serviront à cette remise à flots. Que l'indispensable intégration européenne ne soit pas un paravent derrière lequel se cacheront ces banques afin de puiser subrepticement dans les fonds de l'Union.

Faisons en effet le v?u que cette union fiscale et budgétaire à venir ne soit pas qu'un artifice supplémentaire autorisant des transferts de richesses du contribuable vers l'investisseur.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre fondateur de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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a écrit le 12/03/2013 à 22:09 :
Il faut annuler (au moins en partie) la dette . Pourquoi ? si vous remboursez, cet argent dès demain matin, se retrouvera sur le marché et moins cher. Il y aura abondance d?offre , baisse des taux et tentation de re-emprunter car ce sera la facilité.
Comment se fait-il que certains (pays ou fonds divers ou banques aient pu accumuler tant de liquidités ? Parce que les uns ont pu s?attribuer une plus grosse part du gâteau de la production et les autres collecter l?épargne individuelle (fonds de pension - banques). Et ils veulent gagner sur tous les tableaux, ils veulent le beurre et l?argent du beurre en faisant encore plus fructifier ces sommes et en prenant des risques inconsidérés (avec l?argent des autres) . C?est là qu?il faut agir ! Faut-il vraiment les sauver ?
Si vous surchargez le contribuable par toutes sortes d?impôts et de cotisations, le pouvoir d?achat sera rogné, il achètera moins (accumulation de stocks invendus, réduction de l?activité, chômage), les recettes fiscales liées à l?activité diminueront, le cycle infernal recommencera. Rappelons que les prêts subprimes se sont développés en raison de la baisse relative des salaires sous l?ère Reagan. Sous-payer les gens n?est pas une bonne idée. Henry FORD l?avait déjà compris. Donc une seule solution ( et c?est l?équité) : annuler la dette.
a écrit le 05/01/2013 à 0:30 :
un commentaire qui n'explique rien.

Les aides c'est quoi : des prêts ou des subventions et quelles sont les conditions ?
a écrit le 02/01/2013 à 20:19 :
Merci pour " La Tribune " pour la publication de cette article. La preuve que tous les journalistes ne sont pas les corrompus, et ne se vendent pas tous pour les plus-offrants, les plus riches pour soutenir leur pourri propagande.
a écrit le 31/12/2012 à 17:04 :
"austérité impitoyable","attitude inqualifiable","déclaration toniturantes","caste privilégiée", etc, etc : Ce qu'un article verse dans le sensationnalisme et dans le misérabilisme, c'est autant qu'il s'exempte de réflexion de fond. A qui appartient l'argent dans les banques, à une caste de privilégiée abstraite ou à des citoyens bien concrets? Est-ce inqualifiable de choisir d'assurer les dépôts des clients des banques plutôt que de laisser ces derniers subir les pertes? Et les questions les plus intéressantes ne sont même pas abordées. Dans un système libéral, les banques n'auraient pas été sauvées. Dans un système socialiste, les banques auraient été nationalisées. Mais le problème de fond reste intact: comment garantir les dépôts des citoyens et punir les mauvaises gestions? Bref, c'est bien beau de dénoncer le sauvetage financier des banques, mais ne faudrait-il pas plutôt s'attarder sur le manque de procédure de mise en faillite? Le rôle de l'Etat devrait être d'assurer la continuité du service bancaire (dépots, fonctionnement des compte), pas d'assurer la continuité des banques!
Réponse de le 01/01/2013 à 9:25 :
Selon moi, si un établissement bancaire vacille au point de menacer l'édifice bancaire, il faut nationaliser sans contrepartie (de toute façon, une banque en faillite ça vaut zéro), ensuite les états renflouent et quand la banque est remise sur pied, ils se remboursent en revendant leurs titres.
Ca permet de responsabiliser les actionnaires (si ils font n'importe quoi, ils perdent tout) et ça limite les dégats pour les contribuables.
Réponse de le 08/01/2015 à 7:49 :
moins de cheminots c'est bon pour le portefeuille du contribuable et vivement 2019 pour l'ouverture à la concurrence. bye ! bye ! la sncf que du bonheur !!!!
a écrit le 31/12/2012 à 16:40 :
Pour sauver banquiers et spéculateurs d' une part, d'autre part 120.000.000 de personnes menacées d'exclusion dans l' Union européenne ( rapport Eurostat du 3/12 /2012). .cherchez l'erreur...
a écrit le 31/12/2012 à 16:10 :
Ca c'est un grand économiste...mais il va quand meêm falloir qu'il se replonge dans ses cours...une garantie n'est pas du cash...et ne plombe donc pas le PIB...
Néanmoins il est vrai que les investisseurs devraient être sanctionnés (c'est à dire perdre une partie de leur capital...c'est bien le risque qui va avec la rémunération...) pour ne pas avoir été en mesure de bien choisir les managers de leurs entreprises...Ceci dit, comment faire la part entre les risques indus pris par un manager pour se payer une danseuse russe ou ne pas être en mesure d'appliquer les contrôles nécessaires sur son activité de trading (ca arrange, surtout quand les profits sont là)...et le manager d'une banque confronté à l'effondrement de la confiance du marché et un shortage de liquidité, qui n'est pas vraiment de sa faute....
Une idée, et si on renforçait vraiment les pouvoirs de l'autorité de contrôle prudentielle...plutôt que de vouloir imposer des normes Bâle III que seules les banques européennes respecteront et qui vont plomber l'économie et les industriels européens ?
a écrit le 31/12/2012 à 15:27 :
Si les seules subprimes US banques et consorts etaient les seules sources de nos ennuis....Que le l on se pose donc le probleme reel du cout social et economique declenche par une mondialisation mal maitrisee par l OMC depassee par son seuil
d incomptetence.Courage les Francais.Son ancien directeur Lamy va vous donner une lecon d economie dans son futur poste de 1er ministre. WOUARFFFFF.......



a écrit le 31/12/2012 à 15:14 :
Ce que je trouve scandaleux, c'est l'absence de sanctions ou responsabilisations des banques pour des pratiques scandaleuses et strictement interdites (spéculation, manipulation des taux, prêts accordés sans considérations des limites prudentielles cf. bulle immobilière,...) et des pratiques destructives pour l'économie réelle (blocage de la mise en circulation des liquidités pour le financement des entreprises, rachat de dette des états plutôt que de jouer le rôle de banque, continuités sur les primes record financées par les aides publiques...). Je serai plus radical: faute critique, mise sous tutelle et nationalisation. Le système européens sera sous contrôle des financiers et banques elles-mêmes. Si une leçon est claire sur cette crise, c'est bien la faillite complète de l'auto-régulation (bonnes pratiques et autres farces rétoriques) du monde financier.
a écrit le 31/12/2012 à 14:36 :
Et si on démontait la pompe goldman sachs ? goldman sachs crée en ce moment pour 800 000 milliards de $ u.s. ! produits dérivés HORS BILAN (c.à.d. du vent !), ces produits seront vendus aux banques, collectivités telles que région et seront payés à G.S. en monnaie avec les sommes déposées dans nos banques par nous! durant qques années les banquesv encaisseront les intérêts et nous feront payer la perte en capital! nous ne sommes plus dans du capitalisme ! mais dans du GRAND BANDITISME mis en place au niveau mondial !
Réponse de le 02/01/2013 à 20:21 :
Bravo!
a écrit le 31/12/2012 à 13:24 :
Rien ne justifie que les banques deviennent grosses au point d'être systémique : le prix de leur ressource, l'argent, ne dépend pas de la taille mais de la qualité du bilan. Par conséquent, les laisser grossir comme l'ont fait les gouvernements et les superviseurs montre bien à quel point les politiques mangent dans la main des banquiers.
Notamment les banquiers français, qui ont de plus traduit le terme anglo-saxon "moral hazard" en "aléa moral". Ce qui est parfaitement spécieux : "hazard" veut dire "danger", et non pas "hasard" en anglais.
Messieurs, un peu de tenue, que diable !
a écrit le 31/12/2012 à 13:13 :
Très bonne chose, finalement. Cela accélère la concentration et donc, l'effondrement sera plus rapide. Par contre, Monsieur Santi, pour vous suivre depuis longtemps, je sais que vous vous affolez à juste titre pour votre système. Ce qui est assez ridicule car il ne peut plus convenir à la majorité des peuples. Sortez de Suisse, de temps en temps.
a écrit le 31/12/2012 à 12:36 :
En lisant le fameux rapport, je découvre la phrase suivante:
"aides de trésorerie: 1 174 milliards d'euros (9,3 % du PIB de l?UE) au titre des GARANTIES publiques sur le financement des banques et d?autres mesures (à court terme) destinées à soutenir la liquidité".
Notre "économiste" sait-il ce qu'est une GARANTIE?
Visiblement non, puisqu'il écrit:
"Cette somme phénoménale de 1'616 milliards d'euros - soit 13% du P.I.B. de l'ensemble de l'Union ! - fut donc INJECTEE à hauteur de 1'174 milliards dans les banques pour renflouer leurs liquidités"
Je ne vous conseille pas d'acheter le livre de cet "économiste".
a écrit le 31/12/2012 à 12:18 :
Le citoyen va se résigner quelques temps, sachant que les banquiers et leur complices politiques ont les armes et le peuple non.

Mais les choses peuvent tourner autrement comme l'histoire l'a déjà vu.
a écrit le 31/12/2012 à 11:53 :
Bonjour,

Avec cette question, on a tendance à ne regarder qu'un côté du problème.
Si l'Etat laisse une banque faire banqueroute, ce sont les contribuables qui sont immédiatement lésés. Surtout que dans la plupart des cas les garanties sur comptes pour les grosses banques ne pourront pas être payées à cause de manque de réserves du fonds de garantie.
Certes les banques spéculent, mais elles sont poussées par les contribuables, qui ne veulent pas se contenter des taux d'intérêt du Livret A.
Donc " aidant les banques " ( et rappellons que bien des cas ce n'est pas gratuit ) c'est une aide immédiate du consommateur, et pas une subvention comme on voudrait le présenter.
Pourquoi l'Etat n'a pas poussé la séparation des activités des banques assez loin, pour souligner aux consommateurs, sa responsabilité personnelle dans le choix de ses investissements??

Cordialement,

giantpanda

a écrit le 31/12/2012 à 11:26 :
Article" = "le contribuable européen doit il se résigner à ETERNELLEMENT couvrir les pertes et à cautionner les placements et paris des investisseurs et spéculateurs ? ! ...(..) ces sauvetages bancaires se résument en réalité au renflouement de cette CASTE PRIVILEGIEE " ! tout est dit, on a pas fini, même si l'on rêve de partir sous des cieux plus "sereins", de se faire n.quer, ou que ce soit !!!!
Réponse de le 02/01/2013 à 20:29 :
Felicitations! A bas le " casino-capitalisme " ! Pour une une vrai economie qui construise et produise au servicece de l' homme, au lieu de générer les chiffres pour une economie virtuelle.
Réponse de le 02/01/2013 à 20:43 :
Merci pour votre commentaire. Nous sommes très nombreux a penser la méme chose mais ils essayent faire l' opinion publique a notre place par les journalistes corrompus , et les faux sondages. ( Comme Sarkozy )
a écrit le 31/12/2012 à 11:12 :
TRES BONNE QUESTION !! est ce que la réponse est évidente ?
a écrit le 31/12/2012 à 10:41 :
la raison est simple "c'est le socialisme" ! Si on avait respecté les règles du "capitalisme/libéralisme" les banques auraient fait faillites ! En effet on aurait tous perdu mais on parle bien de TOUS donc ce n'est qu'une remise à 0, le socialisme qui sauve des banques pourris et privés créé cette catastrophe qui justement est injuste et HALLUCINANT de bêtise et on nous dit "c'est le capitalisme" gros pipo ! Avec cette faillite finit les subventions, les avantages, l'Europe ... houlalalala panique à bord donc on PREND NOTRE argent et on continu dans le mensonge, bref rien à voir avec le capitalisme.
Réponse de le 31/12/2012 à 11:05 :
Bonne idée ! Effondrons le système financier et les banques (puisqu'elles sont pourries) : on est sûr que sans argent, sans système de paiement, tout le reste de l'économie ne s'en portera que mieux. On ira payer notre épicier du coin avec des lingots, des diamants et autres louis d'or qu'on ressortira de dessous nos matelas.
Réponse de le 31/12/2012 à 11:27 :
Comment peut on vanter vanter le libéralisme en 2012 !
C'est une lubie, une chimÚre !
Il y aura toujours des groupes de pression (pétroliers, banquiers...) pour le fausser...
Pas plus que le communisme le libéralisme ne peut exister !!!
Réponse de le 31/12/2012 à 13:16 :
Et comment peut-on vanter les vertus du socialisme, lui qui a tué de manière éhontée pour imposer sa suprématie idéologique ????
Réponse de le 31/12/2012 à 18:45 :
@Excellent et réaliste : Vous n'avez pas répondu "'est-ce que oui ou non c'est le socialisme qui à sauvé les banques en 2008" ! Le capitalisme que vous critiquez à juste titre est MORT en 2008 mais QUI L'A SAUVE ? Merci pour votre réponse.
Réponse de le 01/01/2013 à 2:17 :
Au fait, au grand jour de la crise... quel grand homme européen a brassé de l'air comme un fou pour sauver le système.... je crois de droite, non ???????
Réponse de le 02/01/2013 à 20:36 :
Merci! Profit individualisé et risque collectivisé. Et c' est ne méme pas l' avis d' un journal de gauche, mais l' avis de magasine " Le Point " ; bien evidemment quand le journaliste n' est pas un corrompu. ( Rarement le cas ).
a écrit le 31/12/2012 à 10:39 :
Absurde dichotomie présentée par un mauvais économiste keynésien qui croit pouvoir séparer les investisseurs des citoyens contribuables, comme si ce n'étaient pas les mêmes individus qui travaillent, investissent, consomment et payent leurs impôts ! Allez, Un Guignol de Bronze pour cet "artiste" de la pensée pseudo-économique !
Réponse de le 31/12/2012 à 11:29 :
Faux, justement, ce ne sont pas toujours les mêmes !!!
Les jeunes ne profiterons jamais de la croissance artificielle passée mais devront en payer les dettes !!!
a écrit le 31/12/2012 à 10:39 :
"Le contribuable européen doit-il se résigner à éternellement couvrir les pertes et à cautionner les placements et les paris des investisseurs et des spéculateurs ?"
Oui.
Réponse de le 31/12/2012 à 11:13 :
OK avec vous ! donc, l'éternel recommencement !

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