Photovoltaïque : ce que cache la faillite du chinois SunTech

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La chute, annoncée aujourd'hui, du chinois Suntech, numéro un mondial des panneaux solaires, pourrait faire croire à un changement de politique économique de la Chine. Il n'en est rien, analyse Jean-François Dufour, directeur de DCA Chine-Analyse.

Le dépôt de bilan de SunTech, annoncé aujourd'hui, était prévisible. Pas seulement à cause des difficultés de l'entreprise ; mais aussi du fait des perspectives de restructuration du secteur en Chine. Création de l'emblématique Shi Zhengrong, un ingénieur autrefois surnommé le « roi du soleil », SunTech était, parmi les poids lourds chinois du photovoltaïque, le plus puissant des acteurs réellement privés. Les autorités chinoises, conscientes de son dynamisme et de son rôle de locomotive pour le secteur, l'ont laissé jouer, et jouer gros - jusqu'à se brûler.

Les véritables difficultés de Suntech ont commencé en 2012, lorsqu'il s'est avéré que la société de Wuxi s'était fait escroquer par un partenaire financier étranger, lui ayant apporté des garanties imaginaires pour un fonds d'investissement commun. Quelques semaines plus tard, Shi Zhenrong était « débarqué » de ses fonctions de président de la société - une décision dont il a contesté la légitimité, sans succès.

Première cible d'une restructuration du secteur

Dès lors, et dans le contexte d'un secteur photovoltaïque chinois fragilisé par les mesures protectionnistes prises en 2012 par les Etats-Unis et l'Union Européenne (deux marchés qui absorbaient 75% de sa production), Suntech apparaissait comme la première cible désignée d'une restructuration à venir du secteur. Le groupe a été acculé au dépôt de bilan par ses banques chinoises, ce qui implique que celles-ci ont reçu le feu vert des autorités pour arriver à cette extrémité. Or la crise n'a pas empêché, dans le même temps, d'autres fabricants de continuer à bénéficier de financements importants ces derniers mois. Et des perspectives ouvertes par des constructions de centrales photovoltaïques chinoises, destinées à remplacer les commandes étrangères. D'ici 2015, la Chine prévoit en effet de multiplier ... par cinq les capacités de production de ce type installées sur son sol.

Autant d'éléments qui permettaient au président de Jinko Solar, l'un des autres grands fabricants chinois, en plein développement malgré le contexte récent, de se montrer il y a quelques jours « optimiste » sur l'avenir du photovoltaïque chinois ... « pour ceux qui survivront à 2013 ». La chute de Suntech n'est pas un effet du libre jeu du marché. C'est la manifestation logique d'une restructuration dictée par les autorités chinoises.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2013 à 8:34 :
On pourra tout de meme laisser aux chinois d'avoir impose au secteur une course aux gains de productivite telle qu'ajourd'hui l'auto-consommation est rentable en Allemagne et dans le sud de la France. Attendons de payer enfin le vrai prix de l'electricite, on ca le sera dans la France entiere.
a écrit le 26/03/2013 à 17:30 :
Une restructuration du secteur du photovoltaïque chinois était prévisible, envisagée et nécessaire, elle commence à se faire. Il reste nombre d'autre sociétés actives, qui investissent beaucoup dans la R & D. Le gouvernement chinois devait faire un choix difficile, la première société à tomber s'est donc condamnée elle-même par son aventurisme financier. Cela ne menace en rien la prépondérance chinoise dans le solaire.
a écrit le 24/03/2013 à 22:27 :
Dès que les marchés passoires se referment ou que la France arrête de subventionner, tout s'arrête...
a écrit le 21/03/2013 à 13:09 :
On se calme ! Oui , je crois que le soleil (photovoltaïque ) a un avenir , partout , en chine ou ailleurs Je n'en dirais pas autant des éoliennes , que des études scientifiques sérieuses condamnent , sauf cas particuliers ( dans certaines iles , par exemple ) Elles illustrent parfaitement le cas ou , dans une "démocratie" dite parlementaire ) une minorité d'élus tente d'imposer son idéologie à une majorité ,bien réelle , elle !
Réponse de le 21/03/2013 à 16:53 :
L'énergie nécessaire à la production et le recyclage d'un panneau photovoltaïque n'est jamais récupéré ... contrairement à une éolienne ...
Réponse de le 22/03/2013 à 16:13 :
Energy payback time d'un module PV estimée entre 1 et 3 ans suivant la techno et le site d'installation, pour une durée de vie supérieure à 25 ans. Nous sommes entrés au XXIeme siècle, merci de mettre à jour vos sources.
a écrit le 21/03/2013 à 8:00 :
les chinois ont conpris que pour l instant l avenir energetique etais dans le solaire mais ils continuent a faire des grand barrages leur bessoin energetioue va explosser vue leurs developement faramineu l europe devrais si interesse au lieu d attendre ?
a écrit le 20/03/2013 à 21:21 :
Les Chinois essayent juste de copier le capitalisme à la Française, par ses mandarins locaux, c'est à dire développer des mécanos industriels, les dépecer, les ré-assembler etc..
Ne pas oublier que notre propre administration, dont la culture est pré-révolutionnaire avec ses hauts fonctionnaires tout puissants tels des ducs, est une copie à l'origine de celle de la Chine impériale, qui avait fortement impressionné Louis XIV, il s'était aussi inspiré de l'empire moghol en Inde pour les fonctionnaires territoriaux et les taxes( ils taxaient tout et n'importe quoi avec une bureaucratie pléthorique) et de l'empereur de Siam pour sa glorification personnelle( l'état c'est moi !). Ils( nos dirigeants) savaient bien plus s'adapter à cette époque lointaine qu'à notre époque actuelle, en prenant le meilleur de ce qui existait dans le monde à l'époque.
a écrit le 20/03/2013 à 19:51 :
votre chien a la rage monsieur !! il faut le piquer .. fait pas bon travailler là-bas ! car au bout d'un temps c'est pouce vers le bas ...
a écrit le 20/03/2013 à 19:42 :
En Chine on ne dit pas faillite,mais reprise en mains par un prince rouge du politburo chinois
on nationalise une entreprise privée,on injecte des subventions via les banques publiques chinoises( CCB,ICBC,etc)+commandes de l'Etat et hop un nouveau milliardaire chinois dans
la liste de Forbes.
Réponse de le 20/03/2013 à 20:12 :
Vous pensez quen france on fait pas pareil ? on nationalise les pertes ?
a écrit le 20/03/2013 à 18:54 :
On pourrait avoir des détails sur la phrase "la société de Wuxi s'était fait escroquer par un partenaire financier étranger" ? Qui quoi comment ?
Réponse de le 21/03/2013 à 12:03 :
Une société qui s'appelle GSF Capital. A laquelle Suntech s'est associée en apportant 700 millions de dollars à un fonds d'investissement dédié à la construction PV. Lorsqu'en 2012 Suntech, confronté à des difficultés de trésorerie, a voulu vendre les actifs financiers que GSF était censé avoir levés en Allemagne et apportés en garantie à l'investissement de son associé chinois, il s'est avéré que ce supposés actifs n'avaient pas été enregistrés en dépôt de garantie.
a écrit le 20/03/2013 à 18:10 :
Une belle magouille alors ?
a écrit le 20/03/2013 à 18:03 :
on dit " faillite"

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