Enfin, la France va reconnaître la contribution des entreprises sociales à l'économie !

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Jacques Dasnoy (DR)
Jacques Dasnoy (DR) (Crédits : DR)
Alors que Benoît Hamon présentait la semaine dernière son projet de loi pour faciliter la reconnaissance du secteur de l'économie sociale et solidaire, Jacques Dasnoy, délégué général du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) se félicite : enfin, les entreprises sociales vont pouvoir se développer, et contribuer au redressement français.

Le 24 juillet dernier Benoît Hamon a présenté en Conseil des Ministres son projet de Loi relatif à l'Economie sociale et solidaire. Une loi ambitieuse, qui vient lever le voile sur un modèle d'entreprise méconnu, au potentiel sous-estimé, moteur d'une conception différente de l'économie, dynamique et inventive.

Des entreprises performantes et rentables

Contrairement aux idées reçues, les entreprises sociales ne s'interdisent pas d'être performantes et rentables, bien au contraire, et c'est pour mieux mettre la richesse créée au service de leur activité sociale et/ou environnementale. Associations, coopératives, mais aussi SA, SAS,...toutes ont ainsi en commun de considérer qu'il ne peut y avoir de projet social ou environnemental fort sans un modèle économique robuste.

PME en devenir comme Eqosphère, Société coopérative d'intérêt collectif (Scic) innovante comme Enercoop ou encore grand groupe en plein boom comme Vitamine T, ces entreprises à la fois comme les autres - car adaptées aux règles du marché -, et différentes - car totalement dédiées au bien commun - sortent aujourd'hui de l'ombre. Comme sortent de l'ombre leurs cons?urs anglaises, italiennes, américaines, coréennes ... Car les entreprises sociales ne sont pas une énième originalité dont seul notre pays a le secret, mais un mouvement de fond mondialisé.

Une loi nécessaire qui participe au redressement économique

Elles sont résistantes face à la crise, créent de l'emploi (+ 23% sur ces 10 dernière années), relocalisent des activités jugées un peu vite comme impossibles à maintenir en France, se positionnent sur des secteurs d'avenir - la croissance verte par exemple - et répondent aux besoins fondamentaux de nos concitoyens - santé, dépendance, exclusion, logement... Rien d'étonnant à ce que les plus grandes entreprises françaises s'attachent à nouer des collaborations avec ces entreprises solides, agiles et innovantes. Renault, Suez, KPMG,... elles sont aujourd'hui toujours plus nombreuses à se lancer avec elles dans des partenariats stratégiques gagnant-gagnant.

Rien d'étonnant non plus à ce qu'une loi vienne aujourd'hui reconnaître la contribution des entreprises sociales à l'économie française (6 % de la valeur ajoutée brute de notre pays selon l'INSEE) et à une société plus juste, qui n'oublie personne sur son chemin. Cette loi nécessaire, qui ouvrira notamment un meilleur accès de ces entreprises à des financements publics et privés, permettra à cette autre manière d'entreprendre de se développer et contribuer toujours davantage, aux côtés de toutes ses forces vives, au redressement économique et social de notre pays.
 

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a écrit le 05/08/2013 à 9:31 :
Avt d'avancer des chiffres il faudrait peut etre faire une travail de definition, qu'est ce qu'une entreprise sociale? Bien svt sont comprises les associations qui vivent exclusivement ou quasi de sub' ou des entreprises qui beneficient d'avantages exhorbitant du droit commun. Tout ceci peut s'expliquer, ce qui est genant c'est la confusion conduisant a des conclusions justes totalement fausses... et comme les fausses bonnes solutions ne manquent deja pas et se revelent etre des freins aux changements don't a besoin notre pays faisons l'effort necessaire pour etre certain que cette troisieme voie en est une...
a écrit le 05/08/2013 à 8:00 :
Surtaxer et surimpôser les Entreprises privées qui finissent par délocaliser voir mettre la clé sous la porte, ce qui a engendré des milliers de chômeurs et donc moins de richesse pour notre pays, l'idée ingénieuse de ce gouvernement socialo-communiste est de verser des subventions aux frais des contribuables surtaxés et surimpôsés également (mais qui eux, n'ont pas la chance de pouvoir faire leurs valises) pour la création d'entreprise à but "social". J'en déduis que la pauvreté et la misère sont une richesse pour la France qu'il faudra faire croître pour développer l'économie française !!!
a écrit le 03/08/2013 à 5:12 :
concrètement les coopératives sont bien souvent des escrocs car achètent moins cher et vendent les produits plus cher. Cas très concret d'une coopérative forestière qui oblige à faire couper de grandes quantité d'arbres pour ensuite les brader !!!!! et des cas de ce type sont légions. Quand vous parlez d'Enercoop, si elle vend l'électricité plus cher, quel est l'intérêt sinon aider des gens dans la difficulté. Et nous, notre portefeuille il est aussi dans la difficulté !!!
a écrit le 02/08/2013 à 17:51 :
CONCRETEMENT, quelle est la différence entre une entreprise "normale" et "sociale" ??? Toutes les entreprises oeuvrent pour le bien commun...
Réponse de le 02/08/2013 à 22:39 :
Eh bien les entreprises sociales sont celles qui, pleines de bons sentiments, ont besoin des subventions du PS (avec les impôts de ceux qui travaillent) pour servir les paresseux et autre clientèle du PS !
Réponse de le 04/08/2013 à 19:11 :
Toutes les entreprises oeuvrent pour le bien commun...
Fichtre !... où avez-vous pris que toutes les entreprises oeuvraient pour le bien commun ?!... Elles oeuvrent d'abord pour leur seul profit et exclusivement pour leur seule profit ! Le bien commun et le monde de l'entreprise sont absolument antinomiques.
Réponse de le 04/08/2013 à 22:34 :
@gengiskhan
ok exterminons les entreprises privees, vive le socialisme !!
Réponse de le 05/08/2013 à 0:55 :
Il y a differents modes de systemes de cooperatives mais l'idée de base reste la démocratie du travail. Il est normal que la base des travailleurs qui contribuent a la production des richesses aient:
1/ des parts d'entreprises, puisque il en sont les maillons producteur essentiels.
2/ Une voix pour s'exprimer par le vote sur les décisions stratégiques de leur société: investissements humains/materiels, developpement de nouveaux produits, repartition des benefices etc...

Ce que l'on accepte en société pour le vote de nos representants doit aussi etre accepté au sein des entités de production privé.
Réponse de le 05/08/2013 à 6:26 :
Le bien commun ne fait pas partie des critères de gestion d'une entreprise. Sans dire que c'est antinomique, on peut simplement dire que cela ne fait pas partie de leurs objectifs.
Le but est de maximiser les profits. Le bien commun n'intervient que sous la pression de l'opinion publique ou des associations, si cela remet en cause l'objectif économique.

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