Economie sociale et solidaire : ces SCOP qui marchent et qui perdurent

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Créé en 1932, Acome est le premier groupe industriel français coopératif / Reuters
Créé en 1932, Acome est le premier groupe industriel français coopératif / Reuters
Le ministre délégué à l'Economie solidaire a vanté, mercredi matin, en conseil des ministres le modèle des sociétés coopératives et participatives, dirigées directement par leurs salariés. Benoît Hamon souhaite faciliter le développement des Scop via son nouveau projet de loi sur l'économie sociale et solidaire. En France, de nombreuses entreprises ont déjà prouvé la viabilité de ce modèle économique.

"Scop". L'acronyme plaît au ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire. Ce mercredi 24 juillet, Benoît Hamon a vanté en conseil des ministres le modèle économique des sociétés coopératives et participatives dans le cadre de son projet de loi sur l'économie sociale et solidaire.

Un mode de gouvernance qui pourrait "sauver des dizaines de milliers d'emplois par an", selon le socialiste. "Chaque année 50.000 emplois sont détruits dans des entreprises qui ne trouvent pas de repreneurs alors qu'elles sont en bonne santé. On ne peut pas se permettre de gaspiller un tel potentiel", a-t-il insisté. Des propos accueillis avec "satisfaction" par le mouvement des Scop justement en pleine campagne de promotion.

Apparues au début du XIXème siècle, les Scop regroupaient, fin 2012, 2.165 sociétés et 43.860 salariés. Si les rachats de certaines entreprises restent plus médiatisés que d'autres - comme la transformation de la compagnie maritime Sea France en My Ferry Link en 2012 - de nombreuses Scop affichent de bons résultats.

  • La société de câblages Acome

Premier groupe industriel français coopératif, Acome emploie1.365 salariés en Europe, en Chine et au Brésil dans huit unités de production. Cette société, basée à Paris et spécialisée dans les câblages, a été lancée en 1932. Elle détient le statut de Scop depuis sa création. En 2012, son chiffre d'affaires représentait 384 millions d'euros. Acome travaille dans l'automobile et l'embarqué, les réseaux télécoms et les infrastructures. Le groupe occupe à la fois la place de premier fabricant français de solutions de câblage télécoms et de tubes PEXc pour le bâtiment. Il se place également en tête des fabricants européens de fils et de câbles automobiles de haute technicité, mais est aussi le deuxième fabricant de fibres optiques en Europe.

  • Le Groupe Chèque Déjeuner

Troisième groupe mondial sur le marché des services prépayés, le Groupe Chèque Déjeuner, spécialisé dans le service aux entreprises, emploie 1.990 personnes. Ses salariés détiennent en permanence au moins 51% de l'entreprise. Créée en 1964 et devenue SCOP en 1972, la société, basée dans les Hauts-de-Seine, a publié un chiffre d'affaires de 295 millions en 2012. Présente dans 13 pays, elle collabore avec 168.000 entreprises et collectivités au service de 21 millions de bénéficiaires.

  • Le groupe télécoms Scopelec

Spécialisé dans les télécoms, le groupe Scopelec, situé à Revel, en Haute-Garonne, emploie plus de 2.200 salariés répartis sur 55 sites dans toute la France. Créé sous le statut de Scop en 1973, son chiffre d'affaires montait à 150 millions d'euros en 2012. L'entreprise poursuit encore son développement. Elle a ainsi racheté la société Gobé et pris une participation dans la PME Géoptic au début 2013. Des acquisitions qui lui permettent d'espérer un chiffre d'affaires de 220 millions pour cette année. 

  • L'Union technique du bâtiment (UTB)

Avec plus de 1.000 collaborateurs, la société UTB pour Union Technique du Bâtiment propose des services dans la plomberie, le chauffage,  la climatisation, mais aussi dans les métiers liés à la toiture. Basée à Pantin, en Seine-Saint-Denis, elle emploie quelques 965 salariés. Scop depuis sa création en 1933, elle affichait un chiffre d'affaires de 129 millions d'euros en 2010.

  • Le fabricant de briques Bouyer Leroux

Spécialisée dans la fabrication de briques plâtrières, la société Bouyer Leroux comptait, en 2011, 350 salariés. Lancée en 1955, l'entreprise, située à la Séguinière, dans le Maine-et-Loire, s'est transformée en Scop en 1980. Bouyer Leroux, qui s'est spécialisé dans les produits innovants à forte performance thermique et faciles à poser, affichait, en 2011, un chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros. Il est devenu numéro 1 de la brique français au début de l'année.

>> Lire aussi : Le gouvernement aux petits soins pour l'économie sociale et solidaire

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Commentaires
a écrit le 25/07/2013 à 15:31 :
L'initiative du Ministre va dans le bon sens. La totalité des entreprises en faillite devraient voir leur ancien propriétaire indemnisé et les actifs économiques rejoindre en l'état une scoop générale servant de pivot à une restructuration. les pans réformés étant ensuite vendus. Il est anormal que des investisseurs soient totalement dépouillés et leurs employés en perdition. En poussant plus loin la réflexion qui est ainsi dans une bonne orientation, il serait nécessaire de mettre en oeuvre un projet de France-Action qui verrait tous les français devenir actionnaires. La réponse du secret ne tient pas, elle veille en réalité à réserver les fruits des transactions à un petit nombre d'initiés au détriment des entreprises, tout au contraire une large information permet aux opportunités d'émerger. Comme partout la circulation de l'information est bénéfique. Je prendrai comme exemple ce gros fabriquant français de textile outdoor qui ne savait pas que sont fournisseur de jeans était à vendre. Lorsque l'information a été transmise la reprise s'est faite sous 3 mois.
a écrit le 25/07/2013 à 14:40 :
ET oui comme la CAF et la CNAV qui vous coûtent toute votre existence avec un très petit retour . Pension montant mensuel 40 euros et conjointe 320 euros , et bien moi je dis que l'on peut tout foutre en l'air on ne risque rien. Il faut ouvrir de l'espace,en Septembre tous ensembles, soyons nombreux pour demander des comptes.
a écrit le 25/07/2013 à 14:20 :
Pourquoi ne pas parler de la coopérative LUR BERRI qui si l'on en croit la présentation du site internet cherche- je cite - , autour d?un projet coopératif centré sur les valeurs humaines, à valoriser les atouts de son terroir...

Cette fameuse coopérative fort discrète et propriétaire de la fameuse marque Spanghéro à l'origine du scandale de la viande de cheval.

2000 ? pour les licenciés de Spanghéro, ce doit être le prix de la valeur humaine vantée par cette si gentille coopérative....
a écrit le 25/07/2013 à 12:23 :
Les entreprises citées ici n'existent pas du seul fait qu'elles sont des scop mais parce que ce qu'elles produisent satisfait des clients et les clients se moquent que ce soit des scop. Evitons les résumés faux, le jour où une scop ne vendra plus assez elle mourra aussi.

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