Le modèle de santé français : un échec ?

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Chaque Français dépense 504 euros par an en médicaments
Chaque Français dépense 504 euros par an en médicaments (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Quelques jours après l’appel de la Cour des comptes à plus d’économies dans la branche maladie de la Sécurité sociale, un livre jette un nouveau pavé dans la mare. Le médecin hospitalier Véronique Vasseur y dénonce «le grand fiasco» du système de santé français.

«Casse-tête budgétaire, imbroglio administratif, patate chaude politique… depuis quelques années, le gouvernement français assiste - impuissant - au déclin de son système de santé. (…) Mais si la mort du système n'est pas encore officielle, usagers et professionnels accusent déjà le coup». Ainsi s'ouvre le dernier cri d'alarme du docteur Véronique Vasseur, déjà auteur en 2000 du best-seller Médecin-chef à la prison de la santé, qui vient de publier Santé, le grand fiasco, coécrit avec sa fille Clémence Thévenot, journaliste.

Des médicaments gaspillés aux déboires de l'industrie pharmaceutique, de la débâcle de la médecine libérale à l'essoufflement de l'hôpital public, les auteurs listent ceux qu'elles considèrent les symptômes de l'écroulement du modèle de santé français, pourtant encore considéré en 2000 comme le meilleur au monde par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Passage en revue du livre, en 10 phrases choc.

Surconsommation

«Angoissés et de plus en plus précautionneux, les Français, même ceux dans le besoin, usent et parfois abusent des consultations de «confort», des examens médicaux inutiles et des médicaments souvent pris en abondance (…)».

Une attitude aggravée par la sur-médiatisation des questions de santé ainsi que par la gratuité des soins, qui conduit à des aberrations: les médecins, débordés et soucieux de garder leur clientèle, n'osent presque plus refuser les prescriptions.

Chaque Français achète 504 euros de médicaments par an, avec un surcoût pour l'assurance maladie, par rapport à la moyenne des pays développés, de 5-6 milliards d'euros… Une machine désormais trop coûteuse pour un Etat en déficit et vieillissant. Ainsi, de réforme en réforme, le système finit par allier «le pire de la logique de marché et de la médecine socialisée, sans en avoir aucun des avantages!»

Gaspillage

«En France, près d'un médicament remboursé sur deux ne serait pas consommé. Pas étonnant quand on sait que les Français sont parmi les plus gros acheteurs au monde avec près d'une boîte par semaine et par habitant. ( …) 3,2 milliards de boîtes sont vendues chaque année en pharmacie, soit 101 par seconde!»

Le marché français recense 3.000 substances actives différentes, alors que l'OMS ne liste que 350 médicaments essentiels. Le marketing des molécules «innovantes», l'engouement pour le jetable, l'automédication, le conditionnement inadapté aux besoins etc. font ainsi que le gaspillage coûte à la France 10 milliards d'euros par an.

Risque zéro

«Les dérives prescriptives des médecins concernent également des examens médicaux parfois réalisés de façon abusive, sans nécessairement apporter de bénéfices aux patients».

L'accent mis sur la prévention a aussi des dérives: sur 100 actes médicaux prescrits, seulement 72 seraient «pleinement justifiés». Des appendicites aux opérations contre le syndrome du canal carpien, les interventions inutiles sont nombreuses selon le Dr Vasseur, qui s'attaque aussi à la question polémique des excès du dépistage, notamment des cancers du sein et de la prostate.

Solidarité

«Malgré la nécessité de soigner les populations les plus précaires, les dispositifs solidaires que sont la CMU, la CMU-C et l'AME coûtent cher. Jusque-là rien de choquant. Sauf que ces dispositifs sont aussi source de gaspillages, d'abus et peut-être même d'une certaine forme de discrimination positive».

Si la surconsommation de soins des 2,2 millions de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) de base et des 4,5 millions qui ont droit à la CMU complémentaire (CMU-C) se justifie par un état de santé dégradé, certains comportements des patients agacent le corps médical (dont le 25,5% refuserait ces patients).

En revanche, de pans entiers de la population en sont exclus car «pas assez» pauvres... Les bilans de ces dispositifs de solidarité font défaut, notamment de celui de l'aide médicale d'Etat (AME) aux étrangers, aussi difficile à évaluer qu'incohérent.

Fraudes

«La perméabilité du système voit exploser les fraudes à l'assurance maladie. De petites combines en fraudes industrialisées, les pertes finissent par être colossales».

En 2011, les arnaques ont coûté au moins 479 millions d'euros à la Sécu, 120 millions à la seule Assurance maladie. Les plus gros préjudices financiers viendraient… des professionnels de santé: «erreurs» de facturation, prolongements des séjours en établissement, prestations inventées… Côté assurés, les arrêts maladie de complaisance contribuent lourdement à la facture.

Lobbying

«L'industrie du médicament est juteuse, l'excédent commercial du secteur dépassant en France les 5 milliards d'euros. Dans une période économique sombre, la rentabilité de l'un des premiers secteurs du pays, qui emploie plus de 100000 personnes, semble aussi inespérée que suspecte».

Malgré de larges marges, les profits croissants des laboratoires sont peu réinvestis dans la recherche, la communication et le marketing étant plus rentables. L'innovation pâtit mais tous les niveaux des milieux médical et politique sont sujets au lobbying. La publicité et l'information se confondent alors que les recherches financièrement indépendantes se font rares et que l'industrie défend férocement ses brevets.

Epuisement

«Les médecins libéraux traversent une crise sans précédent».

Soumis à de multiples pressions (des patients, des labos, de l'administration, de la justice, de l'argent…), le 53% des médecins se sentent menacés par un burn out. Leurs relations avec les malades se dégradent, les banlieues et les campagnes se vident, certains honoraires enflent. Pourtant, la vocation persiste, puisqu'en 2012 les médecins atteignaient le nombre de 268072: un chiffre record.

Errements

«Poussés par les scandales sanitaires, les gouvernements de tous bords ont mis sur pied un véritable État sanitaire reposant sur une armada très coûteuse de structures aux capacités d'expertises et aux administrations propres».

Une nébuleuse cloisonnée, dangereuse pour la cohérence des politiques de santé, pour la prise de décisions et de responsabilités et pour l'indépendance des institutions.

Conflits d'intérêts

«L'affaire récente des pilules met de nouveau sur le devant de la scène les failles persistantes de la vigilance et de la sécurité sanitaire».

Malgré le «plus jamais ça» de l'après-scandale du Médiator, les structures de décision n'ont été que relookées et leur indépendance absolue reste de façade, car illusoire. Les effets secondaires des médicaments sont souvent tus mais la voix des usagers n'est pas encore véritablement reconnue.

Rentabilité

«La dette des établissements français a triplé en moins de 10 ans pour atteindre 23 milliards d'euros d'encours en 2011».

Sans améliorations pourtant. Au contraire, les charges de travail augmentent sans suffire aux besoins: dans les hôpitaux, même les oreillers commencent à faire défaut… En revanche, le nombre de directeurs explose (50000 pour 3000 structures hospitalières publiques) et la tarification à l'activité incite à la multiplication des examens. La quête de la rentabilité multiplie les incohérences et les inégalités.

Le médecin et la journaliste concluent: «Les Français, viscéralement attachés à leur protection sociale, doivent comprendre que la France boîte depuis trop longtemps avec, dans sa chaussure, le caillou d'une santé à bout de souffle, déjà rongée de l'intérieur». Car «l'heure des choix, tranchés et donc injustes, sonne».

Mais «on peut sauvegarder le cœur d'un système équitable et universel en supprimant les excès. On peut effectuer des choix intelligents sans nécessairement faire table rase du passé». A condition, selon le Dr Vasseur, que tout le monde participe.

Véronique Vasseur, Clémence Thévenot Santé, le grand fiasco, 306 pages, 19 euros, éditions Flammarion

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Commentaires
a écrit le 04/10/2013 à 23:42 :
pourquoi le détail des dépenses de la Sécurité Sociale n'est il pas divulgué ????? que cache les gouvernements et qu'est-ce qui dérange ?????
a écrit le 04/10/2013 à 21:43 :
que l'on commence par arréter CMU et les aidesà tous ceux qui arrivent les mains dans les poches , sans papiers qui n'ont rien à faire en france!!!

Et les francais qui bossent et on juste le smic ou moins ne peuvent pas se payer des soins dentaires alors que avec la CMU tout est gratuit !!! Chercher l'erreur !
déjà sa fera de grosses économies
a écrit le 04/10/2013 à 19:16 :
les médicaments... comme vous dites de manière si péremptoire ne représente que 15% des dépenses budgétisées de la Sécu. On se demande vraiment ou passe les 85% restant... dans les poches du lobby médical privé et hospitalier ... peut-être, non ?
a écrit le 04/10/2013 à 9:32 :
Quand on voit le cash généré par les grands laboratoires pharmaceutiques, on se dit qu'ils sont bons pour une taxe exceptionnelle quand les temps sont difficiles.
C'est d'ailleurs ce que faisaient les gouvernements dans les années 1960 ou 1970. Et c'est ce qu'ils n'ont plus le courage de faire maintenant, tellement ils sont nuls. Ah! le politiquement correct, c'est kelkechose !
a écrit le 04/10/2013 à 9:26 :
La Sécu c'est la plus belle des inventions : ne plus avoir peur de tomber malade et de ne plus pouvoir travailler. Mais çà a été mal conçu au départ, ou plutôt trop bien conçu pour enrichir les médecins et les labos. Et se sont greffées la dessus les complémentaires Santé, qui sont des machines à augmenter encore plus les dépenses, puisqu'elles vivent sur les flux de paiement, et sont donc aussi tout sauf de l'assurance. Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
a écrit le 04/10/2013 à 1:48 :
Ce n'est pas une question qu'il faut se poser, c'est un constat, c'est un échec, chacun abuse du système, on voit où ça mène. Ce n'est pas efficace et c'est un puits sans fond.
a écrit le 03/10/2013 à 15:11 :
C'est probablement le seul métier ou les vieux prennent leur retraite (tardivement) et ou il n'y a aucun jeune pour s'installer. La disparition du Médecin Généraliste a commencé puisqu'on ne veut pas les payer correctement et que les jeunes femmes médecins n'ont pas envie de travailler pour la gloire comme leurs ainés.
En 2017 ce sera donc "gratuit", mais il faudra prendre la file d'attente, avec fermeture à 17h30, comme à l'Est.
a écrit le 03/10/2013 à 0:19 :
Et ce n est pas fini ; 2017 mise en place du Tier payant generalise , la medecine sera gratos ,,,,, le seul probleme sera de trouver un medecin .
a écrit le 02/10/2013 à 22:23 :
Voilà : supprimons la sécu, la carmf et l'ordre des médecins et moi je passe ma consult a 100?, je vois 4 fois moins de personne et il me restera de quoi cotiser pour ma retraite. Comme mon grand père je soignerai les pauvres gracieusement et les riches me payeront.
Tant qu'on y est on supprimera les comités d'entreprise, les administrations départementales et nos élus auront les mêmes droits et obligations que les autres avec un seul mandat possible dans sa vie.
Bon, fini de rêver : je retourne à mes paperasses à finir... 22h30 tu m'étonnes que les jeunes cherchent un emploi salarié...
a écrit le 02/10/2013 à 21:25 :
La sécurité sociale un système parfait si chacun pensait que c'est grâce à notre argent que nous sommes soignés.
Mais chacun pense que ce système qui permettait à chacun de se soigner le mieux possible est gratuit et il est amené à disparaitre, car beaucoup de gens abusent du système: se mettent en arrêt maladie sans raison, se font prescrire des médicaments qu'ils ne consomment pas, les médecins prescrivent des examens inutiles sous la pression de certains patients...Toutes ces gabegies ruinent petit à petit la sécurité sociale alors que nous devrions tous l'utiliser selon nos besoins sans en abuser pour conserver notre système en bonne santé.
a écrit le 02/10/2013 à 20:01 :
Ce sont les lobbys de l'industrie du médicament qui tuent notre système de santé. C'est aussi simple que ça et c'est valable dans bien des domaines. Certains "cols blancs" pillent le système français au maximum même si cela doit le tuer. Ils s'en moquent, leur argent part dans les paradis fiscaux, complices de notre lente ruine. La France est pillée par le haut et personne ne réagit, on s'en prend aux Roms, aux jeunes, aux chômeurs, ... c'est ridicule et surtout très triste.
Réponse de le 04/10/2013 à 19:19 :
"assisté" est devenu une qualité depuis que l'historien pétainiste Carcopino traita les Romains d'assistés... Un peuple fort sait obtenir des droits... De plus, une foule d'études ont déjà montré que la fraude sociale ne pèse rien face à la fraude fiscale. Si chaque Français respectait la loi (rappelons ici que le seul "devoir" d'un citoyen français est de respecter la loi), le budget de l'Etat serait en excédent depuis des lustres.
a écrit le 02/10/2013 à 19:58 :
beaucoup de poncifs... Que les médecins renonçent déjà à leurs privilèges (1927-1928), et on discute derrière...
a écrit le 02/10/2013 à 17:37 :
Oui supprimons les cotisations obligatoires, pour la sécu, pour la retraite, c'est une perte sèche pour le travailleur. Que chacun fasse sa retraite et couverture maladie, et paye en fonction de ses prestations. Le système par répartition est onéreux, il faut payer pour tous, même pour ceux qui ne sont pas encore arrivé sur le territoire national. Nous avons la possibilité par les assurances privés, a pouvoir définir notre avenir maladie et retraite, à meilleur coût que le régime général. Cette idée de répartition est le bourrage de crâne fait par une élite, en voulant faire croire que nous avons le meilleur système social que le Monde nous envie. Il faut reconnaitre le vrai sur cette envie, au vue de la misère qui se déverse sur nos côtes.
Réponse de le 05/10/2013 à 12:34 :
Ne dites pas n'importe quoi, Pol75 : par essence même, la fraude fiscale est inchiffrable ! (sinon, il n'y aurait pas fraude !)
a écrit le 02/10/2013 à 17:27 :
Le grand problème est que l'on ne veut pas responsabiliser le patient. Quand on voit l'état dentaire français...et je ne parle pas du non contrôle au niveau de la Sécu qui rembourse aveuglément! C'est juste mal géré...
a écrit le 02/10/2013 à 17:24 :
Nous entretenons des pharmaciens et des médecins à un salaire de 5 fois le smic sans aucune raison. Nous finançons Sanofi avec des médicaments hors de prix pour que ses "chercheurs" et des cadres supérieurs puissent faire accepter par leur confort montré en exemple les sacrifices du restant de la société. Vasseur enfonce une porte ouverte. Nous cotisons 10 mais en espérons 50 en retour sur même période !!? Si nous ne voulons pas augmenter les "charges" de fait les réserves légitimes, tout de suite en les doublant, nous devrons rapidement diviser par 4 nos frais de santé. Les moyens sont connus : une simple calculatrice avec beaucoup de volonté.
a écrit le 02/10/2013 à 17:19 :
Ce n'est hélas pas le seul échec de la France: éducation nationale inefficace, "intégration" des imigrés ratée, politique sociale goufre sans fond, justice trop lente, insécurité intérieure générale, etc...
a écrit le 02/10/2013 à 16:55 :
Supprimons tout , il y a bien quelques énarques capable de calculer combien nous gagnerons sur le pouvoir d'achat, les honoraires etc... Car cotiser jusqu?à 70 ans pour 15 de retraite éventuelle pour un service moindre cela frise l?escroquerie.
a écrit le 02/10/2013 à 16:35 :
Pays indécrottable qu'est la France : on est les meilleurs, le centre du monde et on a toujours raison. La pensée unique finalement !
a écrit le 02/10/2013 à 16:34 :
tous est fait pour que notre système soit détruit
aucune des idées ou des solution proposé par les gouvernement va dans le sens d'amélioration.
c'est juste augmenter les cotisations , baisser les prestations et laisse les fraudeurs courir

a écrit le 02/10/2013 à 15:40 :
Lorsque les Médecins sont invités à une FMC chez Françoise, le repas coute 53 euro et ce montant s'affiche sur internet pour que l'on sache ce que le Médecin a couté au Labo pour s'instruire.
Quand les parlementaires sont invités au meme restau par British American Tobacco, l'addition monte à plusieurs milliers d'euro, comme par hasard, cela se passe au moment ou on évoque le durcissement des lois anti-tabac; mais aucune publication de ces chiffres n'est prévue par la LOI...
Qui ?uvre pour la santé publique?
Cherchez l'erreur ...
a écrit le 02/10/2013 à 15:24 :
Ahaha, c'est les réformes à Sarko qui ont mis le souk dans la sécu. Et c'est fait exprès : privatisation pour le bienfait de Mederic, et donc de Sarko, le frère !
a écrit le 02/10/2013 à 15:05 :
LES REPAS GRATUITS, CELA N'EXISTE PAS !!!!
a écrit le 02/10/2013 à 15:00 :
> A condition, selon le Dr Vasseur, que tout le monde participe.

À commencer par les labos pharmaceutiques et les cliniques.

Soit l'électorat de l'UMP, dont fait partie le Dr Vasseur.

Je ne retiens pas ma respiration...
a écrit le 02/10/2013 à 13:56 :
Et le Obama voudrait copier le modele francais.Les republicains ont 100 fois raison de s'y opposer.
a écrit le 02/10/2013 à 13:49 :
Et tout cela n'est dû qu'à du corporatisme et l'incompétence notoire de nos dirigeants. Ai lieu de traquer les causes du mal, on bouche les trous avec augmentations des prélèvments et diminutions des remboursement. Bientôt, on cotisera un max pour ne plus être remboursés! La perversité du système, c'est qu'il est obligatoire, mais que les consommateurs n'en maîtrisent rien! Dernier emplâtre de notre gouvernement: la levée du droit d'option des frontaliers. Recette estimée 270 millions d'euros, une paille par rapport au seul déficit. Mais on le fait quand même, y compris pour les Suisses résidant en France! Mais sans prendre en compte les effets pervers: augmentation des dépenses de santé, mise en danger du suivi de soins pour les maladies graves, amputation d'un mois de revenu des travailleurs concernés, donc baisse du pouvoir d'achat et de la consommation, baisse des impôts prélevés (TVA, IRPP, IS), mise en situation de surendettement de certains ménages, licenciemnet chez les assureurs, j'en passe et des meilleures. Sans compter que ladite suppression de ce droit d'option va à l'encontre du droit européen. Qu'en plus cela se fera par décret, donc sans amendements possibles et sans vote au Parlement. Autrement dit, une fois encore, on se fout de nous. Une solution? Faisons tous la grève de l'impôt, cela fera chuter ce gouvernement d'incapables, et permettra de prouver à nos dirigeants que si nous les avons élus, nous avons aussi le pouvoir de les démettre! Un appel à la désobéissance civil commence à s'imposer, si nous voulons enfin être écoutés, et pas simplement entendus.

Et que ceux qui pensent que les frontaliers sont privilégiés viennent voir ce qui se passe. 42h/semaine, pas de sécurité de l'emploi, plus de 2 heures de trajet. Faut pas croire, si personnellement je travaille en Suisse, c'est parce que le patronat français me trouvait trop vieux! Cherchez l'erreur.
a écrit le 02/10/2013 à 12:20 :
Le tout gratuit est un gaspillage. Si vous offrez gratuitement un service, tout le monde ne va pas faire attention aux dépenses (ne sachant meme pas le prix des prestations) et d'autres vont abusés (tout le monde a eu une grand mère avec une armoire à pharmacie pleine de médicament jamais utilisé mais pris à la pharmacie). Il faut arrêter avec le tout gratuit, il faut développer le principe qu'il faut payer un peu (comme on le fait pour les médicements depuis peu).
a écrit le 02/10/2013 à 11:59 :
Très bon diagnostic. La machine s'est tellement emballée qu'elle est en train de devenir folle. Il est grand temps de sanctionner tous les fraudeurs qui exploitent le système et d'encourager les Français à freiner leurs dépenses et leurs consultations. Ceux qui l font déjà se font rappeler à l'ordre par la Sécurité sociale, c'est drôle non ? Personnellement je trouve scandaleux que l'on oblige les seniors à faire une mammographie tous les deux ans alors qu'on ne leur a jamais proposé un dépistage de la BPCO dans leur vie. A quoi cela rime-t-il ?
a écrit le 02/10/2013 à 11:54 :
Je suis heureux de n'aller consulter que tous les cinq ans en moyenne, et de ne rien avoir dans mon armoire à pharmacie. N'ayant pas eu besoin depuis l'obligation de désigner un médecin "traitant", je n'en ai pas, pas encore (et ai déménagé). Il faudrait mettre des placebo dans les pharmacies, si ça suffit à rassurer les gens qui n'ont "rien" (le pire est que c'est efficace si on y croit). Pourvu que ça dure (juste grains de beauté à surveiller). La médecine du travail faisait les analyses de sang/urine annuellement.
Un médecin disait (TV) que des gens CMU venaient pour un nez qui coule, ou une égratignure, mais il leur faisait la leçon pour leur expliquer. Ne pas pousser l'anxiété ni exagérer.
Une personne disait qu'elle changeait de lunettes tous les ans car la Sécu le permettait mais que c'était plutôt inutile vu que sa vue ne bougeait pas si vite. Entre pouvoir et devoir, il y a un monde. Un jeune qui grandit ou une personne dont la vue est stabilisée, c'est pas pareil. [myopie + presbytie, c'est pas un cadeau... :-) ]
a écrit le 02/10/2013 à 11:17 :
Tous les médicaments de "confort" devraient être payants et non remboursés, tous les étrangers non cotisants ne devraient pas être pris en charge par le C.M.U. , seuls les cotisants devraient être remboursés et seulement pour les accidents et maladies reconnues,
enfin ceux qui voudraient prendre une assurance privée à la place de ce système en fin de vie devraient pouvoir le faire sans entrave.
a écrit le 02/10/2013 à 11:17 :
J'ai un cousin frontalier de la Suisse qui bosse dans ce pays il était assuré a une assurance privée pour lui et sa famille deux enfants pour 1OO euros mois, la République Française impose la sécu, résultat il va payer 45O euros mois(ils sont 153 OOO assurés à cette cie 9OOO personnes à a sécurité sociale et 7OOO personnes à la MAL. Il fait deux heures de voiture jour soit100 kmx 2 = 2OO km. Je lui ai dit déjà fiscus va te matraquer car ce sera sur 8O Km que tu pourras déduire des km, pourquoi tu n'habites pas en Suisse.
a écrit le 02/10/2013 à 11:09 :
Le premier gardien du contrôle et du bonne usage du système de santé c'est le médecin.
Combien assument réellement ce devoir qui leur permet de vivre?
Que ce soit en refusant des patients fraudeurs (en particulier CMU), en faisant de vraie ordonnances efficaces et de la bonne "taille", en refusant les arrêts maladies de complaisance, en passant plus de 5 mn par patient, en cherchant à guérir et non à soigner, en refusant les "cadeaux" des laboratoires et en faisant interdire les visiteurs médicaux, en allant d'eux même en formation continue (la vrai pas les cadeaux de labo),etc...
Réponse de le 02/10/2013 à 12:30 :
Une évidence...
Réponse de le 04/10/2013 à 22:29 :
@docbro
A 23 ou 28 euros, vous ne pouvez pas renouveler l'expérience, trop souvent, de refuser de médicaliser des demandes de clients, sous-tendues par une recherche de plus d'assistance ou de confort, sans aucun lien avec la contrainte de la pathologie, et de perdre ces clients.Le système actuel ne tourne que par ces excès, en tirant tout vers le bas. La majorité des médecins, surtout les généralistes, en premier contact avec la population, oscillent entre le compromis économique obligatoire et la compromission mercantile. Ce que beaucoup de français, ne veulent pas voir, est la réalité du secteur qui, elle, explique la raréfaction en médecins, infirmiers, kinésithérapeutes; ce qui serait incompréhensible si ce secteur était si idyllique. Comment expliquer le départ à l'étranger de Chefs de service, de CHU, quand on sait le parcours du combattant pour arriver à ce genre de poste? La pelote ne s'est pas déroulée jusqu'au bout pour entreprendre un 180 degrés conceptuel sur le système de santé, en France. J'ai peur que vous deviez encore poursuivre, à l'identique, votre exercice.
a écrit le 02/10/2013 à 11:03 :
Les dépenses de santés sont hors de contrôle. Temps que c'est gratuit c'est la curée généralisée. Il faut responsabiliser les intervenants du secteur en tapant au porte monnaie. La CSG devait être temporaire et remettre les comptes à flots avec un taux raisonnable au début. On en est à 15,5% de CSG, ça devient du délire et les comptes ne sont toujours pas à l'équilibre. Le système montre sa limite, il est sans doute temps d'en changer : Annuler la CSG CRDS , la sécu. Remplacer par des mutuelles qui facture en fonction des prestations souhaités, là on aurait sans doute une gestion plus responsable et plus cohérente.
a écrit le 02/10/2013 à 11:01 :
Quand les emballages luxueux et donc coûteux seront-ils remplacés par de simples flacons en plastique (comme aux USA et ailleurs) dans lesquels les comprimés ou gélules sont conditionnés en vrac ? C'est déjà le cas pour certains génériques. pourquoi ne pas généraliser ?
a écrit le 02/10/2013 à 10:41 :
J'avais beaucoup aimé le courage de Véronique Vasseur dans son premier ouvrage sur la médecine (si on peut appeler cela ainsi) carcérale.
La gabegie de la santé n'est qu'un pan de la gabegie nationale. Ce qui permet d'en parler mieux quand on est médecin, c'est que les dérives et gaspillages se voient mieux. Il ne faut jamais oublier que ces milliards gaspillés sont NOS milliards, ceux de nos impôts. Une étude avait estimé les gaspillages français à 40 milliards par an, tous les ans. Soit LA MOITIE du déficit du budget!
Pour que ces gaspillages, qui ne sont pas perdus pour tout le monde, continuent, on nous pressure de plus en plus. Et personne ne bronche. Français, réveillez-vous!
a écrit le 02/10/2013 à 10:04 :
Notre système des santé est malade des ordonnances de notre médecine Capitalo-Libérale Débridé rémunéré par une caisse sociale.
a écrit le 02/10/2013 à 9:33 :
Quand ont veut la qualité, il faut payer : c'est vrai dans tous les domaines. Les français espèrent être soigné en bénéficiant des dernières inovations médicales, gratuitement ou en profitant de la solidarité (aka, c'est le voisin qui paye) sans jamais contribuer eux même. Personnellement j'en ai marre qu'on m'oblige a être solidaire, je me contrefiche de la vie de mon voisin, j'en ai rien à battre qu'ils se sentent discriminés, victimes de la société ou autres fadaises. Je n'attends qu'une seule chose : que la privatisation de la sécu, déjà effective en France, soit enfin acté par les entreprises, et qu'on arrête de me faire payer la CSG et toutes les autres taxes de solidarité juste (sic) dont je n'ai que faire. Marre que d'autres soient plus égaux que moi :x
Réponse de le 02/10/2013 à 9:55 :
C'est pas beau de cracher dans le bassin dorée de notre bien-aimé gouvernement et de son génial capitaine de pédalo...
Réponse de le 02/10/2013 à 10:43 :
la République Providence est coupée en deux, ceux qui profitent et ceux qui paient. Les premiers représentent maintenant 51% des votants,sans compter tous ceux qui sont arrivés ici pour en profiter sans travailler et qui ne votent pas encore (mais Hollande va les aider).
Réponse de le 02/10/2013 à 10:59 :
Cela a déjà commencé sous Sarko, et encore bien avant chaque gouvernement augmentant
sans cesse le s cotisations. Il est surprenant qu'un médecin et mon dentiste me parle de
la "gabegie" où tout est gratos, on nous fait des bilans des dépenses, on se garde bien
de dire à combien revient la CMU, l'AME et encore les prévoyants, qui font des sacrifices
paient un impôt de 13,27 % . je suis allé voir le député UMP, s'il n'avait pas eu honte de
voter cette loi ?
Réponse de le 02/10/2013 à 11:04 :
@Gragol : les gens comme vous, ce sont ceux qui refusent toute solidarité - jusqu'au moment où ils tombent gravement malade eux-même. Toute assurance maladie, même privée, repose sur le principe de solidarité entre les assurés de la même assurance. Où pensez-vous réellement que l'argent que vous payez à l'assurance se multiplie tout seul quand vous en auriez beaucoup besoin au cas d'une maladie grave qui coûtera des centaines voire milliers d'euros par jour pour soigner ? N'oubliez pas : 40 à 50% des gens seront touchés par une quelconque forme de cancer au moins une fois dans leur vie. Ce que disent les statistiques. Vous avez alors beaucoup de chance de vous trouver dans une situation où vous aurieu besoin de la solidarité des autres assurés ...
Réponse de le 02/10/2013 à 11:42 :
@Gragol.
Allez jusqu'au bout de votre raisonnement. Privatisons la sécu et vous ne paierez que ce que ce vous estimez devoir payer. Privatisons aussi les collectivités locales parce qu'il n'y a pas de raisons que vous payiez pour des routes ou des écoles dont vous ne bénéficiez pas et privatisons l'état parce qu'il n'y a pas non plus de raisons de payez des impôts/taxes pour allez faire la guerre au Mali ou en Lybie ou pour donner de l'argent à des banlieues défavorisées où vous n'allez jamais. Et puis finalement, ne vaut-il pas mieux que vous fassiez votre propre état indépendant. Ce serait mieux pour tout le monde, non ?
Réponse de le 02/10/2013 à 12:28 :
Le problème soulevé par Gragol et un problème de rapport bénéfice/prix. Actuellement, on paie tres tres tres cher un système de santé ou les bénéfices sont moyens. Effectivement, dans les assurances privé, il y a aussi de la solidarité (d'ailleurs comme toutes les assurances, on paie pour celui qui a le malheur d'avoir un problème). Mais pourquoi les assurances privé ou l'on peut le voir à l'étragner sont moins cher pour une qualité équivalente. Voila le problème.

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