Les calculs hasardeux de l'empreinte écologique

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Les calculs selon lesquels la planète ne suffira bientôt plus, compte tenu de notre empreinte écologique, ne tiennent pas vraiment la route. par Bjorn Lomborg, directeur du Copenhagen Consensus Center

Nous entendons souvent parler de l'exploitation abusive des ressources mondiales par l'humanité et de notre tendance à vivre au-delà des moyens de la planète. Le Fond Mondial pour la Nature (WWF) a récemment lancé une campagne publicitaire affirmant que nos modes de vie actuels impliquent l'utilisation de 18,2 milliards d'hectares de surfaces biologiquement productives alors que nous ne disposons seulement que de 12 milliards d'hectares. Depuis plus d'une décennie, le WWF et d'autres organismes œuvrant pour la conservation de la planète ont effectué des calculs complexes afin de déterminer notre "empreinte écologique" globale sur la planète.

Les ressources mondiales épuisées?

Selon leurs estimations, la croissance démographique actuelle et des niveaux de vie plus élevés impliquent l'utilisation des capacités d'une planète et demi, et épuisent les ressources mondiales si rapidement qu'il nous faudra l'équivalent de deux planètes pour subvenir à nos besoins d'ici 2030. Toujours selon ces estimations, si le niveau de vie de toute la population mondiale atteint celui des américains, nous aurons quasiment besoin de cinq planètes. Le message est clair - selon le WWF, "nous nous trouvons actuellement face à une menace d'un resserrement du crédit écologique", qui risque de provoquer "un effondrement à grande échelle des écosystèmes."

Des craintes injustifiées

Ces craintes sont pour la plupart injustifiées. L'évaluation de l'empreinte écologique consiste à tenter d'évaluer les surfaces biologiquement productives nécessaires pour répondre à l'ensemble de nos besoins et à les comparer aux superficies disponibles. Dans le fond, cet exercice s'avère utile, mais comme toutes les évaluations impliquant le recoupement de plusieurs aspects du comportement de l'humanité, il aura tendance à simplifier ses intrants.
Certaines de ces simplifications sont valables. Il est clair que les infrastructures routières, le développement de l'habitat et la production alimentaire mobilisent des surfaces non-négligeables sur la planète.

Infrastructures routières et surfaces habitées n'occupent que 3,6% de la superficie de la terre

Cette dimension s'avère être une mesure appropriée si l'on se réfère au sens littéral de l'empreinte écologique. Néanmoins selon les dernières estimations, les infrastructures routières et les surfaces habitées n'occupent que 3.6% de la superficie de la Terre. Et la production alimentaire n'utilise qu'un tiers des surfaces productives de la planète. Un chiffre qui n'augmentera probablement pas beaucoup et pourrait même diminuer dans le temps, du fait de l'accroissement des rendements induits par l'amélioration des technologies.
Les simplifications concernant les surfaces utilisées pour la production forestière et les pâturages sont moins évidentes.

La production de bois et de papier mobilisent 16% de la superficie de la planète - ce qui est en-dessous de la moitié des surfaces occupées par les forêts existantes. Et quand bien même ces 16% seraient utilisés à d'autres fins, il faut reconnaître que les arbres plantés dans les exploitations forestières constituent de vraies forêts qui font partie des splendeurs de notre planète. Dans un tout autre registre, le même problème se pose avec les surfaces de pâturage qui sont estimées à 12% de la superficie de la Terre.

Une seule planète clairement suffisante

L'évaluation des zones de pêche est encore moins cohérente, dans la mesure où elles ont été intégrées dans les surfaces terrestres lors des tentatives d'évaluation des superficies requises pour subvenir durablement aux prises de poissons d'un pays. Pour autant, le total des surfaces mobilisées par la pêche s'élève modestement à 6% de la superficie de la planète.
Au final, le compte de toutes ces surfaces mobilisées, un tant soit peu problématiques, totalise 70% des surfaces biologiquement productives de la planète. De fait, il semble qu'il y ait un petit problème dans ces estimations puisque, apparemment, une seule planète est clairement suffisante.

Planter des arbres partout pour absorber le CO2?

Toujours selon ces évaluations, ce sont les émissions de CO₂ qui font que notre empreinte écologique dépasse largement les superficies disponibles. Il est clair que convertir les émissions de CO₂ en superficie terrestre n'est pas évident. L'empreinte écologique détermine les surfaces mobilisées par ces émissions à la base des surfaces forestières nécessaires pour absorber le surplus de CO2. Ce facteur occuperait à lui seul 81% de la superficie de la planète et constitue la seule raison pour laquelle nous aurions soudainement besoin de plus d'une planète.
On nous dit en substance que nous devons réduire à zéro les émissions de carbone et planter des arbres pour réaliser cela, ce qui signifie qu'aujourd'hui, nous devons reboiser 81% de la superficie de la planète. C'est la raison pour laquelle ces estimations avancent que nous sommes à court de planète, puisque nous utilisons déjà 70% des surfaces disponibles. Ce message manque clairement de bon sens.

La reforestation n'est pas le système le plus efficace

Non seulement il n'est pas certain que nous devons absolument réduire à zéro les émissions de CO₂ (bien que nous devons les réduire significativement sur le long terme). Mais plus important encore, l'option de la reforestation pour absorber le surplus de CO₂ est certainement l'alternative la moins efficiente pour réduire le taux de CO₂. Selon l'évaluation standard, pour chaque tonne de CO₂ émis chaque année, nous devons reboiser une surface de 2000 m2 pour l'absorber. Par contre, si nous optons pour les éoliennes et les panneaux solaires, il nous faudra seulement 30 m2 de forêts, voire moins, pour éliminer une tonne de CO₂ émis. Mieux encore, leurs installations ne nécessitent pas forcément la mobilisation de surfaces biologiquement productives, puisque les panneaux solaires peuvent être installés sur les toits ou dans un désert, et les éoliennes, au large des océans. Du coup, les 81% descendraient brusquement à moins de 1% - voire à 0%

.
Ce talon d'Achille de l'empreinte écologique a été soulevé depuis plusieurs années dans la littérature académique. En 2002, l'un de ses plus fervents défenseurs affirmait déjà que : "la théorie qui consiste à assimiler l'empreinte écologique des émissions de CO₂ à la superficie terrestre requise pour absorber le carbone émis, est considéré par la plupart des promoteurs d'une empreinte écologique durable - dont nous-mêmes - comme difficile à défendre." L'article académique "Why the ecological footprint is bad economics and bad environmental science" a été publié dans ce contexte, et selon une critique récente, "les mesures de l'empreinte écologique, telles qu'elles sont établies et présentées actuellement, sont tellement erronées qu'elles ne peuvent être utilisées dans un contexte scientifique ou politique sérieux."
Il est clair que nous utilisons moins de la superficie d'une planète, et si l'on considère que les technologies de l'agriculture et des énergies renouvelables vont s'améliorer dans le futur, cette utilisation va probablement diminuer. Au lieu de paniquer sur des prophéties d'empreintes écologiques non viables, nous ferons mieux de nous focaliser sur les questions de fond : sortir des millions d'individus de la pauvreté et dans le même temps, investir dans des innovations qui élimineront les risques futurs de pollution et amélioreront la productivité de nos terres. De cette manière, nous nous assurerons qu'une seule planète nous suffise durablement.


Traduit par Ninah Rahobisoa

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Commentaires
a écrit le 22/08/2014 à 16:38 :
Par qui ce CCC est-il financé? J'ai plus tendance à croire au club de Rome qui avait annoncé en 1970 la nécessité d'aider les pays les plus pauvres à se développer et d'arrêter la folle croissance dans les plus riches. Le club de Rome qui maintient ses prévisions d'effondrement dès les années 2030.
a écrit le 21/08/2014 à 17:28 :
OK, 3,6% de béton seulement.
- Enlevons les surfaces aqueuses = 71%
- Enlevons les surfaces désertiques, minorées de 20% = 30% x 0,8 = 24%
- On prend en compte les surfaces montagneuses et les forêts dans le restant
Cela donne = 3,6 / (1 – 0,71 – 0,29 x 0,24) = environ 17% de la surface restante, et cela en comptant les surfaces boisées et les surfaces montagneuses ! Alors si, ça fait beaucoup.
Je suis allé voir quel était ce Copenhagen Consensus Center. On ne peut pas vraiment dire qu’ils soient totalement vierges d’influence. Financé par The Economist, et tout le monde que ce ne sont pas des enfants de cœur.
C’est marrant, j’ai plus tendance à croire le WWF…
a écrit le 21/08/2014 à 17:03 :
le co2 n'est responsable de rien une étude du Cern le démontre de façon implacable,il sert a ceux qui en profitent pour vous faire payer leurs investissements scandaleux ,il faut dénoncer cette mascarade
a écrit le 21/08/2014 à 16:19 :
On raisonne comme si l'alternative à la foret étaient les sables du désert mais un hectare de céréales cultivées absorbe plus de CO2 qu'un hectare boisé .
Réponse de le 23/08/2014 à 10:05 :
C'est probable, mais les céréales sont destinées à être consommées rapidement. C'est-à-dire, pour être plus poétique, mangées puis excrétées. À l'arrivée, le CO2 absorbé revient rapidement dans l'atmosphère (en tout cas pas mal de méthane). Alors que les forêts reboisées sont destinées à rester plus longtemps.
Toutefois, à plus long terme, le reboisement ne peut être qu'une solution temporaire : à un moment (mort de l'arbre), le CO2 absorbé par l'arbre finit par retourner dans l'atmosphère.
Il n'y a donc pas 36 solutions. On a beau tourner le problème dans tous les sens, il faut réduire de façon significative l'ajout de CO2 dans l'atmosphère, issu principalement des combustibles fossiles contenus dans le sol depuis des millions d'années.
(et au fait non : respirer ou péter n'est pas interdit par les écolos. Ça n'ajoute pas des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, car il faut voir ça comme un cycle dont le bilan est nul)
a écrit le 21/08/2014 à 11:50 :
pas tout compris, j'ai jamais vu un panneau solaire absorber du CO2 , vous voulez dire que cela diminue l'émission de CO2 et donc on a pas besoin de l'absorber. vous oubliez l'énergie nécessaire pour le produire, en fait on n'est même pas sûr que le bilan carbone d'un panneau soit positif (vu que le calcul est basé sur une durée de vie probablement sur estimée) Idem pour les éoliennes
a écrit le 21/08/2014 à 9:23 :
Dans son calcul il a oublié d'inclure le coût en CO2 nécessaire à la fabrication d'éolienne et de panneaux solaire, ainsi que le coût en CO2 de l'instalation, le coût en CO2 de la maintenance etc.. (en ingénierie on appelle ça l'énergie grise si vous voulez vous renseigner).

Sans être expert le coût en CO2 des panneaux solaire/éoliennes est certainement bien supérieur au coût en CO2 nécessaire pour planter une forêt.
a écrit le 21/08/2014 à 0:15 :
Jusqu'au dernier moment, les Pascuans, les Mayas, les Sumériens, et bien d'autres peuples disparus, ont ignoré les indicateurs qui les renseignaient parfaitement sur leur situation catastrophique. Il en sera de même avec notre civilisation: ceux qui dirigent, dans les pays riches, malgré toutes les évidences et les preuves de leurs politiques mortifères pour leur propre biotope, iront jusqu'à leur auto-destruction, en niant jusqu'au bout nqu'ils en sont responsables.
a écrit le 20/08/2014 à 23:16 :
Des chiffres, des chiffres, par type qui, encore une fois, n'est jamais sorti de son bureau pour voir du concret. Disparition des animaux, des plantes, baisse des rendements de pêche, problèmes liés aux pesticides...
a écrit le 20/08/2014 à 18:34 :
Campagne contre les énergies renouvelables et pour le gaz de schiste

Bjørn Lomborg fait campagne contre les énergies renouvelables, qu'il estime excessivement coûteuse, et prône l'exploitation des gaz de schiste pour résoudre, au moins pour quelque temps, le problème de la dépendance énergétique de l'Europe9 ; il use cependant d'arguments pour le moins douteux, affirmant que « l'Europe tire seulement 1,3% de ses besoins énergétiques des EnR de types solaire et éolien, les 98% restants étant essentiellement alimentés par les énergies fossiles (à 75%) et par le nucléaire », alors que selon Eurostat la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie de l'Union européenne était de 14,1 % en 201210 ; il s'appuie ensuite sur le fait que « le boom du gaz de schiste aux États-Unis a permis au gaz naturel de gagner 10% sur le marché du charbon, largement plus polluant - un fait sans précédent. En 2012, le passage de ce pays au gaz de schiste a réduit ses émissions de CO2 d'environ 300 mégatonnes (Mt) », en oubliant de préciser que le charbon qui n'a pas été consommé aux États-Unis a été exporté vers l"Asie et l'Europe, où les émissions de CO2 ont augmenté d'autant, que le boom du gaz de schiste a causé une augmentation des émissions de méthane, 25 fois plus émissif que le CO2, et que la baisse passagère du prix du gaz américain en 2011-2012 a été compensée en 2013 lorsque les investisseurs se sont aperçus que le gaz de schiste était bien plus coûteux que prévu du fait de la durée de production très courte des puits utilisant la fracturation hydraulique : le prix du gaz a augmenté de 32 % aux États-Unis en 201311. Il prétend que le gaz de schiste « constitue une promesse de baisse des prix du gaz » alors qu'une étude de 2013 de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) concluait que l'exploitation de ce gaz coûterait deux à trois fois plus cher en Europe qu'aux États-Unis et, malgré ces ressources importantes, ne compenserait pas la chute de production du gaz classique ; elle ne ferait donc pas diminuer le prix du gaz qui continuerait à s'aligner sur le prix du gaz importé12.
a écrit le 20/08/2014 à 18:33 :
un nouveau moyen de faire du fric
ou de creer un parti politique a l'image des verts
a écrit le 19/08/2014 à 17:03 :
Il est certain que ces "calculs" et théories vaseuses des verts ne sont qu'une fumisterie qui n'engage que ceux qui veulent bien se laisser piétiner. A la vérité le côté très dangereux de telles affirmations tient au fait que l'on en arrive à se demander si tout le monde, chaque homme, chaque naissance a le droit de vivre, s'il y a du répondant naturel pour lui. Ces théories ne sont pas nouvelles puisqu'elles étaient délivrées par les savants célèbres que l'on a bien voulu tenir le rôle discrets dont Hitler s'est inspiré. Il a résumé, mis en pratique mais n'est pas l'auteur des concepts..... On aurait pu penser que de telles réflexions pour le "bien être" de l'homme auraient par tabou ou par honte disparues. Le constat est que l'on n'échappe pas à la stupidité et que la pensée pure est jugée, et à raison pour éviter d'autres dérives, totalement inoffensive. L'écologie est une idéologie plus dangereuse que le marxisme. C'est dire.
Réponse de le 20/08/2014 à 13:49 :
Quand je vois les commentaires de certaines personnes je rigole mais alors le tien c'est le meilleur. Plutôt que de raconter des idioties avec de belles phrases dont le sens m'échappe, ouvre les yeux. Quand bien même les modèles seraient faux (ce qui est toujours le cas) les faits sont là. Tu te permet de parler "des verts" comme si c'était une bande de pequeno et de contredire toutes les études mises en places par des tas de gens/organisation très compétent dans leurs domaines sans avancer aucun arguments, tout ca parce que un seul mec à sois disant réaliser une étude. Respect même en le voulant j'aurai pas réussi.
Réponse de le 21/08/2014 à 17:35 :
je vois que vous ne vous êtes absolument pas renseigné. Le principe des cumuls exponentiels, ça vous parle ? Si j’ai un capital et que celui-ci me rapporte un peu à chaque période, si je tape dedans entre chaque période, il me rapportera moins. Du coup si je tape tout le temps la même quantité, le capital fondra de manière exponentielle. Non ? exemple flagrant : les ressources alieutiques.
a écrit le 19/08/2014 à 16:44 :
Du pur sophisme. Cet hulurberlu confond science et religion. On ne se pose pas la question de "croire" au réchauffement climatique, au big bang ou à l'évolution. La science s'est l'étude de faits matériels objectifs. Est-ce que OUI ou NON la qualité de l'eau se dégrade d'année en année ? Est-ce que OUI ou non la température augmente ? Etc. On se fout de savoir si il "croit" au réchauffement climatique ! Qu'il garde sa religion chez lui, on ne fait pas de science dans les églises !
Réponse de le 19/08/2014 à 17:06 :
En l'occurrence c'est vous, @John, qui ne semblez léger sur cette question. Il n'y a pas de segmentation de la pensée ni entre science et religion, nous ne sommes plus dans l'organisation d'une salle de classe.
Réponse de le 20/08/2014 à 14:08 :
Vous avez l'air convaincu Corso ; pour mémoire, ce petit bonhomme fait partie du Copenhagen Consensus Center ; son boulot est donc de rassurer les gens comme vous , et de maintenir le consensus sur lequel notre vie est bâtie...
Allez voir de l'autre côté de la terre les conséquences réelles du réchauffement, et vous changerez d'opinion.
a écrit le 19/08/2014 à 14:55 :
Calcul hasardeux du caractère écologique d'une éolienne :

Lorsqu'on prend en compte le coût de fabrication, d'installation, de maintenance d'une éolienne comparativement à son rendement, est-ce qu'il n'y a pas aussi une légère erreur d'évaluation ?
Réponse de le 19/08/2014 à 23:03 :
il n' y a pas d'erreur, tu peux faire l'étude du cycle de vie
Réponse de le 20/08/2014 à 13:45 :
oui : "selon une analyse de cycle de vie réalisée sur des aérogénérateurs de 2 mégawatts, la dette énergétique est « remboursée » en 7,7 à 9 mois, alors que leur durée de vie est d'une vingtaine d'années au moins". (bilan légèrement atténué par l'intermittence de la production et la nécessité de recours à une source complémentaire de production d'électricité)
Merci
a écrit le 19/08/2014 à 13:28 :
C'est un point de vue qui n'est pas le mien. Certe il reste peut être encore un peu de place pour produire toujours plus et gaspiller toujours plus mais c'est au détriment de la nature et des animaux, cela vaut il la peine, j'en doute.
"Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible"
a écrit le 19/08/2014 à 12:39 :
N'importe quoi! Quel que soit le penchant de chacun pour l'écologie, le durable... il suffit de compiler les données disponibles à travers la planète pour contredire ce monsieur. La stérilisation des sols, la baisse constante des ressources en eau "propre", le remplacement des forêts primaires par des monocultures, l'ouverture des dernières mines de métaux exploitables à faible coût, les forages pétroliers de plus en plus profonds ou en zone difficile pour compenser la rareté, la surpêche... Affligeant!
a écrit le 19/08/2014 à 11:54 :
Excellente analyse. Merci à La Tribune d'apporter ces éléments de rationalité en fort contraste dans le climat d'écologie punitive qui pollue la France.
a écrit le 19/08/2014 à 11:34 :
je ne trouve pas cet article plus scientifique ni plus censé que le calcul de l'empreinte écologique ... à quand la vidéo youtube sans contradicteur comme c'est la mode ?
a écrit le 19/08/2014 à 11:21 :
Dieu reconnaitra les siens et les sauvera - Pourquoi s'inquieter ??
a écrit le 19/08/2014 à 11:08 :
La Tribune nouvel adepte du Sophisme?
a écrit le 19/08/2014 à 10:48 :
Très bon article, très pédagogique. Et qui lève le voile sur le calcul de l'empreinte.
a écrit le 19/08/2014 à 10:07 :
Par définition, puisqu'il y a des espaces vierges, c'est qu'on utilise moins de la surface de la planète! Il a inventé l'eau chaude, celui là!!
La question posée avec justesse par l'ensemble des organisations de défense de l'environnement, c'est la généralisation de notre mode de vie occidental à l'ensemble des populations de la planète. Et cela, ce n'est pas possible. Alors oui, on peut se dire que tant que certains vivent avec 1$ par jour, ca ne nous empêche pas de prendre l'avion pour aller au bout de la planète prendre des photos de vacances....
Ou alors on peut se dire qu'on l'on souhaite aller mais un modèle plus simple, plus sain, et accessible à tous... Cela s'appelle vivre avec un certain Ethique, Monsieur du "Copenhagen Consensus Center"
a écrit le 19/08/2014 à 10:04 :
9 MILLIONS D HUMAINS EN 2030? QUAND ON C EST QU UNE PARTIE DE LA TERRE BRULE SOUS LE SOLEIL? EST QUE CETTE ETE PLUVIEUX A POURIE BEAUCOUP DE FRUIT ET LEGUMES? QUE LES TERRES CULTIVABLES DISPARESSENT? QUE LES METAUX ET LE PETROLE VONT DEVENIR RARE ?QUE LA MER ESR DEVENUE UNE BOUBELLE ? ONT EST EN DROIT DE S INQUIETE DE L AVENIR DE LE PLANETE? POUR MOI LES SEPTIQUES DE CES CHOSSES LA SONT SOIT DES FOU D ARGENT SOIT DES IGNORENTS???
Réponse de le 20/08/2014 à 6:48 :
retourne à l'école
Réponse de le 20/08/2014 à 8:02 :
VERITE:
ou arrête de boire ......
Réponse de le 20/08/2014 à 17:49 :
9 Milliards d'humains.
a écrit le 19/08/2014 à 9:13 :
Il y a dans cet article soit des problèmes de traduction soit de belles illusions énoncées par Mr Lomborg. L’Allemagne, champion de la transition énergétique, qui a couvert le pays de panneaux solaires et d’éoliennes, a vu ses émissions de CO2 augmentée ; pour compenser le caractère fondamentalement aléatoire de ces deux sources d’énergie, elle a dû remplacer ces centrales nucléaires par des centrales à charbon ou à lignite à la fois très polluantes et grosses émettrices de dioxyde de carbone. Le résultat final va à l’encontre des objectifs souhaités et l’Allemagne a augmenté ses taux d’émission de CO2 au lieu de les diminuer.
De plus certaines phrases comme ‘Par contre, si nous optons pour les éoliennes et les panneaux solaires, il nous faudra seulement 30 m2 de forêts, voire moins, pour éliminer une tonne de CO₂ émis’ me paraissent pour le moins curieuses ; on en comprend l’idée mais tout cela est très mal dit ou très mal traduit.
Pour véritablement mettre en place une politique de transition énergétique à base de solaire et d’éolien (en ignorant d’autres inconvénients majeurs de cette dernière filière), il faut d’abord résoudre le problème du stockage de l’électricité et celui de son transport sans pertes notables sur de longues distances ; sans bien sûr parler du coût économique de ces options et en particulier de l’éolien ‘offshore’.
a écrit le 19/08/2014 à 9:08 :
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
a écrit le 19/08/2014 à 7:42 :
Pas de commentaire pour des âneries.
a écrit le 19/08/2014 à 2:10 :
la tribune fait la place belle aux climato sceptiques desormais?
Réponse de le 22/08/2014 à 11:14 :
Et maintenant, le scepticisme est devenu l'hérésie suprême pour les petits Torquemadas de la pensée.
Les choses ont bien changé...
a écrit le 19/08/2014 à 0:26 :
Si le WWF commet sans doute quelques erreurs car le sujet est complexe, Bjorn Lomborg semble en faire plus encore. En matière de pêche on ne peut pas raisonner en terme de surface exploitée tout comme pour l'agriculture, tellement les conditions sont différentes dans les océans. De plus le renouvellement ne s'effectue pas dans certaines zones où l'on a pourtant arrêté de pêcher depuis plus de 2 décennies. Comment par ailleurs améliorer les conditions de vie de milliards de gens alors que les pays développés se heurtent régulièrement à des problèmes de chômages et donc à des limites du système. De même les espaces naturels représentent aussi de la biodiversité et des richesses et n'ont pas lieu d'être comptés dans l'exploitation par l'homme. L'agriculture par ailleurs va se heurter à la fin des mines de phosphore qui a permis de doper les rendements. C'est un composant indispensable à la vie et dans environ 40 ans il va manquer. Bref il est clair que la population mondiale est trop élevée, il faut donc inciter les populations à limiter le nombre d'enfants à 2 dans de nombreux pays, c'est par exemple le problème de nombreux pays africains. Et par ailleurs appuyer l'éducation, la bonne information, les sciences et technologies etc.
a écrit le 19/08/2014 à 0:25 :
Si le WWF commet sans doute quelques erreurs car le sujet est complexe, Bjorn Lomborg semble en faire plus encore. En matière de pêche on ne peut pas raisonner en terme de surface exploitée tout comme pour l'agriculture, tellement les conditions sont différentes dans les océans. De plus le renouvellement ne s'effectue pas dans certaines zones où l'on a pourtant arrêté de pêcher depuis plus de 2 décennies. Comment par ailleurs améliorer les conditions de vie de milliards de gens alors que les pays développés se heurtent régulièrement à des problèmes de chômages et donc à des limites du système. De même les espaces naturels représentent aussi de la biodiversité et des richesses et n'ont pas lieu d'être comptés dans l'exploitation par l'homme. L'agriculture par ailleurs va se heurter à la fin des mines de phosphore qui a permis de doper les rendements. C'est un composant indispensable à la vie et dans environ 40 ans il va manquer. Bref il est clair que la population mondiale est trop élevée, il faut donc inciter les populations à limiter le nombre d'enfants à 2 dans de nombreux pays, c'est par exemple le problème de nombreux pays africains. Et par ailleurs appuyer l'éducation, la bonne information, les sciences et technologies etc.
a écrit le 18/08/2014 à 23:23 :
La technologie nous sauvera. Pari risqué. Rappel: le bio est le plus productif à l'hectare.
a écrit le 18/08/2014 à 19:44 :
Que penser d' un scientifique qui est" promoteur" d'une idée....il peut certainement, mais d'une part c'est un jeu dangereux et d'autre part il ne peut prétendre que cette idée est "scientifique " grosso modo prouvée vraie
a écrit le 18/08/2014 à 18:56 :
vous vous rendez compte, un écolo ça respire aussi!!! il rejette du co2! ! étonnant non?
Réponse de le 19/08/2014 à 0:28 :
Oui mais avec un meilleur rendement intellectuel que d'autres qui semblent avoir un problème d'oxygénation des neurones... !
Réponse de le 19/08/2014 à 7:13 :
@ecologiste c'est discutable qd il s'agit de Duflot !
Réponse de le 19/08/2014 à 16:46 :
Je suis écologiste. Je ne suis pas sur que la personne que vous citez le soit. Le nucléaire permet de réduire les émissions de CO2, il est difficile d'être écologiste et contre le nucléaire...
a écrit le 18/08/2014 à 18:23 :
Enfin un peu de bon sens pour nous sortir de l enfer ecologique!
Réponse de le 18/08/2014 à 18:37 :
en france c'est sur !!
Réponse de le 18/08/2014 à 21:52 :
enfer écologique ta vu jouer ça ou? au bord des usines en chine? des sables bitumeux au Canada?de Fukushima au Japon? c'est clairement un enfer Industriel oui ! encore un scientique payé par une multinationale pour rassurer le beaufaillon :)
Réponse de le 19/08/2014 à 1:22 :
D'une part, cette critique constructive ne relève nullement du bon sens (à se demander si vous avez lu/compris l'article) mais des mathématiques et de la géographie, d'autre part, elle ne permet pas du tout de sortir des problématiques écologiques, plutôt d'y entrer plus éclairé.
Réponse de le 20/08/2014 à 16:33 :
Lomborg est bien gentil.
Ce "calcul" "d'empreinte écologique" est terrifiant de bêtise et d'inutilité.

On a parfaitement le droit de "croire" que l'air est terriblement pollué, que l'eau devient imbuvable, que la "biodiversité" chute... On peut aussi "croire" au réchauffement climatique comme on peut croire à la vierge.

Là ou je ne suis pas d'accord c'est lorsqu'on essaie de me vendre ces délires postapocalyptiques avec de la morale à deux balles et surtout des calculs pseudoscientifiques comme ceux proposée pour "l'empreinte écologique" et le "crédit carbone".

Je veux pas de cette société verdâtre ou ni le bon sens ni sciences et démocratie ont droit de cité.
Réponse de le 21/08/2014 à 11:31 :
bien résumé. +1

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