• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Banques européennes: 15.000 milliards de raisons d'être inquiet

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Publié le 20 mars 2023 à 08:06 - Mis à jour le 20 mars 2023 à 08:31

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Marc Guyot et Radu Vranceanu.

Reuters

L'essentiel de l'actualité

mercredi 1 juillet

  • Le ministre des Transports admet que le contrôle aérien n'est pas à la hauteur en France
  • Assurance vie : collecte nette en hausse de 4 milliards d'euros
  • Les ventes de voitures bondissent de 11,4 % en juin en France
  • Les États-Unis réautorisent Mythos, l'IA de pointe d'Anthropic
  • Donald Trump a gagné plus d'1 milliard de dollars dans les cryptomonnaies en 2025
Voir plus

Le Quotidien Numérique

02 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 2

    Les pompes à chaleur réversibles ont le vent en poupe… à condition de ne pas oublier l'isolation

  • 3

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 4

    Made in Italy, export, industrie : comment l’économie italienne a retrouvé sa solidité

  • 5

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

  • 6

    WhatsApp bouleverse son service : les numéros de téléphone des contacts remplacés par des pseudonymes

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
CHRONIQUE. La chute de la banque californienne Silicon Valley Bank (SVB) vient rappeler que la hausse des taux n'est pas un processus lisse se limitant à une simple réduction des investissements productifs financés par emprunt. Si le système bancaire aux Etats-Unis est ébranlé, qu'en est-il en Europe? Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l'ESSEC.

Le 17 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a poursuivi sa politique de hausse de ses taux d'intérêt avec une troisième augmentation de 0,5% emmenant le taux de rémunération des réserves à 3%, un niveau non atteint depuis novembre 2008. Cette nouvelle hausse illustre sa détermination à durcir la lutte contre l'inflation.

Jusqu'à la semaine dernière, l'économie réelle de la zone euro semblait peu affectée par le durcissement monétaire. La demande de travail ne montrait aucun signe de faiblesse et les salaires nominaux augmentaient rapidement. Les marchés financiers semblaient également non affectés, les principaux indices boursiers se maintenant stable. Les investisseurs semblaient anticiper une longue situation de ralentissement très progressif de l'économie et s'apprêtaient à vivre avec un taux d'inflation élevé et persistant.

La chute de Silicon Valley Bank (SVB), basée en Californie et spécialisée dans le secteur des nouvelles technologies, a mis en miettes ce scénario. Seizième banque américaine avec des actifs de 220 milliards de dollars, elle a été poussée à la faillite en 48 heures par une fuite massive des déposants. Il ne s'agit pas ici d'une myriade de petits dépôts de particuliers mais des dépôts des entreprises de la tech dont la détention de cash avait explosé en 2021. L'essentiel de ces dépôts dépassaient largement le seuil de garantie de dépôts de 250.000 dollars, calibré pour des « petits » épargnants personnes physiques.

Victime de l'illusion d'un monde pour longtemps à taux bas

En conséquence, 96% des dépôts de la SVB n'étaient pas garantis par le schéma américain d'assurance des dépôts que gère la FDIC (Federal Deposit Insurance Corportation). Victimes de l'illusion d'un monde pour longtemps à taux bas, les dirigeants de cette banque avaient investi une grande partie de ses ressources en obligations du trésor américain à long terme pour une valeur de 90 milliards de dollars. Lorsque les taux d'intérêt ont augmenté, la valeur de marché de ces obligations a diminué, amenant la banque à enregistrer environ 15 milliards de pertes sur ces actifs. Amplifié par les réseaux sociaux, un vent de panique a poussé les clients à retirer leurs dépôts et forcé la banque à chercher une liquidation d'actifs en catastrophe. En 48 heures, SVB a été mise en faillite et placé sous l'autorité de la FDIC sous une procédure de restructuration.

De son côté, la Fed a annoncé un programme spécial d'octroi de prêts d'un an à la valeur faciale de ces obligations, ouvert à toute banque qui le demanderait afin de bloquer l'extension de la panique aux autres banques. Reste à savoir ce que feront ces banques dans un an lorsqu'elles devront reprendre les obligations, car il est peu probable que les taux redescendent. Après les faillites de SVB, de Silvergate et de Signature, la First Republic, une autre banque régionale (quatorzième  banque américaine) s'est trouvée à son tour en situation de crise et a été sauvée, pour le moment, par une opération de secours montée par les grandes banques américaines sous l'égide de JPMorgan. Elles ont collectivement transféré 50 milliards de leurs dépôts vers First Republic, sans condition, ce qui a stoppé provisoirement la fuite des dépôts privés.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il est probable que cette mauvaise gestion du risque par SVB aurait été détectée en Europe. Les 111 banques européennes ayant un bilan supérieur à 30 milliards euros sont placées sous la surveillance directe de la BCE. Celle-ci surveille non seulement les capitaux propres mais aussi le ratio de liquidité. Ce contrôle assure que les banques détiennent suffisamment d'actifs liquides pour faire face à un retrait massif de dépôts, le calcul dépendant de la nature de ces dépôts. C'est pourquoi de nombreux experts se montrent rassurants sur la solidité des banques de la zone euro. Dans ses réponses aux journalistes le 17 mars, Christine Lagarde, présidente de la BCE, a réitéré sa confiance dans la qualité de la régulation bancaire de la zone euro.

Des petits changements peuvent provoquer des bouleversements majeurs

D'un point de vue macroéconomique, la chute de SVB confirme que la hausse des taux n'est pas un processus lisse se limitant à une simple réduction des investissements productifs financés par emprunt. Le système bancaire et le marché financier présentent des points de rupture, à l'image de la physique du climat où des petits changements peuvent provoquer des bouleversements majeurs. La situation, trois ans après le Covid-19 et le « quoi qu'il en coûte », est une offre abondante d'obligations d'État détenues par des sociétés d'investissement, des banques et des banques centrales. La dette totale des Etats membres la zone euro s'approche des 15.000 milliards d'euros, avec une composition variable court terme/long terme. Aujourd'hui, le prix de marché des obligations de long terme est en chute libre, et ce prix va encore diminuer avec la hausse des taux. La plupart des stress tests envisageaient un scénario de hausse des taux de deux points de pourcentage mais ce scénario est déjà dépassé pour plusieurs pays. Pour les pays dont la prime de risque est très grande, comme l'Italie, la dépréciation sera très forte. Cela peut créer un problème grave pour la BCE et pour les banques commerciales qui détiennent ce type d'actif.

Il n'y a pas si longtemps, des spécialistes improvisés suggéraient que les banques centrales annulent les dettes publiques à leur actif. Ils peuvent se réjouir, c'est ce qui est en train de se produire, car la valeur des obligations commence à s'évaporer. En 2022, pour la première fois depuis longtemps, le profit net de la BCE a été nul. À elle seule, la dépréciation d'obligations a provoqué une perte de 1,8 milliard d'euros. Cela peut paraitre bénin, mais pose un problème au regard de la lutte contre l'inflation qui va au-delà de la crédibilité dégradée d'une banque qui fait des pertes. Pour lutter contre l'inflation, les banques centrales doivent absorber rapidement de la liquidité en vendant ces obligations, à condition qu'elles valent quelque chose.

Les banques peuvent se couvrir, il reste à savoir si elles l'ont fait

Certes, les banques commerciales de la zone euro sont fortement capitalisées, beaucoup plus diversifiées en termes de déposants et d'actifs que les banques régionales américaines, et disposent probablement de plus d'actifs liquides en lien avec la régulation Bale 3. Mais il n'est pas exclu qu'elles aient investi massivement dans des obligations d'Etat du temps du « quoi qu'il en coûte », surtout à l'incitation des politiques de refinancement à long terme de la BCE, institution qui était justement censée réguler ces risques. En 2020, la BCE a octroyé des prêts à 4 ans à taux négatif pour presque 2.000 milliards d'euros. Il était tentant pour une banque de gagner de l'argent en utilisant ces liquidités pour acheter des obligations d'État. Fin février, l'agence Reuters signalait la gourmandise des banques européennes pour les nouvelles émissions de dette publique. La chute de SVB est une douche froide qui rappelle cruellement le lien inverse entre taux d'intérêt et prix de ces obligations. Certes, les banques peuvent se couvrir, il reste à savoir si elles l'ont fait.

Si les déposants gardent leur calme, la perte de valeur de ces actifs n'est pas grave puisque qu'ils arriveront tôt ou tard à maturité. Cependant, dans la zone euro, les dépôts ne sont garantis que jusqu'à 100.000 euros par des assurances publiques, le projet d'assurance européenne, évoqué après 2014, n'étant pas encore opérationnel. Les dépôts sont garantis par l'Etat, qui est financé par des banques, dont les dépôts sont garantis par l'Etat. Ce cercle vicieux n'a rien de rassurant. La chute brutale de l'indice boursier des banques européennes (-7% sur la semaine dernière) semble indiquer que la défiance face à la solidité des banques s'installe aussi dans la zone euro.

À lire également

  • La BCE fait fi des turbulences bancaires et frappe fort sur les taux
  • Christine Lagarde (BCE) prête à faire « tout ce qu'il faut » pour réduire l'inflation
  • Credit Suisse, SVB... Face à la crise de confiance des marchés, les banques centrales facilitent l'accès aux liquidités
  • Faillite de la SVB : pourquoi les risques d’une nouvelle crise financière restent limités

Il est vital que la BCE et les gouvernements élaborent un plan de mesures d'urgence, à l'image du plan de la Fed de prêts en contrepartie de la valeur faciale des obligations d'Etat. De manière paradoxale, il ne sera plus besoin d'augmenter fortement les taux courts pour ralentir l'inflation. La peur de la crise va ralentir le crédit, ce qui contribuera efficacement à lutter contre l'inflation.

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Sur le même sujet

Mehdi Houas

OPINION. « Une boussole pour le numérique dans un monde incertain »

Face aux ruptures technologiques et géopolitiques, l'Europe cherche sa voie numérique. Mehdi Houas propose une boussole stratégique : compétitivité, résilience et responsabilité.

Idées & Débats
Matthias Voelkel

OPINION. « La réglementation des cryptoactifs favorisera leur adoption »

La réglementation est un pilier fondamental de la confiance et de la sécurité dans les marchés de capitaux. Avec MiCAR (Markets in Crypto-Assets Regulation), l'Union européenne a introduit le premier cadre réglementaire global au monde pour les cryptoactifs.

Idées & Débats
Daniel Bensaid

OPINION. « Mercosur : le risque oublié d’une nouvelle vague de délocalisations »

Le débat français sur l’accord UE-Mercosur est aujourd’hui presque entièrement centré sur l’agriculture : concurrence sur le bœuf, la volaille, le sucre, l’éthanol, normes sanitaires, traçabilité, déforestation. Ces inquiétudes sont légitimes. Mais elles masquent peut-être un risque plus profond : celui d’une recomposition productive au détriment de l'Europe et particulièrement de la France.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « L’après-Starmer : la prévisibilité à l’épreuve »

Le départ de Keir Starmer dépasse le seul cas britannique. Il met en lumière un enjeu plus large : la capacité d’un État à préserver une trajectoire stratégique suffisamment prévisible pour ses partenaires.

Idées & Débats
Étienne Borocco

OPINION. Marché de l’électricité : « La "démarchandisation" rétablit surtout un monopole »

Un tarif public pour l'électricité, la solution miracle ? Le "coût complet" est une construction complexe qui ne supprime pas les arbitrages ni les risques, mais les déplace vers l'État et le consommateur.

Idées & Débats
Alexis Chevalier

OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

Ce n’est pas la facture électronique qui est dangereuse. C’est son obligation généralisée, son intermédiation forcée et la remontée systématique de données économiques sensibles. Sous couvert de modernisation et de lutte contre la fraude à la TVA, la France et l’Europe installent une infrastructure de contrôle fiscal permanent dont les coûts, les risques cyber et les atteintes aux libertés économiques sont largement sous-estimés.

Idées & Débats
Charles Hadji

OPINION. « Saurons-nous échapper à la "notocratie" ? »

Bienvenue en "notocratie" , une société où le pouvoir repose sur la note. Ici, l'homme est réduit à son score.

Idées & Débats
Marine Collins Ragnet

OPINION. « La France découvre le coût de la souveraineté numérique, un prix que le Sud paie depuis longtemps »

L'intelligence artificielle n'a rien d'immatériel. Elle dévore eau, énergie et terres, exploitant même des vies humaines pour son fonctionnement. La France, nouvel eldorado des data centers, doit apprendre du Sud les vrais coûts de cette révolution.

Idées & Débats