• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Europe: retrouver l'esprit de 1989

Photo de Ivan Best

Harold James

Publié le 11 novembre 2015 à 08:00

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'Europe doit renouer avec l'état d'esprit de 1989, lorsque d'importants flux transfrontaliers de personnes - initialement à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie - ont entraîné des réformes et une ouverture, plutôt qu'un repli sur soi. Par Harold James, professeur, Princeton

L'Union européenne est confrontée à un ensemble de crises réellement terrifiant. Après que les crises de la zone euro et de la dette souveraine aient polarisé et radicalisé le continent, créant un profond clivage entre le nord et le sud, l'arrivée de centaines de milliers de réfugiés a dressé l'est (et le Royaume-Uni) contre l'ouest. Si l'on y ajoute les nombreuses autres divisions et contradictions, l'effondrement de l'UE semble pour beaucoup d'observateurs plus probable aujourd'hui que jamais.

Divergences énergétiques

Prenons par exemple les divergences importantes entre les politiques énergétiques des pays membres de l'UE, avec des structures tarifaires qui vont à l'encontre du concept de marché unique. Ces pays ont également adopté des solutions incompatibles, compliquant à l'extrême l'intégration des réseaux énergétiques nationaux.

Alors que l'essentiel de l'électricité produite en France est d'origine nucléaire, l'Allemagne s'est empressée de fermer ses centrales au lendemain de la fusion du réacteur nucléaire de Fukushima au Japon en 2011. Aujourd'hui, l'Allemagne, comme l'Espagne, mettent l'accent sur les énergies renouvelables, éolienne et solaire notamment - mais ces pays restent fortement dépendants des combustibles fossiles lorsque le vent ne souffle pas ou que le soleil ne brille pas.

Défi sécuritaire

Dans le même temps, le défi sécuritaire posé par la Russie va en s'amplifiant depuis 2008 et a pris une tournure inquiétante depuis l'annexion illégale de la Crimée et l'invasion d'une partie de l'Ukraine orientale l'an dernier. La poursuite des combats et des litiges territoriaux non résolus ont donné une nouvelle urgence aux discussions concernant la politique énergétique de l'Europe, et tout particulièrement sa dépendance envers l'énergie qu'elle importe.

La Russie est également impliquée dans une autre menace pour la sécurité et la stabilité européennes : la guerre civile en Syrie a provoqué un afflux massif de réfugiés en Europe. Cette crise des réfugiés trouve en partie son origine dans l'incapacité de la politique étrangère européenne à empêcher que le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord sombrent dans le chaos. Mais les frappes russes contre des groupes opposés au régime du président Bachar el-Assad ont aggravé l'instabilité de larges zones du pays, poussant encore plus d'individus désespérés à trouver refuge en Europe.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Quelle légitimité démocratique?

Comme si cela ne suffisait pas, l'UE est confrontée à des questions fondamentales concernant sa légitimité démocratique. Les idéologies extrémistes gagnent du terrain et les mouvements séparatistes trouvent un nouveau souffle.

Au cours de la première moitié de cette année, les Grecs semblaient résolument opposés à l'Europe. Aujourd'hui, une situation analogue se présente au Portugal, où une coalition de gauche regroupe des politiciens tout à fait hostiles à l'UE, alors que de son côté le président portugais persiste à dire que le nouveau gouvernement de centre-droit peut réunir un soutien en affirmant sa position pro-européenne. L'Espagne risque de se trouver prochainement confrontée à un dilemme similaire.

Une Europe submergée par les crises

Pour le dire simplement, l'Europe est submergée par les crises - à tel point que de nombreux commentateurs la jugent trop fatiguée pour réagir efficacement aux nouveaux défis qui se présentent. Selon ce point de vue, des années de traumatismes ont sapé l'énergie psychique dont ses dirigeants ont besoin pour concevoir des solutions adéquates et le capital politique nécessaire pour faire accepter ces solutions. Ce serait la raison pour laquelle une réponse à la crise des réfugiés a fait si cruellement défaut.

Mais l'UE a été construite dans la perspective de crises possibles. Jean Monnet, l'un des pères fondateurs de l'UE, est souvent revenu sur l'idée que l'adversité favoriserait l'intégration. Selon ses termes, « L'Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».

Trop de crises en même temps

L'on pourrait toutefois argumenter que les problèmes à l'origine de ces crises devraient être de taille gérable. Une crise trop profonde - ou trop de crises en même temps - menacent de réduire à néant la capacité de réponse de l'UE, provoquant en finale son effondrement. Dans Hamlet, Claudius, constatant la dégradation de la santé mentale d'Ophélia, remarque que « quand les malheurs arrivent, ils ne viennent pas en éclaireurs solitaires, mais en bataillons rangés ». En fin de compte, Ophélia perd la raison et se noie.

Mais Claudius, un tyran et un assassin, n'est pas exactement un puits de sagesse politique. En réalité, répondre simultanément à plusieurs crises différentes peut faciliter leur résolution, en multipliant le nombre de concessions mutuelles possibles. Au sein de l'UE, où des intérêts divergents empêchent souvent d'apporter une réponse efficace à une crise, cette approche pourrait être la clé du succès. Loin d'empiéter sur les souverainetés nationales, l'UE deviendrait un espace de négociation de compromis mutuellement bénéfiques.

Par exemple, la réticence de l'Allemagne à accepter un allégement de la dette des pays du sud de l'Europe a contribué à prolonger leurs difficultés ; elle pourrait toutefois aujourd'hui avoir assez de raisons pour en faire plus puisqu'elle bénéficierait immédiatement d'une solution, à l'échelle de l'UE, à la crise des réfugiés. De même, l'intégration militaire pourrait aller dans le sens d'une plus grande efficacité stratégique et permettre une réduction des coûts, en particulier pour les pays ayant un budget de la défense important.

Une version de cette approche globaliste est déjà la norme en matière de négociations commerciales internationales. Si des percées majeures sont rares, ces négociations se traduisent néanmoins par des gains globaux pour toutes les parties prenantes.

L'Europe doit renouer avec l'état d'esprit de 1989, lorsque d'importants flux transfrontaliers de personnes - initialement à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie - ont entraîné des réformes et une ouverture, plutôt qu'un repli sur soi. Durant cette vague de révolutions dans les pays de l'Est, les manifestants aspirant à la liberté avaient une vision qui englobait à la fois l'Europe et les aspirations de leurs pays respectifs. Le renforcement de l'une était une partie intégrante de la légitimité de l'autre.

En 2015, tout autant qu'en 1989, les États-nations européens ont besoin d'une plus grande protection contre les pressions et les chocs stratégiques que ne peut en offrir la nation seule. Et aujourd'hui comme alors, seule l'Union européenne est en mesure de la fournir.

Traduit de l'anglais par Julia Gallin

Harold James est professeur d'histoire et des relations internationales à l'université de Princeton, professeur d'histoire à l'Institut universitaire européen de Florence et membre (senior fellow) du Centre for International Governance Innovation (CIGI).

Harold James

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats