Glyphosate  : le triomphe de la démagogie

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Gérard Kafadaroff.
Gérard Kafadaroff. (Crédits : DR)
La polémique médiatique créée par la supposée dangerosité pour la santé humaine d'un désherbant, le glyphosate, illustre la politisation croissante des débats scientifiques en France. Un phénomène qui conduit le pays à s'isoler des autres nations et qui pourrait devenir préjudiciable à son développement en entretenant le mépris des enseignements de la science. Par Gérard Kafadaroff (*), ingénieur agronome, ancien cadre de l'agro-industrie, fondateur de l'AFBV (Association française des biotechnologies végétales) et ancien directeur chez Monsanto.

Le glyphosate a été adopté par les agriculteurs depuis 43 ans, sur tous les continents. Il est doté de performances herbicides exceptionnelles, d'un bon profil toxicologique et écotoxicologique et d'un prix attractif (depuis la perte du brevet en 1991) sans créer de problèmes sanitaires, notamment cancérigènes, pour les utilisateurs et les consommateurs.

Non ! Le glyphosate n'est pas cancérigène

Alors, pourquoi ce déchaînement soudain contre ce désherbant, véritable référence parmi les produits phytosanitaires ?
Une première raison : Monsanto, société américaine innovante en agriculture, est l'inventeur du glyphosate vendu sous la marque Roundup® et le leader mondial des OGM dont les plantes génétiquement modifiées tolérantes à cet herbicide développées depuis 2007 hors l'Europe. Pour beaucoup d'écologistes, Monsanto est le bouc-émissaire désigné et le symbole de l'agriculture moderne, productiviste. En attaquant le glyphosate (pour l'essentiel de fabrication chinoise aujourd'hui), les groupes activistes espèrent sa disparition ainsi que celle des OGM et de Monsanto (en cours d'achat par Bayer pour 62 milliards de dollars).

Plusieurs griefs sont régulièrement avancés contre le Roundup®:
Des résidus de glyphosate (ou de son métabolite Ampa) ont été décelés dans les eaux de certaines rivières et dans certains aliments : cela peut inquiéter la population s'il n'est pas précisé que les niveaux de résidus détectés sont très inférieurs au seuil de dangerosité, que le glyphosate ne s'accumule pas dans l'environnement, que l'Ampa provient surtout des détergents ménagers ou que la toxicité aigüe par voie orale du glyphosate est plus faible que celle du sel de cuisine et cinq fois plus faible que celle de l'aspirine.
Des « mauvaises herbes » devenues résistantes au glyphosate : un phénomène de chimio-résistance lié à l'utilisation répétée d'une même molécule, connu des agriculteurs avec de nombreux insecticides, fongicides et herbicides qui n'ont jamais suscité la moindre critique des écologistes. Seul le glyphosate est ciblé, même si, à cause de son mode d'action, cette résistance s'est développée lentement sur de faibles surfaces, insignifiantes en France.

Le véritable déclic qui a conduit à l'emballement médiatique actuel contre le glyphosate et donné des armes inespérées aux militants anti-glyphosate, anti-pesticides, anti-OGM, anti-Monsanto, anti-technologie, est un avis du CIRC (Centre international de recherche sur les cancers) du 20 mars 2015 classant le glyphosate «cancérogène probable » (groupe 2A).
Dès lors, dopée par cette annonce anxiogène, la mouvance écologiste a mené une campagne de stigmatisation du glyphosate pour en demander l'interdiction. Avec un certain succès puisque cette exigence a été aussitôt reprise par Ségolène Royal puis Nicolas Hulot avec l'aval des gouvernements et des chefs d'Etat, sans examen risques/bénéfices préalable.
Dans la foulée, on a vu surgir, et s'improviser, d'éminents toxicologues, chimistes, agronomes donnant des avis péremptoires basés essentiellement sur leurs propres convictions considérées par eux-mêmes pour des savoirs.  
Ainsi, après plusieurs décennies de bons et loyaux services, un produit phytosanitaire des plus bénins se transforme soudainement en redoutable poison « faisant des victimes », si force de preuve est accordée à la télévision ou Internet. 

Rappelons que la viande rouge est également classée « cancérogène probable » par le CIRC, et le tabac (responsable de 216 décès par jour en France) « cancérogène avéré » (groupe 1). Pourquoi échappent-ils à la demande d'interdiction qui vise le seul glyphosate ? L'avis du CIRC, il faut le préciser, porte sur la dangerosité du glyphosate et non sur le risque lié à son exposition pour la population. Mais ses opposants n'en ont cure et font l'amalgame.
Le « biais de confirmation » privilégiant les informations alimentant les croyances et ignorant celles qui les contredisent envahit l'espace médiatique. On a même vu un ministre, Nicolas Hulot, déclarer que le glyphosate est un perturbateur endocrinien contre l'avis de l'ANSES.

Cette dérive s'amplifie dans la société en l'absence de discours rationnel, factuel et scientifique. Les enseignements de la science ne sont plus audibles. Face à la banalisation de la désinformation, le silence des organisations  scientifiques et techniques compétentes devient connivence et semble adouber une pseudo-science d'Etat.

Pourtant personne ne devrait ignorer que l'avis du CIRC est contesté par toutes les agences sanitaires, de l'ANSES en France, de l'EFSA et l'ECHA en Europe ou des agences internationales, y compris la FAO et l'OMS, maison-mère du CIRC !
Une vaste étude de cohorte américaine (Agricultural Health Study) publiée le 9 novembre 2017 portant sur 54.000 agriculteurs suivis pendant plus de 20 ans, conclue à l'absence de lien entre exposition au glyphosate et cancer.

Le CIRC, à l'origine de la cabale contre le glyphosate, a été discrédité par de graves révélations (1) concernant l'évaluation de ce désherbant. Les médias peuvent-ils l'ignorer ? Le glyphosate est l'un des produits phytopharmaceutiques les plus étudiés dans le monde depuis des décennies et demeure un outil indispensable pour le développement d'une réelle agriculture durable. Selon la FAO, les « mauvaises herbes » sont le principal fléau des cultures vivrières et causent chaque année 95 milliards de dollars de perte dans le monde.

Pour quelles raisons la France, sous prétexte de transition écologique, prend-t-elle le risque de s'afficher leader mondial de l'opposition au glyphosate qui a prouvé son innocuité et son intérêt pour les services rendus aux agriculteurs ?

Non ! Il n'y aura pas d'alternative équivalente dans 3 ans ni 5 ans !

Le 27 novembre 2017, les Etats européens ont approuvé la proposition de la Commission européenne pour le renouvellement de l'autorisation du glyphosate pour 5 ans après une proposition initiale de 10 ans.

Toujours en pointe en matière de précaution, la France, s'écartant à nouveau des choix européens, a adopté ce même jour une position irréaliste, juridiquement risquée et résumée sur le compte Twitter du président Emmanuel Macron : « J'ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l'utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans » ! 
C'est illusoire ! Dans 3 ou 5 ans, il n'y aura pas d'alternative au glyphosate, offrant les mêmes bénéfices économiques, écologiques et agronomiques. Les promesses d'aides financières ne serviront qu'à calmer la colère des agriculteurs, donner des budgets supplémentaires à l'INRA.
Quelle autre solution pour détruire durablement les mauvaises herbes vivaces comme chiendents, liserons, chardons, rumex, ronces ou les plantes invasives comme l'ambroisie au pollen allergisant ou fougères et molinies avant plantation de pins maritimes en forêt landaise ?
Quelle alternative pour désherber ou détruire un couvert implanté en interculture avant un semis direct qui accompagne les techniques de conservation des sols ? Les pourfendeurs du glyphosate ignorent-ils que ces techniques agricoles participent  à la transition écologique en améliorant la fertilité des sols, les protégeant de l'érosion, réduisant les coûts de production et les émissions de CO2 en séquestrant le carbone dans le sol ?
L'agriculture française pourra se passer du glyphosate mais ce sera au prix de techniques agronomiques et surtout mécaniques plus onéreuses, moins performantes et bien plus polluantes. Elle perdra en compétitivité.
Peur de la génétique avec les OGM, peur de la chimie avec le glyphosate, la France s'affiche en pays craintif, dogmatique où les multiples forces de l'irrationnel l'emportent sur l'acceptation de la réalité et de la science.

(*) Gérard Kafadaroff est l'auteur de plusieurs livres dont le dernier OGM: la peur française de l'innovation préface Pr. M.Tubiana, ancien président de l'Académie de médecine ; Éditions Baudelaire (version numérique et actualisée fin 2015)

(1) Lire:  http://www.lopinion.fr/edition/autres/glyphosate-etranges-zones-d-ombre-centre-international-recherche-137417

et https://www.contrepoints.org/2017/11/10/302819-glyphosate-lindignite-nationale-europeenne

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a écrit le 21/12/2017 à 11:40 :
on parle des scientifiques qui soit cache la vérité car ils ont acheter par monsanto il ne faut pas oublie q' un des scientifique du centre de recherche international contre le cancer qui a fait l'étude fait parti d'un mouvement écologie voir l Figaro , le forum phyto
ilya donc aussi conflit d' interet le meme centre de recherche dit aussi que l qu il ne faut
plus faire de brochettes de gigots l'été car cela donne le cancer
a écrit le 18/12/2017 à 16:36 :
Il y a glyphosate et glyphosate. Le meilleur, le vrai, est produit en milieu naturel et vieilli en fûts de chêne. Je vous conseille de faire l'effort d'acheter le plus cher : il est plus gouleyant !
a écrit le 13/12/2017 à 11:18 :
Bien entendu c'est la faute aux écolo ...
Quant à l'innocuité du glyphosate et des produits phytosanitaires (super le marketing!), on croit rêver -> et les accidents du travail ? et la prévalence de maladies type Parkinson en milieu agricole etc ....
ET L'ON IDENTIFIERA PAR DES MÉTHODES SCIENTIFIQUES LA NATURE DES INTERACTIONS (COMPLEXES CERTES) AVEC LE GLYPHOSATE ET AUTRES PRODUITS CHIMIQUES AVEC L'ORGANISME HUMAIN.... -> ce n'est qu'une question de temps et de ressources matérielles et humaines.
Le modèle d'agriculture industrielle que défend l'auteur de cette tribune est erroné et dangereux pour notre écosystème.
Soyons un peu sérieux; le principe de précaution s'applique et c'est tant mieux -> la chimie c'est "malheureusement " dangereux : par exemple , il n'y a que se pencher sur l’effet sur la santé des produits utilisés dans la coiffure, les produits d'entretien ...
Rappelons nous que les romains, au temps de la Rome antique !!, ont installé des canalisations en plomb (à l’époque c'était moderne et certainement scientifique/rationnel selon un certain d'un point de vue qui se défend tout à fait) mais cela avait engendré de sérieux problèmes de saturnisme que l'on ne pouvait pas soupçonner ; sans parler des superbes propriétés de l'amiante ou du médiator ....
ATTENTION A L'IGNORANCE : elle contamine aussi les "esprits" dit "éclairés" et nos "élites"
a écrit le 13/12/2017 à 10:35 :
"Pourquoi la FNSEA est-elle accro au glyphosate ?" https://www.bastamag.net/Pourquoi-la-FNSEA-est-elle-accro-au-glyphosate

"Pratiques criminelles dans l’agroalimentaire" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/HERMAN/57901

"Glyphosate : le pire scandale sanitaire du XXIe siècle" https://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20171003.OBS5502/glyphosate-le-pire-scandale-sanitaire-du-xxie-siecle.html

CEt article est honteux et démontre que même la tribune qui produit régulièrement de bons articles est obligé de se plier aux règles obscurantistes des marchés financiers

"Les gangsters de la finance" https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance/

Au final énorme lien entre l'industrie de la chimie et la mafia, mais c'est logique.

Merci de valider ce commentaire au moins svp, c'est pas en laissant s'exprimer les bonimenteurs de toutes sortes que l'on sauvera la planète de ces gens là. Un peu de démocratie svp.
a écrit le 13/12/2017 à 9:58 :
Encore lui ?

Et ils donnent combien les commerces de produits chimiques pour marteler leur expert de la sorte svp ?

Honteux, enfin merci Audiard quand même, parce que là ils osent tout hein ! :-)

"Non ! Il n'y aura pas d'alternative équivalente dans 3 ans ni 5 ans !"

Ben voilà et merci, c'est bel et bien pour ça qu'attendre de l'interdire n'est qu'une perte de temps autant l'interdire de suite.

Il faudrait quand même que l'agro-industrie achète des experts qui ont moins une tête de marchands de bonheur hein, parce que là on voit bien que le gars il est d'abord là pour nous vendre un truc.
a écrit le 12/12/2017 à 23:32 :
Moi je vous suggère de de rencontrer Claude Bourguignon, ingénieur agronome et son épouse Lydia, dissidents de l' Inra, leur jugement est sans appel...
"C'est la fin de la civilisation, alerte Claude Bourguignon. Nous sommes dans la phase d'effondrement. Partout on voit baisser les rendements agricoles.

"http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/02/26/claude-et-lydia-bourguignon-damnes-de-la-terre_1015833_3244.html

Et suivre son interview, "protéger les sols pour préserver la biodiversité"
Et pas avec du glyphosate !

https://www.youtube.com/watch?v=K7wbDr_P8NU
a écrit le 12/12/2017 à 23:24 :
C' est ..intéressant ..
Les institutions européennes complices de Monsanto pour la « manipulation de la science ».

Sur la même « Une » du journal Le Monde du 28 novembre 2017, on apprend que l’herbicide « glyphosate » produit par Monsanto est un « scandale européen » et le quotidien français précise que, selon ses informations, « l’agence officielle européenne a jugé que l’herbicide n’était ni toxique ni cancérogène en recopiant des données fournies par Monsanto ».

On apprend aussi que « les Monsanto papers, ces milliers de documents rendus publics par la justice américaine permettent de reconstituer le récit de décennie de manipulation de la science ».

Je me rappelle que, pendant la campagne présidentielle, lorsque j’évoquais le poids de Monsanto (notamment) au sein de la Commission et des institutions européennes, il se trouvait des journalistes à la botte pour me traiter de « complotiste » et de « conspirationniste »…

https://www.upr.fr/actualite/france/monde-deviendrait-anti-europeen-numero-28-novembre-2017-publie-2-revelations-de-taille
a écrit le 12/12/2017 à 19:07 :
Merci à la Tribune, et à M.Kafadaroff de rappeler les FAITS de ce dossier, n'en déplaise à tous ceux qui estiment qu'ils se font manipuler par "l'industrie". Il faut aussi ajouter aux considérations biens explicitées dans cet article que cet évolution du toujours plus bio se fait sans réfléchir aux possibles, voire probables, conséquences en matière de la sécurité alimentaire. Le développement des produits phytosanitaires a eu évidemment pour but l'amélioration, et la diminution de volatilité des rendements, mais également un meilleur contrôle des pestes (insectes, plantes toxiques et autres champignons producteurs de mycotoxines dont la cancérogeneité fait consensus). N'oublions pas les grave crise sanitaires des XVIII et XIX siècles et leurs très nombreuses victimes. Ensuite, ce mouvement vers le tout bio, qui n'est pas franco-français, mais prend une importance considérable dans les esprits chez nous (cela est devenu pour beaucoup comme une évolution évidente) n'est pas partagée partout, loin s'en faut, et les techniques, notamment aux USA, font des progrès considérable simplement, dont nous allons tout simplement nous couper, sans même considérer ce qui est évident: notre recherche (publique) n'est plus axée sur ces questions, et donc nous allons prendre un retard considérable, impossible à rattraper. pour mémoire, on ne compte plus ce qui pouvait paraitre évident à une époque (la transition vers le bio qui nous intéresse aujourd'hui) et qui s'est révélé comme totalement faux quelques décennies plus tard: nous en sommes là!
a écrit le 12/12/2017 à 18:51 :
En gros ce monsieur nous explique que oui le glyphosate est un produit cancérigène mais non c'est pas excessivement grave car la viande rouge aussi est cancecancérigène.
Soit. Mais l'objectif est bien de construire une monde où l'on s'expose le moins. Or la somme de tous les produits nocifs ou cancérigènes est un facteur aggravant. Vouloir éradiquer les produits pour lesquels des substitutifs sont possibles c'est l'exact contraire du refus du progrès et un principe de précaution plutôt bon pour la recherche et le futur de notre planète. Vouloir au contraire s'enfermer dans des certitudes du siècle passé dans lequel le glyphosate fut développé c'est de l'obscurantisme et du principe de précaution économique pour les sociétés comme Mosanto ou Bayer. Mais pas pour les consommateurs.
a écrit le 12/12/2017 à 17:14 :
Honte à vous. Le Monde a justement montré que la science avait été manipulée par le lobby agro-chimique sur ce dossier http://www.lemonde.fr/glyphosate/
Même Emmanuel Macron le reconnait dans son interview aujourd'hui même : "Sur le glyphosate, je me bats aussi contre les lobbys et au niveau européen pour avoir une expertise indépendante. Il est intolérable d’avoir une expertise faussée par des intérêts partisans."
http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2017/12/12/emmanuel-macron-il-faut-un-choc-dans-nos-modes-de-production_5228401_3244.html
a écrit le 12/12/2017 à 17:03 :
A l'instar de l'industrie du tabac, l'auteur de ce billet vend du doute. Et comme on ne sait pas, donc on laisse en vente et en usage.

Or ce monsieur a l'air d'oublier un principe qui a été mis en place pour palier à pleins d'abus : la précaution.

Je pense que les scientifiques savent ce qu'il en est, mais ils communiquent par un biais qui est moins audible que les grands medias. Puis d'ailleurs certains scientifiques sont financés par les grands groupes, ce qui devrait être interdit ou bien clairement mentionné.

L'auteur de ce billet publie actuellement un article par semaine pour vanter les mérites du glyphosate. J'aimerai que les scientifiques en fassent autant, droit de réponse oblige.
Réponse de le 13/12/2017 à 11:00 :
Les scientifiques sont entièrement d'accord avec cette approche; La chimie a amené un progrès formidable pour l'humanité, avec toujours des effets induits, dont le côté négatif est mis en exergue sans relativiser avec les effets positifs.
La bagnolle, ce sont 4000 morts par an, et on la garde car mine de rien, c'est bien utile dans nos sociétés.
L'agrochimie, c'est pareil - indispensable pour nos sociétés, quelques incertitudes sanitaires ne font pas le poids.
a écrit le 12/12/2017 à 16:57 :
La liste des membres de l'AFBV est un rassemblement de tous les lobbyistes du secteur des OGM; de Claude Alegre, à Xavier Beulin, de Marc Montagu à Marc Fellous.

Cette bande s'autoréférencie entre la tribune, le huffington post, et toutes les espaces médiatiques qu'ils peuvent intoxiquer.

La moyenne d'age frôle la retraite d'office, le compte en banque toujours alimenté par les mêmes boites depuis des dizaines d'années, tellement noyés dans les conflits d'intérêt qu'ils n'y font plus attention.
a écrit le 12/12/2017 à 16:53 :
joli pavé dans la mare des alter-écolos , attention aux eclaboussures . MERCI
a écrit le 12/12/2017 à 16:47 :
Il est sûr que d'être différent dans un monde globalisé est très mal vue, seul un suivisme béat est autorisé, même si cela permet de réfléchir avant d'agir! La France était différente quand elle était souveraine et cela lui aller plutôt bien puisque d'autre la copier!
a écrit le 12/12/2017 à 16:38 :
" ancien cadre de l'agro-industrie"

Il continue apparemment.C'est marrant ;mais il a une tête à manger bio.
a écrit le 12/12/2017 à 14:07 :
Vous connaissez sûrement un magazine agricole auquel mon père était abonné :
- Dans celui-ci, un article indiquait " 1 cm² de Glyphosate = leucémie dans 5 ans "
Et cela a été écrit il y a plus de 17 ans.
PS : la leucémie est bien un cancer des os.
a écrit le 12/12/2017 à 13:49 :
"Rappelons que la viande rouge est également classée « cancérogène probable » par le CIRC, et le tabac (responsable de 216 décès par jour en France) « cancérogène avéré » (groupe 1). Pourquoi échappent-ils à la demande d'interdiction qui vise le seul glyphosate ?"

C'est une blague ou de la mauvaise foi ??
Quand je mange 1Kg de barbac à chaque repas, fume comme un pompier etc.. C'est MON choix.
Par contre, retrouver du désherbant dans mon plat de lentille ou dans le verre d'eau du gamin à la cantine, là, on ne m'a rien demandé!
Vous saisissez la nuance???
Par contre,
a écrit le 12/12/2017 à 12:41 :
Bravo pour ce billet! Les vérités scientifiques finiront par avoir raison de la désinformation de l'écolosphère altermondialiste.
a écrit le 12/12/2017 à 12:41 :
Bien entendu c'est la faute aux écolo ...
Quant à l'innocuité du glyphosate et des produits phytosanitaires (super le marketing) ? on croit rêver -> et les accidents du travail ? et la prévalence de maladies type Parkinson en milieu agricole etc ....
ET L'ON IDENTIFIERA PAR DES MÉTHODES SCIENTIFIQUES LA NATURE DES INTERACTIONS (COMPLEXES CERTES) AVEC LE GLYPHOSATE ET AUTRE PRODUITS ETC AVEC L'ORGANISME HUMAIN.... -> ce n'est qu'une question de temps
Le modèle d'agriculture industrielle que défend l'auteur de cette tribune est erroné et dangereux pour notre écosystème.
Soyons un peu sérieux; le principe de précaution s'applique et c'est tant mieux -> la chimie c'est "malheureusement " dangereux : par exemple , il n'y a que se pencher sur l’effet sur la santé des produits utilisés dans la coiffure, les produits d'entretien ...
Monsieur, vous vous prétendez scientifique, vous parlez de rationalité, vous être simplement ignorant. Un peu comme les romains qui ont installé des canalisations en plomb (à l’époque c'était moderne !!); cela avait engendré de sérieux problèmes de saturnisme que l'on ne pouvait pas soupçonner ; sans parler des superbes propriétés de l'amiante ou du médiator ....

Vous faites fausse route... l'on est heureusement pas obligé de vous suivre
Réponse de le 12/12/2017 à 17:18 :
Non, ce n'est pas la faute aux écolos. Les écolos auxquels vous faites référence ne savent pas ce qu'est l'Ecologie. Ils n'ont rien compris aux concepts de l'écologie. Ce ne sont pas des écolos mais des escroloverdâtres décroissants.
Visiblement vous n'avez pas connaissance de la grande étude française AGRICAN (cohorte de 80000 personnes du monde agricole). Les agriculteurs français ont moins de cancer que le reste de la population, ont globalement une meilleure santé que les citadins.
Cette étude vient d'être confirmée également au Canada sur une cohorte de 50 000 personnes ...
D'ailleurs vous mettez en avant les dangers des produits utilisés chez vous à plus juste titre sans doute que ceux qui seraient apportés par votre alimentation.
Vous mélangez tous les problèmes (plomb, amiante, médiator) qui si le produit chimique semble être le dénominateur commun, chacun d'eux a une histoire propre qui peut s'expliquer. Mais c'est une habitude, une posture classique des anti tout de tout amalgamer, mélanger, et noyer le poisson (et le poison).
Il ne fait pas de doute que l'auteur de cette tribune est sur la bonne route et que c'est vous qui faites fausse route (si tant est d'ailleurs que vous soyez sur une route !). Vous n'êtes évidemment pas obligé de suivre mais soyez sûr que c'est réciproque !
Réponse de le 12/12/2017 à 21:38 :
Par ce post je souhaiterais dire à la fois que j'approuve ce que vous dîtes et n'approuve pas ce que dit gattaca. L'écologie ne devrait pas être un parti politique. Avoir une conscience écologique c'est tout simplement vouloir transmettre aux générations futures une eau potable, un air respirable et une température viable. Faut-il avoir des enfants pour s'en préoccuper ? Dire comme certains : "après moi le déluge" n'est pas faire preuve d'humanisme.
L'auteur de cette tribune parle des résistances aux pesticides de la part des adventices et minimise ce problème. Il faut se tourner vers les Etats-Unis pour ce rendre compte de l'impasse dans laquelle Monsanto a mis des centaines d'agriculteurs avec le kit OGM tolérants à 2 herbicides le glyphosate puis le dicamba après que l'amarante était devenue tolérante au glyphosate. Le problème, c'est que l'utilisation exponentielle du dicamba va conduire aux mêmes conséquences que l’on connaît actuellement avec le glyphosate : la résistance des plantes. Plus on généralise son utilisation, plus on favorise à terme l’émergence de souches résistantes. Il faudra bien admettre tôt ou tard les capacités de la nature à trouver une parade à nos luttes contre elle. L'alternative à la chimie trouvera son chemin quand on aura accepté le fait qu'on ne lutte pas contre la nature. La fuite en avant nous mène dans une impasse. Un peu d'humilité + de l'humidité et la terre est très généreuse.
Réponse de le 13/12/2017 à 10:56 :
Les progrès de la chimie depuis 150 ans ont permis de développer l'hygiène, et les contaminations diverses. L'espérance de vie a doublé voire triplé en 150 ans grâce à la chimie, aux médicaments etc...
Je vous rappelle juste que le monde bio sans chimie, c'est 30 ans de vie en moyenne.
Vous pouvez réver d'un formidable monde entièrement naturel, la France nnourrirait 100 000 personnes et cela serait soupe au navet tout l'hiver.
Vous mettez en cause les romains et leurs tuyaux en plomb, sachez qu'il vaut mieux des tuyaux en plomb que l'eau maratre d'un étang. Heureusement que les romains n'ont pas restreint leur consommation d'eau à celle de la rivière en bas du village.
a écrit le 12/12/2017 à 12:00 :
Si la démagogie à quelque chose à voir avec le glyphosate, c'est que c'est la seule arme qui reste aux citoyens pour se défendre. Les forces combinées de la finance, du productivisme sans foi ni loi gavées aux idées néo-libérales mortifères des politiques consentants ne laissent que peut de choix pour le combat. La démagogie dénoncée est la réponse à la désinformation à la manipulation, aux mensonges des entreprises multinationales dont celles de la chimie, de l'agro-industrie, de la pharmacie sont les piliers dévastateurs.

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