• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Grève à la SNCF pendant les fêtes : une erreur stratégique ?

Adrian Borbély et Pauline de Becdelièvre

Publié le 23 décembre 2022 à 08:00 - Mis à jour le 23 décembre 2022 à 09:17

Trafic perturbe sur le reseau sncf en raison d'une greve

Photo d'illustration

BENOIT TESSIER

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
ANALYSE. Le mouvement de grève des contrôleurs de la SNCF au moment des fêtes de fin d’année montre aussi une forme d’échec du dialogue social. Par Adrian Borbély, EM Lyon et Pauline de Becdelièvre, École Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-Saclay

La SNCF se voit contrainte d'annuler plus d'un tiers de ses trains les 23, 24 et 25 décembre à la suite d'un nouveau débrayage d'une partie des contrôleurs, qui réclament « une meilleure reconnaissance des spécificités de leur métier ». Soit des augmentations de salaire et des mesures liées à la gestion de leur carrière. Environ 200 000 personnes ont vu leur train annulé et certaines n'ont pas de solution de repli, les trains restant étant complets, tout comme les cars et les loueurs de voitures.

En dialogue social, peut-être plus que dans toute autre forme de négociation, plane sur les échanges le spectre d'un conflit ouvert. Les syndicats à l'attitude compétitive (parfois taxés de « révolutionnaires » telle la CGT, en contraste avec les syndicats dits « réformistes » comme la CFDT) n'hésitent pas à utiliser leur capacité d'organiser l'arrêt du travail pour tenter d'obtenir ce qu'ils exigent de leur hiérarchie.

Les experts Hubert Landier et Daniel Labbé démontrent bien que, dans certains secteurs vitaux de l'économie (tels que les transports, l'éducation, l'énergie et l'agriculture), les syndicats bénéficient de la plus grande capacité de « nuire », car, en perturbant l'organisation qui les emploie, ils impactent le pays tout entier.

C'est ce dont nous sommes témoins, en France, ces derniers mois : après les raffineries (l'approvisionnement en essence), les hôpitaux (l'accès aux soins), c'est une nouvelle fois, en cette fin d'année, que fleurissent dans les transports les préavis de grève. Selon l'IFRAP, il s'agit d'une tradition récurrente, puisqu'il y a eu des grèves en décembre à la SNCF sur 14 des 20 dernières années (quoiqu'il est rare qu'elles se prolongent jusqu'aux fêtes). Même si nous nous intéressons ici aux stratégies syndicales, il faut rappeler que le conflit social relève de la responsabilité de toutes les parties à la négociation.

À la table des négociations

En négociation, on n'est pas obligé de menacer l'autre partie de conséquences néfastes pour obtenir ce que l'on souhaite. Négocier, ce n'est pas exercer un chantage. Si le chantage fait partie de l'arsenal du négociateur, il n'est pas obligé d'y recourir. Une majorité des organisations publiques et privées ont un dialogue social serein, dans lequel les échanges se font de manière apaisée.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Si nous résumons la pensée du professeur en sciences de gestion Jacques Rojot, l'influence qu'occupe une partie en négociation dépend de sa capacité de construire comme de sa capacité de nuire. On entend par capacité de construire la capacité de proposer des solutions et/ou d'apporter des ressources permettant de répondre aux intérêts de l'autre partie. Par capacité de nuire, il faut comprendre le pouvoir de porter atteinte aux intérêts de l'autre partie en cas d'absence d'accord et ainsi lui mettre la pression pour qu'il se montre conciliant à la table.

La simple évocation de notre capacité de nuire servira de menace visant à se rapprocher d'un accord qui nous serait particulièrement profitable.

Le problème avec la menace en négociation, c'est qu'elle ne peut servir de bluff : il faut être prêt à l'activer. Si on menace de faire grève au plus mauvais moment de l'année, alors si nos revendications ne sont pas entendues, il faudra la déclencher.

Les syndicats en campagne permanente

Pour un syndicat, la capacité de nuire dépend de sa capacité à mobiliser, qui elle-même dépend des revendications avancées, du nombre d'adhérents et de sympathisants et du contexte.

Rappelons qu'en France il n'est pas nécessaire d'être syndiqué pour suivre les consignes syndicales. On note d'ailleurs que la baisse continue du taux de syndicalisation ne s'est pas accompagnée d'un appauvrissement de la capacité de nuire des syndicats, beaucoup d'agents et salariés suivant les consignes syndicales sans adhérer formellement aux syndicats eux-mêmes.

Le chercheur Christian Thuderoz compte trois acteurs dans tout dialogue social : les syndicats, la direction et les salariés. Les syndicats sont en campagne permanente pour gagner en influence et en adhérents parmi les salariés.

Ils doivent donc, et de manière constante, montrer qu'ils ont un impact sur les conditions de travail. Si les contrôleurs SNCF se disent insatisfaits de leur rémunération - via un collectif Facebook -, alors ils doivent porter leurs revendications auprès de la direction. En face, la direction doit tout mettre en œuvre pour avoir un dialogue social de qualité, ce qui s'avère aujourd'hui particulièrement complexe, les ordonnances de 2017 ayant conduit à considérablement limiter les moyens syndicaux.

Un quatrième acteur : l'opinion publique

Dans certains secteurs, le nombre de personnes potentiellement impactées par une grève est si important qu'il se confond avec l'opinion publique. C'est le cas des secteurs-clés de l'économie, à savoir le transport routier et l'agriculture (du fait de leur capacité à bloquer les routes), les écoles (du fait qu'une école fermée, ce sont souvent des parents qui ne peuvent travailler), le transport ferroviaire et le raffinage des carburants.

Dès lors, l'opinion publique devient une « partie prenante non-invitée », c'est-à-dire une partie qui impacte la négociation sans y prendre part. Cet impact se fait par deux mécanismes : le degré d'acceptabilité du mouvement (dans quelle mesure les citoyens soutiennent les grévistes) et l'impact du mouvement sur les personnes (dans quelle mesure le mouvement porte-t-il atteinte aux citoyens dans leur vie quotidienne).

Tels les deux plateaux de la balance, l'opinion publique est ballottée entre soutien et opposition, draguée par les propos publics tenus par le patronat, voire les hommes politiques d'une part, par les syndicats d'autre part. Ainsi, les grèves dans les raffineries à l'automne ont d'abord été massivement soutenues par l'opinion publique, avant que celle-ci ne se retourne, lorsque les pénuries de carburant ont été telles que des secteurs entiers d'emploi se sont trouvés menacés.

Aujourd'hui, même si les Français sont plutôt en désaccord avec la politique sociale du gouvernement (ce qui pourrait les amener à soutenir les revendications des grévistes), les « années Covid » amènent la plupart à placer une grande importance à passer les fêtes 2022 en famille. La grève est donc pour eux un coût bien trop important pour être contrebalancé par les dédommagements et les excuses de l'entreprise.

La menace ultime d'une grève pendant les fêtes a été activée. À court terme, les agents pourraient y gagner (sur leur fiche de paie) et la grève aura coûté des millions d'euros. À plus long terme, les coûts seront potentiellement catastrophiques : désintérêt croissant pour les syndicats (en l'espèce dépassés par un collectif informel né sur Facebook), défiance face à l'action des corps intermédiaires, mauvaise publicité pour la SNCF.

En face, le gain pourrait être récolté par les concurrents de la SNCF (tels que Trenitalia entre Paris et Lyon) qui ne devraient pas manquer d'en profiter pour grignoter les parts de marché de l'opérateur historique.

À lire également

  • Grèves à la SNCF : nouvelles propositions de la direction pour sortir de ce bourbier social
  • SNCF : les menaces de grève à Noël, une habitude prise par les cheminots depuis 2019
  • L'Etat met la pression sur la SNCF pour arrêter la grève
  • Grève à la SNCF : Trenitalia, Blablacar, Flixbus, Air France, EasyJet... en profitent

Par Adrian Borbély, Professeur associé en négociation, EM Lyon et Pauline de Becdelièvre, Maître de conférence/ enseignant-chercheur, École Normale Supérieure Paris-Saclay - Université Paris-Saclay.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Adrian Borbély et Pauline de Becdelièvre

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »