Jean-Michel Blanquer : "On ne peut pas s'instruire uniquement par Wikipédia"

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[Entretien Vidéo] Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation, a été l'invité le 9 avril dernier des Mardis de l'Essec, dont La Tribune est partenaire. Retrouvez ici la vidéo de son intervention et le texte rédigé à l'issue par un des étudiants.

C'est avec beaucoup d'émotion que l'Essec a accueilli comme un véritable héros son ancien directeur général, désormais ministre de l'Éducation nationale, dans le cadre d'un débat organisé par la tribune étudiante Les Mardis de l'Essec. Le ministre a commencé par rassurer son public, composé principalement d'élèves, de membres du corps professoral et de l'administration de la grande école de commerce : l'Essec est et restera toujours dans son cœur. Celui à qui la direction de l'IEP de Paris avait été refusée a aussi souligné que l'Essec n'avait été nullement un tremplin vers la rue de Grenelle.

La dernière chance pour l'école

Monsieur Blanquer, bien décidé à s'attaquer à la « dernière institution nationale française » selon ses propres mots, a défendu sa réforme du baccalauréat qui permettra, selon lui, de lutter contre les inégalités. Cette réforme constitue aussi une façon de transformer le lycée, en consacrant plus de temps à l'orientation et en supprimant les filières S, ES et L pour créer un socle commun.

De façon générale, le ministre souhaite que la personnalisation du parcours des élèves soit mieux réussie dans l'école de la République. Celui pour qui « la langue française, c'est la vie » a aussi rappelé son souhait de préparer les étudiants à un grand oral afin qu'ils s'expriment correctement, compétence nécessaire dans tout type de métier. Concernant le retour des classes bi-langues et des langues anciennes, notre invité a affirmé qu'il était à ce sujet en désaccord « philosophique » avec son prédécesseur, Madame Najat Vallaud Belkacem. Selon lui, leur disparition au nom de l'égalité avait en fait supprimé la mixité sociale. « Il ne faut pas prendre prétexte des inégalités pour ne pas faire les choses », souligne celui qui croit à une école méritocratique.

Toutefois, dans son ordre des priorités, le ministre place la valorisation de la filière professionnelle devant la réforme du bac, et derrière l'école primaire. Son idée consiste à ne plus opposer apprentissage et enseignement professionnel scolaire pour faire de ce dernier une voie prestigieuse, autant valorisée que les filières générales, comme c'est déjà le cas dans d'autres pays européens.

Pour traiter de cette question, Jean-Michel Blanquer déclare même qu'avoir été directeur général de l'Essec lui est aujourd'hui extrêmement utile. Il souhaite en effet insuffler la même logique de campus et d'innovations pédagogiques, pour former de futurs entrepreneurs grâce aux filières professionnelles et ainsi créer dans notre pays un « Harvard du pro ». Pour renforcer ce lien entre éducation générale et éducation professionnelle, le ministre approuve d'ailleurs le terme de « Ministère de l'Éducation tout au long de la vie ».

Confiance et respect

Créer une école de la confiance et du respect d'autrui suppose en premier lieu de redonner le goût d'enseigner. La dévalorisation du métier de professeur, déjà pointée dans le rapport Villani qui souligne une grande souffrance dans le corps enseignant est aujourd'hui entretenue par la détérioration de l'image de ce métier dans la société.

Celui qui répète souvent qu'il accorde beaucoup d'importance au bien-être des professeurs fait d'ailleurs remarquer que si beaucoup de Français sont aujourd'hui nostalgiques de la IIIe République, c'est en partie parce que « les hussards noirs » y jouaient un rôle central dans l'avenir et la transformation de la société. La solution ne réside pas uniquement dans l'augmentation des salaires mais aussi dans la possibilité d'une carrière à l'Éducation nationale. Pour souligner les évolutions possibles, Monsieur Blanquer fait ainsi remarquer : « À l'Éducation nationale, on peut être professeur, directeur d'établissement, recteur... et même ministre ».

Derrière cette idée réside le concept d'« effet-maître », mot savant souvent employé par le ministre pour dire une chose simple : le maître est très important et le principal enjeu du système scolaire, c'est le recrutement et la formation des professeurs.

A ceux qui croient que les progrès technologiques entrainés par l'intelligence artificielle et la multiplication des MOOCs (cours en ligne ouvert et massif) vont entrainer la disparition du métier de professeur, notre invité leur répond qu'il croit à une transformation du métier, où l'enseignant donnera du sens aux élèves et les motivera. Il pense ainsi profondément que plus il y aura de technologie, plus il y aura besoin d'humanité pour structurer les savoirs.

« On ne peut pas s'instruire uniquement par Wikipédia ».

Si la dévalorisation du métier de professeur se traduit aussi par le manque de candidats au CAPES, surtout dans les matières scientifiques, le ministre souligne que ce problème est commun à la plupart des pays occidentaux, même si c'est un cercle vicieux dont il faut sortir.

Pour cela, les secondes carrières dans l'enseignement et la reconversion des professeurs qui choisissent d'enseigner seulement une partie de leur vie doivent être facilitées pour plus de fluidité dans le système. Cela passe aussi par donner l'envie aux élèves de devenir professeur, et ce dès la fin du collège et au lycée.

Modernité et tradition... en même temps

Notre invité a aussi rappelé son attrait pour les sciences cognitives même s'il reconnait qu'elles ne permettront pas de réaliser tous les actes éducatifs de manière mécanique. Il est le premier ministre de l'Éducation nationale à inclure ouvertement les sciences cognitives dans sa réflexion.

Fidèle à l'esprit des Lumières, Jean-Michel Blanquer déclare que les nouvelles sciences vont permettre d'éclairer notre chemin en matière d'éducation dès l'école maternelle en comportant surtout des opportunités plus que des dangers pour révéler le potentiel de chaque enfant, ce qui est considérable en matière de lutte contre les inégalités. Il rappelle ainsi que Barack Obama a lancé un programme sur le cerveau il y a une dizaine d'années aux États-Unis montrant que le cerveau est un monde inexploré. Pour le ministre, il serait tout à fait criminel d'ignorer ce qu'on sait. L'Éducation doit ainsi permettre de donner sa chance à chacun.

Concernant les évolutions technologiques, le ministre met en avant le fait que chaque enfant doit avoir une culture générale qui ne dépende pas de la technologie et qu'il est fondamental de donner à chacun un contact avec la vie concrète et le bagage intellectuel qui permettra de faire preuve de discernement. Mais en parallèle, il faut une formation technologique poussée et c'est en ce sens que les disciplines numériques ont été introduites dans la réforme du lycée.

Si la France est en passe de devenir un des premiers pays au monde à se doter d'une discipline pour former les élèves au numérique c'est avant tout pour que les élèves dépassent l'usage superficiel des écrans et autres technologies. Pour vivre dans cette nouvelle civilisation, il faut donc donner deux mots clés aux élèves, pour qu'ils acquièrent un esprit critique : culture et logique. Ces deux mots sont pour le ministre les outils que chacun doit posséder afin d'éviter la post-vérité, le complotisme et l'irrationnel.

Si le ministre est aussi attaché aux sciences cognitives, c'est qu'il croit fortement à l'expérimentation : « elle permet d'avancer de manière éclairée ». Toutefois, il reconnait qu'avancer avec des choses qui ont fait leurs preuves à petite échelle peut être parfois contradictoire avec les effets d'urgence de notre société.

Finalement, pour éviter les effets de zigzag, celui qui récuse le surnom « Ctrl-Z » (raccourci clavier permettant d'annuler l'action précédente, Ndlr) assure que son mot d'ordre est de garder ce qui marche et changer ce qui ne marche pas. Notre ancien directeur général a affirmé que son objectif était de refaire de la France un pays de référence dans le système scolaire mondial tout en mettant l'école publique à l'avant-garde de notre pays et en permettant aux professeurs qui ont un projet éducatif commun de réussir collectivement.

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a écrit le 19/05/2018 à 0:21 :
Etant obligé de consulter souvent wikipédia dans le cadre de mon travail (tarducteur et professeur de FLE) pou avoir un accès rapide à des informations variées tout en ayant conscience de ses faiblesses, je peux quand même vous affirmer que wikipédia francais est de bien meilleure qualité que sa version grecque (logique) et anglaise..
Certains de ses articles sont écrits par des gens de grande qualité
a écrit le 14/05/2018 à 11:02 :
socle ( réparation ou pas ?)éducation :
1) cohésion nationale( plus jamais comme en 1980)
2) établir un budget( numerisation , sport, ateliers art/ musique)
3) profs motivés
4) classe pas nombreuses
5) étendre à toute la France
6) uniforme(? cadrage utile ?)
7)collège : creer des filleres spécialisées pour ceux qui sont tres forts dans les matieres : langues, mathematiques ,science et informatique.
a écrit le 13/05/2018 à 15:52 :
L EDUCATION EST UNE PRIORITE POUR UN PEUPLE . FAIRE DES CLASSES ALLEGE COMME LE VEUT MACRON C EST BIEN . CELA FAIS 40 ANS QU ON LE DEMANDE? priorite aux bases francais et m athematique ensuite leurs aprendre sur ordinateur l outil de demain ,mais pour cela il faut des programes educatif adapter aux besoin de chaque matieres ; filiaires; metiers, c est un vaste chantier mais pour l instant il n existe pas ?mais ce n est pas insurmontable il suffie que chaque profs si mettent et fasse des logitiels de leurs cours educatif; comme on faisais pour les livres, ;mais pour cela il faut des moyens, beaucoup de loi et de reformes n aboutissent pas pars manque de moyen ,investir dans l education c est un investissement pour l avenir de la france CELA SEMBLE IMPOSIBLE JUSQU A CE QU ON LE FASSE /// NELSON MENDELA ///
a écrit le 13/05/2018 à 9:04 :
J’imagine que cela ne doit pas être facile de piloter l’éducation nationale, il faut répondre à la fois à un problème de formation des masses hétérogènes et à la fois permettre l’émergence d’une élite. Garantir l’homogénéité ainsi que l’hétérogénéité des savoirs, tout en permettant la spécialisation... cela parait impossible.

Du vécu, comme M.Blanquer, chacun se réfère à sa propre expérience de l’éducation. J’ai comme tout le monde eu d’excellents profs, que je regrette parfois de ne pas avoir remerciés, comme des moins bons.
S’ils sont bons la question est de savoir s’ils vont préférer vouloir éduquer les bons élèves, ou au contraire relever un chalenge ? la question ne se pose pas vraiment, alors autant miser sur la mixité
Et inversement s’ils sont moins bons quels sont les moyens mis en œuvre pour les former ?
Le dédoublement des classes dans les zones prioritaires est une bonne idée.
Les moocs et le numérique devraient participer à l’égalité les chances, à condition d’en avoir les clefs et d’apprendre à apprendre. Comme leur développement est mondial, la concurrence et la performance n’en seront que plus fortes.
Côté formation professionnelle, il faudrait idéalement que les enseignants aient eux-mêmes exercé dans le secteur. Peut être que des personnes expérimentées, en fin de carrière dans le secteur privé pourraient continuer dans l’éducation. Cela rend indispensable la formation de formateur, le transfert de savoir ne s’improvisant pas.
Le manque de moyens des universités, sujet sensible et récurent. Mathématiquement, soit on augmente les budgets, soit on réduit le nombre d’élèves par plus de sélectivité.
a écrit le 13/05/2018 à 1:38 :
Wikipedia n'est pas terrible... il est préférable de s'instruire sur les rézosocios :-)
a écrit le 11/05/2018 à 18:47 :
Oui la culture d´un eleve de 5 eme , de 4eme , de 3eme ou un eleve de lycee ne peut se reduire a la consultation des pqges web ces wikipedia. Voila pourquoi il faut aussi qvoir acces a beaucoup de livres, de CDrom educatif , d encyclopedies ou autres recueil scientifique. Les bibliotheques doivent se numeriser et se developper pour que la culture technique et la culture scientifiaue puisse se developper encore plus. D,un point de vue technique quand vous rechercher le plan d,une machine technique , il est tres difficile de trouver des plans 2D ou 3D par le biais de pages techniques: Les entreprises ne donne pas libre acces aux plans techniques ou aux vues 3D. Pour cela il faudrait une banque de donnees imperatives ou un cloud technique meme payant pouravoir acces a des plans de machines ou de systemes mecaniques, electriques ou electroniques.
a écrit le 11/05/2018 à 15:03 :
Comment défendre les services publics, l’exception culturelle française, la justice sociale interplanétaire et égalitariste si les élèves ne reçoivent pas un enseignement adapté :
- programme « plus concentré » et « plus adapté » pour prendre en compte chaque élève dans sa dimension cellulaire;
- occupation d’églises, cathédrales et autres lieux festifs obligatoires via des sorties scolaires avant 16 ans ;
- travaux pratiques à réaliser à partir du secondaire : comment créer sa zad, remplir correctement les formulaires administratifs, payer ses impôts, ses taxes, ses cotisations, ses redevances..., créer son mouvement Nuit Debout, comprendre et maîtriser la langue de bois du politique français...;
- developper l’esprit critique des élèves par les lectures autorisées et contrôlées ;
...
Réponse de le 11/05/2018 à 16:01 :
La France est un grand pays:
c’est un pays de la diversité , les choix ( plus au moins) et de la liberté ( d’une certaine manière)

apprendre aux enfants : le «  non jugement » des autres , le respect de soi même et des autres, la tolérance et la patience et comment construire ses objectifs

c’est déjà «  un bon socle »
a écrit le 11/05/2018 à 7:12 :
ca change du nivellement par le bas du gouvernement precedent avec lequel il etait interdit de savoir lire ecrire compter faire de l'allemand , faire du grec, faire du russe, bref faire tout ce qui est inegalitariste ( et accessoirement ne repond pas aux objectifs fixes par lenine dans ses ecrits...)
Réponse de le 11/05/2018 à 12:32 :
ce phénomène m’a toujours choqué dans le système en France :

ils prônent l’ouverture pour «  certains groupes » et «  excluent certains » mais sur la sphère médiatique ils se disent hyper- tolérants et plein d’ouverture
En fait l’ouverture : c’est tout le monde sans faire d’exclusion

préparer les «  enfants » à l’esprit critique en ouvrant leur horizon au monde entier «  sans exclusion »

les socialistes anciens de France n’ont pas été cohérents et judicieux , mais c’est peut être voulus , non ?

pour «  empêcher » certains d’évoluer en haussant les «  autres » qui sont aussi dans l’impasse car quand une voie en éducation n’est pas naturelle , c’est des blocages internes avec l’individu lui- même...et avec la force du temps c’est l’engrenage dans le système éducatif.
a écrit le 10/05/2018 à 19:32 :
le ministre a raison : l’apprentissage c’est la possibilité de regarder «  un sujet » sur multiples angles et garder l’esprit critique et sa logique sans se faire «  influencer » ou «  orienter » selon la vision obtus de certains ...
a écrit le 10/05/2018 à 19:23 :
Un peu sceptique quant à la réforme dévoilée pour le Bac ainsi que pour le reste de ce qui se prépare avec Blanquer à sa tête mais il a le mérite d'avoir des raisonnements qui tiennent la route, une vision et - peu importe qu'on soit de gauche ou de droite - il remonte à quand le dernier ministre de l'éducation avec un projet qui tienne la route ?

On a eu des années de vache maigre avec l'UMP dans les années 2000 où les types étaient juste là pour torpiller le ministère, les profs et tout ce qui va avec, et puis le gouvernement Hollande, avec beaucoup d'espoir de construction après la destruction, et ça a été une gabegie incroyable, notamment les histoires de rythmes scolaires ainsi que la suppression des classes bi-langue sur des prétextes complètement foireux comme seul le PS peut le faire.

Bref, un des rares de ce gouvernement de droite à qui je veux bien laisser une chance, tellement ses prédécesseurs ont été piteux.
a écrit le 10/05/2018 à 17:32 :
Ne pas toucher aux rythmes scolaires:15 jours vacances en Avril,Mai allégé,vacances vers le 12 juin cause bac.Avec la météo qu'on a eu c'était vraiment bien!
Réponse de le 10/05/2018 à 18:43 :
Avec 144 jours de travail par an en FRANCE avec la semaine de 4 jours, contre 200 en Allemagne, il s'agit du ministre de la médiocrité en marche.
Et nous allons attirer les entreprises en disant que nos élèves sont nuls en français, en mathématiques, mais qu'ils sont parfaits en latin ?
Réponse de le 11/05/2018 à 11:34 :
@René Monti : le pays présenté comme le plus performant éducativement parlant, la Finlande, est aussi celui qui inflige le moins d'heures de cours annuellement aux élèves, les vacances d'été y durent 2,5 mois, les vacances intermédiaires sont courtes : quelques jours fin octobre, deux semaines à Noël, une semaine fin février, et quatre jours à Pâques. Et SURTOUT, la journée de classe, c'est 8h-13h (compte tenu des coupures, ça fait 4h de cours par jour). J'entends déjà les glapissements si on instaurait un tel système en France qui priverait l'école de sa principale (et quasi seule) vertu aux yeux des familles, celui de constituer une fabuleuse garderie gratuite (au nom de laquelle on ne cesse de rogner les vacances d'été, on a tenté le retour aux 4,5 jours au lieu de 4 avec injonction aux communes de faire du périscolaire si possible aux frais de la princesse).
Réponse de le 11/05/2018 à 11:36 :
Quant au latin... ceux qui en font sont rarement les plus nuls en maths et français....Vu que c'est un excellent apprentissage de rigueur.
a écrit le 10/05/2018 à 14:00 :
Depuis plus de 50 ans ,chaque ministre de l'éducation nationnale y a été de sa réforme et aucun des problemes de fond n'a été résolu !D'ailleurs c'est quoi les problemes de fond !La scolarité ,c'est comme un train qui avance à sa vitesse et les gares de triages se sont les examens, controles obligatoires du savoir reçu .Qui peut croire que dans un pays ou tout le monde serrait Bac +5 ça irrait mieux !Il faut de tout pour faire un pays et un plombier n'a nul besoin de 5 années d'études superieures pour exercer son métier .Les examens necessitent seulement la moyenne contrairement aux concours ou seuls les meilleurs sont pris .Les enseignants qui pestent parce que les éleves qu'ils reçoivent n'ont pas le niveau ,qu'ils sont obligés de passer le premier trimestre à les remettre à ce meme niveau mais qui n'arrivent pas à transmettre leur programme vu le temps perdu c'est la regle dans l'Education Nationnale .Le train du savoir ne peut ralentir ,c'est le contenu meme des examens et concours qui l'obligent ,à moins de vouloir rabaisser ces memes examens et devaloriser ainsi face au monde du travail et des employeurs ceux qui les auront .........
a écrit le 10/05/2018 à 11:02 :
C'est déjà un premier pas....pourtant.....le problème n'est pas Wikipedia mais d'une manière plus générale l'accès à la culture....au surplus le tout mathématique et physique a fait beaucoup de mal...
Réponse de le 10/05/2018 à 13:46 :
Le tout mathematique et physique !Mais il existe d'autres filieres dans l'éducation pour des carrieres prestigieuses !Un avocat ,un medecin ext qui gagnent plus qu'un ingenieur de Polytechnique il y en a beaucoup .Arretez donc de tout voir au prisme des maths ........
Réponse de le 10/05/2018 à 14:53 :
Je pense plutôt que depuis 40 ans on a considérablement baissé les exigences en mathématiques. On a aussi méticuleusement écarté ces cursus de la scène du pouvoir politico médiatique français. On est plutôt dans l'ère "sciences po". Nos bons ingénieurs sont à l'étranger. Si on veut de nouveau créer et produire comme dans les périodes 1850-1914 ou 1945-1975, il faudra du temps et un sacré changement culturel.
Réponse de le 11/05/2018 à 11:39 :
Il y a eu au contraire un véritable massacre à la tronçonneuse des maths et de la physique au lycée, considérées comme trop "élitistes", et qui ont été ravalées au rang de simple leçon de choses.
a écrit le 10/05/2018 à 10:46 :
Notre enseignement est surtout basé sur l'analyse. Il faut développer la synthèse, ce que font mieux que nous les pays du nord de l'europe.
a écrit le 10/05/2018 à 8:51 :
M.Blanquer est un excellent Ministre, comme nous n'avons pas eu depuis trop longtemps. Remettre de l'ordre dans la maison, et dans les têtes, rétablir la notion d'autorité et de respect des enseignants est la base de nos sociétés démocratiques. A défaut, c'est bien les seuls enfants des familles les plus instruites et les plus intelligentes qui feront leur chemin, et la méritocratie est donc menacée. Mais rien ne se fera sans le support des familles, et dans certains cas, il convient de le rappeler. Les enseignants sont en charge d'enseigner, et parfois contraints de distiller quelques notions d'éducation..
Réponse de le 10/05/2018 à 22:52 :
En quoi M. Blanquer est un bon ministre? Il ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes....n'a pas rétabli comme vous le dites l'autorité de l'enseignant et raconte des mensonges dans sa circulaire sur l'enseignement de la lecture (la méthode globale 😂 😂,) l'écriture etc etc...😎 l'intox macronienne à tous les étages...😲

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