• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'année 2022 est celle du yuan faible

William Gerlach

Publié le 10 juin 2022 à 12:42

Chine: les banques publiques en soutien au yuan via des derives

Photo d'illustration

Thomas White

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 4

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 5

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. En fin d'année dernière, la Chine hésitait à soutenir massivement l'économie, de peur de commettre de nouveau les erreurs de 2009 (qui avaient conduit à un excès de liquidité dans l'économie alimentant une myriade de secteurs non productifs et favorisant l'émergence de bulles spéculatives, ici et là). Depuis, la situation a changé. Par William Gerlach, Country Manager France chez iBanFirst

La politique zéro Covid de la Chine, qui est parmi les plus strictes au monde, crée une pression intenable sur l'économie. Au deuxième trimestre, tout indique que l'économie chinoise est en contraction - ce que ne reconnaîtra jamais Pékin. Afin de permettre une reconduction aisée du président chinois Xi Jinping lors du XXe Congrès de cet automne, les autorités ont finalement décidé de soutenir massivement l'économie, via des baisses de fiscalité, un afflux de crédit et des subventions à tout-va. Les bonnes vieilles méthodes.

Le gouvernement a annoncé diminuer de moitié la taxe sur l'achat d'une large sélection de véhicules pour le reste de l'année - une subvention qui représente environ 60 milliards de yuans (soit 8 milliards d'euros). C'est l'équivalent de 0,1 % de la consommation totale annuelle des ménages chinois. Les banques étatiques ont également eu pour ordre de mettre à disposition des lignes de crédit destinées à financer les projets d'infrastructure pour un montant total de 800 milliards de yuans (soit 113 milliards d'euros).

D'autres mesures vont être annoncées dans les semaines à venir. Mais ce n'est pas certain que cela suffira à stimuler l'économie. Les Chinois ont perdu confiance. Le marché immobilier résidentiel est à la traîne, par exemple. La baisse actuelle des prix devrait, logiquement, le relancer. Ce n'est pas ce qui se produit. Cela incite simplement les acheteurs potentiels à différer leur achat car ils considèrent que le dégonflement de la bulle immobilière ne fait que commencer.

Des objectifs contradictoires

La relance de l'économie ne sera pas aisée, particulièrement pour la Banque populaire de Chine. Elle fait face à des objectifs contradictoires : soutenir l'économie (essentiellement via le crédit) tout en cherchant à dégonfler les bulles qui n'ont cessé de croître depuis 2009 dans des pans entiers de l'économie. C'est impossible de tout faire à la fois. Beaucoup d'économistes considèrent que les difficultés de l'économie chinoise sont liées à la Covid et à la politique sanitaire mise en place. C'est faux.

Une grande partie des difficultés actuelles résulte du programme de soutien à l'économie de 4000 milliards de yuans dégainé par Pékin en 2009 (soit 56 milliards d'euros au taux de change actuel). C'était nécessaire à l'époque. Cela a permis de sauver l'économie mondiale et d'éviter que la récession ne soit plus prolongée. Mais cela a affaibli structurellement l'économie chinoise. La Covid a simplement servi d'accélérateur. Il est toujours aisé de refaire l'histoire (c'est le propre des économistes). On peut toutefois douter que cela aurait vraiment changé la donne si Pékin avait accéléré l'ouverture de l'économie ces dernières années (en privilégiant plus de réformes favorables à la concurrence et au secteur privé). Deux écoles s'opposent en Chine.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

D'abord, il y a ceux qui considèrent qu'il faut revenir à un modèle où l'État occupe une place plus importante dans la direction de l'économie (revenir à ce qui existait avant 2015, pour faire simple). Cela pourrait permettre de nouveau de renouer avec une croissance annuelle de 4-6 %. A rebours, il y a les réalistes qui considèrent qu'un atterrissage en douceur ou brutal de l'économie est inévitable et qu'il faut créer les conditions nécessaires pour que celui-ci soit le moins douloureux possible. C'est, malheureusement, la première école qui semble avoir la main à Pékin en ce moment.

Les implications pour l'EUR/CNH

Cela risque d'entraîner des conséquences importantes pour le marché monétaire. En fin d'année dernière, les autorités ont privilégié une hausse de la monnaie chinoise afin de limiter le coût des importations énergétiques (comme ici, en Europe, la Chine a fait les frais de la hausse des matières premières énergétiques et des pénuries cet hiver). Le pays est très dépendant de l'extérieur pour son approvisionnement, en outre (60 % de la consommation du pétrole et 40 % de celle du gaz sont importés). Pékin a désormais réussi à sécuriser un approvisionnement à bon prix de la part de la Russie - un rapprochement qui s'est intensifié suite à la guerre en Ukraine. La Chine a signé des contrats d'approvisionnement en gaz pour une durée de vingt-cinq ans avec Moscou, tout cela devant transiter par un nouveau gazoduc, Siberia 2, par exemple (qui vient compléter l'offre fournie par le gazoduc Power of Siberia). La politique du yuan fort ne fait plus sens dans ces conditions. Ce n'est plus une nécessité.

La priorité accordée au retour de la croissance, quitte à alimenter une bulle de crédit, fait craindre que la Chine n'use de nouveau de l'arme monétaire. Il est peu probable que nous assistions à une dévaluation massive du yuan dans les mois à venir comme ce fut le cas à l'été 2015. Les conditions macroéconomiques ne sont pas les mêmes. En revanche, il est probable que le yuan se déprécie lentement dans les mois à venir afin de relancer le secteur des exportations (qui contribue à hauteur de 17 % au PIB). Cela soutiendra le secteur manufacturier qui a beaucoup souffert des confinements successifs. Les bonnes vieilles méthodes, encore une fois. Le processus est déjà enclenché. Depuis son point bas annuel atteint à 6,89 au début du mois de mars, l'EUR/CNH a augmenté de 3,38 %.

Ce n'est certainement pas uniquement lié aux anticipations de durcissement de la politique monétaire par la Banque Centrale Européenne (qui ont exercé une influence sur les changes à partir de mi-mai seulement). Il y a de forts soupçons que la Chine cherche désormais à relancer son économie en utilisant l'arme du taux de change. Les autres pays (particulièrement les Etats-Unis qui regardent toujours d'un mauvais œil la manipulation des taux de change) pourraient laisser faire, pour le moment. Ils ont besoin d'une monnaie forte pour limiter l'inflation importée. A l'inverse, l'inflation n'est pas vraiment un sujet en Chine (l'indice des prix à la consommation a atteint 1,9 % sur un an en avril). Le sujet, c'est la croissance. Nous savons tous qu'une monnaie faible permet de stimuler les exportations. Nous prévoyons que l'EUR/CNH puisse rallier les 7,40 d'ici la fin du troisième trimestre (contre 7,12 actuellement). Cela représenterait une baisse du CNH de l'ordre de 4,0 %.

William Gerlach

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats