L'aversion au risque peut cacher un gagnant... prudent

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(Crédits : Pixabay / CC)
LE TRAVAIL DANS TOUS SES ETATS. Innover et prendre des risques calculés reste une attitude vitale pour développer nos entreprises. Sauf que l'audace ne se décrète pas. Surtout avec des collaborateurs qui présentent une « aversion au risque ». Par Karine Aubry, coach de dirigeants et managers, auteure.

Consultant senior dans le développement de logiciels, David en sait quelque chose. Son manager vient de lui dire en entretien annuel : « Ose plus ! Prends des risques, c'est notre ADN. » Or David freine des deux pieds. Il refuse de vendre un déploiement sans avoir l'équipe ad hoc ou de prendre une mission dont il ne maîtrise pas les aspects techniques. Alors la frustration grandit chez son manager : « Pourquoi sécurise-t-il autant ses dossiers ? Quel frein au développement commercial ! » Conséquence logique, le manager mise moins sur David et confie à d'autres les projets qui le feraient tiquer. C'est-à-dire la plupart des dossiers...

Mais pourquoi David est-il si conservateur ? Est-ce de l'aversion au risque ou du perfectionnisme ? Écoutons son point de vue pour en comprendre la logique. David n'a jamais déçu un seul client. Il a mené tous ses projets avec succès. Et il est convaincu que ce succès, il le doit à son travail toujours bordé. Alors, pas question de changer une équipe qui gagne. Car échouer, ce n'est pas dans son logiciel. David est donc un gagnant... prudent. Problème : on ne lui demande plus d'assurer, mais de « performer ». Et pour cela, de « tailler dans le...

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Commentaires
a écrit le 25/05/2019 à 12:05 :
La finance a tué le côté aventurier de l'entrepreneuriat, il fallait bien se douter que de rentes en conflits d'intérêts, ceux-ci habitués à se faire de plus en plus subventionner par l'argent public allaient de moins en moins prendre de risque et du coup de plus en plus en perdre l'habitude.

Or si les américains sont largement plus dynamiques que nous c'est parce que malgré tout leur finance investie à long terme et prend des risques même si calculés car soutenus par la puissance politique américaine et non par ses finances publiques.

Nous en UE on offre des milliards à fond perdu sans exigence de contrepartie aux milliardaires pour qu'ils les planquent dans leurs paradis fiscaux, cela ne peut définitivement pas fonctionner.

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