• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'heure de vérité pour les Saoud et pour les pétrodollars

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 09 mars 2017 à 13:20 - Mis à jour le 09 mars 2017 à 13:20

L'essentiel de l'actualité

jeudi 2 juillet

  • Défense: l'allemand Quantum Systems lève 1,2 milliard de dollars
  • Pétrolier russe fantôme arraisonné en France : la justice inflige une amende d'un million d'euros
  • L'amende de l'UE de 4,1 milliards d'euros à Google confirmée
  • Défense : le groupe franco-allemand KNDS repousse son entrée en Bourse
  • Kevin Warsh confirme que les risques d'inflation ont diminué
Voir plus

Le Quotidien Numérique

02 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 2

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 3

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 4

    Sécurité : Verney-Carron décroche un nouveau contrat pour équiper les forces de l’ordre françaises

  • 5

    Pourquoi la République démocratique du Congo occupe une place unique sur les marchés de minerais

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Après la fin de l'accord de Bretton Woods, le système des pétrodollars permit aux Etats-Unis de continuer à obliger le monde entier à thésauriser le billet vert. Mais ce nouvel ordre mondial dessiné en 1971 a un talon d'Achille : la dynastie Saoud. Par Michel Santi, économiste.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les immenses réserves d'or américaines -les plus importantes au monde à cette époque- lui accordèrent le privilège de reconstruire un nouvel ordre mondial centré sur le dollar. La conférence de Bretton Woods tenue en 1944 devait en effet formaliser la consécration du billet vert autour duquel graviteraient toutes les autres monnaies du monde selon un taux de change fixe, tout comme l'once d'or dont la valeur se voyait également gelée à 35 dollars. Cette intronisation conférait au dollar le statut de première monnaie de réserve au monde que toutes les banques centrales se devaient de thésauriser, et le commerce international d'employer comme médium d'échange.

Victime de son succès, le billet vert fut accumulé frénétiquement à travers la planète par les investisseurs, par les épargnants, par les Etats et par les entreprises, tant et si bien que les stocks d'or de la Réserve fédérale US ne suffisaient plus à en satisfaire la demande. Nombre de détenteurs de ces dollars demandaient en effet -comme ils en avaient le droit- de convertir leurs billets vert en or, faisant fondre les réserves américaines de 574 à 261 millions d'onces entre 1945 et 1971!

La fin de l'étalon or, moment clé de l'histoire mondiale

La suppression (logique) de l'étalon or le 15 août 1971 par Richard Nixon fut un de ces moments majeurs de l'histoire américaine et même mondiale, comparable au krack boursier de 1929, à l'assassinat de JFK et au 11-Septembre. La fin de Bretton Woods autorisait le dollar à flotter librement au gré de l'offre et de la demande, n'étant pas figé selon une certaine valeur par rapport à l'once d'or. Bien sûr, cette décision cruciale fut qualifiée de «provisoire» par Nixon, bien content -en réalité- que sa banque centrale puisse désormais être en mesure d'imprimer des billets à volonté. Provisoire qui dure depuis plus de quarante-cinq ans et qui a fait perdre au dollar plus de 80% de sa valeur depuis 1971!

La mort de Bretton Woods représentait de facto un défaut de paiement américain sur leur engagement d'honorer la convertibilité fixe et immédiate de leur monnaie vis-à-vis de l'or. Dès lors, comme les pays étrangers et les entreprises n'avaient plus vraiment de raison de détenir des dollars dans les mêmes proportions, et comme la demande en monnaie américaine était évidemment appelée à fortement décliner, les Américains trouvèrent la parade. En réalité, la fin du système de Bretton Woods n'eut pas que des implications financières mondiales, elle eut également des conséquences géopolitiques majeures. Un ordre nouveau fut instauré par le gouvernement des Etats-Unis qui devait permettre au dollar de conserver son statut.

L'invention du pétrodollar, un coup de maître

Cette raison qui devait forcer tous les pays du monde à continuer à détenir et à commercer en dollars fut le système des pétrodollars. Ce coup de maître concocté par le tandem mythique Nixon et son secrétaire d'Etat Kissinger consista à nouer, entre 1972 et 1974, une relation spéciale avec l'Arabie Saoudite, pays aux vastes réserves pétrolières et leader tout puissant de l'Opep.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Cette alliance permettait aux Etats-Unis de se démarquer sur le plan stratégique dans leur lutte contre l'Union soviétique, tout en s'assurant un soutien précieux pour leurs approvisionnements dans le contexte troublé de la guerre du Kippour (en 1973) où les prix pétroliers avaient quadruplé. En vertu de ce pacte, les Etats-Unis s'engageaient à préserver la dynastie wahhabite au pouvoir qui, à son tour, garantissait que tous les échanges pétroliers seraient à jamais libellés en dollars, et par la suite réinvestis dans les bons du Trésor américain. Ce privilège exorbitant conféré au Roi Dollar s'imposait donc au monde entier, mis devant le fait accompli de devoir impérieusement s'acquitter de sa facture énergétique en cette monnaie. Dès lors, les banques centrales et les Trésoreries de toutes les nations de ce monde se devaient d'accumuler le dollar, vital pour leurs transactions pétrolières et gazières. Ce marché artificiel créé pour le dollar -contraignant par exemple un pays comme la France à aller vendre des francs sur le marché des changes et à acheter des dollars afin de payer sa facture pétrolière- fut donc le système des pétrodollars.

La chute des Saoud changerait la face du monde

Il est impossible de décrire avec précision les avantages faramineux tirés par les Etats-Unis de l'instauration de ce système où une multitude d'opérations et de transactions ne les affectant strictement pas étaient néanmoins libellées dans leur monnaie, où eux-mêmes importaient et exportaient dans une monnaie qui était la leur, et qu'ils pouvaient de surcroît imprimer sans limite! Voilà la raison fondamentale du traitement spécial prodigué aux Saoudiens par les élites américaines. Voilà qui explique également pourquoi l'Arabie Saoudite -pays producteur des terroristes du 11-Septembre- ne figure pas au nombre des nations touchées par les récentes décisions prises par Donald Trump pour empêcher les ressortissants de certains pays considérés comme favorisant le terrorisme radical islamiste de fouler le sol des Etats-Unis.

À lire également

  • Pourquoi il faut taxer les robots
  • Trump, ou la destruction créatrice
  • La globalisation a vécu, place au "protectionnisme naturel"

Pourtant, cet ordre mondial mis en place en 1971 semble aujourd'hui vaciller avec les menaces d'implosion de la dynastie des Saoud qui traverse un grand moment de vulnérabilité, certainement le plus critique depuis son instauration en 1932. Les astres semblent effectivement s'aligner en une configuration défavorable pour une Arabie Saoudite en plein trou d'air avec, à la clé, la fin possible du système des pétrodollars qui constituera assurément un changement de paradigme aussi important pour le monde que Bretton Woods en 1971.

Michel Santi

Sur le même sujet

Jean-Hervé Lorenzi et Philippe Barret

OPINION. « Le paritarisme, une gouvernance du dialogue face aux défis contemporains »

Dans un monde marqué par l'incertitude et l'individualisme, un modèle résiste : le paritarisme.

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La République islamique dans une impasse historique »

La République islamique est peut-être entrée dans la phase la plus critique de son histoire. Pour la première fois depuis sa fondation en 1979, chacune des options qui s'offrent à ses dirigeants menace les fondements mêmes de sa survie.

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Européens, réveillez vous ! Les Américains sont nos alliés et célébrons ensemble leurs 250 ans ! »

Les Européens sont exceptionnels : ils ont été et veulent encore être, ce qui est tout à fait louable. Problème : l’Europe n’est qu’une puissance d’illusion et elle n’a pas les moyens de ses ambitions.

Idées & Débats
Karl Eychenne

OPINION. « Trump va baisser les taux »

Trump ne peut pas baisser les taux. Il n’en a ni le pouvoir, ni les arguments. Pourtant, il est fort probable qu’il les baisse.

Idées & Débats
Estelle Forget

OPINION. « Climat, logement, infrastructures : pourquoi continuons-nous à subir ce que nous avions prévu ? »

Depuis plusieurs jours, nous étouffons sous une nouvelle vague de chaleur. Les conséquences, nous les vivons tous au quotidien. L’hexagone est dans le rouge.

Idées & Débats
Arnaud Gangloff

OPINION. « La révolution IA ne se fera pas sans les salariés »

Le mois dernier, Éric Schmidt, ancien PDG de Google, se faisait huer par une promotion d’étudiants de l’université de l’Arizona alors qu’il défendait son plaidoyer en faveur de l’intelligence artificielle (IA). La scène a surpris - pourquoi cette génération, née avec le numérique, se montre-t-elle aussi hostile face à cette révolution technologique ?

Idées & Débats
Mehdi Houas

OPINION. « Une boussole pour le numérique dans un monde incertain »

Face aux ruptures technologiques et géopolitiques, l'Europe cherche sa voie numérique. Mehdi Houas propose une boussole stratégique : compétitivité, résilience et responsabilité.

Idées & Débats
Matthias Voelkel

OPINION. « La réglementation des cryptoactifs favorisera leur adoption »

La réglementation est un pilier fondamental de la confiance et de la sécurité dans les marchés de capitaux. Avec MiCAR (Markets in Crypto-Assets Regulation), l'Union européenne a introduit le premier cadre réglementaire global au monde pour les cryptoactifs.

Idées & Débats