• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L'indolore dette Castex

Karl Eychenne (*)

Publié le 08 septembre 2020 à 05:30

La relance vise a eviter un effondrement economique, dit castex

Photo d'illustration

POOL

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 3

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 4

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Lorsque le gouvernement annonce son giga - plan de relance financé par de l'endettement et sans impôts, on tique un peu, et on tourne alors rapidement son regard vers la BCE déjà toute désignée pour répondre à l'appel. Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste. (*)

La dette ne doit pas nous empêcher de dormir : « la hausse de la dette sera (presque) remboursée dès 2025, et sans hausses d'impôts », d'après notre premier ministre. Tout est possible en économie, à condition que les hypothèses ne soient pas fumeuses. En l'occurrence, ici il y a trois hypothèses implicites dans le discours du premier ministre :

  • La croissance économique revient,
  • Les taux d'intérêt restent bas,
  • La balance primaire de l'Etat s'améliore (recettes - dépenses sans les intérêts).

La mécanique Castex

Si ces trois hypothèses sont réunies, on obtient mécaniquement une baisse du ratio de la dette sur PIB de près de 15% à horizon 5 ans, soit un retour de la dette de 121% à près de 106% du PIB, on se retrouve alors - à peine - un peu plus haut que son niveau d'avant crise (environ 100%).

En fait, c'est surtout le différentiel taux - croissance qui ferait le travail : la croissance du PIB en valeur revenant à près de 3% et les taux d'intérêt restant proches de 0%, le ratio de dette sur PIB se réduirait mécaniquement de près de 3% par an, soit 15% dans 5 ans. Quant à la balance primaire, dans le meilleur des mondes elle ne serait plus déficitaire et n'aurait pas ou peu d'incidence sur l'évolution du ratio de dette sur PIB : la croissance économique doperait les recettes liées aux impôts sans les augmenter (effet volume) et réduirait les dépenses (moindre contribution des stabilisateurs automatiques par exemple).

Bon, en vérité ces trois hypothèses ne se valent pas :

  • Le pari sur la croissance économique est un pari audacieux : il suppose à la fois un retour de l'inflation à près 1,5% et un retour de la croissance en volume à son niveau potentiel de près de 1,5%. Malheureusement, ce potentiel sera-t-il aussipotentielqu'avant la crise, alors que l'investissement s'est effondré et menace la productivité de demain ?
  • Le pari sur taux bas semble moins fumeux : il suffit que la BCE continue de faire ce qu'elle fait, et les taux continueront de faire de qu'ils font. Seule incertitude, l'international, l'attitude des autres Banques Centrales, et bien entendu l'inflation à l'on demande de rester sage aussi longtemps que les politiques restent exubérantes.
Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
  • Enfin, le pari sur la balance primaire est une tarte à la crème d'économistes français qui promettent chaque année une amélioration de la balance primaire... pour l'année suivante. Sauf que cette fois-ci, ils auront probablement raison, sachant que la balance partira de très très bas (- 8 % du PIB d'après la commission européenne).

La guerre des mythes

Ainsi donc, d'après le premier ministre, la dette n'est pas, n'est plus, un sujet de préoccupation. Toutefois, les raisons invoquées ne sont pas celles prophétisées par certains : ceux-là même qui proposaient une dette éternelle, reconduite jusqu'à ce qu'on l'oublie un jour, Or, seul le bousier sacré (scarabée du désert) a le privilège de pouvoir faire rouler sa bouse, de jour comme de nuit, en toute circonstance. Alors on s'est pris à imaginer plus radical encore : une annulation de la dette tout simplement. Il n'en fallut pas davantage pour faire bondir Mario Draghi (ex sauveur de l'euro) qui se sentit obligé de réagir en rappelant qu'il y avait une nuance entre une dette et un don.

Toutefois, le divin a la dent dure. La BCE restera bien la seule entité capable d'absorber une telle masse de dette sans provoquer de Krach obligataire. Elle l'a déjà fait, elle le fait encore, et a promis qu'elle le fera tant qu'il le faudra. Transformer le plomb en or, et tirer sur l'herbe pour la faire pousser, la BCE sait faire : cela s'appelle créer de la monnaie, à volonté, et sans filet (non stérilisée). Pour justifier une telle audace, la BCE embarque avec elle une hypothèse encombrante : l'inflation des biens et services serait devenue la menace fantôme. La caricature est extrême, alors en plus feutré c'est un peu comme si nous avions choisi d'habiter près d'un volcan, dont on dit qu'il serait probablement endormi, vu qu'il n'est plus actif.

Mais alors, l'annonce du gouvernement confirme t-elle que la dette c'est chouette ? Et que le « quoi qu'il en coûte » ne coûte rien ? Si oui, alors pourquoi ne pas aller jusqu'au bout du raisonnement, et demander à la BCE de payer également nos impôts ? Pourquoi réserver ses seules interventions aux crises ? Avec un peu d'imagination l'impôt aussi peut être vécu comme une crise, une forme d'injustice confiscatoire, chronique...

Et si la BCE payait aussi nos impôts ?

Si l'on adhère à ce qui vient d'être dit, alors on ne voit pas pourquoi on s'arrêterait en si bon chemin. Demandons ou ordonnons à la BCE de créer et créer encore autant de monnaie qu'il en faudra pour financer tout ce qui coûte. Après tout, la création d'une monnaie n'est qu' « une promesse que la Banque Centrale se fait à elle même de se rembourser un jour » (Michel Aglietta). Si elle ne respecte pas la promesse qu'elle s'est faite, on ne lui en voudra pas.

Dans le même genre, on parlera de helicopter money, ou plus académique de Modern Monetary Theory. Mais toutes ces idées proviennent du même moule, et butent sur la même question : la monnaie - dette est - elle un concept qui tient la route ou bien un attrape nigaud ? Lorsqu'un Etat s'endette massivement et que la Banque Centrale crée de l'argent pour financer cette dette, doit - on parler de vol à l'étalage, de miracle, ou bien de simple mécanique économique ? Beaucoup de choses ont été dites sur le sujet, que l'on résumera en deux types d'arguments :

- L'argument juridico - comptable : la BCE c'est l'Etat. Il s'agit d'un genre de Digeste fait pour l'occasion, listant tout ce qu'il existe de droits, de devoirs, et de jurisprudence, afin d'arriver à la conclusion terrible que la BCE c'est l'Etat masqué, les deux sont des fictions au service de nos idéaux. Mais quand la crise arrive, les masques tombent, tout le monde œuvre pour la bonne cause, et la dette super - consolidée est en fait super- nulle puisque la BCE appartient aux Etats.

- L'argument économico - désirable : la BCE c'est pas l'Etat. Il s'agit d'un genre d'utopie qui propose que nos deux entités vivent en bonne intelligence, mais séparément, chacune étant assignée à une mission qui la regarde, et que l'autre aille se faire voire ailleurs. La BCE et l'Etat appartiennent à deux espèces différentes, qu'on ne mélange pas parce que cela ne se fait pas : c'est contre - nature.

Paire  de chaussettes ou paire de chaussures ?

Comment choisir entre ces deux arguments ? La BCE et l'Etat semblent nécessaires, mais sont-ils interchangeables ou distinguables ? Autrement dit, a-t-on affaire à une paire de chaussures ou une paire de chaussettes ?... Jadis en son temps, Bertrand Russell (logicien, mathématicien, philosophe, etc.), se posa ce genre de questions pour une question presque aussi abstraite : celle de l'axiome du choix. On - ira pas plus loin, et on se contentera de lire Russell nous expliquant la nuance :

  • Si l'on accepte l'axiome de choix, alors on considère qu'on a affaire à paire de chaussettes, impossible à distinguer la gauche de la droite, elles sont interchangeables :la BCE c'est l'Etat.
  • Si on accepte pas l'axiome du choix, alors on a affaire à une paire de chaussures, il y a la gauche et la droite et on ne doit pas se tromper :la BCE c'est pas l'Etat.

Or, un axiome cela s'accepte ou ne s'accepte pas, mais ne se démontre pas. Ainsi, nous bottons en touche quant à la question posée : la monnaie - dette est - elle un concept qui tient la route ou bien un attrape nigaud ? Répondre à cette question relève davantage de la religion économique que vous choisissez de pratiquer, que de la démonstration.

Le poisson clown et l'anémone

À lire également

  • Oui Jean Castex, la relance passera par les territoires !
  • Relance: Castex fixe l'objectif de 160.000 emplois créés en 2021, les principales mesures du plan détaillées
  • Une rentrée 100% Covid pour Macron et Castex

On a longtemps cru que la relation liant la BCE et l'Etat était celle d'un couple bancal, partageant les tâches ménagères tant bien que mal, trouvant finalement un arrangement aux tracas du quotidien, mais sans donner l'impression d'avancer beaucoup : un vrai jeu à somme nulle, où celui qui traine la patte le fait toujours au détriment de l'autre. Mais, les crises aidant, cette relation pourrait avoir évolué de manière plus constructive : il y a quelque chose du poisson clown et de l'anémone dans ce qui se passe aujourd'hui, un vrai échange de bons procédés où la BCE rend service à l'Etat en lui apportant les ressources nécessaires, et l'Etat permet à la BCE de camoufler sa caducité dans un monde où l'inflation n'est plus.

___

(*) Par Karl Eychenne, stratégiste et économiste

Karl Eychenne (*)

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats