• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’unité, garante de la démocratie en temps de crise

Michel Wieviorka

Publié le 19 mars 2020 à 06:26

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La future plus grande centrale thermique du Burkina Faso obtient un soutien de 52 millions d'euros

  • 2

    Pourquoi Xavier Niel continue d’étendre son empire télécom dans le monde

  • 3

    Pourquoi l’industrie automobile française procède à une saignée sociale chez ses ingénieurs

  • 4

    Carole Delga : « Je préfère un TGV qu’une Micheline sur les rails »

  • 5

    Énergie : l'exécutif songe à s'attaquer au « tarif agent » des salariés d'EDF et Engie

  • 6

    Déficit de la Sécu : Macron missionne quatre experts pour repenser le financement de notre modèle social

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. On peut évidemment exercer son esprit critique en temps de crise, mais il faut savoir préserver l’unité de la nation. Par Michel Wieviorka, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) – USPC

La démocratie est le seul régime politique qui permette tout à la fois d'assurer l'unité du corps social et de gérer ses divisions sans violence, ou en les minimisant. En période de grave crise, comme celle de la pandémie actuelle, l'unité est prioritaire, les différends passent au second plan.

Mais le propre d'une crise est aussi de fonctionner comme un révélateur de problèmes structuraux, d'aiguiser paradoxalement ce qu'il faudrait reléguer pour plus tard.

Disons-le : rien n'interdit, dans un esprit profondément démocratique, de soutenir sans hésitation le pouvoir dans son action - là est l'unité - tout en exerçant son esprit critique - et notamment là où se joue le traitement des tensions et conflits que la crise en même temps révèle et pousse à masquer.

Logique de l'unité et logique du traitement

Deux points, parmi beaucoup d'autres, méritent ici d'être soulignés, en référence à l'image d'une tension entre logique de l'unité, et logique du traitement de nos divisions.

L'unité du pays tout d'abord. La pandémie vient en effet de déboucher, politiquement, sur un retournement spectaculaire. Soudain, en effet, dans le discours des dirigeants actuels, la rigueur budgétaire et le désengagement de l'État de bien des dépenses sont mis à mal, il faudrait un État qui intervienne massivement, qui redistribue, qui agisse « quoi qu'il en coûte » de façon à permettre la « mobilisation générale » de la « France unie » que le président Macron appelle de ses vœux.

Alors que la pandémie est une question globale, la réponse est principalement nationale, et, entre autres, sociale. Des milliards d'euros seront injectés dans l'économie, et on sent bien que le thème de l'État-providence, sous quelque nom qu'on l'appelle, retrouve une certaine vigueur, tandis que le marché cesse d'apparaître comme la panacée - le discours d'Emmanuel Macron le 12 mars dernier pouvait faire penser au livre du philosophe américain Michael Sandel décrivant « Ce que l'argent ne saurait acheter ».

La réforme de l'assurance-chômage, tant voulue par le pouvoir, apparaît dans sa brutalité alors même qu'il faut parler de solidarité, elle devrait être provisoirement suspendue. La réflexion sur la désindustrialisation du pays, et la dépendance de l'Occident à la Chine, est ouverte également, ainsi que celle sur la démondialisation.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Bref, le modèle politique, économique et social que proposait initialement Emmanuel Macron se défait soudain, l'urgence est désormais de retrouver le chemin de la solidarité et de l'unité qui s'était perdu depuis les « gilets jaunes » et les mobilisations sur les retraites.

C'est aussi l'impéritie arrogante de la technobureaucratie d'État qui est mise à mal.

Dès que l'on s'éloigne du chef de l'État et de son discours du 12 mars, les inconsistances du gouvernement et de la haute administration, qui ont tardé à prendre la mesure du risque et temporisé, retardant des décisions voire donnant l'image de l'incohérence, avec des annonces du Président venant démentir celles de tel ou tel ministre quelques heures auparavant, ont fait apparaître les limites de l'action publique et le caractère vermoulu, faussement moderne, de l'organisation actuelle de l'État : l'unité de la nation exige plus, et mieux, qu'un pouvoir déconnecté d'une machine d'État se mettant en action à la vitesse d'un moteur diesel.

L'importance de la science

Un deuxième changement s'observe, il a trait au rapport du pouvoir d'une part aux scientifiques, et d'autre part aux élus, notamment locaux.

Alors même que la plupart des élites sont l'objet d'un rejet massif, qui se traduit par la montée du populisme et l'importance des fake news, la crise pandémique a dans un premier temps revalorisé la science, la médecine et, de là, la raison.

L'hygiène, la vaccination par exemple sont des valeurs bien plus positives aujourd'hui qu'hier. La communication gouvernementale a été placée sous le signe de l'expertise médicale et scientifique, et le président s'est entouré d'un conseil qui a réuni jusqu'à une trentaine de personnes, un tiers en réalité de scientifiques, les autres représentant leurs ministères et la haute administration.

Face à une épidémie, les politiques publiques ont tout à gagner à s'appuyer sur les connaissances les plus rigoureuses en la matière.

Mais l'analyse n'est pas nécessairement consensuelle, le débat peut exister entre chercheurs ou médecins, et s'il s'agit des sciences sociales, il est même la règle. De plus, le doute a toute sa place ici, le savoir n'est pas affirmatif en tout point, la falsifiabilité, comme disait Karl Popper, doit être la règle.

Différemment, la décision politique tranche, le pouvoir prend position.

Il est essentiel de ne pas confondre les exigences de la science et celles de la politique, thématique qu'illustrent bien deux célèbres conférences de Max Weber de 1917 et 1919 réunies sous le titre « Le savant et le politique ».

Ce qui a une première implication : la responsabilité de la décision est tout entière du côté des décideurs politiques, ce n'est pas parce qu'ils consultent et même écoutent les scientifiques que ceux-ci se confondent avec eux. Et si le pouvoir leur impute des décisions malheureuses, il a tort, il se défausse injustement d'erreurs qu'il doit assumer. Autrement dit : il ne faudrait pas que les chercheurs ou experts mobilisés ces temps-ci deviennent des boucs émissaires manipulés pour exonérer le gouvernement de ses fautes.

Au-delà de la conjoncture présente, il ne faudrait pas que l'image de la science et de la raison soit affaiblie par des discours politiques se déchargeant sur elles des errements du pouvoir - ce qui ne signifie en aucune façon que les réponses à la pandémie soient faciles à trouver.

Les corps intermédiaires

Le pouvoir depuis deux ans ne s'était pas beaucoup intéressé aux « corps intermédiaires », et n'avait rien fait pour aider à la reconstitution d'un système politique autre que ce qui existe aujourd'hui : une gauche et une droite classique très faibles, même si le résultat du premier tour des municipales pourrait laisser envisager, mais très timidement, un début de relance, et des oppositions d'autant plus fortes qu'elles sont radicales.

Il avait tenté, récemment un vague rapprochement avec les élus locaux, mais ce n'était pas allé très loin. Et voici qu'il consulte, entend, écoute et tient compte de ce qui lui est dit par un large ensemble de représentants des partis politiques ou par ceux des élus locaux.

Là aussi, consulter ne doit pas empêcher d'assumer. Les élus locaux, les responsables de groupes ou de partis politiques ont un point de vue, il est bon qu'ils puissent le faire valoir, mais la décision n'est pas de leur ressort.

Le maintien du premier tour des élections municipales ne doit être imputé qu'au pouvoir, et il ne serait pas acceptable qu'il tente de se dédouaner d'une éventuelle erreur sur le dos de partis, d'élus et de scientifiques.

Il est vrai qu'il n'est pas possible de déterminer à chaud ce qui est de l'ordre de l'excès, ou du défaut, dans la prise de décision : nous ne saurons qu'après coup si les mesures prises ont été les bonnes, et dans le bon tempo.

Mais nous pouvons au moins veiller à ce que la crise présente ne débouche pas sur des manipulations ravageuses pour la science et la raison, comme pour la santé de notre démocratie.

The Conversation _______

Par Michel Wieviorka, Sociologue, Président de la FMSH, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) - USPC

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Michel Wieviorka

Sur le même sujet

Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
Jean-Christian Kipp

OPINION. « Révolte iranienne : il eût suffi qu’un uniforme change de camp »

La révolution iranienne n’a pas eu lieu. Des importantes manifestations qui ont embrasé le pays depuis le 28 décembre 2025 et de l’intervention militaire israélo-américaine déclenchée le 28 février 2026, résultent non pas l’effondrement du régime des Mollah mais son renforcement et une répression durcie. Ce constat brutal mérite que l’on s’y arrête, sans complaisance.

Idées & Débats
François Rousseau

OPINION. « Et si l'un des meilleurs choix d'avenir pour les jeunes était l'industrie ? »

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, des milliers d'étudiants s'apprêtent à franchir une étape décisive, qu'il s'agisse de trouver un stage ou de décrocher leur premier emploi. C'est un moment charnière, souvent anxiogène, où les choix d'orientation se cristallisent, et où les préjugés peuvent peser lourd.

Idées & Débats
Ruchir Budhwar

OPINION. « Aérospatial : l’IA au cœur d’une nouvelle trajectoire industrielle »

Idées & Débats
Guillaume Chiche

OPINION. « Investissements étrangers : après l’attractivité, l’exécution »

Les annonces d’investissements étrangers constituent une excellente nouvelle pour la France. Mais être choisie ne suffit plus.  Elle a besoin que les décisions d’investissement deviennent des projets livrés, des emplois créés et de nouvelles infrastructures qui contribuent durablement au développement des territoires.

Idées & Débats
Serge Hanoca

OPINION. « Business France, l’illusion d’une reconquête sans moyens »

Réarmement économique ou désarmement budgétaire ? Un droit de réponse de Serge Hanoca, Collaborateur de Business France et secrétaire du CSE (*)

Idées & Débats
Hamid Enayat

OPINION. « La véritable peur de l'Iran n'est pas la guerre... C'est la paix »

Idées & Débats
Charles Cuvelliez

OPINION. « Les drones ont ouvert un nouveau chapitre de la guerre hybride  »

D’après l’IISS, l’International Institute for Strategic Studies, un think tank basé à Londres spécialisé dans l’analyse des questions de sécurité internationale, de défense et de géopolitique, qui s’est livré à une véritable enquête policière, le Kremlin a bien orchestré une campagne de drones au-dessus de l’Europe.

Idées & Débats