• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La guerre en Ukraine bloque un accord sur le nucléaire iranien

Lina Kennouche

Publié le 03 novembre 2022 à 06:45

Le symbole atomique et le drapeau iranien

Photo d'illustration

DADO RUVIC

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 4

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
ANALYSE. Le régime iranien est contesté à l’intérieur et fragilisé par les difficultés que rencontre en Ukraine son allié russe. Les Occidentaux aimeraient en profiter dans les négociations sur le nucléaire… Par Lina Kennouche, Université de Lorraine.

Il y a maintenant plus d'un an et demi, l'entrée en fonctions de l'administration Biden a soulevé l'espoir d'un rétablissement du Plan d'action global conjoint, aussi appelé accord de Vienne sur le nucléaire iranien (Joint Compréhensive Program of Action ou « JCPOA », conclu le 14 juillet 2015), dont Donald Trump avait unilatéralement fait sortir les États-Unis en 2018.

Cet accord avait pour objectif de contrôler le programme nucléaire iranien en échange de la levée progressive des sanctions économiques contre Téhéran.

Mais en dépit des discours répétés de bonne volonté de plusieurs membres de l'administration américaine favorables aux négociations et qui appelaient de leurs vœux une avancée sur ce dossier, la dynamique diplomatique a aujourd'hui du plomb dans l'aile. En effet, l'exacerbation du conflit en Ukraine est devenue le principal facteur de blocage à toute évolution vers un accord qui pourtant semblait urgent il y a encore quelques mois.

Un accord urgent pour les puissances occidentales

Dès l'ouverture des pourparlers sur la relance de l'accord de Vienne, en février 2021, les négociateurs américains avaient insisté pour incorporer dans les discussions le volet balistiquen autrement dit la fin de la production par Téhéran de missiles balistiques de longue portée à haute précision, et la remise en cause du rôle régional « déstabilisateur » de l'Iran.

De son côté, l'Iran a fait montre de fermeté en rejetant toute négociation qui sortirait du strict cadre nucléaire et a toujours exigé, en contrepartie de son acceptation, la levée des sanctions dont il fait l'objet et l'obtention de garanties sur la pérennité de l'accord, afin de s'assurer que celui-ci survivrait aux aléas d'un changement d'administration aux États-Unis.

Les négociations conduites depuis maintenant un an et demi interviennent entre l'Iran d'un côté, et les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l'Allemagne de l'autre, et sont coordonnées par l'Union européenne.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le refus de l'Iran de parler directement aux Américains conduit les Européens, participants de plein droit, à assumer également un rôle de médiateur. Dans le cadre de ces discussions, il est demandé à Téhéran de respecter les engagements de l'accord de Vienne, qui impose un régime de surveillance renforcé de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) et des limitations qualitatives et quantitatives temporaires de certaines des activités nucléaires de l'Iran - à l'exemple de la limitation de l'enrichissement de l'uranium entre 3 et 5 % et à un usage strictement civil - en échange de la levée progressive des sanctions économiques.

Le facteur temps et la crainte que l'Iran ne devienne une « puissance du seuil » ont rendu urgente la conclusion d'un accord pour les puissances occidentales. En effet, avec le retrait des États-Unis de l'accord de Vienne en 2018 et la mise en œuvre d'une politique de pression maximale à l'endroit de l'Iran, Téhéran a repris ses activités d'enrichissement dans des quantités très supérieures à celles agrées par l'accord sur le nucléaire de 2015.

Dans un rapport publié le 7 septembre dernier, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui accuse depuis plusieurs mois l'Iran d'entraver sa mission de vérification et de contrôle du respect des engagements en matière nucléaire, révèle que le stock iranien d'uranium enrichi est passé de 43 kg en mai à 55,6 kg le 21 août et qu'il est désormais proche du seuil nécessaire à la fabrication de l'arme atomique.

L'unité des Occidentaux

Face aux violations imputées à l'Iran par l'AIEA - qui a notamment adopté, en juin dernier, une résolution blâmant Téhéran -, l'Iran a réaffirmé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Hossein Amirabollahian, dans une interview accordée à Al-Monitor le 25 septembre dernier, que les allégations de l'Agence sont « sans fondement » et que cette dernière « doit se comporter et agir techniquement » et non politiquement. Mais les Américains et les Européens, dans une parfaite unité, accusent l'Iran d'être le principal responsable de l'impasse dans laquelle se trouvent aujourd'hui les négociations et n'espèrent plus un dénouement positif imminent.

Après le rejet par l'Iran de la mouture finale du projet d'accord présenté en août 2022 par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, au motif que ce texte ne contenait pas de garanties économiques suffisantes en cas de nouveau retrait unilatéral des États-Unis, plusieurs déclarations ont constaté une situation de blocage. Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a ainsi affirmé le 12 septembre que compte tenu des exigences de l'Iran, un accord était « improbable » à court terme, pointant l'incapacité de Téhéran « à faire ce qui est nécessaire pour parvenir à un accord ».

De leur coté, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont amplement repris les critiques émises par les Américains et conclu dans une déclaration commune publiée le 10 septembre que l'Iran a décidé « de ne pas saisir cette opportunité diplomatique décisive » et « poursuit l'escalade de son programme nucléaire ».

Ainsi, si formellement les négociations continuent d'achopper sur des questions techniques, force est de constater que la perception occidentale de l'urgence de parvenir à un accord avec l'Iran se trouve sensiblement modifiée. Les nouveaux calculs stratégiques dictés par une analyse du caractère inéluctable de la défaite russe en Ukraine confortent désormais une approche de fermeté vis-à-vis de l'Iran.

L'horizon d'une défaite russe

Il apparaît clairement que l'inquiétude décliniste - actant la fin de l'hégémonie américaine sur le monde qui irriguait la majorité des analyses s'est dissipée.

La guerre en Ukraine est désormais perçue comme une opportunité historique et stratégique de rétablir l'unité du camp occidental et de préserver sa position hégémonique. Dans ce nouveau contexte géopolitique, les États-Unis et leurs alliés européens ont engagé un nouveau pari consistant à penser que la confrontation est entrée dans une phase décisive. Comme le rappelle un article récent de The National News :

« [Les] dirigeants américains et européens ont pris leur décision dans l'équation "victoire ou défaite" et ne permettront pas à la Russie de s'emparer de l'Ukraine, quel qu'en soit le coût. Cela signifie que ce qui semblait impossible il y a un mois ou deux est désormais plausible, à savoir une intervention occidentale directe dans la guerre, dans le cas où la Russie déploierait des armes nucléaires tactiques. »

Les puissances occidentales misent sur une défaite russe sur le terrain ukrainien qui aurait des conséquences géostratégiques majeures à l'échelle globale. Au cours d'un entretien avec le journaliste Jeffrey Goldberg, Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, affirme que la guerre en Ukraine est aussi une démonstration de « notre force, notre résilience, notre endurance », et « aura un impact certain sur notre capacité à dissuader efficacement les autres ailleurs ».

L'objectif serait à la fois de limiter les ambitions de puissance de la Chine et d'affaiblir la position négociatrice de l'Iran, resté allié à la Russie depuis le début de la guerre. Ce calcul qui pousse à une inflexibilité des positions sur le dossier du nucléaire se nourrit également de la représentation occidentale que le régime iranien, en proie à une importante contestation interne, serait de plus en plus fragilisé et idéologiquement isolé. En réaction à la répression en Iran, l'UE a d'ores et déjà adopté des sanctions et envisage de renforcer ces mesures coercitives en pointant la responsabilité de Téhéran dans la vente de drones à la Russie pour appuyer la campagne militaire de celle-ci en Ukraine.

Un pari risqué

Toutefois, il serait opportun de s'interroger sur la pertinence de cette grille de lecture dominante. D'un côté, elle semble relever davantage du wishful thinking que d'une lecture réaliste de la situation. Comme le souligne avec pertinence un éditorial de The Guardian paru le 25 septembre dernier :

« Notre excitation devant les images émouvantes des manifestations nous conduit non seulement à exagérer l'ampleur et la profondeur du mouvement de protestation [...] mais aussi à sous-estimer la force de leurs ennemis. Ceux qui s'opposent à ceux qui manifestent actuellement en Iran restent en effet très redoutables. »

D'un autre côté, il est difficile de ne pas souscrire aux conclusions du politiste américain Robert Kaplan qui ont le mérite de la clarté. Dans un commentaire récent, il rappelle que si les régimes russe et iranien ne sont actuellement pas menacés, l'hypothèse de leur effondrement renferme un « danger géopolitique ». En effet,

« il n'existe pas d'alternatives claires et institutionnellement viables pour les remplacer [...]. Après tout, nous ne parlons pas seulement de deux pays. La Russie est une superpuissance dotée de l'arme nucléaire, l'Iran est un pays essentiel du Moyen-Orient et d'Asie centrale sur le point de devenir une puissance nucléaire. »

À lire également

  • Des hackers ont dérobé et publié des informations sur le nucléaire iranien
  • Manifestations en Iran: l'importance de la grève des travailleurs du pétrole
  • Le régime iranien est un "apartheid des genres" : il faut le dénoncer comme tel
  • Internet « étranglé » par les autorités iraniennes, les États-Unis contre-attaquent

La configuration actuelle augure mal de la possibilité d'un compromis sur le dossier nucléaire, mais si l'opportunité historique de conclure un deal est aujourd'hui manquée, l'Iran pourrait prochainement se hisser au rang des puissances nucléaires.

Par Lina Kennouche, Docteur en géopolitique, Université de Lorraine.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Lina Kennouche

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »