Le macronisme est-il soluble dans le néolibéralisme  ?

 |   |  2301  mots
(Crédits : Reuters)
LA CHRONIQUE DES LIVRES ET DES IDEES. L'irruption du mouvement des gilets jaunes et, ces dernières semaines, la contestation de la réforme des retraites ont montré qu'une partie des Français s'oppose à la politique menée par Emmanuel Macron. Rien d'étonnant pour le journaliste Romaric Godin qui dans « La guerre sociale en France » (*) (éd. La Découverte) y voit l'expression d'une volonté inspirée du néolibéralisme visant à remodeler la société française pour l'adapter à la mondialisation.

Avant comme après son élection à la présidence française en mai 2017, Emmanuel Macron a suscité de nombreux débats et ouvrages. L'audace avec laquelle il a réussi dans un paysage politique français atomisé à s'imposer a produit un effet de sidération. Presque deux ans et demi plus tard, la réalité est tout autre. Que s'est-il passé ? Romaric Godin, journaliste à Médiapart (et ancien journaliste à La Tribune de 2002 à 2017), en fournit une explication foisonnante dans « La guerre sociale en France » (éd. La Découverte). Dans cet ouvrage, notre ancien collègue ne se focalise pas sur la personnalité du président que sur le sens à donner à sa politique en l'éclairant à la lumière du temps long, celui qui, depuis le XIXe siècle, a vu s'installer un rapport de force qui varie selon les circonstances entre le monde du travail - du salariat plus exactement - et celui du capital.

Godin

Annonçant la couleur - plutôt rouge vif, l'analyse s'inspire, entre autres, de Karl Marx -, Romaric Godin voit dans l'actuel hôte de l'Elysée un sectateur du néolibéralisme dont l'objectif est de démanteler tout le système social et politique, mis en place après-guerre grâce à une entente entre gaullistes et communistes à travers le programme du Conseil national de résistance (CNR). Ce programme qui avait été rendu possible par la disqualification d'élites qui avaient collaboré avec le régime de Vichy a structuré notamment la vie de la Ve république.

La finance devient centrale

Mais en quoi Macron s'inscrit-il dans une perspective guidée par le néolibéralisme? L'expression est tellement galvaudée que l'auteur consacre plusieurs dizaines de pages à définir ce qu'il entend par là, puisant notamment dans nombre de travaux universitaires anglo-saxons, pour en faire non un homme de paille mais bien un concept opératoire majeur où la finance devient centrale dans l'économie car à « l'âge néolibéral (elle) n'est pas qu'un outil » mais « aussi et surtout le vecteur de la vérité ». Le néolibéralisme serait non seulement l'expression de la financiarisation croissante de l'économie mondiale, mais aussi une boussole idéologique pour réorienter les politiques économiques menées par les Etats (le fameux TINA « There is no alternative » selon l'expression de Margaret Thatcher), les institutions internationales (le fameux « consensus de Washington ») ou encore le « cercle de la raison » des experts, le tout étant justifié par un axiome fondamental : les marchés financiers sont efficients.

Avec un tel fondement, le néolibéralisme pousserait en toute logique à l'adaptation permanente des individus à l'évolution de la situation économique par des « réformes structurelles », synonymes de dérèglementations, de privatisations, de concurrence permanente au nom de l'efficacité économique. Dès lors, « créer de la valeur » pour une entreprise reviendra à « créer de la valeur pour les actionnaires », ce qui a pour conséquence que « l'investissement productif devient rapidement moins attrayant », la valorisation d'une entreprise passant davantage par exemple par des fusions-acquisitions, des délocalisations ou encore des rachats d'actions pour gonfler la valorisation et attirer de nouveaux actionnaires.

Le rôle de l'Etat change

Pour ce faire, et c'est un changement majeur selon l'auteur, le rôle de l'Etat change à l'âge du néolibéralisme, il devient une forme de vassal de la finance, comprimant les salaires, démantelant le droit du travail...

A l'échelle historique, nous aurions donc changé de paradigme (l'auteur reprend la thèse - discutable et discutée - de l'épistémologue Thomas S. Kuhn dans son ouvrage classique « La révolution scientifique » (éd. Flammarion) -, avec la rupture amorcée dans les années 1980 qui ont vu l'arrivée au pouvoir de Ronald Reagan aux Etats-Unis et de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, et la remise en cause d'un tissu social fondé sur la solidarité du monde du travail au profit de l'affirmation de l'individualisme.

Une domination croissante du capital sur le travail

L'ouvrage  s'attache ainsi à décrire certains tournants qui l'on favorisé : celui de la rigueur en 1983 menée par les socialistes, personnalisée par Laurent Fabius, l'adoption du traité de Maastricht, la libéralisation commerciale via l'OMC qui a conduit à la mondialisation, la politique « austéritaire » allemande durant la crise européenne... Ces tournants ont contribué à accroître la domination du capital sur le travail.

Cette configuration n'est pas nouvelle, nous dit Romaric Godin, qui, se faisant historien reprend la généalogie de ce rapport de forces depuis la Révolution française qui passe non seulement par des événements concrets - la Commune de Paris par exemple - mais aussi par les idées, en rappelant que la France a été la terre d'élection d'un puissant courant libéral durant les XVIIIe et XIXe siècle (1).

"Vive la crise!"

Cette logique « néolibérale » resurgit dès que le travail gagne du terrain. A l'exemple de la conversion rapide du parti socialiste de François Mitterrand deux ans à peine après être arrivés au pouvoir en 1981. L'auteur rappelle la mise en scène en 1984 d'une émission de télévision du service public « Vive la crise ! », qui voit des personnalités comme Yves Montand, « acteur fétiche de la gauche socialiste », dénoncer les archaïsmes de la société française qui attend tout de l'Etat, émission qui sera relayé avec enthousiasme par le journal Libération. L'objectif est de s'attaquer aux idéologies « qui doivent céder la place à la seule idéologie qui n'en serait pas une, celle de la réussite individuelle et du mérite par la confrontation au marché ». En 1987, l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui intègrera un gouvernement de gauche, reprendra cette défense avec son émission « Ambitions » sur TF1 et on verra également Catherine Deneuve mettre son talent d'actrice pour vanter la privatisation de la Compagnie financière de Suez.

Chaque fois, l'Etat est décrit « comme une forme de Moloch qui avale les richesses et les détruit, annihilant la croissance et le potentiel du pays ».

La dette, un choix politique

D'où le leitmotiv pour réduire la dépense publique, autrement dit le rôle de l'Etat-Providence, et ses importants transferts sociaux. Quand à la dette publique - qui vient de franchir l'équivalent de 100% du PIB -, l'auteur y voit non pas le signe d'une dérive de la politique économique mais un choix politique optant pour la solidarité plutôt que la concurrence de tous contre tous : « En réalité, le niveau de dépenses publiques ne traduit pas une ponction supérieure sur les budgets des ménages mais simplement un haut niveau de socialisation de ses dépenses. Là où les dépenses publiques sont plus faibles, elles sont prises en charge par le privé avec moins de solidarité », estime Romaric Godin.

Il y aurait même là une spécificité française. Contrairement à de nombreux autres pays, par exemple l'Allemagne et le Royaume-Uni, la France a longtemps résisté au néolibéralisme, obligeant les présidents successifs à trouver des compromis entre travail et capital. Car, selon l'auteur, l'hôte de l'Elysée doit dans l'esprit de la Ve République être le président de tous les Français. Emmanuel Macron, élu avec une base électorale étroite, en raison de l'éclatement du paysage politique, aurait rompu avec cette culture du compromis. Dans un premier temps, il envoie des signaux - suppression de l'ISF, « flat tax » sur les actifs financiers - aux classes les plus aisées, et s'attache via les ordonnances à réformer le marché du travail...

Cette politique lui déplaît, mais, peut-on objecter à l'auteur, Emmanuel Macron ne fait qu'appliquer le programme qu'il avait annoncé clairement durant sa campagne. C'est d'ailleurs précisément ce que leurs électorats respectifs, déçus, ont reproché à Nicolas Sarkozy et à François Hollande : avoir tourné le dos à une large partie de leurs promesses une fois élus.

Rapporteur de la commission Attali

Comme le rappelle Romaric Godin, le programme de Macron s'inspirait largement des recommandations issues du travail réalisé au sein de la Commission Attali à laquelle il a participé en tant que rapporteur, dont l'objectif, déjà sur les agendas de ses prédécesseurs (par exemple, la loi El Khomri), est d'adapter l'économie française à la compétition mondiale. En cela, Macron n'a fait qu'intensifier une tendance en l'annonçant franchement. Même si ses performances économiques restent encore minces à ce jour, si ce n'est une tendance à la baisse légère du taux de chômage, la « startup nation » n'a pas pour autant réduit les transferts sociaux, ni abaissé la dépense publique, tout au plus ralenti son rythme de croissance.

Macron est en effet face à un dilemme. Président élu, son électorat - le « bloc bourgeois » - n'est pas suffisamment large pour accélérer ses réformes, comme l'indiquent les sondages et l'a spectaculairement montré le mouvement des gilets jaunes, car elle rassemble ceux qui considèrent que la France doit en priorité s'adapter aux règles du jeu de la mondialisation ce qui passe par l'Europe - en faisant jeu égal avec l'Allemagne -, seule entité capable de rivaliser avec les Etats-Unis, la Chine et l'ensemble des pays émergents.

Autrement dit, d'un point de vue politique, il devrait y renoncer, mais ce serait alors perdre une partie de ses soutiens, ce qui le conduit à passer en force, à mener, selon les mots de l'auteur, une « guerre sociale », l'autorité se transformant en autoritarisme pour imposer sa « révolution culturelle » : « Désormais, ce n'est plus seulement le modèle français qui est l'ennemi, c'est sa source : la vie politique et sa tendance au compromis social ». Car contrairement à la doxa des élites, justifie Romaric Godin, chiffres à l'appui, « la performance de l'économie française est bien meilleure que ce que laisse préjuger sa réputation en France. Si cette performance semble globalement moyenne, c'est parce que le modèle français n'est pas concentré sur l'objectif de la croissance mais reste attaché à des exigences de cohésion sociale. Cette exigence vise davantage une certaine stabilité de la croissance fondée sur d'importants  amortisseurs sociaux qu'une performance absolue forte. »

Aussi, « pour garder le pouvoir, Macron fait le pari inverse de beaucoup de ses prédécesseurs. Là où ces derniers pensaient se faire réélire en ménageant le modèle français, lui pense demeurer au pouvoir en le détruisant au plus vite », souligne l'auteur.

La faiblesse des adversaires

Mais a-t-il vraiment le choix ? C'est peut-être un des angles morts de l'ouvrage : la force d'Emmanuel Macron réside en large part dans la faiblesse de ses adversaires. La fragmentation en de nombreuses « clientèles » électorales rend désormais difficile le rassemblement comme c'était le cas par le passé. On en a une illustration avec l'effondrement électoral de LR et de la FI, lors des élections européennes. Et si la situation française a bien des spécificités nationales, elle a aussi des airs de déjà vu : Trump, Bolsano ou le Brexit ont bénéficié comme Macron d'un rejet d'une forme institutionnelle qui prévalait, alimenté par le mécontentement des classes moyennes les plus fragiles.

Dès lors, plus que le cas de Macron, il s'agit davantage de la fin d'un cycle historique mondial qui aura vu le retour de l'empire chinois ou encore celui de la Russie sur le plan diplomatique, et, avec l'inévitable lutte contre le réchauffement climatique, la nécessité non pas de se réfugier dans le passé comme l'illustre la fascination nostalgique tant à droite comme à gauche à l'égard du général de Gaulle, mais de trouver une nouvelle gouvernance à partir de l'existant, en particulier en économie. Lucide sur ce point, Romaric Godin est attentif à l'aggiornamiento des recettes néolibérales d'institutions comme le FMI, ou encore le mea culpa de son ancien chef économiste, Olivier Blanchard, qui « défend désormais le recours à la dette pour réaliser des investissements d'avenir ambitieux, lorsque, comme c'est le cas aujourd'hui, le taux d'intérêt est inférieur au taux de croissance. »

Perspective politique réformiste

Ces pistes de réflexion qui intéressent l'auteur réactivent une perspective politique réformiste permettant « la construction d'un autre système économique, plus humain et plus écologique » pour éviter « la guerre sociale à outrance et la catastrophe écologique annoncée » !

Finalement, l'un des mérites du livre de Romaric Godin, passionnant et passionné, est de réintégrer l'économie dans la politique, qui sont indissociables comme le pensait le XIXe siècle. A une époque où règne, du moins dans l'espace intellectuel et les débats un paradigme « postmoderne » (2) qui se caractérise par une forme de relativisme et d'explication réduite à la « déconstruction » (3), ce livre réinvestit une analyse dialectique de la totalité des faits, en essayant de leur donner du sens à travers la  mobilisation de connaissances économiques, historiques et politiques. Surtout, il cherche à nourrir un débat au sein d'une gauche éclatée qui ne doit pas seulement se contenter d'une opposition à Emmanuel Macron, arrivé trop tard pour ouvrir une parenthèse « thatchérienne » à la française, mais de proposer une alternative crédible à la hauteur des enjeux actuels.

(*) Romaric Godin « La guerre sociale en France », éditions La Découverte, 248 pages, 18 euros.

 ________

(1) Signalons l'important travail réalisé par l'Institut Coppet et ses infatigables animateurs, Damien Theillier et Benoît Malbranque, pour remettre à disposition des internautes l'ensemble des textes de cette tradition libérale française.

(2) Jean-François Lyotard « La conditions postmoderne », éditions de Minuit, 1979.

(3) Sur les conséquences politiques de l'inflation de la « déconstruction », voir Renaud Garcia « Le désert de la critique », éditions de L'Echappée.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/01/2020 à 13:08 :
Macron c'est le néolibéralisme !

Après le fait qu'ils ne soient pas capable d'assumer, disons que c'est le niveau minable des élites politiques qui ensuite t'expliquerons qu'ils ne sont responsables de rien !

Si il y a bien un néolibéralisme c'est bien celui de macron, n'hésitant pas pendant les fêtes et les grèves de décerner la légion d'honneur a un groupe financier qui le conseille pour libéraliser.

Du coup poser la question est suspect du fait même que personne ne porte analyse sur les actions du gouvernement.

Cela dit aussi tout depuis les chômeurs, aux travailleurs, du financier au politique.......

Mais je dois dire que parler se soluble, alors qu'il est le néolibéralisme me semble tout a fait étrange, voir complaisant comme article!

En même temps, pour masquer sans doute aussi le fait qu'il se vendra au plus offrant après le mandat !

Et dans l'économie, ne pas avoir de close de non concurrence au poste ou il est, c'est cela le néolibéralisme !

Si l'on ajoute tout les gens qui l'approche et qui sont nommés dans les privatisations, on ne peut pas dire qu'il ne soit pas responsable.

Et la est le "macronisme ". Un libéralisme type "laisser faire" qu'on bien compris les investisseurs !!!

Et en plus, il finance avec notre argent le reste de l'économie moribonde .....

What else !!
a écrit le 13/01/2020 à 11:32 :
L’avenir ?
Ce qui est sûr c’est qu’ils ont réussi à faire «  muter «  tous les négatifs en France et en Allemagne , le nouveau moyen orient du monde ...
a écrit le 13/01/2020 à 9:40 :
Donc, les seules choses sûres que l'on peut constater c'est que la part travail/finance c'est inversée, que les riches sont de plus en plus riches, que l'équilibre s'est rompu sur la distribution des richesses et que cela a pour conséquence que le tissu social et donc politique se déchirent aussi. Et pour parfaire le tableau, un immense problème vient étouffer tout cela : le changement climatique dû aux activités de l'espèce humaine.
Donc, à ce jour nous constatons, dans tous les secteurs de notre vie, que nous sommes constamment en train de courir derrière les conséquences de nos actes pour y trouver une réponse adéquate.
En bref, nous sommes perdus, mais continuons à faire étalage de nos ignorances bardées de diplômes et de langages préformatés en fonction de nos parcours et de nos intérêts particuliers.
Donc, nous pouvons dire que chacun à respire l'intelligence qui va bientôt l'étouffer ou le brûler comme un koala.
a écrit le 13/01/2020 à 8:35 :
Contitué d'un agglomérat de personnages incompatibles en désérance politique, le macronisme a t il une colonne vertébrale ?
a écrit le 12/01/2020 à 12:01 :
vos "isme", c'est du rétro! concept creux pour coupeur de cheveux en huit!
a écrit le 12/01/2020 à 8:13 :
question 2 : le macronisme est-il dictato compatible ?
On peut se le demander !
et c'est sur que mensonge (classique chez un politique ! ) et narcissisme n'ont jamais fait de chef d'état trés éclairé ..........
a écrit le 12/01/2020 à 1:01 :
Poser la question, c'est y répondre
Le Macronisme, c'est du Néolibéralisme.
a écrit le 11/01/2020 à 21:20 :
"Le macronisme..." , mais ça n'existe pas. Ça s'appelle le socialisme, c'est pourtant simple. En clair : turbo étatisme, collectivisme, mondialisme, communautarisme et immigrationnisme, capitalisme de connivence. Rien de nouveau.
a écrit le 11/01/2020 à 15:03 :
La véritable source des ennuis de la Macronie est assez classique : elle s'appelle Mensonge.
Quand Macron promet de ne pas toucher au 90 km/h pendant la campagne et qu'il rompt cette promesse, cela déclenche la crise des Gilets jaunes.
Quand il promet de maintenir l'âge de départ à la retraite à 62 ans et que son gouvernement crée l'âge pivot à 64 ans, une façon sournoise de revenir sur la promesse initiale, le pays se lance dans un mouvement de grève d'une ampleur inédite.
Le jour où notre élite fera enfin ce pour quoi elle a été élue, les Français auront de nouveau confiance dans l'Etat. On en est encore loin.
a écrit le 11/01/2020 à 14:46 :
Avec de fausses prémisses, le marxisme en fond de casserole, et la situation française sans référence à ses compétiteurs, l'auteur s'égare joyeusement dans les méandres de ses croyances. Or comme disait Max Weber, "la croyance est un acte irrationnel par finalité". Macron est certes représentatif d'un certain courant néo-libéral, mais il est aussi représentatif de l'évolution du Pouvoir étatique qui glisse de la démocratie à la dictature semi-molle, en raison de l'isolement de ses représentants dans une nouvelle tour de Babel qui fait tout pour le pouvoir, et rien pour le bien commun. Cette évolution est un avatar du communisme vaincu par la valeur ajoutée produite par le libéralisme qui produisaient plus et mieux que lui. Le retour actuel de ce communisme, la violence physique en moins, cherche à réimposer l'illusion que la doctrine ratée du marxisme pourrait être la solution dans la recherche d'une martingale définie dans une doctrine, alors que l'Histoire a montré qu'elle n’existe pas, et que la seule solution est le mouvement qui découle du positionnement des hommes et non celle des superstructures. Le plus inquiétant dans sa forme actuelle est que les gens qui exercent le pouvoir grâce aux moyens de communication, cherchent à le conserver à tout prix, pour vendre une forme de paradigme indéfini nommé la nouvelle modernité, qui elle, est une supercherie notoire, ne débouchant sur rien.
Réponse de le 12/01/2020 à 8:14 :
Belle analyse : vous travaillez pour quel journal ?
a écrit le 11/01/2020 à 12:28 :
clairement, macron à 50 ans de retard..... la tatchérisme..... a aboutit au brexit..... et le reaganisme à trump.....
ça pose légitimement le droit à se poser,de réelles questions.....
accessoirement, on nous explique que la ralentissement mondial est liéaux petites dispute USA chine..... mais en fait c 'est l essoufflement du modèle qui est en cause......
mais personne ne veut se l avouer.... donc la seule ressource pour produire encore plus de richesse c'est la déshumanisation, les robots, l intelligence artificielle.... nouvelle doxia du développement mondial.....et la mise totale sous tutelle des peuples.....avec le marché de la donnée et de la surveillance généralisée....
accessoirment, l école de chicago nous propose le revenu universel pour continuer a alimenter la machine en lieu et place des salaires....
a écrit le 11/01/2020 à 12:26 :
Le néolibéralisme est un nihilisme la preuve étant que l'économie réelle, celle qui a permis aux peuples de se faire de moins en moins la guerre du fait de la prospérité commerciale entre citoyens, s'écroule.

Par ailleurs Macron est en total décalage non seulement avec l'air du temps et le recul justement de cette mondialisation déshumanisée se reposant uniquement sur les flux financiers mais en plus avec un retour en grande pompe de la puissance politique comme on peut le voir avec Trump et sa stratégie protectionnisme qui fonctionne forcément et un Royaume Uni qui ne veut plus obéir à Bruxelles pitoyable servante de la finance européenne et son néolibéralisme suicidaire.

L'oligarchie européenne a mis son serviteur à la tête de la France, bien obéissant ils ne peuvent pas le lui reprocher, ce que je dis la 70% des gens le voient hein que l'on soit bien d'accord mais il nage à contre-courant d'une tendance a la demondialisation et même à un retour de la sagesse humaine quand on voit un Johnson augmenter les salaires de plus de 6%.

C'est la que cela ne passe pas, on nous a fait passer le candidat Macron pour la politique de demain alors que non seulement il est en décalage avec celle d'aujourd'hui mais pire, cantonné à celle d'avant hier.

De ce fait on voit notre pays reculer et les autres non seulement nous dépasser mais prendre plusieurs longueurs d'avance. Le jeune candidat de la vieille politique dont l'image moderne est déjà ternie exposant visiblement son incapacité à s'adapter.

Et par ailleurs il est tellement faible car incapable de s'opposer à la feuille de route des marchés financiers aussi stupide et destructrice soit elle, que l'on voit bien que l'on y peut rien, que cela ne sert à rien de tenter de le raisonner, qu'il est paramétré à se planter, à nous planter.
Réponse de le 11/01/2020 à 22:57 :
Excellente analyse. En effet je pense comme vous que Macron est paramétré pour se planter, que c'était inscrit dans l'histoire dès le début de son quinquennat. Ses pseudo réformes sont à contre-courant de l'évolution du monde actuel. Et cela aura comme conséquence l'arrivée d'un ou d'une populiste au pouvoir, comme aux USA, au Brésil en Grande Bretagne et prochainement en Italie. Macron qui comme ses prédécesseurs rêve certainement de laisser sa trace dans l'histoire restera comme le président ayant amener les populistes d'extrême droite ou autres au pouvoir.
Réponse de le 12/01/2020 à 1:41 :
La France et l’Allemagne ne peuvent ni s’aligner aux Anglais ni au marché financier Américain, faut accepter cette réalité.
Réponse de le 12/01/2020 à 10:02 :
On voit dans son regard qu'il a peur, qu'il voit bien que la majeur partie de la population est contre sa politique néolibérale mais qu'il ne peut pas faire autrement que de foncer tout droit dans le mur sinon ses patrons le puniront.

Le pire dans tout cela c'est que ce n'est pas un problème moral mais réellement de faiblesse politique dramatique du fait de sa servitude, parce qu'un politicien puissant, indépendant avec une vision à long terme, même en France pourrait nous faire saigner autant qu'il le voudrait nous l'accepterions tant que nous aurions une idée d'où il veut nous faire aller, lui ne voulant pas nous faire aller où que ce soit voulant seulement nous faire saigner pour les banquiers.

Erdogan, Poutine ont des peuples qui leur mange dans la main, alors que la situation économique n'y est pas euphorique, parce que vantant le retour de leur patrie sur la scène internationale, mais Erdogan fait plier les banques à sa volonté et Poutine n'est pas prêt de se faire inquiéter par de vulgaires banquiers.

Le projet de Macron c'est l'inverse, même si pas volontaire certainement, c'est affaiblir notre pays encore et toujours dans le seul intérêt de ceux qui ont l'argent, c'est un projet 100% invendable à des citoyens de quelque nation que ce soit.

Sur la terre de Sophocle, Machiavel et Nietzsche il est quand même hallucinant que nos dirigeants n'arrivent même plus à comprendre ces évidences, il semblerait que l'Etat profond américain soit bien plus cultivé concernant nos penseurs européens que nos propres dirigeants européens qui n'arrivent même plus à dissimiler leur inculture.
a écrit le 11/01/2020 à 11:58 :
Les pseudos intellectuels jouent les ventriloques du peuple pour fourguer leurs pitoyables recettes
a écrit le 11/01/2020 à 11:27 :
Bonjour,
En ce qui concerne la production l’humain moyen est en concurrence directe avec le robot.... Dans les entreprises ,plus besoin d'ouvriers...pour Défendre les intérêts d'une minorité de nantis, plus besoin de soldats nombreux et bien nourris! L'humain devient une valeur d'ajustement dans notre société. Donc privilégions le capital à une production déjà automatisée. La société basée sur entrepreneuriat de l'individu....n'est plus actualité...l''Intelligence artificielle pour la stratégie et décision à pris la relève! IL suffit actuellement d’être bien né!...
Réponse de le 11/01/2020 à 17:53 :
Mdr, personne «  ne choisit «  de n’être encore «  moins d’être né bien «  mort de rire
a écrit le 11/01/2020 à 10:31 :
La Macronisme ? Un mouvement dirigé par un homme immature très éloigné de la réalité de la vie et formaté par des écoles pensant détenir la vérité absolue.
a écrit le 11/01/2020 à 1:48 :
Une très bonne analyse du livre de Romaric Godin ...
a écrit le 11/01/2020 à 1:22 :
Si l'on considère que le néoliberalisme consiste à imposer la suprématie des marchés financiers sur l'économie, comme le marxisme a imposé la suprémacie de la lutte des classes, alors Macron est un Lenine du néoliberalisme, autrement dit un dictateur de la finance. Macron n'est pas plus financier que Lénine était prolétaire. La dictature du prolétariat est une façon très réductrice de voir la démocratie autant que le marché financier une façon très réductrice de voir le capitalisme. Le travail et l'investissement sont les sources de la création de valeur. Une organisation démocratique efficace et juste produit la cohesion sociale en assurant aux personnes des droits égaux et équilibrés, les marchés efficients allouent les ressources financières aux investissements les plus utiles à la société. Il y a complémentarité afin d'assurer bien-être à tous les membres de la sociétée . En aucun cas la bureaucratie, le Moloch, n'est apte à assurer les rôles politiques ou financier. Bien au contraire le Moloch doit être enchaîné par les contre-pouvoirs de la démocratie et des marchés. Etat fort asservi à une société forte. C'est aussi l'idéal de FD Roosevelt, de Gaulle, Thatcher, Trump, etc.
a écrit le 11/01/2020 à 1:02 :
Avant de savoir s'il est soluble encore faudrait-il se demander si le "macronisme" existe ?
a écrit le 10/01/2020 à 21:56 :
Evidemment, je suis borné: je pensais que le libéralisme (néo ou pas) ne se traduisait surtout pas par des nationalisations, mais...
a écrit le 10/01/2020 à 19:59 :
Avec la force , nous ne parvenons à rien surtout si tous les tissus de consolidation ont été détruites par des mensonges de tous bords confondus , les populations se sont réveillées et M. Macron n’est pas le second souffle espéré puisqu il représente le VRP du cac 40.
a écrit le 10/01/2020 à 19:49 :
Mettant servilement en œuvre ce qu’exige l’oligarchie euro-atlantiste, Macron était déjà en scène via la « loi Macron » une mise en concurrence qui avait pour effet de précariser toujours plus le peuple français, de même que sont précarisés tous les autres peuples de l’Union européenne.

En démantelant toutes les protections sociales, il s’agit d’imposer à nos concitoyens toujours plus de contrats précaires, toujours plus de contrats à durée déterminée, toujours plus de baisse de salaires. En bref, toujours moins de défenses contre ce monde inhumain et ce « totalitarisme marchand » dont parle Charles Sannat.

En imposant cette politique par des procédés de plus en plus autoritaires et fascisants, et en vidant de sens les élections, les dirigeants européistes ne parviennent qu’à imposer la peur et la hantise du lendemain dans les esprits des masses qu’ils terrorisent.

Or, comment un individu toujours plus précarisé, toujours moins payé, et toujours plus inquiet pour son avenir, pourrait-il avoir les moyens financiers, les garanties bancaires nécessaires, et l’envie psychologique de souscrire un lourd emprunt à sa banque, pour acheter une voiture ou une maison ? Plus l’on précarise un individu, moins il consomme, moins il emprunte, c’est une loi d’airain.

D’ailleurs, comment les banques elles-mêmes, constamment sommées par leurs actionnaires de dégager des profits croissants et de s’assurer d’avoir un portefeuille de clients solvables, pourraient-elles prêter de l’argent à des individus sous-payés et embauchés sur des contrats précaires, incapables d’assurer qu’ils auront encore un maigre revenu quelques semaines après l’obtention du prêt ?

Macron converge en réalité avec enthousiasme vers le forme la plus dure de l' ultra libéralisme que dispensent ses donneurs d' ordre des GOPE et pensée par une oligarchie euro atlantiste aux seules manettes de l' UE.

Quand à dire que Macron n' a pas d' "adversaires" prête à sourire puisque tous à l' exception de l' UPR sont pitoyablement acquis aux GOPE, ne jouent aucun rôle d' opposants et sont donc favorables à la tutelle de l' UE sur la France.
a écrit le 10/01/2020 à 19:36 :
Tant que l'Administration aura accès a des fonctions politiques avec retour dans leur corps d'origine en cas d’échec, le monde semblera bien petit pour les victimes du néolibéralisme!
a écrit le 10/01/2020 à 19:19 :
Le néolibéralisme est la connivence économique d'un capitalisme et de l'administration pour l'intérêt de chacun au dépend d'une population! C'est essentiellement une recherche de rente! Le Libéralisme n'est pas une doctrine économique!
a écrit le 10/01/2020 à 19:16 :
je passerai sur tous les éléments de langages (dans le texte) qui vous disqualifient en tant que journaliste mais je donne quelques exemples ("plutôt rouge-vif", "discutable et discutée", "se faisant historien") qui me fait penser que vous devriez aller co-signer des papiers avec les 2 enseignants en économie de l'ESSEC qui ont pondu encore sur ce site un papier d'une médiocrité navrante (perspective 2020, un truc dans ce genre) et qui me laisse à penser que le constat que je fais que ce n'est pas l'accès aux grandes écoles qui est un problème mais plutôt l'enseignement qui y-est donné et qui nous donne macron

Concernant Romaric Godin, je trouvais ce journaliste économique très intéressant à lire, ses analyse sur les décisions européennes durant la crise, les interventions de la BCE, les décisions économiques etc... étaient très bien formulées, et sans contradictions contrairement à bcp de donneurs d'opinion sur votre site (je ne parle pas des commentateurs comme moi, mais de ceux que vous laissez s'exprimer dans des papiers d'opinion ou des analyses souvent très faibles)

Merci M. Godin pour le travail d'information fait sur ce site
a écrit le 10/01/2020 à 18:41 :
Très bien de votre part de faire suivre le livre de M.Godin, je suis venu à latribune, à l'origine, grâce a ses articles. Je peux pas dire que vous ailliez pris le relais mais je vous pardonne.

Je regrette qu'il soit parti car pour lire médiapart, il faut payer. Personnellement, je refuse de payer pour m'informer et me cultiver. C'est une question de principe et d'investissement dans le futur (payer le savoir c'est être sur que les jeunes seront ignorant).

Vous pouvez être sûr que je n'achèterais pas son livre mais continuerais à le suivre là où c'est gratuit.

Il faudrait financer autrement ceux qui parle comme lui plutôt que par les canaux de ceux qui se permettent de balancer de l'argent n'importe comment (comme payer pour lire un seul article...)
Réponse de le 11/01/2020 à 10:27 :
Et suivant votre raisonnement de quoi devrait vivre M. Godin?
De publicité? De subventions publiques?
Dans les deux cas il serait moins libre que s'il vit de l'argent qu'il gagne en vendant ses articles et ses livres.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :